Le rapport au temps n’est pas le même. Dans la Bible, le temps de Dieu, c’est le présent : tu as une vie, c’est maintenant
ça c’est intéressant, et un peu curieux. En effet, vous dites dans l’article (et je l’ai déjà lu ailleurs) :
la valeur de l’approbation affectueuse des ancêtres
je coirs que c’est la philosophie Confucéenne, celle de la tradition.
Dans la Bible, la philosophie générale est la vie éternelle, la résurrection, la vie après la mort : c’est une notion linéaire du temps. Nous devons être « bons » ici et maintenant pour avoir la belle vie plus tard, au paradis. On est donc invité à vivre dans la promesse d’un avenir meilleur. Jesus disait d’ailleurs « heureux les simples d’esprit car le royaume des cieux leur appartient ». C’est un peu une acceptation d’un système de castes, ça ne cadre pas bien avec le reste des enseignements de Jesus. Il est possible que Jesus n’ait pas dit ça mais que ce soit la religion qui le lui ait fait dire, je ne sais pas.
Alors que quelqu’un qui cherche l’approbation de ses ancètres, vivra à la fois dans le passé – pour y chercher des références – et dans l’avenir – pour y imprimer sa trace – et servire lui-même de référence pour les générations futures. Une telle personne aura comme objectif de construire un avenir meilleur ... ce qui, au final, reviendra à la vie éternelle. Est-il possible que Jesus ait voyagé en Orient pendant les 15 ans où l’on ne sait rien de lui ?
@l’auteur : dites, il ne manque pas quelque-chose dans l’article ?
- Un seul élément périodique fait exception à cette règle - Ah oui, lequel ?
- Permettez-moi de vous le révéler à la fin du sujet qui nous occupe actuellement
moi je le sais, mais pourquoi ne donnez-vous pas la réponse ?
@barbouse : vous ne craignez pas de mettre les pieds dans le plat, dites-donc !
Concernant les empires, j’avais lu un essai qui disait en substance qu’ils avaient TOUS une durée de vie entre 200 et 250 ans. TOUS sans exception. Même l’empire Romain avait plusieurs phases, qui ont toutes duré entre 200 et 250 ans. L’empire américano-britanique va fêter ses 250 and bientôt, il est donc normal qu’il touche à sa fin.
La doctrine de l’empire Chinois sera très différente de la doctrine britanique, tous ceux qui tenteront de la lire avec les filtres actuels vont se planter sévèrement.
Und des grandes différences est la notion de « droits de l’Homme ». Si je comprends bien la philosophie Chinoise/Asiatique, un être humain – voire tous les êtres vivants – ne se définit pas seulement par son existence propre, mais par les interactions qu’il a avec le reste du monde. La notion de « droits de l’Homme » n’ont donc aucun sens pour les Chinois. Un Homme seul en tant que tel, sans interactions sociales, n’a pas d’existence et ne peut donc pas avoir de « droits », c’est une abérration pour les Chinois, ça ne veut rien dire.
Vous le suggérez d’ailleurs implicitement dans votre article : là où les empires occidentaux – Romains, Portugais, Vénétiens, Britaniques ... – pensaient leur empire en termes de domination sur le reste du monde, les Chinois le pensent en terme d’échange avec le reste du monde. Là où les empires occidentaux pensent l’Histoire linéairement, les Chinois la voient en cycles. Là où les occidentaux pensent le bien contre le mal, les Chinois voient le yin et le yang inséparables.