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Vudenbas

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  • Vudenbas Vudenbas 25 septembre 14:19

    @xenozoid

    Vous prenez un pari de type pile ou face.

    D’autant que « l’empathie »,selon me point de vue, recouvre au moins trois choses différentes : l’empathie cognitive, l’affective et la compassionnelle.

    La cognitive est la plus facile à simuler : elle consiste à comprendre ce que l’autre pense ou ressent. Un manipulateur peut la posséder, certaines personnes aux traits psychopathiques aussi, et une IA également.

    L’affective est beaucoup plus compliquée, car il faut ressentir soi-même, au moins en partie, l’émotion de l’autre. C’est une forme de résonance, que je résumerais par : « Je souffre avec toi. » Or, pour l’instant, une IA n’a pas de corps, donc pas de sensations internes sur lesquelles cette résonance pourrait s’appuyer.

    La compassionnelle, enfin, c’est : « Je suis touché par ta souffrance et je veux t’aider. » Elle combine l’empathie cognitive, un peu d’affective et un élan d’aide. Elle aussi est relativement facile à simuler, du moins dans sa dimension fonctionnelle : comprendre l’autre, garder la distinction entre soi et lui, ne pas être submergé par ses émotions, et s’orienter vers ce qui peut réellement l’aider.

    Autrement dit, ce qu’une IA peut avoir « en plus » de ses créateurs, ce sont justement les formes d’empathie qui se simulent, y compris par un manipulateur. Si elle développait quelque chose que ses créateurs n’ont pas voulu, rien ne garantit que ce soit de la bienveillance plutôt que son imitation. C’est pour cela que je parle de pile ou face.

    Mais elle a déjà développé seule une forme d’empathie. Elle porte un nom, en anglais, c’est « sycophancy », sycophantie en français. Des IA se sont mises à flatter l’utilisateur, à approuver tout ce qu’il dit et à changer d’avis dès qu’il insiste. Personne ne l’a programmé. C’est apparu parce que les humains ont tendance à mieux noter les réponses qui leur donnent raison. De l’extérieur, cela ressemble à de l’empathie, mais c’est juste une caricature : on recherche le confort immédiat de la personne, pas son bien.



  • Vudenbas Vudenbas 24 septembre 20:48

    @ahtupic

    je n’y connais pas grand chose en débat télévisé, mais sur la première photo, les chiffres en gros derrière, c’est la moyenne basse et haute du Q.I. en temps réel des candidats ? 



  • Vudenbas Vudenbas 24 septembre 19:34

    @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

    Félicitations, vous venez d’obtenir le score parfait de 100% sur Pangram avec le plus haut degré de confiance. Texte généré par IA de bout en bout. 



  • Vudenbas Vudenbas 24 septembre 16:08

    @Jean Keim

    A l’image de ses créateurs, certes, mais je ne parlerais pas d’absence de « bienveillance », je dirais plutôt « d’indifférence par absence » qui peut coller aussi bien à l’intelligence qu’à l’artifice.

    Un marteau n’a pas de mauvaise intention, seule la main qui le tient peut en avoir. Le problème de l’IA, c’est qu’elle peut être à la fois le marteau et la main, une main indifférente à ce qu’elle frappe.



  • Vudenbas Vudenbas 24 septembre 15:17

    @Vudenbas

    Pour finir, et j’en viens à l’essentiel.


    Lors de ses voyages précédents (Turquie et Liban en 2025, Algérie, Cameroun, Angola, Guinée équatoriale, Monaco et Espagne en 2026), Léon XIV a suivi un schéma constant. Il a été accueilli à l’arrivée, a rendu visite au chef de l’État dans son palais et a prononcé un discours devant les autorités. Aucun banquet d’État n’est signalé. En Espagne, le seul dîner de gala a eu lieu au palais archiépiscopal, et non au palais royal. Aucune décoration ne semble non plus lui avoir été remise : l’usage a été l’échange de cadeaux diplomatiques.

    Sur ces deux points, l’absence de dîner à l’Élysée et de Légion d’honneur n’a donc rien d’exceptionnel.

    La France se distingue en revanche sur deux autres points. D’abord, les honneurs militaires ont été réduits à la demande du pape, alors qu’il les avait acceptés en Turquie, à Monaco et en Espagne. Ensuite, le pape a refusé que le président lui présente lui-même Notre-Dame. Plutôt que d’y voir un trait de caractère, on peut penser à des explications plus concrètes, évoquées notamment par La Croix sans être confirmées. La loi sur l’aide à mourir a été adoptée le 15 juillet 2026 contre l’avis de l’Église, et recevoir la Légion d’honneur du président qui la promulguera aurait pu passer pour une caution.

    Le pape a aussi pu vouloir éviter de paraître associé à la restauration de Notre-Dame, un projet très personnel du président  : François n’était d’ailleurs pas venu à sa réouverture en 2024.

    Enfin, à quelques mois de la présidentielle de 2027, il a pu chercher à éviter toute lecture partisane.

    On peut discuter ces raisons ou les juger insuffisantes, mais elles relèvent d’un désaccord politique ou d’une prudence diplomatique, pas d’un mépris envers la France.

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