Sarko est un communicant donc cherchons l’info !!!
Tiens comment se fait-il que nous le voyons, depuis quelques semaines, fréquenter les représentants des pays du pourtour mediterraneen - y compris lors de ses vacances de Noel....
Parce que le chef de l’état prépare, pour Juin/Juillet, un grand barnum dont l’ordre du jour sera non moins que le lancement de l’Union Mediterraneenne - un truc qui pourrait ressembler à terme à ce qu’est l’Union Européenne : ce n’est pas rien !
Déjà nombres de pays Européens Angela Merkel en tête ne voient pas la chose d’un très bon oeil. Je ne vous parle pas des turcs que Sarko préfèrerait intégrer dans ce "marché" plutôt que de les voir dans la très catholique Union Européenne. Imaginez aussi les inquiétudes américaines, ils sont déjà bien dans la m... dans la région pour ne pas apprécier qu’on vienne y foutre le bazar d’autant que cela n’est pas forcément dans leurs intérêts.
Dans la pratique, c’est peut être le premier projet d’envergure internationnale sur lequel Sarko s’est engagé : il mouille la chemise pour que l’évènement accouche de quelque chose qui soit à la hauteur...
Pire, il a la chance d’avoir à présider l’Union Européenne pendant le second semestre. C’est une opportunité unique pour faire avancer ce dossier du côté des récalcitrants de l’Union Européenne.
Vendre un projet pareil aux représentants d’Israel, des pays arabes, de la turquie, de l’Italie, de l’Espagne,... signifie de leur permettre de raconter une belle histoire à leurs populations qui justifie un tel mouvement : civilisation, religions presque communes, ... voilà des thèmes "porteurs" pour ces gens là.
Dire : "nous allons créer un vaste marché pour permettre aux entreprises méditerranéennes de croitre et de résister à la compétition mondiale pour le plus grand bénéfice de quelques uns - et les autres si on y pense et si les premiers servis se sont assez gavés...." est un peu trop vénal, pas très porteur.
un rapport fait par le sénat qui évalue le cout du passage aux 35h à 8-10 Md€.
Si vous lisez le rapport jusqu’au bout, vous constaterez que sans les 35h, les employeurs auraient continué de bénéficier de l’exonération générale sur les bas salaires dont le montant à lui seul était estimé à 7,8 Md€.
Autrement dit, une grosse partie du passage aux 35h a été financé par la suppressions de subventions déjà existantes. Et nous retrouvons les 200-300000 emplois crées.
Concernant l’ « utilisabilité », je suis d’accord avec l’auteur. Un PC ou un portable livré sans système d’exploitation est difficilement utilisable par le pékin moyen.
Que ce soit sous Linux ou Windows, le constructeur doit souvent développer et livrer les drivers spécifiques aux périphériques de sa fourniture. Après on peut très bien imaginer de livrer les DVD de l’OS avec un menu d’installation bien pensé.
Les difficultés sont dans la standardisation du packaging pour que la gestion ne soit pas ubuesque.
Ce n’est pas un problème technique, il y a des solutions mais un problème "politique" au sens ou les bénéficiaires du mode de distribution actuel n’ont peut être pas intérêt à "standardiser" pour que...
C’est bien là que le bat blesse et ou nous sommes bien obligés de constater que le modèle économique actuel Windows/PC "abusent" de leur position pour gêner les nouveaux entrants Linux ou autre.
L’autre aspect gênant dans ce modèle économique est qu’il permet à des Intel ou à des Microsoft de faire pression sur les constructeurs de PC pour qu’ils évitent de proposer des produits qui ne les satisfont pas.
Apple
Ils sont restés sur un modèle économique tout propriétaire des années 80. Depuis que Mac OS X tourne sur architecture Intel, leurs produits sont assez similaires aux PC "standards". Ils pourraient tolérer qu’on installe Max OS X sur des PC "normaux" et qu’on puisse utiliser autre chose sur les Mac qu’OS X.
Ceci dit OS X est un noyau open source (darwin) avec une interface graphique propriétaire (Aqua) et des applications qu’on peut ou pas utiliser : OS X est un UNIX comme un autre et on peut y faire fonctionner à peu près tout ce qu’on veut : nous ne sommes pas dans un monde aussi fermé que Windows.
Que nous vend Apple, un boîtier "propriétaire" au sens ou les composants ont été testés et sont supportés par Apple et un environnement d’exploitation qui en tire le meilleur profit.
Autrement dit Apple fait le travail d’intégration du boitier avec l’environnement d’exploitation comme peuvent le faire Dell ou HP avec Windows ou Linux et propose une solution "clef sur porte".
Ce type d’environnement est particulièrement attractif pour les utilisateurs qui ont envie de pouvoir utiliser un ordinateur sans avoir de temps en temps à mettre les mains dans le cambouis pour ajouter une carte, mettre à jour des drivers, etc…
En ce sens, il est quand même plus intéressant pour l’utilisateur lambda. Il paie plus cher mais a aussi des services en retour qu’il aura difficilement dans un environnement Windows ou Linux – qui sont certes plus « ouvert » mais ici ce n’est pas un avantage.
Oublions un peu la guerre OS X / Windows / Linux et regardons ou va le marché.
Le prix du matériel baisse – c’est une tendance lourde de l’électronique – et nous commençons à voir apparaître des portables à moins de 300$.
Le but d’un constructeur de PC c’est de produire en volume pour amortir ses usines et avoir des prix sur les composants.
GNU/Linux intègre aujourd’hui suffisamment de fonctionnalités pour qu’il soit concurrentiel à Windows. Pré-installer Linux ou Windows représente à peu près le même boulot mais Windows signifie un premium de 50 à 100$ qui sera de plus en plus difficile de supporter.
Comme ce qui importe c’est le prix affiché en grande surface, çà turbine chez les constructeurs pour livrer des PC avec un GNU/Linux préinstallé (et Windows en option).
C’est ce que fait ASUS déjà avec son ultra-portable au format A5.
Je suis certain que cette initiative est très regardée et s’il n’y a pas de flop, d’autres constructeurs s’y mettront et le débat sera alors complètement différent.
Mais en forçant (légèrement) le trait nous pourrions nous demander dans quelle mesure cette expérimentation préfigure la France à deux vitesse que le gouvernement risque de/souhaite de construire... IE les possibilités de garder sous contrôle un mélange que nous pensons à priori instable.
Les caisses de l’état ne permettent pas de supporter une augmentation des dépenses mais les finances publiques sont suffisament saines pour "investir" (*) ie. réaliser des changements qui pourront être rentables dans les années à venir.
(*) l’état peut "emprunter" ou liquider des actifs (actions, terrains,...)
Comme pour tout changement de quelque ampleur, les parties prenantes savent ce qu’elles vont perdre et ne savent pas trop comment elles vont se faire manger.
Les méthodes de conduite du changement menées par le management "à la française" - y compris dans les multinationales privées - est quand même responsable de la défiance des diverses parties prenantes.
Oui cela pourrait faire des anxieux, raison de plus pour préparer un minimum "avant" pour s’assurer de la viabilité du projet, d’anticiper les angoisses des parties prenantes,...
En ce sens, je trouve que lorsque Sarko annonce la suppression de la publicité sur les chaines publiques sans avoir consulté qui que ce soit au préalable, Il crée un malaise, "braque" nombre de partie prenantes contre ce projet. Il risque de poubelliser une idée qui n’était pas forcément mauvaise et de fermer d’autres opportunités d’évolutions.