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Derniers commentaires



  • volt volt 13 décembre 2012 21:17

    c’est tout le contraire du sérieux... 

    et justement il est des dangers qui sauvent,
    vu que le toi est toujours ouvrant.
    Jason... vous faites comme elle titre, 
    vous ouvrez vos phrases par « Moi, »...



  • volt volt 13 décembre 2012 19:05

    décidément !... smiley

    désolé que sur ce sujet, mes copiés-collés s’avèrent si ouvertement foireux,
    (le sujet doit être sacrément tabou).


  • volt volt 13 décembre 2012 18:55

    Bonjour Rosemar,

    vous faites oeuvre de thanatopracteur, et c’est bien courageux ; car ce déclin est entamé depuis des décennies. Mais vous faites encore mieux, dans votre titre, d’employer si précisément le mot « lecture » et pas tout de suite le mot « livre »... Voilà qui permet de mieux déployer l’horizon de toute cette affaire.

    Je ne suis pas sûr que ce soient les nouvelles technologies qu’il faudrait accuser en premier lieu. On peut même se souvenir que ce déclin semble précéder de peu l’invasion des écrans et autres joujoux...

    Déjà, certaines modes condamnaient bien des lectures comme »ringardes« , »rétrogrades" des="des" livres="livres" pourtant="pourtant" essentiels="essentiels" toute="toute" de="de" la="la" culture="culture" ambiante="ambiante" ou="ou" occidentale="occidentale" au="au" ces="ces" formes="formes" majeurs="majeurs" seront="seront" par="par">

     Lorsque vous dites : 

     »Il faut absolument inciter les enfants à la lecture et ce, dès le plus jeune âge. Il faut les familiariser avec l’objet livre, il faut leur en montrer toute l’importance, tout l’intérêt...

    Noël approche, il ne faut pas hésiter à offrir aux enfants, aux adolescents des livres : certains sont magnifiquement illustrés et permettent une approche ludique de la lecture..."

    D’expérience, d’enfant ou d’adulte, je sais à quel point encourager à la lecture de tel ou tel ouvrage est aussi le meilleur moyen de le rendre d’emblée insupportable... Moi je suis pour la méthode que j’appellerais « insultante » : 

    Choisir ouvertement de détruire, déchirer l’ouvrage d’un auteur particulier devant un enfant, avec forces insultes et grande colère ! Cataloguer comme larbins, salopards, connards, les noms d’auteurs les plus choisis... Et là vous verrez le résultats ! 

    Oh pas tout de suite non, mais qui pourrait nier que les lectures les plus importantes se font d’abord en catimini, que les livres d’abord interdits ont alors si bonne saveur que ce sont eux qui vont déterminer... l’Ouverture.

    Et justement j’en reviens donc à la précision de votre titre : 

    Ce ne sont pas tant les livres qui sont combattus, que la Lecture au sens le plus large, car c’est bien Toute la Liberté, l’Autonomie, et ce qui s’ensuit.

    Ce déficit de lecture est aussi quelque chose de transmis, faut faire vraiment gaffe... Que de fois j’ai vu un gamin avec, ne serait-ce qu’un Barjavel qui pourrait déjà ouvrir, sauver... et ce mioche d’abandonner la chose en cours de route, à peine entamée, du seul fait des encouragements si pressants des adultes alentour, bien soucieux au fond que celui-là... ne se réveille ! 

    et qu’il ne nous fasse, soudain, le coup de ce maître... à NOUS LIRE !!

    ...merde où t’as encore fourré la télécommande ?

     



  • volt volt 13 décembre 2012 15:26

    le monde ? et votre Jardin ?

    vous avez pas remarqué que le monde 
    - comme s’il n’avait qu’une seule « conscience »... - 
    renverse toujours la table dès qu’on y pose un remède ? 
    que si vous dites « soleil, fleurs, joie » il répond au plus vite « fric, bouffe, malheur » ? 

    et si vous recadriez ? « et j’écartais du ciel l’azur qui est du noir »... 
    Une télé ça se pose par terre, en noir et blanc, sans le son, de biais, comme une sale bête ; 
    un portable, ça se domestique comme un animal très mordant.

    Le « monde », comme un menteur qui ne sait plus où trouver la rédemption à son mensonge, 
    a décidé de le pousser jusqu’au bout... C’est une bonne nouvelle Lucie, et c’est un classique - 
    la barbarie à l’extrême est comme une dernière manière de sauver le plus près cieux, 
    c’est un film, un navet, mais ça tourne...

    d’autres attendent même le messie ; certains le disent caché... 
    les juifs (qui sont responsables de tout vous savez) 
    prétendent que c’est un mendiant, assis aux portes de rome, et qui attend.
    il attend quoi ? 
    « Toi » dit la légende. 
    Il attend que le Toi débarque, lorsque le moi aura touché la plénitude de sa stérilité.
    Vous devez sûrement avoir un toi quelque part, en attendant qu’il soit partout.

    le plus grand ennemi de la politique, c’est un lit.
    Le bonheur des amants, même des amis, est l’arme d’un grand fou rire, 
    face auquel toute politique est d’abord : mauvais goût. 
    Et le grand combat qui se joue cherche d’abord à en finir avec le goût... le vôtre.

    un dernier point : on peut s’étonner, dans la résignation - c’est une impasse ; 
    si vous allez fidèlement au bout de votre étonnement, vous règnerez.
    partout des illuminés nous parlent d’enfer et de paradis, 
    heureusement ils n’oublient jamais de chuchoter que c’est tout près, il suffit d’en décider. 
    dès qu’on aborde le paradis, la musique domine la scène.



  • volt volt 13 décembre 2012 13:22

    Karma m’avait dit qu’à Beyrouth elle pouvait en loger max une demi-douzaine dans son loft, moi avec mes 400m carrés, je prenais le reste ; et il y avait bien sûr encore quelques dizaines, répartis entre les copains. Le lieu de rassemblement, par vagues minutées, était un concert de rock sur la côte, dans une boîte pour blacks ; le transport de nuit était moins risqué par des routes secondaires. Ils ne sortiraient jamais, sinon pas à plus d’un, et on avait bien bossé sur quelques faux-papiers indispensables, Karma avait son imprimerie… Il a fallu investir bouffe, mais ils savaient y faire. Pas de jambon évidemment... Je me retirais discret aux heures de leurs prières, comme Nerval sur son Santa-Barbara ; j’avais répandu quelques croix ça et là sur quelques tables, histoire qu’ils ne me prennent pas pour un mécréant.

    Faut dire qu’au niveau hygiène ils m’ont foutu un beau cirque, mais ça va… c’est pour la bonne cause, puis c’était pas trop long. Heureusement que j’avais encore mes bons contacts au village, et discrets, on leur a refourgué quelques vieux kalachs bulgares, les mêmes qui avaient servi contre les soldats du vieux par ici, avec encore des fusils de chasse, quelques flingues ; les caisses de munition devaient suivre.

    Ils n’avaient aucune peur, tout se faisait dans une grande joie, même si ça manquait de femmes tout ça. Leur attirail était étrange : en général, un couteau ou canif, la keffieh du nord, un pull plutôt sérieusement troué, et surtout le phone le plus hightech possible pour les contacts et le réseau. Et il a beaucoup aidé le réseau… jamais j’ai fonctionné comme ça sur vingt mails en même temps et une floppée de comptes fb.

    Ensuite, assez vite, il a fallu organiser leur come back vers tell kalakh via la frontière. Pas du gâteau… mais les contacts sur les villages étaient très bons, il suffisait de livrer. Mes dons de magnétiseur sur les barrages de l’armée étaient encore meilleurs qu’à l’époque ; et avec ma formation d’acteur, j’embobinais d’avance tous les vigiles possibles, j’étais capable de tous les accents de tous les coins du bled, de changer d’âge en deux temps trois mouvements. Avant même que j’aborde un barrage, le mec baissait la tête sous le poids de la culpabilité qu’il y aurait à m’interroger… Faut dire que s’ils m’avaient pincé avec ce que j’avais en coffre, je serais encore au frais…

    Une fois de retour, quel bordel ils avaient laissé ! mais ils ont vite manqué… Quelle belle ambiance ! comme ils sont beaux, généreux, solidaires, touchants, attachants. Mais déterminés surtout.

    Bien sûr je leur ai jamais parlé d’AV ou même du réseau voltaire et de ce qu’on y distillait, dans l’ignorance la plus totale voire le mépris affirmé, de désinformations contre eux, contre leur peuple et la grandeur, la justesse de son combat… ils auraient explosé l’ordi, la télé, et sans doute moi avec.

    C’est bizarre tout de même tous ces afghans qui parlaient si bien l’arabe.

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