njama, assad a mis la main sur le pouvoir en 69, avec pompidou...
si pompidou ou sa descendance avaient encore été là (donc pas de giscard, pas de tonton, chirac niet, sarco néant, hollande explosé, chaban assassiné, jospin squelettique encore dans une geôle, marchais torturé à mort, ségolène violée en tournante par les services, etc.) vous oseriez employer le mot « patrie » ?...
j’vous en dirai des news de la « messe agoravoxienne » sur cette affaire :
donc je veux être intelligent ! il faut que j’aille à contre-courant de pou j’add ass !
alors assad a raison, gentil joli, c’est écrit, on m’a dit !
et en face c’est que qaëda...
chapeau !
l’ignorance est capable de tout, et dans l’équation, il n’y a qu’un seul évacué : le peuple syrien, qui se bat de par lui-même, indéniablement secondé, très ponctuellement ça et là, par quelques agités venus d’ailleurs.
Tout le reste est dégoût (relisez mon premier paragraphe de près).
je trouve que justement vous « touchez un nerf » - et cette histoire de « pièces qu’il faut assembler dans le discours », cette « impression de revoir le même match », « l’enrobage discursif qui fait loi », c’est bien « le schisme entre linguistique entre un réel devenant de plus en plus contrasté et des discours de plus en plus formatés » dans un « champ linguistique orchestré ».
Le tableau est pour le moins complet, il présente des signes excellents : Cette décomposition galopante ne devrait pas être seulement la vôtre, et je me demande s’il est mieux d’en rechercher les origines ou d’en tirer les conséquences.
Penchons pour le second : On dira naïvement que cette décomposition est le début ou le retour de la Poésie (lego oblige) ; il va falloir aller chercher les mots oubliés, dormants, devenus miteux mais encore tous frais, les employer avec parcimonie, en jouïr...
Si le 45 tours déraille (à moins qu’il ne s’agisse d’un 78 ?), il faut y reconnaître, lassitude aidant, une annonce de Santé...
Le film ne prend plus, le somnifère est usé, les mascaras dégoulinent, la chansonnette gondole, vous êtes enfin livré à la virginité rendue de ce monde, et assis sur le pont après cette abominable tempête, vous constatez tout de même que les voiles sont intactes, la man oeuvre imminente.
Attali ronronne désormais assoupi sous le mât, Onfray ronflait déjà depuis peu, et Circé avait enfin perdu le gros de ses pouvoirs.
mais comme easy ouvre un beau débat dans son style splendide et ampouleusement cadenassé, je dirais qu’en effet, les appels au silence sont le pain béni de certains ; et qu’il y a bien quatre motivations ici : parler ; faire parler ; se taire ; faire taire - on peut combiner... et mieux vaut l’or que la misère.
certains choix politiques divergeront ; pour ma part par example, je me soucie d’écrire, voilà pourquoi je ne publie pas - « plût au ciel que les écrits restassent... comme c’est plutôt le cas des paroles » disait lacan. Le domaine des écrits qui s’empilent, et meurent, est celui de la publication - l’alinea pouvant s’y étirer jusqu’à l’article ; le domaine des paroles est celui des commentaires. Donc les écrits s’en vont, et les paroles restent. Et quand il s’agit d’écrire, il faut prendre garde à ce genre d’inversions subtiles.
on peut enfin y ajouter cette autre précision : la Parole n’est pas un instrument, et le Sujet qu’elle emploie, à condition qu’il s’y prête (toute une baise), ne risque rien moins que de l’entendre Vivre... en se parlant (d’)elle-même. En cela, l’idée easyienne de taxation sur Parole participe bien de la même logique où l’ennemi est repéré comme tell.