« L’aide militaire au
compte goutte », mais est ce des dons ou des ventes ? Dans
le cas de dons c’est une perte sèche, financièrement parlant pour
l’U.E. et les U.S.A. Si ce sont des ventes, qui les financent ?,
car L’Ukraine n’a pas une économie suffisante pour tout payer.
Pour
les munitions européenne, effectivement, la Chine contrôle une
partie importante des matières premières nécessaires à la
production d’armement :
-
Antimoine
: c’est le principal producteur et raffineur mondial. Ce métal sert
aux amorces et aux munitions. Pékin en a restreint l’exportation en
2024.
-
Tungstène
: environ 80 % de la production mondiale. Il sert aux munitions
perforantes et aux blindages.
-
Terres rares et
gallium/germanium
: indispensables à l’électronique des missiles, des radars et des
drones. Leur exportation est soumise à licence depuis 2023-2024.
-
Coton pour la
nitrocellulose :
la Chine en est le
grand fournisseur, et les prix ont fortement augmenté depuis 2022.
Il
faut savoir que la Chine fournit également les éléments de bases
pour la fabrication de drones, et là encore aux deux camps. (Ukraine
et Chine, sans parler de l’Europe)
Et
elle fournit sans restriction (je ne parle pas des conditions,
inconnues) tout ce dont la Russie a besoin. On pourrait penser que le
grand arbitre au final, c’est la Chine. (Plus de fourniture dans un
camps ou dans l’autre, « game over »)
« L’Europe
continuera d’allouer des milliards d’euros à Kiev pour maintenir son
système de survie. Cet argent servira à payer les pensions des
fonctionnaires, à acheter de l’électricité et à combler les
déficits budgétaires afin d’éviter l’effondrement brutal de
l’État . »
C’est
là ou ça commence à coincer.
Par
exemple, le dernier « paquet » de 90 milliards destiné à
l’Ukraine, est un prêt, et versé en plusieurs tranches (15
milliards versés à ce jour) et avec conditions (notamment des
réformes pour lutter contre la corruption).
Elle ne devra
rembourser que si la Russie lui verse des réparations de guerre.
Sans réparations, c’est de fait l’UE qui assume la charge. (coucou
les contribuables)
Et sur ce prêt
spécifique, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont
obtenu de ne pas contribuer à cette garantie.
De plus l’Ukraine
ne paie pas d’intérêts dessus, c’est l’U.E . qui les
prends à sa charge. (re coucou)
On pourrait
taper dans les fond gelés russes bloqués essentiellement chez
Euroclear en Belgique. Mais cette option a été abandonné en
décembre 2025, notamment à cause des réticences et des craintes
d’ordre juridiques belges. Sans compter les répercussions que cela
aurait eut sur le plan international sur la sécurité des avoirs
étrangers en Europe. (Mais c’est toujours plus ou moins dans les
tuyau)
Alors,
commençons par un petit rappel à la régle qui s’applique à
cette période.
Hors
période électorale, ce qui est le cas en juin 2026, puisque la
recommandation de l’Arcom pour les municipales a pris fin avec le
scrutin de mars et qu’aucune recommandation pour la présidentielle
2027 n’est encore en vigueur, c’est la délibération du 22 novembre
2017 qui s’applique. Elle ne prévoit pas l’égalité entre partis
mais l’équité, appréciée selon leur
représentativité : résultats électoraux, nombre d’élus,
importance des groupes parlementaires, sondages et contribution au
débat. Et cette équité s’apprécie sur un trimestre,
non sur un mois isolé.
Maintenant
le contexte.
Le 10
juin 2026, l’Arcom, juste avant ce que vous mettez en exergue, a mis
en demeure Radio France, ce qui est une injonction à se
conformer. Elle lui reprochait un défaut de pluralisme au détriment
du RN au premier trimestre 2026. Près de 60 % du temps de parole du
RN sur France Inter avait été diffusé entre minuit et 5 h 59 (moi
je dors à cette heure là), et plus de 70 % sur FranceInfo. En
journée, le RN ne représentait qu’environ 9 % des interventions
politiques sur France Inter. L’Arcom s’est appuyée sur une décision
du Conseil d’État de 2023 : des interventions diffusées
essentiellement la nuit ne permettent pas de respecter l’équité.
Dans la foulée, elle a décidé qu’à
partir du 1er octobre 2026, les prises de parole
diffusées entre minuit et 5 h 59 ne seraient plus comptabilisées.
Pourquoi ne pas en avoir parlé ?
Donc
Le
chiffre de juin cité par Blast, soit sept fois plus de temps pour le
RN que pour LFI, intervient donc juste après cette mise en demeure.
Il reflète, au moins en partie, un rattrapage.
Mais, et je le
reconnais volontiers, cela paraît toutefois élevé au regard des
indicateurs de représentativité :
Le RN
compte 122 députés contre 71 pour LFI, et il a obtenu environ 31 %
aux européennes de 2024 contre près de 10 % pour LFI. En fait,
seule une lecture sur l’ensemble du trimestre d’avril à juin, et sur
plusieurs trimestres, permettrait de trancher entre correction
légitime et nouveau déséquilibre.
Et je
rajouterais que le pluralisme mérite mieux qu’un chiffre mensuel
isolé, dans un sens comme dans l’autre.
je vais déplacer le problème, au delà de l’aspect créatif, a qui vont aller les droits d’auteurs dans ce cas ? On le fait au prorata ? est ce que les créateurs de l’IA ont droit à un pourcentage ?
C’est un peu le même cas qu’en musique, ou des plateformes à abonnement payant censé rémunérer les artistes ont crée des groupes totalement artificiel via l’IA sans le dire. Et donc détourné de l’argent initialement prévu à de vrais artistes. Cela a fait scandale.
Et maintenant je vais appliquer mon traducteur Octave sur ma version mais à l’envers.
Puisque vous avez eu l’amabilité, charitable comme il se doit en pareille matière, de vous inquiéter de ma vue, je me permettrai à mon tour, sans prétendre à une supériorité que je serais d’ailleurs bien en peine de revendiquer, et encore moins d’exercer sur un sujet qui nous dépasse tous deux si j’ose dire, de prolonger votre réflexion plutôt que de la résumer, puisque l’exercice semble vous avoir déplu, ce que je peux comprendre, la concision étant, comme on dit, une politesse que l’on ne fait pas toujours à ceux qu’elle concerne.
Votre rappel de la mixité scolaire, dont vous avez oublié l’auteur mais non la leçon, ce qui est l’essentiel, me paraît en effet des plus pertinents, et je ne vous cacherai pas qu’il m’a conduit, par un de ces détours que vous affectionnez et que je découvre avec un plaisir croissant, à me demander si l’on pouvait sérieusement attendre d’une institution qui a vu, en l’espace d’une génération, les filles s’asseoir à côté des garçons, puis les devancer bien souvent dans les études, qu’elle continue à leur réserver le seul banc du fond, celui où l’on écoute sans jamais monter en chaire. Il y a là, me semble-t-il, un décalage que les fidèles, et plus encore les fidèles d’une espérance modérée, perçoivent sans avoir besoin de lunettes.
Je me garderai toutefois, par souci de l’équilibre que votre texte revendique, d’y voir la panacée que d’aucuns, un peu pressés, voudraient y trouver. Les Églises protestantes et anglicanes, qui ordonnent depuis des décennies des femmes et des hommes mariés, ne débordent pas pour autant de nouveaux venus, ce qui laisse penser, sans rien retirer à la justice de ces réformes, qu’elles relèvent davantage de la cohérence que du remède, et que la désaffection dont vous parlez tient peut-être moins à qui prêche qu’à ce qu’il reste à dire à des contemporains qui, baptisés à l’âge adulte ou pas du tout, cherchent un sens sans forcément chercher une institution. Encore faut-il rappeler, pour ne pas faire injure aux évolutions en cours que vous saluez vous-même, que le célibat des prêtres n’est qu’une discipline et non un dogme, que certaines Églises catholiques d’Orient ordonnent déjà des hommes mariés, et que la porte, pour être étroite, n’est donc pas murée.
Voilà, en quelques lignes que j’aurais voulues plus brèves mais que votre exemple m’a encouragé à laisser respirer, ce que je souhaitais vous dire, avec l’espoir, que je crois partagé, que nous puissions poursuivre cet échange sans nous en remettre à l’éternité pour nous comprendre, et en attendant l’ophtalmologiste qui, je n’en doute pas, nous recevra ensemble.