Alinea, hier même vous évoquiez votre « laxisme », avant-hier votre compassion avocate, etc. - y’aurait pas une victime dans tout ça ?
Quand un avenir professionnel n’est pas en jeu, rompre face à certains finit par être un devoir, et tergiverser devient... lisible.
Souffrance en psychanalyse n’exclut pas jouissance, au contraire, et cette dernière y est opposée au plaisir. Si on ne jouissait pas de souffrir, peut-être même qu’on ne souffrrirait jamais - tel fut l’extrême de Freud, que Lacan sur ce point aura poussé encore plus loin :
Pour ce dernier le surmoi est cette voix en douce, sous la surface, par laquelle nous nous limitons, mais encore et surtout nous punissons (pour tenter maladroitement de maîtriser en répétant, au lieu de mettre à jour) ; pour lui, le Surmoi devient donc le lieu du « j’ouis » (cette vieille voix, mécanique), je l’entends cette demande à en baver sans y prendre garde...
Voilà pourquoi il choisit de réécrire l’indicatif « j’ouis » sous la forme de l’impératif « jouis ! ».
D’où ce que les cliniciens ne contournent jamais naïvement comme « bénéfice de la maladie », ou encore ce que les lacaniens appellent la « fécondité de l’érotique dans l’éthique ».
Il ne s’agit surtout pas de chercher à s’y reconnaître, Jason, c’est tout au plus une géographie dynamique... Quant à mon classement hâtif de « méchant », c’est juste la volonté de trouver un contrepied à la position très défendable mais cependant extrême développée par easy qui j’ai bon espoir me passera l’apostrophe...
Enfin ! le Justicier est parmi nous... que dis-je... le Sauveur.
Toutes vos questions sont à leur place easy, il s’agit bien d’une Littérature, et qui a plus d’un siècle, et des courants divers, des références utiles. Que l’on s’y soumette à l’hystérique et son théâtre est aussi... déjà interrogé ; mais il est bon, avant de juger d’un discours en ses styles, d’en avoir une idée au moins globale.
Sinon, admettons de vous suivre dans ce rejet intégral, les problèmes demeurent... et l’équation se repose alors à son origine : Il faut bien conceptualiser pour en penser quelque chose - ouroboros disiez-vous ?
mais enfin easy, Morpheus ne généralise pas et il nuance, en décrivant un schéma bien particulier ; pour ma part, j’essaie tant bien que mal de rester pointu, malgré glissades... Or que proposez-vous sinon le silence, pour déni d’un concept pourtant reconnu par tant d’écoles opposées que le débat n’est même plus ouvert devant l’évidence ? Prendriez-vous garde que ce « méchant », que vous nous tendez en pitance de rechange, est d’abord un mot d’enfant ?..