Curieuse, cette certitude que tout le monde sur la planète porte le même regard sur nos personnalités politiques.
Exact, pourtant, de nos jours c’est facile de vérifier par quelques clics (« quelques » est un peu réducteur, mais bon...) l’opinion internationale sur n’importe quelle personnalité politique ou autre. (Continent africain, sud américain, eurasiatique, puis le Moyen-Orient, l’Asie, la Chine, le Japon, l’Inde). Mais à condition de le vouloir et de s’attendre à ne pas trouver ce que notre biais de confirmation aimerait bien entendre. Exactement ce que vous dites sur les « œillères ». Mais à la « décharge » de notre cher président, il a la « chance » de pouvoir être comparer à Trump et Poutine sur le plan international. Et dans ce cadre, même une chèvre se verrait mieux considérer par l’opinion publique. A part en Afrique, où il a fait fort quand même.
Le
problème est simple : il y a, en gros, trois causes à la hausse.
1. Le brut est un facteur important, mais pas dominant.
La guerre en Iran, l’Arabie saoudite qui se retrouve « paralysée
», la mer Rouge bloquée… Le brut représente grosso modo 25 % du
prix. À l’inverse, son prix est en partie contenu par le fait que
les Russes exportent davantage de brut (vers la Chine et l’Inde), car
leur capacité de raffinage est réduite.
2. Le « crack spread », et là on touche essentiellement
le gazole.
Le crack spread est l’écart entre le prix du produit raffiné et
celui du brut : c’est en quelque sorte la « prime de rareté » du
raffinage.
Pourquoi le gazole ?
En Europe, nous importons du diesel et
nous exportons de l’essence (en France, les importations représentent
50 % du diesel consommé). Or, tout ce qui venait du Golfe est
quasiment à l’arrêt, et la Russie, deuxième exportateur mondial de
diesel, a décidé de cesser ses exportations pour privilégier son
marché intérieur, car une grande partie de ses raffineries sont à
l’arrêt ou fonctionnent en mode dégradé à cause des attaques
ukrainiennes.
À cela s’ajoute l’Inde, à qui nous achetions du
gazole qu’elle raffinait à partir de pétrole russe bon marché.
Mais avec les paquets de sanctions européennes, le brut russe a
augmenté, et donc le gazole indien aussi. Et depuis août, les
Houthis contrôlent la mer Rouge, ce qui oblige les navires à
contourner l’Afrique et renchérit les prix.
Ajoutons les
États-Unis, devenus aujourd’hui notre premier fournisseur de diesel
(je parle pour la France). Problème : ils connaissent eux aussi
actuellement des difficultés de raffinage, et leurs stocks sont au
plus bas. Des pressions de plus en plus fortes s’exercent sur
l’administration Trump pour qu’elle arrête d’exporter du diesel, ce
qui propulserait celui-ci vers 3 € le litre. Quand Trump a évoqué
cette possibilité le 23 septembre, le crack spread a aussitôt
augmenté.
Il y a aussi des facteurs saisonniers et logistiques.
Les
stocks de gaz dans l’UE sont au plus bas avant l’hiver, ce qui fait
craindre un report vers le fioul et le gazole. En Allemagne, le
niveau du Rhin est au plus bas, ce qui freine la distribution.
Enfin,
les capacités de raffinage en Europe et en France ont fortement
reculé depuis les années 2000 (de 14 millions de barils par jour à
moins de 11 millions aujourd’hui, et ça continue de baisser).
3. Les taxes, et je ne vais parler que de la France.
Les taxes sur les carburants s’inscrivent dans un cadre européen,
mais leur niveau relève largement de choix nationaux.
Pour l’accise, par exemple, l’Europe fixe un plancher : 0,33 €/L
pour le diesel. La France a choisi de la fixer à 60,75 cts/L et d’y
intégrer la composante carbone (détail plus bas). En Espagne, elle
est à 37,9 cts/L.
Pour la TVA : la directive européenne en fixe les règles
(plancher à 15 %), mais le taux de 20 % est un choix national. Et
elle s’applique aussi sur l’accise, donc on paie une taxe sur une
taxe (mais récupérable par les professionnels).
Les certificats d’économie d’énergie (CEE) suivent la même
logique. L’Europe impose aux États un objectif d’économies
d’énergie, mais chacun choisit sa méthode. La France a choisi de
faire peser une partie de l’obligation sur les vendeurs de carburant,
avec un niveau d’exigence parmi les plus élevés d’Europe. Ce coût
se retrouve à la pompe.
À cela s’ajoutent des dispositifs typiquement français, qui ne
découlent d’aucune obligation européenne :
- La composante carbone,
intégrée à l’accise depuis 2014. C’est une taxe sur le CO₂ émis,
décidée par la France, et c’est son augmentation programmée qui
avait déclenché le mouvement des Gilets jaunes en 2018. Elle est
gelée depuis, mais elle représente encore environ 12 centimes par
litre de gazole.
- Les modulations
régionales de l’accise.
Les régions peuvent majorer l’accise de quelques centimes par litre
pour financer leurs infrastructures de transport. C’est pour cela que
la taxe n’est pas tout à fait la même partout en France.
- La TIRUERT,
une taxe qui pénalise les distributeurs qui n’incorporent pas assez
de biocarburants. En pratique, ils la paient rarement : ils
préfèrent incorporer des biocarburants, qui coûtent plus cher que
le gazole classique. Mais d’une façon ou d’une autre, le surcoût
finit à la pompe. Je la cite quand même, pas de jaloux.
Je reviens
sur l’Espagne, car elle
montre qu’il existe des marges de manœuvre. Cet été, elle a
demandé une dérogation pour descendre son accise sous le plancher
européen, et elle l’a obtenue, le diesel étant un intrant essentiel
à son économie. En mars, elle avait déjà abaissé sa TVA sur les
carburants à 10 % au lieu de 21 %, bien que ce soit contraire à la
directive européenne. Elle a attendu juillet pour repasser à 21 % à
la suite d’un rappel à l’ordre de Bruxelles.
En résumé, l’Europe fixe le cadre,
mais la France a choisi des niveaux de taxes généralement plus
élevés que ses voisins, et y a ajouté ses propres prélèvements.
Et là, c’est une volonté politique.
Mais ce qu’il faut comprendre, c’est
que ces taxes servent essentiellement à financer notre modèle
social et le fonctionnement structurel de la France. (Je ne porte
aucun jugement de valeur sur son efficience, je ne fais que décrire
les mécanismes. De même, je ne parle pas des effets d’aubaine pour
tous les intermédiaires et raffineurs qui y trouvent leur compte.)
cela m’a sauté aux yeux dès la première lecture, le même style tout du long.
Et j’aime bien regarder les sources, pour en apprendre un peu plus, et là, rien.
Personnellement, je n’ai rien contre l’utilisation de l’IA comme assistant, du moment que c’est précisé et assumé, Mais là, tout le texte est issu de l’IA. Le problème, c’est que l’IA, mal paramétrée et encadrée hallucine énormément. D’où les sources, que ce soit celles citées en référence ou à l’intérieur du texte qui n’existent pas.
Sur De gaule il a de nouveau utilisé l’IA. J’ai relevé des erreurs, cette fois ci des erreurs de références. Les sources existent, mais ce ne sont pas les bonnes ou alors il en manque un bout. Par exemple la référence dans le texte au livre « l’armée de métier », alors que c’est assurément « le fil de l’épée ». Et le résultat sur Pangram est encore une fois sans appel.
Mais pourquoi en parlerait il ? Puisque lors du débat des candidats à la présidentielle 2027 organisé par le Medef, Jean-Luc Mélenchon a déclaré :
« Tout ce qui viendra de l’Europe en contradiction avec les intérêts des Français tels qu’ils sont décrits par leur vote et les programmes, nous désobéirons. »
Il a ajouté qu’il faudrait « modifier le traité qui fait l’Union européenne, parce que sinon nous allons mourir politiquement, socialement et industriellement ».
Et ce n’est même pas une nouveauté. La « désobéissance » aux traités européens fait partie du programme de LFI depuis 2017. Son programme pour 2027 y consacre une partie entière, intitulée « Désobéir à chaque fois que c’est nécessaire pour mettre en œuvre notre programme ». L’idée est d’appliquer le programme même si certaines règles européennes s’y opposent, notamment les règles budgétaires et la concurrence, tout en cherchant à renégocier les traités.
Et il a rajouté :« S’il le faut je retiendrai ma respiration jusqu’à ce que Bruxelles cède », ce à quoi Von der Leyen a répondu « Chiche ! ». Depuis Jean Reno et Jean-Marc Barr ont rejoins LFI, ce qui permet à JLM de répondre parfois aux sollicitations des journalistes :« Désolé, mais j’ai piscine ».