Eh bien je ne sais pas si cela a un nom, je suppose que oui, quoiqu’il en soit, j’aime beaucoup ce procédé qui consiste à reprendre le début d’un propos pour conclure.
Alors j’en reviens à mon post initial (et ensuite j’arrête cet échange qui n’en est pas un. Vous tournez en boucle, et c’est frustrant). Ils en ont le droit, et c’est comme ça. Nous le dire à nous ne sert à rien.
Modifiez le droit, travailez le sujet, appuyez-vous sur d’autres formations politiques qui subissent le même sort, et proposez un texte aux députés, faîtes du lobbying, faîtes voter votre loi, et obligez France 3, média public donc, à parler de l’UPR.
Là, vous vous morfondez, et votre ressentiment vous fait tourner en rond.. et à vide ! Beaucoup de gens vous le disent. Peut être qu’ils sont tous ignorants, peut être aussi qu’il serait intéresant de se dire qu’ils ont (un tout petit peu) raison.
Et je vous invite vraiment à lire « l’échec d’une prophétie », ou juste la fiche WikiPédia du bouquin.
@Fifi Brind_acier Vous opposez un droit moral à un droit légal. Oui, les médias publics sont financés par nos impôts, mais non, ça ne les oblige aucunement à traiter tel ou tel sujet. Peut être qu’ils devraient y être contraints, j’en sais rien, si c’est là votre souhait et celui d’autres personnes, mais ce n’est aujourd’hui légalement pas le cas.
Personnellement, je ne trouve pas normal que les entreprises qui en ont la capacité réussissent à ne presque pas payer d’impôts grâce à des zones grises, là où celles qui en auraient besoin n’ont pas les moyens humains, matériels et financiers de le faire. Mais la direction de Total, elle, elle s’en fout comme de l’an 40 de ce que je pense. Elle en a le Droit ! Donc, elle le fait. Et... moi aussi, j’en ai le droit. Sauf que moi, je n’en ai pas la possibilité. C’est pareil pour France 3 : ils ont le droit de ne pas parler de l’UPR... ben ils le prennent ! Je ne dis pas que c’est bien ou pas. Justement, je ne suis pas militant, et le sort de l’UPR me chaud peu. Je dis que c’est légal.
Quand au fait que les autres partis sont des partis-leurres, oui, c’est bien possible. Mais au delà du « Vrai », ils diffusent dans le discours politique ambiant ce versan souverainiste (que je partage, c’est pas la question), et notament via la diffusion des excellentes conf. d’Asselineau. Elles parlent à la fois aux souverainistes de gauche et de droite, et de fait, l’expression politique d’une certaine gauche s’appuie sur un substrat inavoué, voir inconscient, du travail d’Asselineau.
Alors effectivement, si j’étais militant de l’UPR, j’enragerais de voir mon discours repris à la marge et perverti, et en appelerais à militer aux côtés de l’original plutôt que des pâles copies, mais la confrontation socio-politique des idées (et la dure réalité ), c’est aussi de les voir se diluer (ou diffuser) dans l’ensemble du corps électoral.
@Fifi Brind_acier Malheureusement, c’est là que je ne vous suis plus (vous, les militants/sympathisants UPR). L’on comprend aisément que comme toute organisation, vous souhaitiez vous faire connaître, et c’est le minimum qu’un parti politique puisse faire.
Mais si il me semble que la requête par rapport à WP est saine (Car elle cherche, dans le conflit, une reconnaissance de droits identiques), dans le cadre de France 3, ça ne marche plus. Les médias sont libres d’aborder les sujets qu’ils veulent, et la façon de les traiter. Ce n’est pas la légitimité du nombre d’adhérents qui en décide, quand bien même ça pourrait sembler illogique ou anormal.
Ou alors, faites de cette revendication un sujet commun à d’autres organisations, et proposez le aux députés, genre « la presse a le devoir de faire des sujets sur les partis qui ont au moins x adhérents ». Sans cette confrontation légaliste au pouvoir, les adhérents seront condamnés à s’auto-convaincre (voir le principe de confirmation d’hypothèses) et à renforcer ce côté sectaire que l’on vous impute souvent.
Pour votre gloire, sachez tout de même qu’à défaut de voir Asselineau incarner ces idées (UE, Otan, euro), on peut mettre en partie à votre profit le fait de les voir sur les devants de la scène. (En gros, vous vous faites chiper vos idées sans vergogne ! )
Il faudrait que je retrouve mes notes, mais je me suis pas mal intéressé à cette loi au moment de son adoption. Au delà de l’apport indéniable sur le long terme, avec l’idée que « l’on peut participer », cette loi montre 2 écueils principaux :
1/ cette participation est toute relative, et circonscrite à des sujets strictement municipaux, pour ne pas dire accessoires. Or, la plupart des sujets clivants sont d’un niveau supérieur, et je ne sache pas que l’assemblée nationale dispose d’organes similaires. Il n’est pas tout de devoir choisir la couleur du banc d’en bas de chez soi, ça pourrait aussi être pas mal de pouvoir formuler une contradiction collective au delà de la ville. Un corollaire est que la municipalité garde constamment la main. Quand bien même une majorité qualifiée s’opposerait à un projet municipal (et la loi ne propose pas de formaliser cette opposition), l’équipe en place a tout lieu de dire qu’elle a été élue.
2/ Le tirage au sort sélectionne une population incompétente (par définition) sans aucune sorte de représentativité, ni statistique, ni politique. Par ailleurs, il n’existe pas de travail public de synthèse des propos des tirés au sort. Ceux là font partie d’un collège qui comprends moults interlocuteurs de gens compétents, et sont finalement comme « livrés » à l’appréciation d’une parole experte. On les considère comme « le peuple » tandis qu’ils ne représentent qu’eux même, et que les procédures ne leur donne pas la possibilité d’être autre chose que cette « masse populaire ». La bonne affaire. Ils représentent les gérés, mais en « partenariat » avec les gestionnaires, c’est comme un petit emprunteur immobilier qui est partenaire d’une grande banque : le pouvoir d’influence est nul, et si prise en compte de leur intérêt il y a, c’est sous la forme d’une charité citoyenne, et dans le cadre des règles edictées par les gestionnaires.
Schémas, organigrammes et questions à l’appui, je m’en étais entretenu avec le directeur de mon quartier (plus au fait de ces questions techniques que l’élu de quartier). Concernant l’aspect décisionnel à sens unique, il a agrée ; concernant mes questions pointues (et pointilleuses, j’avoue), il n’a su ni me répondre, ni m’orienter vers une personne compétente. Il n’a pas souhaité prendre en compte des suggestions de transparence et de publicité sur les débats en cours ; et je reste toujours sans nouvelles de l’équipe municipale.
Bref, je crois qu’à la base, il y a une vraie bonne volonté non feinte de « participation », mais également une « peur » inconsciente des administrés de la part des élus. Les conseils de quartiers sont en l’état un processus tarabiscoté de « boîte à idée » dans laquelle on pioche bien ce qu’on veut, sans savoir qui en veut, qui n’en veut pas, et qui plus est en en faisant porter une responsabilité morale à un corpus tiré au sort (« c’est pas nous, c’est le peuple »).
La problématique démocratique de base, c’est : sur la base d’une proposition initiale, qui a le droit, et dans quelle mesure d’intervenir sur l’amendement ou le refus de la proposition. Cette question devrait permettre de distinguer les rôles et les apport de chacun (fusse un collège tiré au sort considéré comme un tout). Les conseils de quartier ne le permettent absolument pas,
Il faut cependant noter que le dispositif est évalué (mais la grille d’évaluation n’est pas faite conjointement avec une opposition), et c’est de mon point de vue la porte d’entrée possible pour les renouvellements de plan en 2020.