La question portait sur la méthode : qu’a retenu l’auteur pour calculer les cotisations sécurité sociale de 215 euros sur un Smic brut ?
Si on prend uniquement l’assurance maladie et la CSG/CRDS, ca ne colle pas. Donc il doit y avoir des cotisations retraites dans le tas. Mais pour calculer le taux de prélèvement global sur les revenus supérieurs, il semble ne pas tenir compte des cotisations obligatoires aux caisses annexes, ce qui me paraît vicier le raisonnement, puisqu’on néglige tout une partie de prélèvements obligatoires concernant les salaires plus élevés, prélèvements qui, du fait de leur caractère obligatoire, sont aussi un élément de cette masse salariale que l’auteur décrit comme « le salaire réel d’un salarié ».
Or le raisonnement partant de ce salaire réel est celui qui nous permettrait de se poser réellement la question de la fiscalité, de la répartition des prélèvements, des impôts, etc...
"Mais il ne serait pas juste qu’un qu’un célibataire ou un couple paie le
même impôt avec ou sans enfant. Comment résoudre ce dilemme ?«
Une autre solution est de considérer, comme par exemple en Suisse, une réduction d’imposition ne touchant qu’un seul parent (possible via l’imposition séparée des époux).
En France : en gros (revenu epoux + revenu épouse)/parts = RFR. RFR —> tranche d’imposition (en fait il y a aussi les niches qui jouent, mais on va rester simple).
En Suisse : revenu —> taux (avant les »niches"). On prend l’un des deux époux, on considère qu’il est marié avec des enfants, on réduit son taux (réduction du taux d’imposition de 40% à un cheveu selon le revenu, cette réduction diminuant en fonction de l’augmentation du revenu annuel). L’autre restant taxé comme un célibataire. Résultat : l’avantage fiscal prend en compte les dépenses plus élevées d’un couple avec ou sans enfants (sans considérer qu’il est 2x plus cher de vivre à deux que seul), et cet avantage est dégressif selon le revenu.
"parce que vous êtes, par exemple, un travailleur frontalier) alors on
doit vous rembourser les prélèvements salariaux ET patronaux."
Juste un détail. Si vous êtes frontalier, vous n’êtes pas salarié en France, dont on ne vous rembourse rien, on ne vous prélève rien. Tout travail en France est par contre assujetti aux cotisations, donc encore une fois, on ne vous rembourse rien.
« ce n’est pas le cochon de patron qui paye, c’est l’entreprise »
Nuance. Ce n’est pas le patron qui embauche, c’est l’entreprise ... Un peu de sérieux, s’il vous plaît.
Lorsque je recrute quelqu’un, ce qui m’intéresse, c’est le rapport entre ce qu’il peut apporter à l’entreprise, et ce qu’il va coûter à l’entreprise. Et là, les cotisations patronales sont incluses. Lorsque je lui propose une rémunération, je tiens évidemment compte des charges patronales qui devront être payées pour savoir si oui ou non je peux lui proposer telle rémunération.
Quand à l’argument, souvent entendu, de « c’est l’entreprise qui paye les charges et pas le salarié », c’est aussi le cas pour les cotisations salariales. Que je sache, vous n’avez jamais fait un chèque à l’Urssaf pour payer ces cotisations, c’est bien votre employeur, pardon votre entreprise qui le fait, non ?
La différenciation cotisations salariales et cotisations patronales est purement sémantique.
Je suis le premier à dénoncer les niches fiscales et le bouclier, ne vous en déplaise. Si vous aviez suivi mes interventions sur ces sujets, vous le sauriez. D’ailleurs nous en avions discuté sur d’autres articles, mais mon neurone a semble-t-il plus de mémoire que les vôtres.
"vous commencez à m’achauffer les oreilles ! Je m’adresse ici à des gens
qui ont plus d’un neurone"
D’où l’avantage de n’avoir qu’un seul neurone : on reste calme, par idiotie je suppose.