voici le manuel d’histoire utilisé en 10ème année, l’équivalent de la seconde. Il faut aller à la page 233.
Il est conforme à la politique mémorielle ukrainienne officielle : réhabilitation de l’OUN et de l’UPA comme combattants pour l’indépendance, tout en reconnaissant certains aspects controversés (collaboration initiale, répression nazie et soviétique).
Mais il occulte ou minimise les crimes de l’UPA contre les civils polonais et juifs.
Le manuel vise à former une identité nationale ukrainienne, en intégrant l’OUN/UPA dans le panthéon national.
Voici la loi Ukrainienne : j’ai utilisé l’IA pour la traduire en m’en faire le résumé.
Loi ukrainienne n° 314-VIII du 9 avril 2015 sur le statut et l’hommage aux combattants pour l’indépendance au XXe siècle (version en vigueur depuis le 30 août 2025)
Cette loi reconnaît comme « combattants pour l’indépendance » les membres de 20 catégories d’organisations actives entre 1917 et 1991, dont l’OUN et l’UPA, aux côtés des gouvernements de 1917-1921 et des dissidents soviétiques. L’État considère comme légitimes « les formes et méthodes » de leur lutte, sans distinction entre les organisations ni entre leurs actes, et sans exclure les auteurs de crimes.
Ce qui est déclaré illégal. L’article 6 comporte deux volets. D’une part, toute personne, ukrainienne ou étrangère, qui manifeste publiquement du mépris envers ces combattants engage sa responsabilité « conformément à la législation ». D’autre part, nier publiquement la légitimité de leur lutte est qualifié de profanation de leur mémoire, d’atteinte à la dignité du peuple ukrainien, et d’acte illégal. Depuis 2023, il en va de même pour le maintien dans l’espace public de noms de lieux ou de monuments honorant des personnes liées à leur persécution. La loi ne fixe aucune sanction elle-même et ne définit ni le « mépris », ni la « négation ». Ce flou est au cœur des critiques : un historien qui met en avant les violences de l’OUN ou de l’UPA, par exemple les massacres de Polonais en Volhynie ou la participation à la Shoah, peut craindre que ses travaux soient assimilés à du mépris ou à une négation de légitimité.
L’école et la transmission. L’article 5 charge l’État, et depuis 2025 les collectivités locales, d’élaborer et d’améliorer les programmes, les manuels scolaires et les activités éducatives consacrés à l’histoire de cette lutte, et de diffuser une information « objective » en Ukraine et à l’étranger. Il prévoit aussi de soutenir les associations de recherche et de vulgarisation, de perpétuer la mémoire des combattants (monuments, noms de rues, films, œuvres artistiques) et, depuis 2025, de financer chaque année des programmes nationaux, régionaux et locaux. Combinée à la reconnaissance de la légitimité de leur lutte, cette mission éducative oriente l’enseignement vers une lecture valorisante de ces organisations, sans que la loi prévoie d’aborder leurs aspects controversés.
En résumé, la loi fixe une lecture officielle de l’histoire : elle proclame la légitimité de ces combattants, la fait enseigner dans les écoles et déclare illégales sa négation publique et les marques de mépris envers eux. Ses défenseurs y voient une réparation après des décennies de propagande soviétique qui les présentait comme des traîtres. Ses critiques y voient un risque pour la liberté de la recherche et un enseignement qui passe sous silence des violences documentées. Les réformes de 2023 et 2025 ont renforcé la loi sans modifier ces dispositions de fond.
Question ? est ce que cela va changer quoique ce soit pour l’électorat du RN au final ? et même pour ceux qui hésiteraient encore à franchir le Rubicond.
Ce n’est pas comme si on découvrait aujourd’hui même ces problèmes. Je ne peux répondre à leur place.