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Accueil du site > Tribune Libre > Michel Onfray : Analyse de son anti-communisme

Michel Onfray : Analyse de son anti-communisme

 

Depuis plusieurs années, Michel Onfray semble croire que les communistes ont longtemps collaboré avec les nazis. Ses idées viennent indéniablement abreuver l'argumentaire de plusieurs sites et blogs politiques qui se revendiquent ouvertement anticommunistes. Pour ces derniers, Michel Onfray est une aubaine, car cet homme de par son statut de philosophe médiatisé, a l'avantage d'apporter l'indispensable caution intellectuelle à l’entreprise réactionnaire.

Simultanément, le pouvoir actuel vient d'initier une campagne anti "fake news" appelées également “contre-vérités” auxquelles sont assimilées aussi les “théories du complot”. Or de toute évidence, cet anticommunisme “post-factuel”, pour reprendre la terminologie actuelle, ne sera lui jamais menacé par la nouvelle législation, ni même par une mise à l'index. Aussi, c’est dans ce contexte propice à une confusion généralisée qu’il nous a semblé utile de revenir sur certaines affirmations de Michel Onfray contraires à des faits pourtant établis.

Ainsi écrivait-il en 2011 : "Quand les communistes russes et les nazis signent le pacte germano-soviétique, le PCF obéit à la décision de Staline. Dès lors, le Parti se réjouit de la défaite de juin 40. Selon eux, elle signe l’échec de la démocratie parlementaire, du capitalisme juif, de la bourgeoisie d’affaire. De plus, elle prépare la France à la révolution bolchevique ardemment souhaitée. L’Allemagne peut donc envahir la Pologne, puis la France, l’URSS ne bouge pas, les communistes français approuvent"... La suite est du même acabit, disponible ici en intégralité sur l'archive de son site.
 

Premier postulat : Onfray emploie l'expression "Pacte germano-soviétique" pour parler du traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union soviétique

Il y a tout d'abord lieu de noter que le terme “pacte”, tel qu’employé dans l’expression "Pacte germano-soviétique", présente l’avantage de favoriser la diabolisation. Mais surtout, Onfray omet de préciser qu'il y a une antériorité à ce traité de non-agression connue sous le nom d' "Accords de Munich". Et comme vous l'aurez remarqué dans ce cas, le discours dominant est moins négatif puisqu’automatiquement, le terme “pacte” est éclipsé au profit du terme “accord”. Et pour cause, les “Accords de Munich” qui ont totalement isolé l’URSS, furent ratifiés par Adolf Hitler, Führer du IIIème Reich allemand, Édouard Daladier qui représentait la France, Neville Chamberlain qui représentait le Royaume-Uni, et Benito Mussolini Président du Conseil des ministres d'Italie. Le Parti communiste de l’Union soviétique et le Gouvernement tchécoslovaque furent tout bonnement évincés des discussions. La Tchécoslovaquie sera donc offerte à Hitler qui immédiatement profitera de l'occasion pour mettre la main sur l'industrie de ce pays en particulier les usines Tatra et Škoda qui fabriquaient les chars tchèques devenus Panzerkampfwagen 35 et 38 qui déferleront sur la Pologne la Belgique et la France. Skoda fournira également des camions lourds aux Allemands et un tracteur d'artillerie spécialement conçu pour servir dans les conditions difficiles du front de l'Est. L'entreprise tchèque de construction aéronautique Aero sera, elle, contrainte de travailler pour Focke-Wulf, célèbre constructeur d’avions de chasse au service de la Luftwaffe (Armée de l'Air allemande). Partant de là, la Tchécoslovaquie va s'avérer être la tête de pont pour l'invasion de l'Europe orientale dont les dominos vont tomber les uns après les autres, jusqu'à Stalingrad qui sonnera le glas des ambitions d'Hitler. La trahison est d'autant plus claire si nous voulons bien nous rappeler que Georges Bonnet, le ministre des Affaires étrangères français, disait "Il faut laisser l'Allemagne se perdre dans les sables du Danube". Clement Attlee, chef du parti travailliste britannique, écrira lui : "Les diplomates britanniques et français ont traité le gouvernement soviétique avec une telle désinvolture que nous aurions, nous travaillistes, agi comme Staline". Visiblement, Attlee avait également compris que ce "pacte germano-soviétique" n'annulait pas le traité franco-soviétique d'assistance mutuelle. Dans l’immédiat, il isolait le Japon impérial et n'empêchait pas l'alliance France-Angleterre-URSS. Afin de dissiper tout malentendu, rappelons que Maurice Thorez (dirigeant du PCF) écrira dès l'annonce du pacte « (…) Si Hitler, malgré tout déclenche la guerre, alors qu’il sache bien qu’il trouvera devant lui le peuple de France uni, les communistes au premier rang, pour défendre la sécurité du pays, la liberté et l’indépendance des peuples. »

Lorsqu'Hitler attaqua la Pologne, le 1er septembre 1939, si la Grande-Bretagne et la France déclarèrent formellement la guerre au IIIème Reich, la commission militaire britannico-française d'Abbeville du 12 septembre 1939 décida qu'il n'y aurait ni offensive militaire contre l'Allemagne, ni même bombardement du Reich, et les troupes françaises qui avaient déjà commencé à pénétrer en territoire allemand profitant du fait que la quasi-totalité de la machine militaire allemande était engagée sur le front polonais, reçurent l'ordre de revenir le long de la frontière française. C'est donc dans ce contexte que l'URSS prit le 17 septembre 1939 la décision d'occuper les régions orientales de la Pologne, alors que les troupes allemandes avaient déjà dépassé la Vistule que le "pacte" germano-soviétique avait pourtant établi comme ligne séparant les zones d'intérêt stratégique allemande et soviétique. Nous constatons ainsi que les "démocraties" occidentales, après avoir trahi leur allié tchécoslovaque, trahirent leur allié polonais, tandis que les Allemands avaient de leur côté dépassé la ligne qu'ils avaient pourtant reconnue trois semaines auparavant comme celle devant délimiter leur secteur d'occupation, des territoires qu'ils étaient censés considérer comme nécessaires pour la défense de l'URSS. Ce qui explique que même Churchill allait en novembre 1939 déclarer devant la Chambre des Communes que la décision de Staline de pénétrer en Pologne orientale était tout à fait justifiée du point de vue de l'intérêt stratégique de l'Union soviétique.

Viatcheslav Molotov est le diplomate qui signa le traité dit “Pacte germano-soviétique”. Selon lui les négociations permirent à l'URSS de gagner un temps très précieux, de quoi convertir son industrie lourde et obsolète en une industrie de guerre efficace. Quoi que l'on puisse penser des propos de Molotov, les chiffres qui vont suivre nous éclairent sur le niveau d'implication de l'URSS dans la guerre contre Hitler : 80% des pertes de la Wehrmacht seront subies sur le front russe. Les pertes militaires de l’Union soviétique représenteront 88% du total des pertes alliées en Europe (Royaume-Uni 3%, France 2.3% et Etats-Unis 2.2%). Le total des pertes militaires seules de l'Allemagne et de l'Union soviétique réunies représentera 84% du total de toutes les pertes militaires subies en Europe. A la question “Quel est le pays qui a le plus contribué à la défaite des Nazis ?”, pour 61% de la population française interrogée en août 1944, c'était l'URSS.

D’autre part, nous rappellerons aux obsédés du pacte germano-soviétique que le futur président Harry Truman, déclarait en 1941 alors qu’il était sénateur : " Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté." De plus, nous savons, grâce notamment à l'historien Jacques Pauwels que de très nombreuses multinationales américaines ont directement collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre, parmi lesquelles DuPont, Ford, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, ou JP Morgan et qu'il y avait même tout au long de la guerre, à Bâle, en Suisse, la Banque des règlements internationaux (BRI) qui du reste existe toujours. La BRI avait pour directeur un américain, Thomas McKittrick, et son vice-directeur était un allemand nazi qui s'appelait Paul Hechler. Le rôle de ce dernier était d'assurer les transferts de fonds entre les filiales allemandes des entreprises américaines produisant pour le front de l'Est et utilisant la main-d'oeuvre servile fournie par le IIIème Reich, et les sièges sociaux de leurs maisons-mère aux USA. Après que Hitler eut décimé les syndicats et les partis d’opposition, la surexploitation des travailleurs et déportés permis à ces sociétés américaines d'engranger des profits colossaux. D’ailleurs à l'instar de beaucoup d'autres, l'historien Bernard Snell démontre avec certitude que les constructeurs Ford et General Motors furent la pierre angulaire de la puissance militaire du IIIe Reich. « General Motors a été de loin plus important pour la machine de guerre allemande que la Suisse  », déclare l'historien qui explique que sans les tanks, les camions et les avions produits sur les chaînes de montage allemandes de Ford et General Motors, jamais Hitler n'aurait pu envahir la Pologne et lancer sa campagne contre l’URSS. Et les historiens sont formels : les décisions stratégiques se prenaient bien à Detroit, siège des deux compagnies. Mais pour la guerre-éclair, il fallait aussi du carburant, et le problème pour Hitler était l’absence de ressources pétrolières en Allemagne même. Qu’à cela ne tienne, les firmes américaines Texaco et Exxon lui fournirent ce pétrole à la demande. Pour en savoir plus : Libération - Historia - La Croix - Le Monde diplomatique - The Nation - The Guardian - Spiegel.
 

Deuxième postulat : Onfray prétend que les communistes se réjouissaient de l'échec du "capitalisme juif” et de la “bourgeoisie d’affaire"

Dans ce passage, Onfray sans la moindre retenue affirme que les communistes étaient à la fois antisémites, fanatiques, et prêts à tout pour éliminer la bourgeoisie. Nous touchons là aux aspects les plus pervers du discours de Michel Onfray. En 1939 beaucoup de cadres du parti communiste étaient juif. A ce propos, le terme “judéo-bolchevisme” qui fusionne juifs et bolchéviques, utilisé par les russes blancs, fut récupéré ensuite par les nazis. Dans ce contexte, rappelons que Marcel Dassault, au demeurant juif et “tête de gondole” de l'industrie française, fut incarcéré à Buchenwald. Pendant toute sa vie, Dassault affirma qu'il avait été sauvé (avec d'autres) par Marcel Paul, l'un des Chefs de la résistance clandestine du camp de Buchenwald. Pour Marcel Paul, qui était membre du Comité Central du PCF, Marcel Dassault par son génie et ses qualités d'entrepreneur, représentait la future relance économique française. De ce fait tout devait être mis en place pour le protéger. C'est pourquoi Marcel Dassault ne cessa jamais de témoigner sa reconnaissance à Marcel Paul.

Quant à l'invariable obsession anti-bourgeoise dont seraient atteints les communistes, l'histoire nous rappelle qu’aux cris de « Parlement pourri, politiciens véreux, régime corrompu... », des ligues d’extrême droite antiparlementaire manifestent le 6 février 1934, faisant plusieurs victimes. Dans les jours qui suivent on assiste à de nouveaux affrontements qui voient la liste des victimes s'alourdir. Cette crise qui fait vaciller la République est si forte qu'elle provoque la chute du second gouvernement Daladier. Le constat est sans appel : l'extrême droite menace la République et la patrie, aussi à la suite de ces évènements un collectif qui rassemble des intellectuels socialistes, radicaux, communistes et des syndicalistes voit le jour. Il s’appelle “Comité de vigilance des intellectuels”. Ce rassemblement, qui avait donc pour dénominateur commun la lutte contre l’extrême droite, va servir de base institutionnelle à un très grand mouvement politique baptisé “Front populaire”, avec pour leitmotiv la lutte contre la misère et le fascisme. Le premier à parler de la «  création d’un large front populaire  » est le secrétaire général de PCF Maurice Thorez. Voilà pourquoi l'argument présenté par Onfray "les communistes français étaient prêts à tout pour détruire la bourgeoisie" ne repose sur aucun fondement. Indéniablement les communistes furent à l'origine d'une alliance avec la SFIO et les Radicaux qui représentaient une grande partie de la classe politique bourgeoise. C’est pourquoi la proposition de Thorez déboucha le 24 octobre 1934 sur la naissance du Front populaire. Cette initiative sera approuvée a posteriori par Georges Dimitrov, secrétaire général de l'Internationale communiste, qui avait compris la nécessité en 1935 de rompre avec la tactique dite « de classe contre classe ». Une posture qui ne fut pas évidente pour la totalité des organisations communistes puisque Ernst Thälmann, leader du PC allemand (mort en 1944 à Buchenwald) refusa, pour des raisons spécifiques à l'histoire allemande, l’alliance avec les socio-démocrates contre Hitler.
 

Troisième postulat : Les communistes sont entrés en résistance après la rupture du “pacte” germano-soviétique le 22 juin 1941

Dans notre article précédent consacré à la mémoire injustement oubliée de Marie-Claude Vaillant-Couturier, nous nous sommes attardés sur le rôle que joua l'Union des jeunes filles de France (UJFF) dans la mise en place de la future résistance communiste clandestine, du simple fait que la plupart des Communistes (hommes) aient été soit mobilisés ou incarcérés par le pouvoir politique. A l'instar de Danielle Casanova et Marie-Claude Vaillant-Couturier, un bon nombre de femmes organisèrent des manifestations pour la libération des prisonniers, et travaillèrent à la publication de communiqués clandestins. Il s’agissait là, tout simplement, des premiers pas de la Résistance. L'exemple le plus spectaculaire est celui de Martha Desrumaux, qui est à l'origine de plusieurs arrêts de travail dans le bassin minier. Après avoir réorganisé le PCF dans la région lilloise, avec d'autres camarades, Martha lance une grève générale fin mai-début juin 1941 et, le 3 juin, 100 000 mineurs cessent le travail. Des dizaines de personnes sont fusillées, 450 sont arrêtées et parmi elles, 244 mineurs sont déportés en Allemagne. Martha Desrumaux est arrêtée le 27 août 1941 et déportée, le 28 mars 1942 à Ravensbrück. Cette femme admirable ne mériterait-elle pas elle aussi le Panthéon ? Panthéon : qui a peur de Martha Desrumaux ? Début mai 1941 le Parti communiste français crée Le Front de lutte pour la libération et l'indépendance de la France (le “vrai” Front National). Gabriel Péri devient le responsable du service de politique étrangère du journal L'Humanité dans sa version clandestine. En avril 1941, il écrit "Non, le nazisme n'est pas le socialisme". Arrêté par la police française en mai 1941, Gabriel Péri est exécuté par les Allemands en décembre 1941. Les communistes sont donc rentrés en résistance bien avant le 22 juin 1941. Vous pouvez trouver ici un complément d'information.
 

Quatrième postulat : Onfray va jusqu'à prétendre que pendant deux années, les communistes français ont collaboré

Tout d'abord ouvrons le dictionnaire pour partir de la définition communément admise : "Collaboration : Politique de coopération avec l'Allemagne pratiquée par le gouvernement de Vichy et certains milieux politiques français sous l'Occupation (1940-1944), pendant la Seconde Guerre mondiale". Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale représentée par un éventail qui va du parti socialiste à la droite donnera les pleins pouvoirs à Philippe Pétain. Parmi les 846 inscrits, il y aura 544 députés et 302 sénateurs. 569 votèrent oui à Pétain, 80 furent contre l'adoption et 20 s'abstinrent. Dès lors, à l'exception du PCF et de quelques autres structures d'extrême gauche, les partis politiques se transformèrent tous en manufactures acquises à la Collaboration. Il faut bien comprendre que le 10 juillet 1940, le gaullisme n'existe pas encore, tant qu'au Comité d'action socialiste il va se structurer progressivement au cours des années 1941 et 1942 pour déboucher en 1943 sur la SFIO clandestine. Alors bien entendu en 1940, il y a aussi dans la Résistance des gens de droite, d'extrême droite, des radicaux, des socialistes, des royalistes et tout simplement des chrétiens. Cependant cela reste très épars en 1940. La résistance de droite, centriste, ou encore socialiste, est dans cette première époque, représentée par aucun étendard. Le Parti communiste lui, fut interdit dès le 26 septembre 1939. A cela, ajoutons que le décret-loi du 9 avril 1940 préfigurait les années de persécution des communistes de la période Pétain. Pour preuve : Présenté au Président de la République par le ministre SFIO Albert Sérol, ce texte de loi qui fut ratifié par la droite, et la gauche au pouvoir prévoyait la peine de mort pour propagande communiste. Ce décret va donc perdurer avec l'arrivée au pouvoir de Pétain et sa fameuse "Révolution nationale" (juillet 1940 à août 1944), pour laquelle les Communistes, les Juifs et les francs-maçons sont tous considérés comme des traîtres à la patrie. Pour ces raisons, le PCF ne réapparaîtra dans sa forme officielle qu'après la Libération. “Collabo et interdit” ? Il fallait oser... et Onfray l'a fait. Ce dernier aurait été mieux inspiré de rencontrer Françoise Gicquel, Commissaire divisionnaire qui était jusqu’en 2017 responsable de la section archives de la préfecture de Police. Elle est formelle quand elle nous dit  : “A son arrivée au pouvoir, en 1940, le maréchal Pétain, anticommuniste fervent, va mettre les brigades à contribution pour éradiquer l'ennemi "communo-terroriste", selon la terminologie de l'époque.”
 

Cinquième Postulat : les communistes ont saboté l'effort de guerre

Des historiens tels que Jean-Pierre Azéma signalent depuis bien longtemps que les actes de sabotage « furent très peu nombreux ». Même l'anti-communiste notoire Stéphane Courtois est contraint si l’on en croit Wikipédia de conclure que « le dossier sabotage est dans l'ensemble assez peu fourni, pour ne pas dire inexistant ». En 1987, Philippe Buton estime à son tour qu'il n'existe qu'un unique cas signalé dans les usines Farman. Vous admettrez que le ratio est très faible si nous prenons en considération le fait qu'en 1939, quand éclate la Seconde Guerre mondiale, il y a environ 270 000 adhérents communistes. Aussi Onfray n'a pas d'autre choix que de s'appuyer sur un livre de Jean-Pierre Besse et Claude Pennetier qui prétendent avoir mis la main sur un "document d'un exceptionnel intérêt historique ". Ce carnet de notes révèle selon les auteurs l'argumentaire qui servit de base à la négociation entre Maurice Tréand, représentant du PCF, et Otto Abetz, représentant de l'occupant nazi en France. Dans ce carnet il est écrit : " le Juif Mandel après Daladier nous a emprisonnés. Fusillé des ouvriers qui sabotaient défense nationale". Premièrement, la date de rédaction et les circonstances de la prise de notes ne sont pas connues. Deuxièmement, il ne s'agit pas de la preuve d’un fonctionnement mais plus justement d'un épisode éphémère (si il est confirmé) qui ne concerne que très peu de personnes. Troisièmement, concernant ce sabotage, Besse et Pennetier concluent ce chapitre par une formule plutôt lapidaire qui donne à la soi-disant bombe d'Onfray des allures de pétard mouillé. Lisez vous-même : "Seule une exploitation systématique des archives départementales permettrait [...] de mesurer la réalité de ces sabotages ou de ces appels à sabotages et d'en déterminer la chronologie". Il convient également d’ajouter que cette polémique n'est pas récente puisqu’en 1949, un rapport du secrétariat du PCF alertait déjà qu'il s'agissait d'une grossière erreur, surtout eu égard au sort de leurs camarades allemands, massivement internés dès 1933 dans des camps de concentration. Selon le Professeur d’histoire Alfred Wahl, 15000 communistes allemands furent arrêtés pour la seule année 1935.

Il est important de savoir que le 18 juillet 1939 dans l’Humanité, Lucien Sampaix (fusillé le 15 décembre 1941 par les nazis), dénonce en une du journal la connivence entre des responsables nazis (en particulier l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, Otto Abetz) et des journalistes du Temps et du Figaro. “Ils battent, écrit Sampaix, les records de l’impudence “. Ainsi de « l’espion Aubin », « découvert au Temps, où il jouait un rôle important. Ce traître avait livré à Hitler des documents sur notre Défense nationale. Pour son acte infâme, il avait reçu la somme de 3 500 000 francs  » (environ 5 300 euros). Quant au journaliste du Figaro accusé des mêmes faits, il aurait touché, lui, un million de francs (1 500 euros). Ces mêmes journalistes vont faire traduire le secrétaire général de l’Humanité Lucien Sampaix devant la 12e chambre correctionnelle de la Seine. Le 28 juillet 1939, l’Humanité écrit “loin de se placer sur la défensive, il établit un véritable réquisitoire contre les agents directs et indirects de Hitler en France”. S’ensuit la plaidoirie des avocats. Après une heure de délibéré, les juges relaxent Lucien Sampaix. Le lendemain, l’Humanité titre sa chronique : “Acquittés ! l’Humanité et Lucien Sampaix avaient donc raison.

Pour être complet sur l'influence d'Otto Abetz, nous devons aussi nous intéresser au Comité France-Allemagne, un cercle d'influence à la solde de l'Allemagne nazie qui influençait la société française sous le prétexte d'échanges culturels. Cette fondation accueillait en son sein une liste de personnalités prestigieuses parmi lesquelles nous retrouvons le commandant L'Hôpital, ancien officier d’ordonnance du maréchal Foch, ou ses vice-présidents Ernest Fourneau, de l’Académie de Médecine, et Gustave Bonvoisin, directeur général du Comité central des allocations familiales, ou encore le journaliste diplomatique Fernand de Brinon. En 1938, juste après les Accords de Munich, ce comité par l'intermédiaire d'Otto Abetz va servir de plateforme au Ministre des affaires étrangères allemand Joachim von Ribbentrop en déplacement diplomatique à Paris, pour signer un accord franco-allemand. A cette occasion, L’Union fédérale des anciens combattants qui était partie prenante de cette opération, déclarera dans un bref mais explicite communiqué : "La persécution antijuive en Allemagne suscite la protestation de nos consciences, mais elle ne saurait interdire un accord franco-allemand politique et économique". Le Comité donnera un déjeuner en l'honneur de Von Ribbentrop, auquel assisteront l'épouse du ministre des affaires étrangères Georges Bonnet (qui votera les pleins pouvoirs à Pétain), Anatole de Monzie (qui votera les pleins pouvoirs à Pétain), Charles de Pomaret (qui votera les pleins pouvoirs à Pétain), et les représentants d'Édouard Daladier, Président du Conseil. Seuls les communistes, les royalistes, et quelques personnalités de droite s'insurgeront contre l'activité du Comité France-Allemagne.

La Collaboration signifiait donc beaucoup plus que simplement d’essayer de faire vivre légalement un journal. La collaboration c'était avant tout voter les pleins pouvoirs à Pétain à un moment clé de la politique française, comme nous venons de le voir. Et si L'Huma est finalement resté clandestin jusqu'à la fin de la guerre, ce ne fut pas le cas de journaux tels que La Croix, qui continuera de paraître jusqu'au 21 juin 1944, ou du journal Le Figaro qui paraîtra jusqu'en novembre 1942.
 

Sixième Postulat : Guy Môquet était le contraire d'un résistant

Onfray, inspiré par un livre de Jean-Marc Berliaire et Franck Liaigre, titre la chronique qui jusque là nous sert d’étude “Guy Môquet, le contraire d'un résistant”. En substance selon Onfray "Guy Môquet ne fut pas résistant, il est le fils d’un cheminot qui doit son ascension sociale au Parti Communiste auquel il voue un culte. (...) Le PCF obéit à la décision de Staline. (...) Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance : ils épargnent les nazis, accablent les capitalistes français, justifient le pacte germano-soviétique, attaquent l’Angleterre et les Anglais, insultent de Gaulle, font de l’URSS le pays de la liberté et de la démocratie. Onfray ajoute “Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi.”(...) ... avec l’assentiment du général de Gaulle… Guy Môquet fut un moment idéal dans le dispositif légendaire communiste.”

1/ Tout d'abord, essayons de suivre Onfray dans sa logique : Guy Môquet collabore c’est certain, et du fait qu’il collabore, il est arrêté par la police de Vichy qui cela va de soi collabore elle aussi. Toujours aussi logique, pour féliciter ce jeune homme de 17 ans qui collabore et qui donc adhère corps et âme au projet nazi, les Allemands le fusillent le 22 octobre 1941.

2/ "Les tracts distribués par Guy Môquet n’appellent pas à la résistance : ils épargnent les nazis, accablent les capitalistes français" nous dit Onfray qui oublie, volontairement ou pas, de dire que les grands patrons français (donc les capitalistes) de la chimie, de la sidérurgie, de la métallurgie, de l’automobile, de l’aéronautique, du pétrole, des charbonnages ont collaboré massivement et consciemment au réarmement de l’Allemagne hitlérienne. "Plutôt Hitler que le Front populaire" était le mot d'ordre des capitalistes français. Comprenons également qu’en 1940 il n'y a pas de consignes de ralliement. Insidieusement Onfray a donc recours à des anachronismes. Il faut attendre 1941 et Jean Moulin pour percevoir l'unification de la Résistance intérieure. Et en France cette convergence fut en grande partie favorisée par le fait que Jean Moulin avait agi dans la clandestinité quelques temps auparavant pour aider les Républicains espagnols, nous y reviendrons.

3/ Onfray associe Guy Môquet à Staline. Or Guy Môquet ne fait pas l'apologie de Staline, mais seulement les éloges du socialisme dont l'ADN puisé chez Marx est "Prolétaires de tous les pays unissez vous", une formule qui est à l'origine d'une autre formule "le soldat allemand n'est pas votre ennemi". Dans le contexte l'ennemi c'est avant tout le capitalisme qui a permis à Franco et Hitler d'arriver au pouvoir. En revanche l'ADN du nazisme c'est Mein Kampf et sa théorie des races, ce que les tenants du capitalisme qui ont favorisé l'ascension d'Hitler ne peuvent pas ignorer dès les années 1930. Autre escroquerie : Staline sert dans le cas présent de point Godwin à Onfray. Il est implicitement présenté comme la figure du mal. Certes, mais le Rapport Khrouchtchev qui incrimine Staline date de 1956. Et jusque dans les années 50, la plupart des intellectuels et artistes sont des compagnons de route du Parti communiste, et a posteriori il ne viendrait à l'idée de personne de les traiter de “staliniens”.

4/ Les fameux tracts de Guy Môquet attaquent l’Angleterre, insiste Onfray. Visiblement sur ce point il joue sur le fait que rétrospectivement le lecteur associe inconsciemment l'Angleterre à Churchill, symbole de la Résistance à Hitler. Mais Onfray, qui a décidément une sérieuse tendance à décontextualiser, semble ignorer que le père de Guy est arrêté en octobre 1939, et que Guy est arrêté en octobre de l'année suivante, c’est-à-dire en plein dans la période où l'homme du Traité de Munich Neville Chamberlain vient à peine de terminer son mandat de chef du gouvernement. Bien avant Guy Môquet, le premier à avoir traité Chamberlain de traître c'est finalement... Winston Churchill lui même, juste après les accords de Munich. Souvenons-nous en aussi, car à l’instar des louanges accordées par Onfray aux éditions Larousse, c'est aussi dans tous les bons livres d'Histoire : “Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre." Churchill qui nous l’avons vu, justifia lui aussi le “Pacte” germano-soviétique. Mais du contexte, Onfray n’a que faire : En 1936 Prosper Môquet est alors Député Front Populaire. Il se déplace à Hendaye avec toute sa famille pour assurer la liaison avec ses camarades communistes espagnols qui se battent pour obtenir la République. Dans la même période le gouvernement britannique de Stanley Baldwin décide de ne pas intervenir en faveur des Républicains, avec pour prétexte un accord de non-intervention. Accord pour le moins hypocrite qui fut totalement ignoré par l’Allemagne d'Hitler et l'Italie de Mussolini, qui fournirent de l'armement à Francisco Franco et ses forces nationalistes. En 1937, Chamberlain deviendra le nouveau Premier Ministre et poursuivra la politique de son prédécesseur. Dans la roue du gouvernement Daladier, en mars 1939 Chamberlain reconnaît inconditionnellement les autorités franquistes en tant que gouvernement légal de l’Espagne, signant ainsi l'arrêt de mort de la République espagnole. A cette époque, Joachim Von Ribbentrop (condamné à mort à Nuremberg) considérait M. Chamberlain comme un pro-allemand. Dés lors, comment ne pas comprendre que Guy Môquet, en septembre 40, alors âgé de 16 ans, dont le père Prosper Môquet vient d’être incarcéré avec 44 autres Députés par l’Etat français pour délit d’opinion, ne porte pas vraiment dans son coeur l’Angleterre très droitière et colonialiste de Baldwin et Chamberlain, qui a capitulé à Munich devant Hitler seulement un an avant l’arrestation de son père.

5/ Onfray dépeint de Gaulle complice des communistes en 1944 pour faire de Guy Môquet un résistant alors qu'il était en fait collabo. C'est grotesque une fois de plus car ce furent plutôt les hauts fonctionnaires et les patrons les grands bénéficiaires de la mystification de l’après-guerre. La preuve que de Gaulle fut touché par l’histoire de Guy Môquet est peut-être dans ce courrier qu’il envoya à Prosper Môquet après le décès de la maman de Guy : “Mon cher Môquet, De tout cœur, je m’associe à votre chagrin. Je ne vous ai pas oublié depuis Alger, et je n’ai certes, pas perdu le souvenir de votre jeune fils Guy, mort si bravement et cruellement pour la France. Madame Moquet, elle aussi prit part à notre combat. Veuillez croire, mon cher Môquet, à mes sentiments bien cordiaux et très attristés. Signé : Ch. De Gaulle.” Ce courrier date de 1956, et nous voyons mal de Gaulle continuer à jouer la comédie par l'entremise d’un message aussi intime 12 ans après la libération.

A ceux et celles qui seraient tentés de croire Onfray lorsqu’il dit que Guy Môquet et ses compagnons n’étaient pas des patriotes, les Archives Nationales nous indiquent que le 22 octobre 1941, les vingt-sept otages furent fusillés en trois groupes dans la carrière de la Sablière, à la sortie de Châteaubriant. Ils avaient refusé qu'on leur bande les yeux et, dans leur dernier souffle, ils crièrent "Vive la France". La lettre intégrale de Guy Môquet avant sa mort témoigne d’elle-même, pour ceux qui croiraient encore Onfray lorsqu’il dit que Guy Môquet était un fanatique.
 

L'escroquerie Onfray va jusqu'à nier la mobilisation des militants, des cadres et des jeunes communistes dès juin 1940

Un jour avant de Gaulle, Charles Tillon, membre du Comité Central du PCF, lance l'Appel du 17 juin 1940. Sans détour Tillon écrit : « Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie… Et maintenant, ils livrent la France. Ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme. Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme ». Dans la foulée, le 21 juin 1940, les résistantes communistes Claudine Chomat et Danielle Casanova annoncent à Charles Tillon qu'il est désigné pour succéder à Benoît Frachon à la tête du parti en zone Sud. Le 10 juillet 1940 c'est au tour de Jacques Duclos et Maurice Thorez d'appeler au nom du Parti communiste français le peuple français à ne pas s'agenouiller « devant une équipe de valets prêts à toutes les besognes... C'est dans le peuple que résident les grands espoirs de libération nationale et sociale. » Rappelons le préambule de ce chapitre : Ce même jour, le 10 juillet 1940, à une écrasante majorité, les députés et sénateurs donnaient les pleins pouvoirs à Pétain...

Le mot d'ordre des cadres du parti fut parfaitement suivi par les étudiants communistes puisque la première manifestation anti-collaboration et antinazie du 11 novembre 1940 fut impulsée à la suite d'une autre manifestation au Quartier latin le 8 novembre 1940. Suzanne Djian, Francis Cohen et François Lescure tous les trois membres d'un triangle clandestin de l'Union des étudiants communistes furent sans nul doute des instigateurs majeurs de cette initiative qui à l'origine fut motivée par l'incarcération par la Gestapo du physicien et humaniste Paul Langevin qui deviendra en 1944 membre du PCF. Ce rassemblement composé d'un panel de personnes venues de tous les horizons politiques manifesta sur le boulevard Saint Michel aux cris de « Vive la France », « Libérez Langevin », « A bas Pétain et Hitler ». Pour l'occasion les Jeunesses Communistes de la Région Parisienne éditeront un tract rassembleur dont l'original est conservé au Musée de la Résistance.
 

L'escroquerie Onfray nous amène insidieusement à penser que la Résistance débute seulement à partir du moment où l'insoumission devient spectaculaire avec les actions de sabotage et la lutte armée

Toute formation politique, qui plus est clandestine, ne peut pas passer de la vitesse 1 à la vitesse 4 en éclipsant les vitesses 2 et 3. Les Communistes ont donc dû surmonter plusieurs difficultés liées à l'isolement. Nous avons vu en exergue que beaucoup étaient mobilisés dès 1940 alors que d'autres soit avaient été emprisonnés, soit étaient entrés dans la clandestinité et cela depuis 1939. De ce fait, les premières structures (Organisation spéciale) créées en octobre 1940 et mises en place par la direction du PCF, avaient pour principale vocation la récupération d'armes, d'explosifs, la distribution de tracts et le collage d'affiche. Au niveau local, la base de ces organisations se composait de simples unités de trois militants agissant en “triangle”. Le 3 avril 1941, l’ordre fut donné par la direction du PCF de se regrouper pour créer un mouvement national que l'on baptisera ainsi que déjà mentionné Front National (de la Résistance). Dès lors, la Résistance communiste sera impulsée par un autre type de résistant dont beaucoup de leaders eurent la particularité d'être jeunes et quelquefois aguerris à la lutte armée puisque beaucoup d'entre eux avaient participé à la guerre d'Espagne au sein des Brigades internationales aux côtés des Républicains contre les rebelles nationalistes. Parmi ces résistants nous retrouverons de nombreux communistes : Henri Rol-Tanguy (responsable FFI de Paris en 1944), Pierre Georges (alias « colonel Fabien »), Artur London, Marcel Lamant, Marcel Langer, ou encore Joseph Epstein (surnommé « colonel Gilles »).

Si nous concédons à Onfray que l'attaque allemande contre l'Union soviétique fut pour beaucoup un motif supplémentaire pour entrer en Résistance, il nous semble important de rappeler ici trois autres facteurs secondaires qui ont favorisé l'insoumission : 1/ L'établissement du Service du travail obligatoire (STO) qui a poussé certains réfractaires en septembre 1942 à rejoindre les maquis. 2/ L'invasion de la zone Sud par la Wehrmacht en novembre 1942. 3/ La capitulation de la VIe Armée allemande à Stalingrad qui stoppa le mythe de l'invincibilité de la Wehrmacht. Ajoutons que dès juin 1941 les actes de Résistance spectaculaires furent favorisés par la diminution des effectifs allemands sur le sol français, beaucoup de divisions (les meilleures) rejoignant le Front de l'Est après le début de la première contre-offensive soviétique.
 

Conclusion :

N'en déplaise à Michel Onfray, dès septembre 1939, en expédiant de facto le PCF dans la clandestinité, le décret Sérol a par la même occasion poussé les Communistes à constituer la première force de Résistance à l’occupant. Pour appréhender au mieux l'histoire de la Résistance communiste, il est impératif de comprendre que la mécanique a pris forme dans l'ascension de paliers successifs. L'insoumission, communiste ou pas, fut bien plus manifeste et plus visible en 1945 qu’en 1940. Il serait illusoire de penser ou de prétendre que les groupes de Résistants purent déclencher une phase de Résistance accrue voire coordonnée sans avoir au préalable défini un plan de route cohérent. S’il n'est pas question pour nous de glorifier le PCF, qui a pris quelquefois des décisions discutables, nous estimons qu’au regard de l'attitude des autres formations politiques françaises, le bilan du PCF durant les années d'Occupation est plus qu'honorable. Au final, pour s'en convaincre il nous suffit de reprendre la biographie des Résistants communistes français.

C'est pourquoi la méthode utilisée par Onfray, qui consiste à sélectionner astucieusement des anecdotes, des faits mineurs ou bien des erreurs de jugement dans un contexte difficile, s'apparente à du révisionnisme. Sous couvert de contre-histoire, notre homme qui ne revient jamais à la première cause d'un problème, s'évertue à faire oublier des éléments prépondérants de l'Histoire en focalisant l'opinion sur des semblants de preuves collectées le plus souvent ici et là par le ouï-dire. En conséquence le but de Michel Onfray n’est ni plus ni moins que de réorienter le récit historique. Et le Révisionnisme anti-communiste s'inscrit dans une tradition plus ancienne communément appelée "contre-révolution". Depuis la Révolution française, les contre-révolutionnaires se sont opposés à tous les groupes politiques à l’origine des processus d'émancipation susceptibles de changer fondamentalement les sociétés. Mais pour être efficace, il faut avancer masqué. Pour cela quoi de plus adapté que le costume de l’observateur irrévérencieux et iconoclaste qui égratigne ça et là le paysage politique, gauche et droite confondues.


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120 réactions à cet article    


  • nemo3637 nemo3637 30 avril 19:26

    Enfin on rappelle ici des vérités trop souvent ignorées !

    Mon père me disait que nombre de communistes (clandestins alors), sans se référer aux consignes du komintern ou de son équivalent entrèrent dès 1940 en résistance contre les Nazis et contre Pétain leur allié.

    Je tiens à préciser que, une partie de ma famille ayant été décimé en Union Soviétique, je n’ai jamais eu d’affinités avec le « communisme »...

    Si c"est bien Onfray qui raconte toutes ces c.... il me déçoit car jusqu’à présent je lisais ces ouvrages avec plaisir. A présent il y a comme une odeur de caca brun...


    • Positronique 30 avril 19:57

      @nemo3637
      C’est drôle comme les avis changent sur un type parce qu’il remet l’histoire des cocos en cause . Tant que les Nazis n’ont pas touché à la Russie , les cocos français n’ont pas bougé une oreille et çà De Gaulle l’ a toujours su , il savait que les communistes français n’étaient que les perroquets de Staline.


    • Fantômas Fantômas 30 avril 21:37

      @Positronique
      Visiblement vous ne connaissez pas l’appel du 17 juin 1940 (oui 1 jour avant celui de De Gaule) de Charles Tillon.


    • Positronique 1er mai 00:18

      @Fantômas
      Alors toi tu portes bien ton pseudo , j’ai pas parlé du blabla de 1940 , moi je te parles de la véritable entrée en action des Cocos dans la résistance , ce qui n’enlève rien aux actions héroïques et de résistances aux forces d’occupation , ils méritent honneurs et respect . Mais les leaders eux ont toujours été à la solde de Staline , et peu sont passés l’arme à gauche , alors que les petits gars d’en bas se sont fait ratiboiser , comme d’hab , dans toutes les guerres c’est la valetaille qui morfle .


    • Garibaldi2 1er mai 02:31

      @Fantômas

      Positronique est un troll.


    • Positronique 1er mai 08:00

      @Garibaldi2

      Et toi un propagandiste travestissant l’histoire , ce qui est pire , comme ton idole Lacroix Riz .


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 1er mai 12:10

      @Garibaldi2 C’est un peu faible comme argument.


    • Attila Attila 1er mai 12:16

      @Positronique
      Vous êtes immonde !

      .


    • Positronique 1er mai 12:25

      @Attila
      C’est ton opinion , mais vu que tu te prétends d’une intelligence supérieure et que tu n’as pas à t’adresser à un imbécile comme moi , je vois pas pourquoi tu l’exprimes . Je te l’ai déjà dit la prétention est un vice contreproductif . Ton credo c’est Moi je .


    • soi même 1er mai 19:15

      Monsieur Michel Onfray devrait se penché sur la géostratégie des pinces du crabe.


    • nemo3637 nemo3637 1er mai 20:14

      @Positronique
      Il y a bien un « coco » qui devrait vous plaire : Jacques Doriot.
      L’ensemble des leaders n’était pas unanimes quant à l’attitude à adopter face aux Occupants. Le PCF interdit dès 1939, avait une dent particulière contre Pétain qui avait juré de les exterminer...


    • nemo3637 nemo3637 1er mai 20:22

      @Positronique
      C’est vrai...
      Mais comme hier avec les fana communistes, les anti-communistes d’aujourd’hui, comme d’autres, vivent avant tout sur des croyances, des hypothèses premières qu’il faut à tout prix défendre.
      De nos jours la Raison fout le camp : croyance et savoir ont droit à la même considération.
      C’est ce qui explique, par exemple, que des intégristes radicaux puissent recruter...


    • Garibaldi2 2 mai 09:21

      @nemo3637

      Jacques Doriot a été exclu du PCF en 1934.


    • Garibaldi2 2 mai 09:25

      @Bernard Mitjavile

      J’ai répondu à l’un de ses posts délirant et insultant. Curieusement, son post d’origine a disparu alors que je n’en avais pas demandé la censure. Qui a bien pu le faire supprimer sinon lui ?

      https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nouvelle-offensive-des-talibans-de-214295#forum5471562

      Vous remarquerez qu’il ne cesse d’insulter les gens comme dans le post ci-dessus.


    • nemo3637 nemo3637 2 mai 10:19

      @Positronique
      A vous lire, ou tenter de vous déchiffrer, on comprend que, par la faiblesse de vos arguments et votre bêtise en général, vous soyez détesté à travers nombre de commentaires. Mais, bête comme vous êtes, cela doit vous plaire, vous convaincre que vous avez de l’importance...


    • Dan 6 mai 03:24

      @nemo3637
      Onfray est un Girondin de la Révolution, ceux qui étaient « à droite » de l’échiquier, contre les jacobins, pour la propriété privée et la liberté du commerce et de l’escompte.. contrairement à Robespierre, ils ont déclenché des guerres envers la Prusse et la Belgique. A partir de ces clubs toxiques bourgeois la cohésion anti jacobine provoqua les révoltes ds chouans en Vendée comme en Normandie le pays d’Onfray. Sur sa haine des catholiques Onfray la justifie car les soldats allemands arboraient une croix du christ... donc grave péchê, il est virulent sur l’Islam (à juste titre) mais pas envers les natio-sionistes de la religion juive..pourquoi donc ?il argue que les juifs ne sont pas prosélytes ; et hop ils sont dédouanés du péché de secte. En réalité Onfray n’est pas courageux il a peur du Crifet des réseaux de la communauté organisée.
      Lorsque je pense que cette ordure à déclarer que le jeune résistant communiste de 18 ans, capturé pour des tracts et exécuté n’était qu’un collabo osant lui reprocher d’avoir « attendu six mois » pour se rebeller contre les nazis. Peuf..pauvre con..tu aurais su donner ta vie toi le philosophe de mes deux. ? je ne crois pas ; 
      Ce jour là Onfray a perdu son honneur.      


    • capobianco 30 avril 19:45

      Merci pour cet mise au point, merci pour ma famille, mes parents . Onfray est vraiment un sale bonhomme.


      • capobianco 30 avril 19:46

        Oups « cette mise au point »



          • Vredes Vredes 30 avril 20:51

            Superbe documents et infos. Observatoire du NéoConservatisme 

            Merci et comme je traque aussi les bolchevistes, et surtout leur avatar néocons, je ne peux qu’approuver cette page.

            https://www.wikiberal.org/wiki/N%C3%A9o-conservatisme


            • Lionel RAMSAL 30 avril 22:23

              Bonjour,

              Votre discours repose sur une lecture idéologique de l’histoire complexe de la seconde guerre mondiale et vous en avez parfaitement le droit. De plus c’est un article pamphlétaire , non signé , ce qui le situe de facto en dehors du champ de l’analyse historique en dépit de la profusion de faits circonstanciés auquels vous faites référence. Votre propos consiste à convaincre vos lecteurs de la proximité des liens entre les pays à économie de marché et le régime Nazi. C’est indéniable, cependant vous oubliez de signaler le fait que les régimes autoritaires sont la norme et le modèle dominant à cette époque et que l’ Allemagne n’en est qu’un exemple parmi d’autre : Espagne, Italie, Turquie , Japon, Russie,...

              De plus, hormis son antisémitisme (ou grâce à ,sic) , le régime Nazi a bonne presse car il a su mettre fin (dans le sang) à une décennie d’instabilité politique et économique : République de Weimar, les Spartakistes, Krach de 1929 et hyperinflation tout en offrant à la classe ouvrière Allemande un standard de vie élevé(dont d’autres pays s’inspireront : front populaire et Russie soviétique). Avec comme point d’orgue les JO de 1936 à Berlin.

              D’ailleurs les premiers à donner l’alerte au sujet des crimes atroces commis en Allemagne seront des communistes Allemands réfugiés en France et ils seront également parmi les premiers à mener des actions de résistance contre la Wehrmarcht, culture de la clandestinité et de l’organisation en réseau oblige. Mais aussi armés de la conviction de lutter contre une des forme de prédation et de suprémacisme racial la plus dangeureuse qui soit, à rebours de l’égalitarisme universel prôné par l’idéologie communiste.

              En ce qui concerne le volet totalitaire en revanche il suffit de se documenter sur la guerre d’Espagne, en fait une guerre civile internationalisée, pour se rendre compte que les communistes luttant contre les franquistes n’hésitaient pas à liquider les autres mouvements de résistance pour des motifs idéoligiques préparant ainsi l’après franco tout comme ils avaient liquidé les soviets de Kronstadt par exemple durant la guerre civile Russe de 1917 à 1922. 

              C’est pourquoi il me paraît important de ne pas juger hâtivement de l’attitude de M. Onfray car historiquement il y a bien eu des missions de formation d’officiers pilotes de l’armée rouge en Allemagne Nazie dès 1924 ( je le sais car j’aime bien faire des petites maquettes d’avions en plastique) https://warontherocks.com/2016/06/sowing-the-wind-the-first-soviet-german-military-pact-and-the-origins-of-world-war-ii/

              Cela ne remet pas en cause la résistance acharnée des soviétiques, les officiers allemands et américains parlent « d’atavisme » des Russes et, passé 1942 être envoyé sur le front de l’est équivalait à une condamnation à mort. Mais c’est une lecture de vainqueurs. Les peuples se sont tous battus avec acharnement, décuplé par le fait de défendre leur territoire et donc leurs femmes et leurs enfants ; y compris les allemands qui précipitaient parfois leurs avions à court de munitions sur les bombardiers afin de les empêcher de déverser leur cargaison de mort aveugle sur les citadins. Au sujet de l’histoire d’une tactique d’aviation militaire qui a toujours échoué mais qui est toujours d’actualité à lire le livre de Sven Lindqvist « A History of Bombing ». On peut même dire que la guerre s’est étalée de 1914 à 1989 de la France jusquà l’Afghanistan alternant les guerres chaudes ( le sang coule beaucoup) avec les guerres froides ( le sang coule beaucoup mais plus loin).

              Le plus important est de cesser d’intrumentaliser ce conflit qui devrait davantage marquer la défaite d’une idéologie ,héritère du rêve d’un fou : Napoléon premier ( Claude Ribbe , Normalien et Agrégé d’histoire « Le crime de Napoléon ») que la victoire d’une autre idéologie dont les pères fondateurs et héritiers légitimes, les Russes , n’ont même pas célébré le centenaire en 2017. 

              Aujourd’hui que l’Europe de Lisbonne à Vladivostok ,ne comporte plus d’empires à vocation guerrière il est l’heure , et c’est la dernière, de taire cette propension à donner des leçons afin d’en construire une ensemble afin de ne pas avoir comme satisfaction d’être la dernière à mourir sur une planète incurable et surchauffée. 


              • nemo3637 nemo3637 1er mai 20:37

                @Lionel RAMSAL
                Tous ces éléments doivent être pris en compte...
                Mais ne risque t-on pas de se noyer dans le détail en passant outre l’explication de la naissance des fascismes ? Il y a eu un conflit, une guerre de classes où les fascismes écrasèrent la classe ouvrière entre 1919 et 1945. Détail pour détail la condition ouvrière allemande sous le nazisme n’était pas si rose, notamment pour ce qui est...de la nourriture.


              • Jonas 1er mai 00:19

                "Dans ce passage, Onfray sans la moindre retenue affirme que les communistes étaient à la fois antisémites, fanatiques, et prêts à tout pour éliminer la bourgeoisie.« 

                La lutte contre la bourgeoisie, c’est le BA BA du communisme. Vous n’avez jamais lu Karl Marx ?
                 »Si le prolétariat, dans sa lutte contre la bourgeoisie, se constitue nécessairement en classe, s’il s’érige par une révolution en classe dominante, et comme classe dominante, détruit par la violence l’ancien régime de production, il détruit, en même temps que ce régime de production, les conditions de l’antagonisme des classes ; il détruit les classes en général et, par là même, sa propre domination en tant que classe.« 
                 »Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Puissent les classes dirigeantes trembler à l’idée d’une révolution communiste ! Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner.« 

                Karl Marx - »manifeste du parti communiste"



                • Jonas 1er mai 00:32

                  @Jonas
                  « Le pouvoir des Soviets a agi comme auraient dû agir toutes les révolutions prolétariennes : il a cassé net la justice bourgeoise, instrument des classes dominantes. Les soldats et les ouvriers doivent comprendre que personne ne les aidera s’ils ne s’aident eux-mêmes. Si les masses ne se lèvent pas spontanément, nous n’aboutirons à rien. Tant que nous n’appliquerons pas la terreur vis à vis des spéculateurs, une balle dans la tête sur place, nous n’arriverons à rien ! »
                  Lénine devant une assemblée d’ouvrier début 1918 - « Le livre noir du communisme » p86


                • CN46400 CN46400 1er mai 18:50

                  @Jonas
                  Et Marx qui termine le chapitre 1 du Manifeste du parti communiste, qui n’en compte que deux, par : « la bourgeoisie a joué un rôle éminemment révolutionnaire »....Et de Lénine lorsqu’il propose à un consortium de capitalistes US l’exploitation, pour 60 ans, de la totalité du Kamchaka taxé à ...5% seulement !
                  Pour les marxistes les bourgeois ne sont ni pires ni meilleur que les autres, tout dépends de leur rôle dans la société humaine.


                • Jonas 1er mai 19:30

                  @CN46400 « Pour les marxistes les bourgeois ne sont ni pires ni meilleur que les autres, tout dépends de leur rôle dans la société humaine. »

                  Vous comprenez ce que vous lisez ? Le communisme est par essence même une idéologie prônant la destruction totale et définitive de la bourgeoisie, c’est son seul véritable credo :
                  « La condition essentielle de l’existence et de la domination de la classe bourgeoise est l’accumulation de la richesse entre les mains des particuliers, la formation et l’accroissement du capital ; la condition d’existence du capital, c’est le salariat. Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux. Le progrès de l’industrie, dont la bourgeoisie reste l’agent sans volonté et sans résistance, substitue à l’isolement des ouvriers, qui résulte de leur concurrence, leur union révolutionnaire par association.
                  Le développement de la grande industrie sape sous les pieds de la bourgeoisie le terrain sur lequel elle a bâti son système de production et d’appropriation.
                  La bourgeoisie produit avant tout ses propres fossoyeurs. Son déclin et la victoire du prolétariat sont également inévitables. »

                  Karl Marx « Manifeste du parti communiste »


                • CN46400 CN46400 1er mai 19:49

                  @Jonas
                  « Détruire la bourgeoisie » ne veut pas dire « détruire le bourgeois », pas plus que la destruction de l’armée ne se conçoit comme la destruction des militaires. Simplement les bourgeois, comme les militaires, doivent envisager de vivre d’une autre activité que de l’exploitation du travail d’autrui pour les bourgeois ou du maniement des armes pour les militaires. Rien de plus et....rien de moins !


                • Jonas 1er mai 20:46

                  @CN46400 « « Détruire la bourgeoisie » ne veut pas dire « détruire le bourgeois » »

                  Si justement.
                  La « dictature du prolétariat », souhaitée par Marx, Engels, Lénine et consorts permet justement d’éliminer physiquement les bourgeois en armant le prolétariat, par les exécutions sommaires, la construction de camps de concentration (goulags) pour les bourgeois, chefs d’entreprises, agriculteurs et propriétaires fonciers, qui refusent que leurs outils de production, leurs machines agricoles, toutes leurs récoltes leur soient retirées sans contreparties pour être redistribuées.
                  Des gens qui ont fondé des entreprises, ou qui travaillaient toute leur vie sur des terres reçues en héritage se retrouvent le lendemain sans rien, (famines en Ukraine, Holodomor) et déportées dans des camps de concentration.
                  La collectivisation de l’idéologie marxiste-communiste, que ce soit en Russie, à Cuba, en Chine ou au Vietnam, n’a engendré que guerre, famines, misères, meurtres et génocides de masse de dizaines de millions de femmes, enfants, vieillards, civils, militaires.


                • CN46400 CN46400 1er mai 20:55

                  @Jonas
                  « L’anti-communisme est une idéologie capable de transformer un individu normal en idiot du village » Moy 2019


                • Jonas 1er mai 21:16

                  @CN46400 « « L’anti-communisme est une idéologie capable de transformer un individu normal en idiot du village » Moy 2019 »

                  C’est débile.
                  Il n’y a aucune argumentation là-dedans.
                  Vous pourriez aussi dire, tant que vous y êtes :
                  "« L’anti-nazisme est une idéologie capable de transformer un individu normal en idiot du village »


                • CN46400 CN46400 2 mai 09:09

                  @Jonas
                  Désolé de vous contre dire mais la dictature du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre) n’est que l’antithèse de la « dictature de la bourgeoisie » qui prévaut encore comme chez nous où le « gouvernement n’est qu’un comité qui gère les affaires communes de la bourgeoisie toute entière ».....C’est ainsi que Marx décrivait en 1848 le gouvernement de Macron !


                • Jonas 2 mai 22:45

                  @CN46400 "Désolé de vous contre dire mais la dictature du prolétariat (ceux qui doivent travailler pour vivre)« 

                  Non, la dictature du prolétariat, ce ne sont pas  »ceux qui doivent travailler pour vivre".
                  La dictature du prolétariat, c’est un groupe ouvrier organisé et armé, qui doit s’emparer de toutes les manières possibles des moyens de production de la classe bourgeoise par la violence, la corruption, les assassinats, les génocides, l’internement en camps de concentration ou en asiles psychiatriques, les exécutions sommaires, l’emprisonnement.


                • pipiou 1er mai 00:22

                  Les accords de Munich ont été reconnus comme étant un déshonneur pour les Anglais et les Français ; alors l’auteur devrait conclure que le pacte germano-soviétique a été un déshonneur pour les soviétiques.

                  Mais on a compris qu’il a vraiment du mal à aller au bout de sa logique.

                  Une sorte de barrière mentale infranchissable dans sa lutte contre les « réactionnaires ». smiley


                  • Michel Maugis Michel Maugis 1er mai 19:03

                    @pipiou

                    « Les accords de Munich ont été reconnus comme étant un déshonneur pour les Anglais et les Français ; alors l’auteur devrait conclure que le pacte germano-soviétique a été un déshonneur pour les soviétiques. »

                    Pourquoi mettez vous le « alors » devant votre affirmation ?

                    Que les anglais et les français reconnaissent leur déshonneur, ALORS cela explique que le pacte de non intervention germano-soviétique était justifié et donc très honorable pour les soviétiques.

                    On avait déjà tous compris que pipiou ne sait pas du tout raisonner, et qu’il le sait. C’est pourquoi qu’il se sent obliger de mettre un ·« alors ».

                    Il nous prend pour des idiots.

                    pôvre pipiou !! 

                    ps : lorsqu’on parle de pacte, il faut le qualifier sinon on passe forcément de manipulateur. 

                    On dit pacte de non-agression germano-soviétique
                    comme on doit dire accord anti-soviétique de Munich. C’est une évidence.


                  • Garibaldi2 2 mai 09:37

                    @Michel Maugis

                    Qui parle des accords secrets, consécutifs à la signature de « l’accord d’amitié » germano-polonaise du 26 janvier 1934 ? Qui parle des nombreuses demandes de l’URSS à la Pologne de laisser passer l’Armée Rouge sur son territoire pour attaquer Hitler ?


                  • Garibaldi2 2 mai 14:02

                    Et aussi qui parle de la façon dont la Pologne a participé au démembrement de la Tchécoslovaquie : le 1er octobre 19358, à la suite des accords de Munich, la Pologne envahit la région tchécoslovaque de Zaolzie et également quelques territoires du nord de Spisz et d’Orava.


                  • Michel Maugis Michel Maugis 2 mai 14:38

                    @Garibaldi2

                    J’avais un petit livre des éditions de Moscou qui reproduisait tous les pourparlers et documents entre les diplomates d’URSS et les ambassadeurs français durant cette période. Hélas je l’ai prêté à un australien qui ne me l’a jamais rendu.
                    C’était édifiant. Effectivement le point de désaccord était que la France et la GB refusait obstinément à l’URSS d’envahir la Pologne pour venir au secours de la France si attaquée par Hitler. (c’était clair que la France ne demandait que cela)

                    En clair la France donna l’ordre à l’URSS d’envahir la Pologne pour se défendre, car la France ne voulait pas être défendu, puisque souhaitant être envahie par l’Allemagne pour mettre fin à ce front populaire. C’était un juste renvoi d’ascenseur puisque la France avait mis fin à la révolte Spartakiste en 1918 en envahissant l’Allemagne qui se laissa envahir.

                    Quand je dis la France, je parle de la Haute Oligarchie française soutenue par tous les fauxculs qui se distinguent dans cet article, et qui est encore aux commandes de la France.


                  • Garibaldi2 7 mai 10:16

                    @Michel Maugis

                    Un excellent documentaire passé sur l’une des chaîne Histoire récapitulait les discussions entre les Franco-Anglais et l’URSS qui proposait de passer sur le territoire Polonais pour attaquer l’Allemagne.


                  • Jonas 1er mai 00:27

                    "Dans ce passage, Onfray sans la moindre retenue affirme que les communistes étaient à la fois antisémites, fanatiques, et prêts à tout pour éliminer la bourgeoisie.« 

                    Le communisme est issu du marxisme, qui se base sur la lutte des classes, c’est-à-dire le prolétariat, la masse ouvrière, contre l’élite juive (banquiers, commerçants, marchands, politiques). La victoire des prolétaires ne sera effective qu’en imposant une  »émancipation« des juifs, qui mettrait fin au »marchandage«  et au culte de l’argent selon Karl Marx.

                     »Nous reconnaissons donc dans la juiverie un élément antisocial actuel et général, qui a été porté jusqu’à son niveau présent par l’évolution historique à laquelle les juifs ont, sous ce mauvais rapport, collaboré avec zèle ; et à ce niveau il doit nécessairement se dissoudre. Dans sa signification dernière, l’émancipation des juifs est l’émancipation de l’humanité à l’égard de la juiverie.« 
                     »Quel est le fond séculier de la juiverie ? Le besoin pratique, l’intérêt personnel.
                    Quel est le culte séculier du juif ? Le marchandage.
                    Quel est son Dieu séculier ? L’argent.« 
                     »Eh bien ! En s’émancipant du marchandage et de l’argent, par conséquent de la juiverie réelle et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même. Une organisation de la société qui supprimerait les conditions préalables du marchandage, et donc la possibilité du marchandage, aurait rendu le juif impossible. La conscience religieuse du juif se dissiperait comme une fade buée, dans l’air vital véritable de la société.« 

                     »Sur la question juive" - Karl Marx (1844)


                    • CN46400 CN46400 1er mai 18:59

                      @Jonas
                      SVP, relisez la dernière phrase de ce passage de Marx, choisi par vous, et revenez nous voir si vous avez le temps....


                    • Michel Maugis Michel Maugis 2 mai 02:05

                      @Jonas

                      « contre l’élite juive (banquiers, commerçants,...) »

                      C’est de l’antisémitisme ce charabia de manipulateur infecte.

                      Le marxisme explique la lutte des classes, exacerbée avec l’avénement du capitalisme en une lutte entre deux classes sociales fondamentalement antagonistes, qui sont le prolétariat ( ceux qui n’ont que leur force de travail) et la haute bourgeoisie ( ceux qui sont propriétaires des moyens de productions)

                      Votre propos est tendancieux et ouvertement criminologiste.

                      La question juive est comme son nom l’indique une analyse de Marx sur l’émancipation des juifs qui ne peut être réalisée véritablement que par l’extinction du capitalisme. La lutte des classes n’est pas la lutte entre le prolétariat et les juifs.


                    • Jonas 2 mai 22:49

                      @Michel Maugis "La question juive est comme son nom l’indique une analyse de Marx sur l’émancipation des juifs qui ne peut être réalisée véritablement que par l’extinction du capitalisme."

                      Pour Karl Marx, c’est l’inverse, l’extinction du capitalisme ne peut être réalisée véritablement que par l’émancipation des juifs :
                      « Le Juif qui n’est, par exemple, que toléré à Vienne préside, par sa puissance d’argent, aux destinées de tout l’Empire. Le Juif, qui peut être dépourvu de droits dans le plus petit État d’Allemagne, décide du sort de l’Europe »
                      « Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en s’étant approprié la puissance de l’argent, mais aussi quand, par lui et sans lui, l’argent est devenu la puissance mondiale et l’esprit pratique juif est devenu l’esprit pratique des peuples chrétiens. »

                      « Sur la question juive » Karl Marx (1844)


                    • Michel Maugis Michel Maugis 3 mai 00:44

                      @Jonas

                      On ne trouve pas ce que vous inventez, par pure crapulerie.

                      Votre interprétation n’a aucun sens.


                    • Jonas 3 mai 01:16

                      @Jonas « On ne trouve pas ce que vous inventez, par pure crapulerie. »

                      C’est dans l’édition La Fabrique :« Sur la question juive » Karl Marx p66, disponible sur amazon, ou dans toute bonne FNAC qui se respecte, je ne suis pas responsable, moi, de votre ignorance.

                      ----------------------------------------------
                      « Votre interprétation n’a aucun sens. »

                      Ce n’est pas mon interprétation, c’est celle de Karl Marx.



                    • Michel Maugis Michel Maugis 3 mai 17:34

                      @Jonas

                      Apprenez à comprendre ce que vous lisez.

                      Karl Marx ne dit pas que le capitalisme sera éliminé une fois réglée la question juive ! C’est votre interprétation frauduleuse et criminelle.

                      C’est une crapulerie pure, et vous le savez, car vous refusez d’expliquer votre interprétation.
                      Ce n’est pas seulement la question juive qui sera résolue, mais aussi beaucoup d’autres problèmes sociétaux une fois que le capitalisme sera éteint par ses propres contradictions qui deviennent insurmontables sans devoir recourir à la Barbarie.

                      Ce ne sont pas les juifs qui ont créé le capitalisme, c’est le propre mouvement de l’histoire.

                      ps : vous feignez de croire qu’en recopiant des textes vous allez me convaincre de vos interprétations. C’est la méthode des idiots qui ne savent pas donner une explication de texte de leur crue. C’est tournez en rond, car il n’y a que ça que vous savez faire.


                    • Jonas 4 mai 02:04

                      @Michel Maugis « Karl Marx ne dit pas que le capitalisme sera éliminé une fois réglée la question juive ! »

                      C’est pourtant ce que dit Karl Marx :
                      "En s’émancipant du marchandage et de l’argent, par conséquent de la juiverie réelle et pratique, L’ÉPOQUE ACTUELLE S’ÉMANCIPERAIT ELLE-MÊME."

                      L’époque actuelle s’émanciperait, si on arrivait à l’émanciper de la juiverie réelle et pratique. C’est Karl Marx qui le dit !


                    • michel maugis michel maugis 7 mai 19:42

                      @Jonas

                      Définitivement vous ne savez pas lire. Et surtout vous ne voulez pas, ou ne savez pas faire un raisonnement,

                      Je vais vous donner une explication de texte.

                      1. Faisant abstraction de la partie entre virgules. Nous obtenons, En s’émancipant du marchandage et de l’argent l’époque actuelle s’émanciperait elle-même.
                      2. Cela veut dire : En s’émancipant du CAPITALISME l’époque actuelle s’émanciperait elle-même. Dont, en particulier, les juifs.
                      3. EMPLOI DE LA VIRGULE :Pour isoler ou encadrer des mots, groupes de mots ou propositions mis en apposition et qui donnent des informations complémentaires :
                        L’enfant, épuisé par cette première journée d’école, s’est rapidement endormi.
                        Martin, le plus chanceux des hommes, a encore gagné à la loterie.
                        Cette chanson, que tout le monde apprécie, est pourtant très ancienne.

                      4. Donc : « par conséquent de la juiverie réelle et pratique » est une information complémentaire sur ce qu’est le capitalisme. Elle confirme que c’est bien le capitalisme qui CAUSE la question juive, puisque celle-ci est une CONSEQUENCE du capitalisme.

                      Moralité : Vous n’avez pas de morale, vous vous obstinez à répëter ce qui vous convient et sans réfléchir. 

                      PS : j’ai tardé à vous répondre car le « contact site » ne répond pas à ma demande de réinitialisation de mon mot de passe. J’ai dû me réinscrire de nouveau sous un autre login.


                    • Paul Leleu 1er mai 02:36

                      Onfray anti-communiste primaire... pas besoin de détails pour cela... ses interventions en suintent. C’est normal... il se revendique anarchiste libertaire... c’est à dire anarcho-individualiste-bourgeois-facho... pas étonnant qu’il soit médiatisé... L’anarchisme est l’idéologie de subversion légale... l’opposition africaine... elle est promue par toutes les pores du système (rock, jazz, cinéma, littérature, contre-culture, blabla)... pour aliéner la révolte des masses.

                      l’anarchisme permet de :
                      - dézinguer les vieilles structures et cultures qui entravent encore le capitalisme
                      - déstructurer les groupes de résistances organisés, efficaces et donc hiérarchisés
                      - promouvoir l’individualisme et la drogue dans les masses
                      - préférer la liberté bourgeoise à l’oppression communiste
                      - promouvoir des cultures exotiques hyper-réactionnaires au nom de la diversité
                      - donner un supplément d’âme aux jeunes jointés qui écoutent du rock
                      - vendre des t-shirt A et des fanzines
                      - occuper les gens avec des vieux gourous qui n’exerceront jamais le pouvoir


                      • Jean S 1er mai 04:31

                         

                         

                        A force de réécrire l’histoire à son avantage ou aux désavantages des autres, on fini par jouer la comédie.

                        Que les erreurs du passé d’extrême gauche, de gauche, de droite, d’extrême droite aient été toxiques personne n’en doute.

                        A force de s’insulter dans le passé c’est le présent er l’avenir que l’on ignore.

                        C’est aujourd’hui que les problèmes se pausent, hier c’est fini, demain ce n’est pas encore arriivé.

                        La déliquescence française, l’hippocrisie allemande, la lâcheté britanique sont bien plus préoccupantes aujourd’hui.

                        Tant que l’on laissera les junkers, ces suppots du dumping fiscal organisé aux sommets des institutions européennes nous resterons tous de gauche ou de droite les esclaves du FMI dirigé par les banquiers et une banquière stratège de France.

                        A quand une fiscalité pour toutes et tous équitable et à quand une fiscalité sur les revenus du travail réduite à echelon d’une TVA. A quand une fiscalisation de tous les acteurs de l"économie, à quand une fiscalisation des robots, à quand uns fiscalisation de tous les pollueurs, à quand une fiscalisation des bénéfices, à travers de tous les pays d’Europe sans passe droit et sans fuites fiscales.

                        A quand une élimination des couches de parasites de toutes obédiences et une vrai remise aux travail ?

                        Quel parti politique a mis ça à son programme ?

                        Combien de pays d’Europe sont aux mains de la droite en collusion avec l’extrême droite ?

                        Ce seraient les Salvini, les Orban, les Lepen, les De Wever qui nous sauveront ?

                        Si il n’y a pas le feu, il couve ! Ou sont les pompiers ?


                        • Dom66 Dom66 2 mai 11:15

                          @Jean S
                          Bonjour, 
                          « C’est aujourd’hui que les problèmes se pausent, hier c’est fini, demain ce n’est pas encore arrivé »
                           Très bons commentaire que je « plusssse » des des mains smiley
                          Merci


                        • Toldo 1er mai 06:49

                          Dans cette affaire finalement les plus pervers c est une fois de encore les ricains 

                          qui ont armés Hitler . Mais sur cette question Onfray ne se prononce pas. Cela permet d’évaluer son niveau d’ honnêteté. 


                          • Christian 1er mai 07:53

                            Dans le livre La guerre des ondes

                            P. 35
                            […] Goebbels dispose en outre de deux postes « noirs » supposés émettre de France : « La Voix de la paix – Réveil de la France, poste de la révolution française nationale », et « Radio humanité ».Il les a lancés au début de 1940 en réplique à la création du côté français des deux postes pseudo-clandestins, les « radios allemande et autrichienne de la liberté » ; il ne cesse d’accroître leur puissance.
                            Si l’on ajoute que Radio Madrid célèbre la toute-puissance des armées allemandes, que Rome s’affirme solidaire du Reich, que Radio Moscou émet depuis le 20 mai sur grandes ondes et concourt aussi à l’offensive de démoralisation, l’auditeur français est assiégé de voix hostiles. Mis à par la Suisse-romande, c’est la coalition des ondes européennes contre les Franco-Anglais. La tentation d’écouter la radio allemande est d’autant plus grande que le communiqué de la Wehrmacht diffusé en début d’après-midi a pratiquement dix-huit heures d’avance sur ce qu’annoncera le communiqué français du lendemain matin et que,d’autre part, Stuttgart diffuse des listes de prisonniers français.
                            La consigne énoncée par Goebbels lors de la conférence de directives du 17 mai est de créer par tous les moyens une atmosphère de panique en France

                            *****

                            Manifestement l’attitude de Moscou a ce moment précis de la guerre est loin, très loin du rôle de libérateur..


                            • Onfray est un génial provocateur,...qu’il continue. Un franc-tireur. En critiquant Freud, mais en utilisant la psychanalyse pour ce faire, il réhabilité la psychanalyse.

                              Avant de mourir, Hitler aurait exprimé sont admiration pour Staline (je ne retrouve pas l’article,...),....


                              • Excepté Aragon, tous le surréalistes sont revenus du communisme,...sans pour autant approuver le nazisme.


                                • Areole 1er mai 10:43

                                  Très, très long article, grassement référencé, dégoulinant de propagande mais, intéressant à plus d’un titre...

                                  1) toutes les références citées sont exactes,

                                  2) toutes les références d’Onfray sont exactes,

                                  3) les communistes, les capitalistes, qu’ils soient français, américains ou allemands, n’ont pas de patrie mais des intérêts,

                                  4) que ceux-ci, main dans la main et couteau dans le dos, aient joué à fond l’opportunisme de guerre comme arme stratégique de domination est la seule certitude.

                                  L’exégèse historique à des fins partisanes est un passe-temps non dénué d’arrière-pensées. Vous vous y consacrez avec une belle persévérance.

                                  Les gueux, éternels cocus de leurs promesses non tenues, vous applaudissent.


                                  • Jelena Jelena 1er mai 13:03

                                    @Areole : En 1914, le principal objectif pour l’Allemagne était d’attaquer la Russie avant qu’elle se modernise. 25 ans plus tard - qu’importe que la Russie soit blanche ou rouge - l’objectif était de détruire cette « rivale économique ».


                                  • Michel Maugis Michel Maugis 2 mai 14:17

                                    @Jelena

                                    Et de nos jours, c’est toujours et encore le même objectif : empêcher que la Russie et d’autres peuples se développent, car la terre appartient aux racistes européens dont l’état fasciste US provient.



                                    • Garibaldi2 2 mai 09:56

                                      @Sharpshooter - Snoopy86

                                      Il reste une question majeure : les nazis étaient totalement anticommunistes, de même que Pétain. Le PCF était interdit en France.

                                      Quels journalistes étaient censés rédiger L’Humanité sous l’Occupation, et quels lecteurs étaient censés l’acheter ?

                                      C’est en posant ces simples questions qu’on se rend compte qu’il y a un sérieux hic a cette théorie !

                                      Jamais aucun document signé par un membre du PCF demandant cette reprise de la parution n’a été découvert.


                                    • Michel Maugis Michel Maugis 2 mai 14:53

                                      @Garibaldi2

                                      Et même s’ils existaient, cela ne démontrerait absolument pas une collusion entre les communistes et les nazis.

                                      Il était très clair que les communistes étaient SOLIDAIRES avec l’URRS, le bastion fondamental qu’il fallait sauver à tout prix. D’où des manoeuvres tactiques du PCF dans la clandestinité qui ne tachent en rien la lutte du PCF contre le fascisme.

                                      Les petits fauxculs de ce site se veulent donner des beaux lauriers alors qu’ils reconnaissent tous implicitement qu’ils étaient du côté de Hitler en ne déclarant pas ce qu’ils sont aujourd’hui !!

                                      Des belles ordures ANTICOMMUNISTES qui déclarent que Guaido est le « président en charge » du Venezuela, que « toutes les options sont sur la table » etc...
                                      La classe fasciste est au pouvoir en France, mais elle est piégée par son propre discours fauxcul des « droits de l’Homme », de la « démocratie » et de la « liberté ».

                                      Cette droite fauxcul pleure sur l’incendie de Notre Dame et comme ce charlatan de Onfray, ne dit rien sur les milliers d’incendie qu’elle provoqua en Libye et en Syrie.


                                    • mmbbb 1er mai 11:04

                                      @ Sarte l intello de service se rendait a Moscou . L écrivain Soljenistsyne refusa de le recevoir Quant a Beauvoir , elle n pas eu un comportement exemplaire Vous oubliez de citer Jacques Doriot , une omission qui parait douteuse . Il ne fut pas le seul coco a collaborer Quant a Staline , vous oubliez de citer que ce grand homme a envoyé beaucoup de scientifiques et d ingenieurs au Goulag,. La Russie prit du retard . Comme vous l avez cite Trumman, les USA etablirent un plan et finança l armee russe «  pret bail » qui fut lance par Roosevelt .

                                      Votre parti pris sur la revolution fancaise est hâtive. La revolution francaise contenait dans sa genene le totalitarisme. Staline n a rien invente , Il n a fait qu un copier coller ,Purge, police politique terreur et genocide celle des vendens Staline bousilla les etnies notamment . On peut meme affirme que Lenine presenta une figure angelique lorsqu il fusilla la famille Romanov alors que les revolutionnaires francais se conduiserent comme des barbares a l encontre du Dauphin qui n etait qu un adolescent . Son coeur fut arraché . Collot d Herbois aurait pu siege dans un tribunal sovietique 

                                      Quant a votre conclusion, lorsque vous aviez la main mise intellectuelle apres la guerre , c ’est la methode que vous utilisiez D ailleurs les intellos francais etaient tellement honnetes qu ils affirmaient « je préfère avoir tord avec Sarte que d avoir raison avec Aron » .

                                      Un des rares ecvrivains : Etiemble " écrivit « [la réalité me] purge de mes fantasmes, ou du moins de mes illusions de 1934 prétendument marxistes : en fait, bêtement staliniennes ».

                                      Néanmoins, il est vrai que tous les cocos francais ne furent pas des salauds , et combattirent mais ce ne furent pas les seuls .

                                      L histoire est une construction problématique et incomplete : Pierre Nora 

                                      Votre construction ne consiste qu a demolir Onfray , ce n ’est pas de l histoire .

                                      NB Hitler avait d excellents ingenieurs , la faiblesse d Hitler comme tout les dcitacteurs est s etre enferme mentalement . 


                                      • Spartacus Spartacus 1er mai 12:00

                                        Éternels négationnistes le cocos.

                                        Faut il rire ou pleurer de leurs circonvolutions a s’auto-transformer les réalités de ne pas être dans le camp des pourris.

                                        Les Goulags ? de joyeux camps de vacances vous n’avez rien compris

                                        L’invasion de la Pologne ? on les a forcé

                                        Katin ? Il ont demandés a être massacrés, on les a juste écouté.

                                        Staline ? Un gentil petit vieux. Quoi d’autre ?

                                        Invasion de la Finlande ? Juste pour rire.

                                        Invasion de lEstonie ? On c’est trompé de direction on croyait que c’était l’Alemagne

                                        L’occupation des ex pays de l’Est ? C’était pour pas que la liberté les tue. Comme chacun sait la liberté est une maladie.

                                        Triste dénis.


                                        • Jonas 1er mai 12:55

                                          "Guy Môquet est arrêté par la police de Vichy le 13 octobre 1940, non pas comme résistant, mais comme communiste stalinien appelant à pactiser avec l’occupant nazi.”

                                          Lorsque à la stupeur générale, Staline conclut un pacte de non-agression avec Hitler le 23 août 1939, les communistes deviennent de fait alliés des nazis, Édouard Daladier signe alors un décret-loi du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste.

                                          C’est en tant que communiste militant contre le régime de Vichy que Guy Môquet est arrêté après la défaite de la France le 13 octobre 1940, Guy Môquet est contre la guerre, pour la paix entre les peuples, et pour que les Français puissent travailler en Allemagne, car « Les soldats allemands sont vos frères, pactisez, ne vous trompez pas, votre ennemi c’est le grand capital, les trusts de France, d’Angleterre, d’Amérique »

                                          Comble de l’ironie, quand les allemands voudront faire des représailles suite à un attentat à la bombe contre le commandant des troupes d’occupation en Loire-Inférieure Karl Hotz en octobre 1941 (les communistes sont alors entrés dans la résistance après l’invasion de l’URSS par Hitler le 21 juin 1941), les services du ministre de l’Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu, proposent une liste de 61 noms, des otages essentiellement communistes, dont Guy Môquet, « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français ».


                                          • Jonas 2 mai 00:14

                                            @Jonas
                                            TRAVAILLEURS FRANÇAIS ET SOLDATS ALLEMANDS

                                            « Il est particulièrement réconfortant, en ces temps de malheur, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit sur la rue, soit au bistro du coin.
                                            Bravo camarades, continuez, même si ça ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.
                                            La fraternité des peuples ne sera pa
                                            s toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante. »
                                            L’Humanité - 4 juillet 1940


                                          • Jonas 2 mai 00:24

                                            @Jonas

                                            LE PEUPLE DE FRANCE VEUT LA PAIX
                                            « Il demande d’énergiques mesures contre tous ceux qui, par ordre de l’Angleterre, impérialiste, voudraient entraîner à nouveau les Français dans la guerre.
                                            Il demande la conclusion d’un pacte d’amitié franco-soviétique qui compléterait le pacte germano-soviétique et serait la garantie de la paix en Europe. »

                                            L’Humanité 4 juillet 1940


                                          • CN46400 CN46400 2 mai 08:12

                                            @Jonas
                                            Parceque, comme Pétain et ses sbires, les communistes ne peuvent pas être de « bon français »..... Alors racisme ou criminalisation de la pensée ?


                                          • Jonas 2 mai 08:22

                                            @CN46400 "Parceque, comme Pétain et ses sbires, les communistes ne peuvent pas être de « bon français »..... Alors racisme ou criminalisation de la pensée ?"

                                            On ne peut pas être un bon Français en adhérant à l’idéologie communiste, tout simplement parce que c’est une idéologie internationaliste, qui s’oppose à l’idée de nation.


                                          • Garibaldi2 2 mai 11:49

                                            @Jonas

                                            Nombre de communistes n’ont pas attendu l’invasion de l’URSS pour être résistants, le PCF étant clandestin depuis 1939, ils sont déjà résistants après la Débacle, et condamnés comme tels par les tribunaux de Pétain. Dès août 1940, Georges Guingouin, communiste, déjà dans la clandestinité, où il a été soigné par Jules Fraisseix, communiste maire d’Eymoutiers, diffuse un ’’appel à la lutte armée’’.


                                          • Jonas 2 mai 23:08

                                            @Garibaldi2 "Nombre de communistes n’ont pas attendu l’invasion de l’URSS pour être résistants, le PCF étant clandestin depuis 1939, ils sont déjà résistants après la Débacle, et condamnés comme tels par les tribunaux de Pétain.« 

                                            Ils sont résistants contre le régime de Vichy, pas contre les Allemands. Le journal communiste »L’Humanité« appelle d’ailleurs à fraterniser avec les Allemands, pour la paix entre les peuples :
                                            FRATERNITÉ FRANCO-ALLEMANDE
                                             »Les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient.
                                            Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison pour avoir défendu la paix, quand on dit que en 1923, les communistes se dressèrent contre l’occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande.« 

                                            Journal communiste »L’Humanité" - 13 juillet 1940


                                          • Garibaldi2 7 mai 10:38

                                            @Jonas

                                            L’Humanité du 13 juillet 1940, détenue par la BNF est un document ronéotypé dont on ne connaît pas le(s) rédacteur(s).


                                          • Toldo 1er mai 15:11

                                            En sommes, bravo Pucheu ! bravo Pétain ! bravo Lepen ! bravo Soral ! 

                                            Décidément décidément l’anticommunisme et une patologie incurable 


                                            • Eric F Eric F 1er mai 15:12

                                              Onfray se veut briseur d’idoles (la religion a été sa première cible), alors il casse tout ce qui a une portée symbolique. Ayant été, tour à tour, à peu près contre tout, il peut être le référent des libertaires, des cosmopolites, des identitaires, des islamistes et des islamophobes.


                                              • Toldo 1er mai 15:35

                                                Le 1er mai 1995 Brahim Bouarram fut jeté dans la Seine par des manifestants issus d’un cortège Front national. 


                                                • McGurk McGurk 1er mai 15:37

                                                  Quand bien même chaque parti a fait son possible pour sauver son pays, il n’en existe pas moins que l’URSS lorgnait aussi sur la Pologne et que cette invasion lui a permis à la fois d’agrandir son territoire, son influence et idéologie.

                                                  Staline était très naïf car il n’a pas vu le piège qui lui a été tendu et encore moins que l’armée allemande se retournerait contre lui. Ils ont certes fait de gros dégâts aux nazis mais n’auraient pas gagné sans l’appui des européens en armes, munitions, pétrole et vivres.

                                                  Il est parfaitement exact qu’à l’époque, en France, le PC était piloté de loin par les Russes et que le véritable objectif n’était pas la démocratie, loin de là. C’était plutôt l’effet domino comme en Allemagne. Ensuite, on a bien pu constater que le « rêve communiste » (cf. les pays de l’est) était plus un cauchemar qu’autre chose.


                                                  • Eric F Eric F 1er mai 17:24

                                                    Avant l’attaque de juin 1941, les agents de renseignement soviétiques en Allemagne avaient informé qu’Hitler massait des troupes à la frontière, mais Staline n’a pas voulu les croire les accusant de céder à l’intoxication des alliés.
                                                    En 39 et 40 il y a eu des accords commerciaux, l’URSS a livré des matières premières à l’Allemagne et échange de matériel, dont de l’armement
                                                    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Relations_%C3%A9conomiques_entre_l%27Union_sovi%C3%A9tique_et_l%27Allemagne_nazie#Crise_allemande_des_mati%C3%A8res_premi%C3%A8res_et_besoins_sovi%C3%A9tiques


                                                  • julius 1ER 1er mai 18:22

                                                    . Ils ont certes fait de gros dégâts aux nazis mais n’auraient pas gagné sans l’appui des européens en armes, munitions, pétrole et vivres.

                                                    @McGurk
                                                    tu devrais te relire avant d’écrire de telles âneries !!!!
                                                    les européens fournissant du pétrole aux russes .... çà c’est la perle de l’année !!!
                                                    on se demande encore pourquoi les Nazis ont voulu forcer le « verrou » de Stalingrad ???


                                                  • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 1er mai 18:29

                                                    @McGurk

                                                    Non, la Russie aurait vaincu l’allemagne seule, le coup d’arrêt, c’est l’échec de la prise de Moscou en nov/déc 1941 et le premier recul allemand, bien avant les premiers convois d’aide militaire de l’ouest qui n’ont commencé réellement qu’au printemps 1942. L’aide fut néanmoins substantielle, elle a permis à l’armée rouge de gagner plus rapidement, mais ne fut pas décisive. Disons que si elle n’avait pas eu lieu, peut être que les américains auraient pris Berlin avant les Russes.


                                                  • Eric F Eric F 1er mai 19:28

                                                    @TARTOQUETSCHES
                                                    L’ouverture du front occidental avec le débarquement -longtemps demandé par les soviétiques a contraint les Allemands à diviser leurs forces entre les deux fronts, permettant à l’armée rouge de renforcer l’offensive de manière décisive.
                                                    Aucun des deux blocs n’aurait réussi seul, c’est la conjonction de l’Ouest et de l’Est qui a conduit à la victoire.


                                                  • CN46400 CN46400 1er mai 20:26

                                                    @Eric F
                                                    Vous devriez étudier Staline ailleurs que dans le Wikipédia français, vous risqueriez d’apprendre que ce dictateur a acquis ses immenses pouvoir de la conviction, partagée par beaucoup de soviétiques, que le danger principal viendrait d’une coalition anticommuniste occidentale. C’est pour cela qu’il a mis un terme à la NEP de Lénine en 27, et mis sur pied, avec les moyens du bord (travail forcé entre autre) un appareil militaro-industriel qui s’est avéré capable de dominer les forces continentales conduites par les nazis. 
                                                     Mais il faut reconnaître que les britanniques et les USA n’ont pas suivi Hitler, ce qui n’était pas neutre pour l’URSS.
                                                     En juin 41, 22 mois seulement après le pacte avec Hitler, Staline savait que ses défenses ouest étaient encore fragiles, mais qu’à partir de juillet la « fenêtre de tir » pour Hitler se refermerait pour un an, d’où sa prudence contre toute action qui pourrait stimuler le dictateur nazi qui, de son coté, faisait, en l’inversant, le même calcul. Joukov a même révélé qu’il a refusé un proposition d’attaque préventive de certain généraux.
                                                     Cela pour repréciser que les « révélations » du rapport Kroutchev de 56, qui sous tendent votre raisonnement ne sont que des manipulations opportunistes visant à faire porter au leader disparu des responsabilités qui concernaient plutôt les chefs du moment.


                                                  • Eric F Eric F 1er mai 20:36

                                                    @CN46400
                                                    Ce n’est pas entièrement contradictoire. Concernant la question de l’accord économique et la surprise de Staline lors de l’attaque allemande, ce document russe formule les mêmes remarques. https://fr.sputniknews.com/societe/201204281022385098-hitler-staline-seconde-guerre-mondiale/


                                                  • TARTOQUETSCHES TARTOQUETSCHES 1er mai 21:22

                                                    @Eric F

                                                    Je parlais du Lend Lease, vous abordez un autre sujet.


                                                  • CN46400 CN46400 1er mai 22:26

                                                    @Eric F
                                                    Les historiens russes actuels ne sont, globalement, guère plus pertinents que les français. Ils traînent Staline dans la boue avec autant d’entrain que leurs anciens le portaient au pinacle.
                                                     A Moscou, comme a Paris, même si cela se calme lentement, Staline est une source de devises fortes, alors.. on écrit ce que les éditeurs veulent vendre. Un français, Jean Ellestein, alors communiste, a décrit Staline imbibé dans la vodka pendant la semaine suivant l’attaque allemande, et rien sur le fameux discours du 2 juillet (Frères, soeurs...) sorti, évidemment, plutôt de la divine boisson que d’un crâne normalement intelligent...Il a fallu que des généraux comme Joukov, (2 tomes de mémoire dont un censuré sous Brejnev) montent au créneau pour démolir l’image taillée par Kroutchev montrant Staline conduisant la guerre sur une mappemonde pivotante à la manière de Hitler dans le film de Chaplin : Le Dictateur.
                                                     Admettre que Staline était un bourreau de travail, ne le rend ni moins cruel, ni plus intelligent, mais cela aide à comprendre la rationalité qui guidait ses actes. Lorsqu’en 37-38 il fait exécuter 800 000 membres du PC dont aucun, sans doute, ne méritait une telle sentence, il masque les 3 ou 4 millions, ou plus, qui sont embauché gratuitement dans les goulags du plan quinquennal en cours. Dans un monde de brutes, Staline tenait son rang...


                                                  • Eric F Eric F 1er mai 23:08

                                                    @TARTOQUETSCHES
                                                    oui, on est d’accord qu’il s’agit d’un autre aspect de l’apport occidental sur la victoire commune.


                                                  • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 18:22

                                                    Les prises de position politiques d’Onfray m’agacent de plus en plus, et je n’ai pas une envie particulière de prendre sa défense, mais quand il souligne l’attitude pour le moins ambiguë du PCF au début de la guerre, il ne fait que rappeler ce que le travail des historiens a pu nous apprendre.

                                                    Certes après la dénonciation du pacte germano-soviétique, l’Allemagne deviendra automatiquement l’ennemie du PCF puisque l’Allemagne est désormais l’ennemie de Moscou, mais tant que les Soviétiques sont les alliés du IIIe Reich, le PCF ne voit aucune raison d’être hostile à ces braves travailleurs allemands qui débarquent à Paris sous l’uniforme de la Wehrmacht : travailleurs de tous les pays, unissez-vous ! Une « franche collaboration », comme on dira plus tard du côté de Laval, ne paraissait pas radicalement exclue.

                                                    Le PCF après la guerre se présentera comme le « parti des fusillés ». Personne ne songerait à nier le lourd tribut que ses militants ont payé, un peu plus tard, dans la résistance à l’occupation, et c’est ce qui fait que le PCF a toujours bénéficié, après la guerre, même chez les gaullistes, d’une certaine indulgence.

                                                    Quand on y regarde de plus près, quand on voit le bilan de l’histoire, c’est une autre affaire ! Sans doute, en théorie, le communisme n’a jamais officiellement été raciste ou belliciste, comme l’hitlérisme. Dans la réalité, il faudrait quand même beaucoup nuancer. Le massacre délibéré de l’élite de l’armée polonaise dans la forêt de Katyn, par exemple, était tellement caractéristique des crimes nazis qu’on a longtemps cru qu’il avait été commis par l’Allemand. Il aura fallu l’ouverture des archives soviétiques après la chute du communisme pour que les Russes soient bien obligés de reconnaître l’évidence : c’était bien l’ouvre des communistes.

                                                    Faut-il par ailleurs rappeler l’holodomor en 32 ? Entre un et deux millions de Cambodgiens massacrés par Pol Pot ? Ce n’est pas le vrai communisme, diront les naïfs, mais le vrai, on ne l’a encore jamais vu, on n’a vu que ses simulacres, lesquels ne différent en rien de de l’horreur nazie.

                                                    Extrait d’un article de Wikipedia :

                                                    https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_Parti_communiste_fran%C3%A7ais

                                                    . La ligne officielle du parti, émanant de Moscou et appliquée normalement par la Section française de l’Internationale communiste, ne met pas en priorité la lutte contre les nazis. Il est donc envisagé de sortir une Humanité légale (les autres journaux le sont), qui, passée au filtre de la censure, aurait adopté une neutralité vis-à-vis de l’occupant. Les pourparlers concernant le journal avortèrent finalement du fait des Allemands. Hitler désavoua Otto Abetz qui tentait d’amadouer les communistes désorientés. De leur côté, les autorités de Vichy obtinrent gain de cause pour empêcher la légalisation du parti.

                                                    Tant que durent les négociations, soit jusqu’à la fin d’août, on ne trouve dans les numéros clandestins du journal aucune attaque explicite contre l’occupant. En échange, note Peschanski, Abetz libère plus de 300 communistes emprisonnés depuis l’automne 1939. Le terme de « fraternisation » apparaît dans les numéros 59 et 61 de l’Humanité clandestine qui sortent respectivement le 4 et le 13 juillet :

                                                    « Les conversations amicales se multiplient entre travailleurs parisiens et soldats allemands : Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison et qu’en 1923, les communistes se dressèrent contre l’occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande. »

                                                    Simultanément avec les démarches confidentielles pour la reparution de l’Humanité, la direction du Parti mène une politique de légalisation. Après neuf mois de clandestinité, il s’agit de profiter du vide politique pour réoccuper le terrain. Les élus locaux et les responsables syndicaux sont invités à sortir de leurs tanières pour reprendre le chemin de leurs permanences, à réoccuper les municipalités perdues, à effectuer des prises de parole. Cette ligne, suivie approximativement de juin à septembre, s’avère un désastre complet.


                                                    • CN46400 CN46400 1er mai 19:33

                                                      @Christian Labrune
                                                      Quelques précisions qui vous échappent, comme à Onfray :
                                                      1- Le seul parti d’avant guerre à avoir été interdit jusqu’en 44 est le PCF...
                                                      2-le seul journal quotidien, à être interdit aussi, est « l’Humanité »
                                                      3- en conséquence, les communistes français ont fait l’expérience de la répression et tiré quelques profits de la clandestinité avec un an d’avance sur tous les autres. Aucun des quatre principaux dirigeants (Thorez, Frachon-Duclos-Tillon) ne seront capturés par les polices françaises ou nazies.
                                                       Et pourtant, aucun des autres grands courants d’opinion, n’a été aussi réprimé, (prison ou exécution) que le courant communiste....
                                                       Alors, que tous n’aient pas été parfaits soit, mais de grâce, pour avoir, à cette époque quelques chances de rencontrer un communiste, il valait mieux hanter les souterrains du Mont Valérien que les couloirs des hotels de Vichy...


                                                    • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 20:51

                                                      les communistes français ont fait l’expérience de la répression et tiré quelques profits de la clandestinité avec un an d’avance sur tous les autres.

                                                      =============================
                                                      @CN46400
                                                      Systématisations bien hasardeuses ! Raymond Aron, -n’allez pas me dire qu’il était communiste, celui-là  !- est arrivé à Londres dans la semaine qui a suivi l’appel du 18 juin et il n’était peut-être même pas le premier. Dans les semaines qui ont suivi, beaucoup d’autres sont arrivés. Ca ne constituait certes pas encore une armée, mais c’était déjà l’embryon de la France libre. Où en étaient, à cette époque-là, les militants du PCF ? Ils ne savaient pas encore très sur quel pied danser :

                                                      Wikipedia article « Parti communiste français » :
                                                      « Mais en parallèle, des militants communistes s’impliquent dans la Collaboration. En juin 1940, des militants suivis de près par Jacques Duclos et Maurice Thorez demandent aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître légalement L’Humanité. En dépit des promesses obtenues par les Allemands, l’autorisation n’est pas accordée. Par ailleurs, Marcel Gitton, ancien numéro trois du parti, regroupe d’anciens députés communistes du Groupe ouvrier et paysan et fonde en 1941 le Parti ouvrier et paysan français (POPF), qui milite pour la Collaboration. »

                                                      Que les communistes engagés dans les maquis et dans la violence des combats de la résistance, par la suite, en aient terriblement bavé, que beaucoup soient morts en héros, cela ne fait aucun doute, et ils méritent gratitude et admiration. Personne ne songerait à le nier.


                                                    • CN46400 CN46400 1er mai 21:15

                                                      @Christian Labrune
                                                      1-Le 18 juin 40 il y a 10 mois que le PCF est interdit et que ses militants, connus ou supposés, non ou mal planqués et non mobilisés, sont convoqués, un par un, (510 dans le Lot) dans les gendarmeries pour leur demander de renier leurs idées politiques. Ceux qui refusent sont envoyés dans des camps spéciaux comme Buzet dans le 47 ou Nexon (87)etc.
                                                      2-C’est Thorez, de Moscou, qui stoppera la maneuvre pour la reparution de l’Huma, alors que tous les autres quotidiens paraissent normalement.
                                                      3-Gitton, comme d’autres, dans tous les autres partis a trahi, il a été puni....


                                                    • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 21:54

                                                      @CN46400

                                                      N’importe quel républicain, avant comme après la guerre, s’il était un peu intelligent, ne pouvait que se méfier d’un parti qui obéissait, le doigt sur la couture du pantalon, à une puissance totalitaire dont on n’ignorait déjà plus, après les procès de Moscou, les horreurs qu’elle était capable de commettre. Ne faites pas des communistes des anges. Ils devinrent patriotes -pour la galerie !- après la guerre parce que cette posture pouvait leur être profitable, mais ils ne l’avaient jamais été auparavant. Leur dévotion imbécile au camarade Staline, jusqu’à sa mort en 53 et même au-delà, ne se démentit jamais. L’ode à Staline, de Paul Eluard, chef d’oeuvre de la connerie universelle, écrite en vers de mirliton, date de 1950.
                                                      Blum, qui s’était élevé, à l’époque de la drôle de guerre, contre les mesures que vous évoquez et ces sortes de persécutions, n’était pas idiot au point de croire qu’il fallût faire confiance à un parti vendu corps et âme au totalitarisme stalinien.


                                                    • CN46400 CN46400 2 mai 08:02

                                                      @Christian Labrune
                                                      N’importe quel républicain juge les gens en fonction de leurs actes et pas en fonction des idées qu’on peut leur préter. En 39 le PCF est connu concrètement pour avoir soutenu et participé au Front Populaire et ses avancées sociales et à la défense de la République espagnole.
                                                       Pourtant c’est sur leur position politique, dans un affaire qui ne concernait la France qu’à la marge, que les communistes et leurs parlementaires furent réprimés et emprisonnés.....


                                                    • Christian Labrune Christian Labrune 2 mai 08:54

                                                      @CN46400

                                                      La première chose que fit De Gaulle rentré à Paris après la Libération, ce fut aussi de désarmer les FTP après les avoir ostensiblement snobés comme l’a souvent rappelé le colonel Rol-Tanguy.

                                                      Ca peut paraître injuste ou inélégant, mais De Gaulle avait ses raisons. Il savait très bien qu’une large majorité de Français avaient soutenu, du moins dans les premiers temps, le Maréchal, étaient des collabos, et que les vrais résistants de la première heure n’avaient pas été bien nombreux. S’il avait fallu se livrer à une épuration rigoureuse, avant de confier la tâche à la magistrature, il aurait fallu épurer la magistrature, et il n’y serait pas resté grand monde pour faire le boulot. Une large majorité du peuple français aurait bien dû se retrouver sous les verrous, frappée d’indignité nationale, et ce n’était pas possible.

                                                      Les FTP communistes, s’ils n’avaient pas été désarmés, se seraient très bien chargés eux-mêmes du sale boulot, et ils avaient déjà commencé. Pas mal de pauvres bougres, qui n’étaient pas vraiment des collabos mais qui étaient assurément des anti-communistes, sont vite allés dans l’autre monde. Le parti se chargea même d’éliminer en son sein ceux qui avaient pu, à un moment ou à un autre, ruer dans les brancards. Il y eut des exécutions sommaires, comme dans la forêt de Katyn, mais à plus petite échelle, et de nombreux historiens ont déjà fait la lumière là-dessus.

                                                      Je vous renvoie au premier article que je trouve sur le Net et qui traite de ces questions.

                                                      https://next.liberation.fr/livres/2012/12/07/liberation-de-paris-les-ftp-couteau-entre-les-dents_865970


                                                    • julius 1ER 1er mai 18:49

                                                      Excellent article qui remet très bien les pendules à l’heure !!!

                                                      Comme si ce n’étaient pas les Accords de Munich" qui ont poussé l’URSS à signer le Pacte Germano-soviétique !!!

                                                      Combien de temps encore, on va dédouaner les gouvernants Franco britanniques (Daladier/ Chamberlain ) et les absoudre de ce péché mortel, ??? qu’en plus Onfray en remette une couche voila qui est vraiment splendide !!!

                                                      de plus dès 39 lorsque le PCF devient illégal et doit entrer en clandestinité l’on doit comprendre quand -même que la clandestinité est un statut précaire en tous points, aussi pour faire vivre une organisation clandestinement et informer tous ses membres c’est très compliqué et c’est pourquoi il est très difficile d’avoir une unité de vue dans un parti qui est déclaré hors la loi et c’est pourquoi cette précarité de citoyens français (même s’ils étaient communistes est tout bonnement scandaleuse et injustifiée !!!

                                                      pour les communistes c’était quand-même la double-peine dès 1939,par le gouvernement Daladier, puis ensuite en 1940, par l’Etat vichyste et ensuite par les Nazis bien avant 1941 comme si les Nazis prenaient des gants, que ce soit avec les communistes allemands, espagnols ou autres .....

                                                      d’ailleurs ne se sont ils pas fait livrer dès les premières heures d’occupation, tout ce qui ressemblait peu ou prou à un communiste pour vite leur faire goûter aux joies des camps de concentration.....

                                                      qu’il y ait encore des gens qui fassent de l’anti-communisme primaire avec ce genre de faits n’est pas pour m’étonner, un réactionnaire restera toujours un réactionnaire et sera toujours à réécrire l’Histoire dans le sens de ses intérêts, même les plus vils ! ! 


                                                      • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 21:04

                                                        Combien de temps encore, on va dédouaner les gouvernants Franco— britanniques (Daladier/ Chamberlain ) et les absoudre de ce péché mortel, ???

                                                        =======================================
                                                        @julius 1ER

                                                        A mon avis, vous perdez bien inutilement votre énergie. Vous feriez mieux de vous demander ce qu’est en train de faire le gouvernement actuel de la France, soutenant encore un régime islamo-nazi qui, à Téhéran, persécute tout un peuple depuis quarante ans, menace crapuleusement la paix du monde et plus directement l’Europe.

                                                        De retour de la conférence de Münich, Daladier voit la foule des Parisiens venus l’applaudir à son arrivée au Bourget, soulagés qu’il ait enfin réussir à « sauver la paix ». On lui prête ce mot, dès qu’il les voit en sortant de l’avion : « Les cons ! ».

                                                        Après la conférence de Vienne sur le nucléaire iranien, s’il avait encore été là, qu’est-ce qu’il aurait pu dire, selon vous ?


                                                      • Esprit Critique 1er mai 19:56

                                                        Y en a marre des cons qui fond semblant de pas être au courant qu’en septembre 39 Hitler et Staline se sont partagé la Pologne, et d’ignore ce que Staline a fait des officiers polonais, a ce stade de pourriture ça me gave !

                                                        Et Maurice Thorez le traitre parti a Moscou en 39 alors que la France déclarait la guerre pour défendre la Pologne, pour revenir en 45 !


                                                        • Toldo 1er mai 20:52

                                                          @Esprit Critique
                                                          Y en a marre des cons qui fond semblant de pas être au courant des Accords de Munich 

                                                          « Et Maurice Thorez le traitre parti a Moscou en 39 ».
                                                          Pour vous il aurait fallu comme Guy Môquet qu’il soit fussillé . En quoi partir à Londres c’était mieux ? 


                                                        •  C BARRATIER C BARRATIER 1er mai 20:28

                                                          merci pour cette mise au point dans un bon article bien argumenté. Je confirme qu’autour de moi, les communistes alors très nombreux furent majoritaires dans leur entrée en Résistance.Il y eut les mouvements qui ne combattaient pas Vichy comme Franc Tireur mais qui ne supportaient pas l’occupation allemande. Il y eut les mouvements comme Libération qui combattirent immédiatement à la fois les « boches » et les pétainistes de Vichy.

                                                          Onfray n’est pas le seul à vouloir nous faire oublier les vrais combattants de terrain en particulier les FTP. L’idéologie même actuelle vous interdit de connaître la vérité sur les d’Astier, qui « portèrent de Gaulle ».

                                                          Voir France, Terre de Résistance, Agoravox


                                                          • titi 1er mai 21:39

                                                            @C BARRATIER

                                                            Il y a eu des résistants de tous les bords.

                                                            Il n’empêche que le PCF se manifeste seulement à partir de mai 41.
                                                            Le mouvement FTP est créé en octobre 41

                                                            Pendant ce temps le MLN est créé en aout 1940... et Libération en novembre 40.

                                                            Alors même que le PCF a déjà une organisation clandestine organisée dans le cadre de l’Internationale, qu’il était tout à fait possible d’activer dans un temps record.

                                                            C’est très clair : le PCF ne se manifeste que parce que Hitler a envahi l’URSS.


                                                          • Michel Maugis Michel Maugis 2 mai 14:23

                                                            @titi
                                                            « Il n’empêche que le PCF se manifeste seulement à partir de mai 41. »

                                                            Apprends à lire et à retenir, pauvre type. le PCF n’existait plus puisqu’interdit,

                                                            et les titis de l’époque se manifestèrent dès les années 1930..... du côté d’Hitler !!

                                                            Encore aujourd’hui, du côté de l’Otanazie et des ordures US.
                                                            Quand on est con on est con


                                                          •  C BARRATIER C BARRATIER 3 mai 18:01

                                                            @titi
                                                            J’habite dans la vallée d’Azergues
                                                            Les premiers resistants démarrent dès 1940, communistes. L’armée secrète apparaitra apres. 
                                                            Un livre que je suis en train de lire est rédigé par des anciens résistants, survivants, des témoignages avec les jours et l’heure, les sabotages olus qu’hebdomadaires de la ligne sncf Lyin  Paray le Monial, sabotages à Chatilon, Letra, Ternand, mais surtout La Mure, et le tunnel. Déboulonnage de v oies interruprion du trafic pour 3 jours, et on recommence. Je pense que la création officielle des FTP est apparue apres les premlières actions de ces futurs FTP, ce qui n’est pas surprenant. Les gardés de l’armée secrète tentaient vainement de les modérer


                                                          • titi 5 mai 14:08

                                                            @Maugis

                                                            Je sais pas si quand on est con on est con…

                                                            Mais quand on est Maugis on est vraiment Maugis.

                                                            Donc puisque le PCF était interdit, pourquoi à la fin de la guerre il se réclame comme « le parti des fusillés » ? puisqu’il n’existait pas ?


                                                          • titi 5 mai 14:18

                                                            @Maugis

                                                            J’ajoute que vous n’êtes toujours pas capable de faire une réponse sans insulte.

                                                            C’est le propre des ras de plafond de votre espèce.


                                                          • Christian 1er mai 20:29

                                                            Je ne sais pas quel hommage on rend, en France aux innombrables résistants non communistes, de droite ou sans partis, par contre ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui encore, personne en Suisse, ou très peu, ignore que l’armée suisse a soutenu la résistance française ainsi que les partisans italiens. Jamais la SSR, la radio/tv suisse n’a osé montrer cette réalité, seul un historien français, Robert Bellot l’a dit haut et fort lors d’une défense de thèse : En France Roger Masson aurait une statue ! Roger Masson était le chef des Services de renseignements.

                                                            En Suisse, jamais il n’y eut le moindre hommage à Roger Masson et cela n’arrivera jamais, Roger Masson n’était pas communiste.

                                                            On peut lire ceci à propos : L’homme qui a sauvé Londres par George Martelli

                                                            et là on peut se rendre compte de tout le soutien obtenu en Suisse pendant la Seconde Guerre mondiale


                                                            • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 1er mai 20:53

                                                              L’étonnant, c’est qu’avec nos connaissances et savoirs actuels, il y ait encore des gens pour croire des coquecigrues à base d’émancipation.

                                                              On me dira : - Et ceux qui croient en un Dieu, créateur du ciel et de la terre, qui entend noyer sa création - poissons inclus ? - avant de se raviser : « Puis non, conservons un couple de chaque espèce »  ?

                                                              - Et bien, réponds-je. je mets les créationnistes dans le même sac aux escrocs et aux jobards, que les émancipationnistes.


                                                              • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 21:25

                                                                @Cateaufoncel3

                                                                Vous avez tort d’être aussi sévère : le vrai communisme n’a jamais existé. Ce qu’on a pu voir, et qui a causé tant de morts, c’était de simples essais. Il faut donc persévérer inlassablement jusqu’à ce que ça réussisse, même s’il faut attendre encore des siècles. Le bonheur dans la société communiste future sera tel, même s’il faut encore plusieurs centaines de millions de morts avant d’y arriver, que ça vaut le coup d’être tenté. De toute façon, si on devait n’y jamais parvenir, quelle importance ? Il faut bien mourir un jour, non ? Mourir sur un lit d’hôpital dans une société odieusement capitaliste et impérialiste ou tout au fond d’un goulag, quelle différence une fois qu’on a enfin claboté ?
                                                                Soyons optimistes et crions : Vive le communisme ! Viva la muerte !


                                                              • titi 1er mai 21:16

                                                                Dans son discours, Onfray est plutôt bienveillant envers les militants communistes « de base ».

                                                                Il insiste bien sur l’action sociétale assurée par les mairies communistes dans les années 60, à travers les activités culturelles financées par elles.

                                                                Onfray n’est pas anti-communiste, il est anti-parti communiste.

                                                                Ce qui n’est pas pareil.

                                                                Pour ce qui est du pacte germano-soviétique, c’est un fait historique avéré.

                                                                Avant l’arrivée d’Hitler au pouvoir, les soviétiques permettaient déjà aux allemands de s’entrainer en Ukraine, leur permettant ainsi de contourner le traité de Versailles.

                                                                Et ça c’était bien avant les accords de Munich…

                                                                Vous mettez en parallèle le pacte avec les accords de Munich.

                                                                Or les deux n’ont vraiment pas grand chose à voir.

                                                                Le pacte comporte des clauses économiques ce que ne comportent pas les accords de Munich. Ces clauses ont assurément précipité la guerre, l’URSS livrant à Hitler le pétrole pour ses chars, et la nourriture pour ses soldats.

                                                                La responsabilité des soviétiques est énorme.

                                                                Et ce n’est pas faire de l’anti communisme que de le dire.

                                                                 


                                                                • Christian Labrune Christian Labrune 1er mai 21:39

                                                                  Et ce n’est pas faire de l’anti communisme que de le dire.

                                                                  .......................................................
                                                                  @titi

                                                                  Vous oubliez que le communisme est une religion révélée par Karl Marx, et tenir les propos que vous évoquez, c’est de l’ordre du blasphème. Ne pas croire au communisme, à l’époque stalinienne, ça risquait de vous conduire à la Lubianka, et de là... Après le rapport khroutchev, les choses devinrent un peu différentes. Si vous refusiez de croire, vous n’étiez plus un hérétique digne du bûcher (glacial !) de la Sibérie, vous étiez tout simplement un malade mental, un type qui ne disposait évidemment pas de toutes ses facultés, au point de n’être même plus capable de voir qu’il y avait une distance infinie entre le bonheur des communistes et l’atroce aliénation de ces occidentaux qui, à Berlin, essayaient de franchir le mur pour passer à l’Est et connaître enfin la liberté. La seule solution pour vous, c’était donc l’hôpital psychiatrique.
                                                                  Si vous considérez les articles qu’on peut lire actuellement sur AgoraVox, relatifs au Venezuela, vous verrez que ces conceptions perdurent : c’est parce que les Américains envient le bonheur et la liberté qu’on connaît à Caracas qu’ils sont si méchants avec le bon Maduro.


                                                                • Laulau Laulau 2 mai 11:07

                                                                  @titi
                                                                  C’est « titi la baliverne » ? Le occidentaux n’avaient pas besoin « d’accord économique », leurs usines étaient déjà en fonction en Allemagne. Rensegnez vous un peu sur M. Henri Ford, par exemple.


                                                                • Laulau Laulau 2 mai 11:20

                                                                  @titi. Wikipédia
                                                                  « Alors que Ford clame publiquement qu’il n’aime pas les gouvernements militaristes, il tire profit de la Seconde Guerre mondiale, en alimentant l’industrie de guerre des deux camps : il produit d’un côté, via ses filiales allemandes, des véhicules pour la Wehrmacht, mais aussi de l’autre des véhicules pour l’armée américaine47. Il participe à l’effort de guerre allemand comme le faisait Opel, filiale de Gene »ral Motors.


                                                                • Laulau Laulau 2 mai 11:27

                                                                  @titi

                                                                  Autre citation de Wikipédia sur les accords de Munich :

                                                                  La France et le Royaume-Uni sont discrédités sur le plan international. L’Union soviétique peut voir dans ces accords le risque d’un front commun occidental contre elle. Cette situation internationale nouvelle mènera aux négociations conduisant au pacte germano-soviétique d’août 1939.

                                                                  En Allemagne, du fait de ses succès en politique extérieure sans guerre, le prestige d’Hitler devient immense et fait taire les derniers opposants, notamment dans l’armée, qui avaient critiqué Hitler comme un aventurier dont la politique conduirait à des catastrophes. Ainsi les Accords de Munich font avorter un premier projet de coup d’État militaire contre Hitler.


                                                                • CN46400 CN46400 2 mai 11:37

                                                                  @Laulau
                                                                  SVP, n’oubliez pas le complexe militaro-ondustriel franco-bénéluxien qui, à partir de juillet 40 a fonctionné plein pôt pour Hitler jusqu’en 44. Et sans parler du matériel récupéré lors du démantèlement de l’armée française ni des 4,5 millions de prisonniers qui, jusqu’en 45, travailleront, gratuitement, dans l’économie allemande....


                                                                • titi 5 mai 14:13

                                                                  @Laulau

                                                                  Renseignez vous sur ce qu’est devenue l’usine Ford de Berlin… elle a été vendue à ’Union Soviétique dans les années 30.

                                                                  Dans les années 30, Ford fabriquait des camions en Allemagne, en France (usine récemment fermé en Gironde), en URSS (sous licence par GAZ), partout où il le pouvait.

                                                                  Le patron de GAZ a même été envoyé au goulag car il s’entendait trop bien avec Ford.

                                                                  Henri Ford était un commerçant.

                                                                  Mais laissez : je sais que ca vous dépasse.


                                                                • titi 5 mai 14:17

                                                                  @Laulau

                                                                  >Autre citation de Wikipédia sur les accords de Munich :

                                                                  Et alors ? Quel rapport avec le contournement du traité de Versailles ? Et les apports en matières premières de l’URSS ?

                                                                  Il est a noté d’ailleurs que l’URSS a conservé l’Or de l’Espagne à la fin de la guerre.
                                                                  Pour ce qui est de jouer sur tous les tableaux Staline était fortiche.

                                                                  Mais s’il s’agit de Chamberlain c’est un couard, alors que Staline est un génie.


                                                                • zygzornifle zygzornifle 2 mai 08:48

                                                                  Michel Onfray semble croire que les communistes ont longtemps collaboré avec les nazis.

                                                                  Ce gouvernement n’aurait pas fait pareil ? Et celui d’avant et celui d’avant etc .....


                                                                  • fabrice68 fabrice68 2 mai 09:23

                                                                    de toute façon Staline à l’époque n’avait pas de leçons à recevoir de l’Occident, pour avoir signé ce pacte : c’est l’Occident qui a financé l’Armée allemande à l’époque, pour faire un contrepoids a la Russie communiste. Staline savait que (déjà à l’époque !), l’Europe n’était pas fiable dans la lutte contre Hitler (voir accords de Munich). Iln’avait pas envie de se retrouver à lutter seul contre Hitler. Et finalement c’est la Russie qui a amené la défaite des forces de l’Axe. A l’époque, l’ennemi c’était le communisme, avant le nazisme.


                                                                    • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 2 mai 09:59

                                                                      Il est effrayant de constater à quel point les intellectuels français se sont égarés par pure soif de notoriété.


                                                                      • Laulau Laulau 2 mai 10:59

                                                                        Excellent article qui remet les choses en place. Belle remarque sur les mots : « pacte » forcément agressif, pour les uns et « accords », forcément de paix pour les autres.

                                                                        On oublie trop souvent que Munich, c’était moins d’un an avant ce fameux pacte. On oublie surtout que l’URSS négociait depuis longtemps avec les français, les polonais et le britanniques pour s’entendre contre les nazis. C’est qu’il faudrait expliquer que ces accords n’aboutissaient pas à cause de la mauvaise volonté de Chamberlain qui n’envoya jamais aucun négociateur ayant le moindre pouvoir. Il faut dire aussi que ce lord avait beaucoup de sympathie pour A. Hitler.

                                                                        Et il faudrait aussi parler de la totale opposition de la Pologne, la pauvre et gentille Pologne, dont le gouvernement ultra nationaliste préféra se rendre à Munich pour participer au dépeçage de la Tchécoslovaquie dont elle pu arracher un petit morceau.


                                                                        • Sirius Sirius 3 mai 16:53

                                                                          Que ce soit Michel Onfray, Caroline Fourest, Aymeric Caron, de Soral à Houria Boutelja etc. on tous en commun ce besoins de se faire une place. Entre d’une part l’enclume du capitalisme et d’autre part le marteau des masse de plus en plus en souffrance. Chacun y va de avec une vision révisionniste de l’histoire. Espérèrent deux tickets, l’une au soleil l’autre pour acheter une moral devant les ravages de notre époques.


                                                                          Onfray revisite le communisme, en brouillant les cartes de l’histoire, espérant que les gens s’attaque au communisme plutôt cas son opposé, le capitalisme. Comme si le communisme n’était qu’un seul et unique bloc qu’il soit historique, politique ou idélogique.


                                                                          Aymeric Caron revisite l’histoire de la cause animal, prenant part à une vision anti-spéciste qui est d’obédience anarchiste. Cette vision qui fut de tout temps combattu en France, vivait depuis les année 1990 à la marge de la cause animal. L’antispécisme met en avant que les gens auraient des préjugés contre les animaux et de ce fait le problème viendrait des gens et non du capitalisme. Qui utilise les animaux comme ressource pour produire d’autre ressource.


                                                                          Soral ravivent la paranoïa généralisé, les complots, l’histoire du monde pétrie d’une vision irrationnelle. Un mélange de National Socialiste 2.0 ravivant l’antisémitisme sous couvert de lutte pour la libération de la Palestine. Oubliant qu’il existe une vision communautaire, qu’elle soit religieux ou ethnique. Que la communauté juif n’est qu’une communauté parmi d’autre. La lutte pour la libération de la palestine n’a jamais été aussi importante et efficace cas l’époque de L’OLP et du FPLP qui n’était pas alors gangrené par une vision théologique.


                                                                          Houria Boutelja qui remet sous couvert d’anti-racisme une vision racialiste et communautariste.


                                                                          J’en viens parfois à penser que le gauchisme est vraiment la pire des maladie, aussi néfaste que le fascisme. Le gauchisme permet un travail en interne, il joue avec plus ou moins d’efficacité un travail de sape en interne, quand le fascisme travail les gens au corps.


                                                                          Mais ne perdons pas espoir, pour l’humanité, la biosphère et bien sûr les animaux si souvent oublié. Tout ce gens finiront au mieux dans les oubliette de l’histoire au pire il seront vu comme des traîtres.


                                                                          Article intéressent merci à vous.



                                                                          • Vivre est un village 5 mai 17:59

                                                                            Le courage de Michel Onfray est admirable !!!


                                                                            • MAIBORODA MAIBORODA 5 mai 20:52

                                                                              MOLOTOV avait retenu les leçons de l’Histoire. Sa confiance à l’égard des « alliés » français et anglais à la veille de 39-40 était donc limitée.

                                                                              cf. 1917. L’historien Alexandre Jevakhoff rappelle que les Occidentaux ont voulu se partager la Russie.

                                                                              https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/1917-quand-les-allies-convoitaient-la-russie-24-02-2017-2107236_1913.php#


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