d’abord le fameux détail de l’arbre (qu’on appelle en hébreu le qayqayoun) qui m’avait échappé, mais malgré cela la convergence des éléments vous donne amplement raison ; seulement avec ce dernier détail, c’est vraiment irréfutable.
ensuite le fait que mon intuition sur une possible coupure volontaire de Platon, le vicieux, aura aussi été la vôtre !.. Je sais désormais, grâce à vous, que cette idée n’était donc pas complètement farfelue...
Bon courage pour la suite, et si vous décidez que la fatigue doit vous accorder quelque repos, considérez qu’au vu de tout le travail accompli, c’est justice.
maintenant, sur ce que vous appelez « l’âge venant » ou le « sterss social »,
il faut être bien plus subtil :
chez les personnalités les plus « solides », l’usage chronique finit pas diluer les mécanismes de défense classiques du moi - les plus « névrotiques » - au profit d’autres mécanismes, plus régressifs ;
cette « usure » du moi et sa régression vers des mécanismes plus primaires et surtout plus projectifs en quelque sorte, voilà qui explique que des paranos légères finissent par s’installer à la conso chez ceux qui d’abord n’en avaient pas croisé les délices.
c’est en tout cas le point de vue de la clinique analytique des toxicos.
Il s’agit d’Arthur Rimbaud qui au sortir de sa Saison en Enfer écrivait : « le sang séché fume sur ma face, et je n’ai derrière moi, que cet horrible arbrisseau !... » - l’allusion est claire, les implications supposées aussi ; cela remonte peut-être à un prophète qui déclarait « vous vous emplissez d’herbe et de fumée, vous serez la paille dont votre feu vous consumera » Isaïe 33.11.
dans les deux cas, on ne peut trancher, mais il faut avouer que la fièvre assassine n’est pas loin.