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  • volt volt 17 décembre 2012 16:09

    Vous n’avez vraiment pas tort, easy, de pointer qu’il y aurait une véritable « géographie » de cette pathologie, et j’ai peu de doutes qu’on trouvera bien moins de PN disons au Japon que sur le vieux continent... Ainsi par exemple, l’« absence de triangulation oedipienne » en mode classique chez les nippons est restée un certain temps une énigme.


    Sur la question de la victime Alinea : Soit elle est prise dans une Situation qui la force à maintenir ce lien (et là cela peut être plus ou moins terrible, sinon très éprouvant), soit en l’absence de ce « facteur de situation », elle a le choix de rompre ou de rester dans cette « dépendance ». 
    Dans ce second choix, nul doute qu’elle y trouve son bénéfice - sous quelle forme et selon quels mécanismes, ce serait un peu long à détailler... mais disons que cela ne va pas sans une « jouissance » de fond qui est la répétition de vieux scénarios lointains qui, parce que non verbalisés et mis à jour, ne trouvent leur exutoire biaisé que dans ce genre de mises en acte.


  • volt volt 17 décembre 2012 15:55

    non, aucunement froissé et pas de susceptibilté là-dessus ; mais je suis désolé que vous teniez pour « jugement » le fait que j’aie traduit un peu vite par le mot « allergie » votre périphrase « avoir beaucoup de mal ». J’ai en effet lu votre réponse directe à mon post sur la première partie, mais n’ayant pas encore exploré la suite que vous m’indiquez, je n’y manquerai pas. 



  • volt volt 17 décembre 2012 15:35

    Pas vraiment d’accord, vous manquez à distinguer deux temps : 

    -celui de la collusion SM en quelque sorte où deux perversions s’entendent dans la durée ; 
    - et celui de la victime occasionnelle qui est : tout un chacun. 

    Ce manquement est d’importance, parce qu’il me semble que d’emblée le PN est « victime » de quiconque ; vous noterez qu’il se soucie peu d’argumenter, de nommer, identifier, pour lui c’est toujours interchangeable ; le PN ne se soucie pas du fond, ou de tenir compte des nuances, il est surface et tout le monde est sa proie. 

    Car son manque de moi évacué en mode interne fait que tout moi externe, vivant et fonctionnant, en appelle immédiatement à sa nostalgie de fond : 
    Cette douleur, il l’évacue par projection, en cherchant à re-tuer encore son moi interne via ou sur ce moi externe qui lui rapelle sa perte de trop près... 

    Et comme tout symptôme est encore un compromis, il a aussi besoin d’imaginer voire visualiser la douleur de l’autre pour répéter sa douleur interne, et pouvoir de la sorte se la rappeler en mode ainsi anesthésié.
    L’impasse étant que la moindre remarque d’éveil quant à ce cercle vicieux est encore vécue comme blessure... - c’est sans fin parce que sans fond, comme la floraison d’un abîme en marche.


  • volt volt 17 décembre 2012 13:35

    l’étude psy de la victime Aliena est en cours...

    mais ils n’ont aucune violence physique justement à cause de ce « débranchement » d’une bonne partie du moi vital, l’extérieur tenant lieu - et rien plus, tout est là... - de scène (de réglages) interne - le mérite de cet article étant de montrer comment le passage vers le registre plus « physique » demande précisément le relai du groupal (voyez ce qui se passe chez les droitiers grecs qui sont en cours). 
    une vidéo est proposée chez Caroline Courson ; bien que tendancieuse (la vidéo), en écoutant les chants de ces partis d’extrême droite, il suffit de noter combien même si la voix est vraiment morte dans son intonation, sa fonctionnalité grégaire garde son efficacité...


  • volt volt 17 décembre 2012 13:17

    Superbe.

    Mais comment oublier que le premier acte du quinquennat nicolaïte fut un divorce… Comment ignorer que ses frasques judiciaires flirtaient parfois avec le berlusconisme le plus criant…

    Quant au « caractère sacré que les Français attribuent à la chose publique », il est possiblement enraciné tel que vous le rapportez, mais il demeure impossible de passer outre une « usure médiatique » qu’on ne saurait compter pour accidentelle.

    Par conséquent, on comprend mal pourquoi vous conditionnez l’idée de refondation à son incarnation par un homme providentiel ; l’histoire récente vous donnerait raison sur deux cent ans... Au-delà justement, il y a rupture – et célèbre, question Fondations -on pourrait craindre que cette mémorable repercée du grec dans le latin ne soit ainsi encore une fois évacuée.

    Mais vous ne semblez fonder votre idée phare du « latiniste providentiel » (merci pour le fou rire) que sur ce préjugé, évacuant presque toute une Révolution Française, qui consiste à poser que : Le peuple de France « ne consent aux grandes mutations que lorsque celles-ci prennent (…) visage ». Voilà qui nous ramène au tout début de votre propos : la Reine, l’Empereur, ou son absence…

    Sauf que cette « centralisation du visage » n’est pas la seule solution figurant au programme : Ce n’est pas du fait de la Reine qu’un Anglais vous répond dans la rue autrement que le Français qui vous rabroue pour un rien. Si les inventeurs du mot « bonjour » en ont tellement perdu le plein emploi, ils ne souffrent pas tant d’une vacuité au sommet du pouvoir, que plutôt d’un reproche portant sur leur propre socialité peut-être ? En cela je tiens votre proposition de suturation providentielle par le haut pour le signe exact de cet irrésolu de la base…

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