Pour la dette de l’Etat : son encours actuel est de 1150 milliards d’euros. Elle est détenue par : - les banques, pour 15%. Les banques achètent cette dette pour sécuriser leurs fonds propres, ainsi que pour des fonds garantis gérés en propre par les banques. La partie « fonds garantis » correspond techniquement à une détention par des clients des banques de cette partie de la dette. - les assurances pour les mêmes raisons. - pour 3% les opcvm « indépendants » (ie : non directement géré par des banques ou assurances) - pour 60% environ par des non résidents, qui se répartissent à nouveau en banques (fonds propres ou fonds de placement), assurances (idem), fonds indépendants, particuliers.
Lorsqu’on regarde dans les différents pays, on constate que les banques sécurisent leurs fonds propres essentiellement en OAT locales. On peut donc considérer qu’essentiellement, la partie non résident correspond à des particuliers étranger achetant des « bons du trésor ».
Si on ajoute qu’une bonne part des 34% détenus par les banques et assurances correspondent à des assurances vies et autres fonds de placement pour les particuliers, on peut dire qu’essentiellement la dette appartient à des particuliers de tous pays.
C’est partiellement vrai. Une bonne partie de la réduction du taux d’endettement vient d’une croissance plus forte du PIB que de la dette. Mais pas seulement. Ainsi, la Finlande a rembourser 10% de sa dette en volume entre 2003 et 2007.
Ce qu’il faut voir, c’est que ces pays se sont mis sur la voie d’un budget excédentaire, leur permettant soit de prévoir de nouveaux services ou des « reversements de cagnotte » ou encore le remboursement d’une partie de la dette.
Tout ce que nous ne faisons pas.
@ auteur
« Pourquoi eux ont développé leur industrie quand nous nous la laissions péricliter ? Sinon, quelle était leur politique en matière de crédit ? »
Et bien c’est là que nous différons sur notre diagnostique.
Pour vous, la dette francaise existe par construction.
Pour moi, elle existe avant tout parce que nos politiques n’ont pas fait les bons choix stratégiques, c’est à dire qu’ils ont emprunté pour de mauvaises raisons.
Ex : les 2.5 milliards de baisses de la TVA seront financé par de la dette. Est-ce de la bonne gestion ?
Par exemple, la Finlance, dont la dette est passée de 58% du PIB à 33% entre 94 et 2008. Ou encore la Suède, dont la dette dépassait les 80%, et qui est revenue à 50%. Ou bien le Danemark, dont la dette qui frisait les 60% est redescendue proche des 30% en 2006.
Des cas articuliers, des petits pays, pas comparables du tout.
Une bonne explication du mécanisme de création monétaire par les banques.
Une petite chose à corriger : « L’état français a perdu ce pouvoir en 1973 avec la réforme de la banque de France ».
Plus précisément, l’Etat a perdu le pouvoir de créer de la monnaie pour lui même.
Le mécanisme du crédit est de la création monétaire tant que l’argent prêté est plus élevé que les fonds disponibles. Or c’est le fondement même des banques, depuis leur création, depuis toujours.
Après, bon ... On ne sera pas d’accord sur le diagnostique de la dette, alors inutile de polémiquer outre mesure. Vous nous expliquerez comment les pays du nord, soumis à la même contrainte que la France, ont été en mesure, eux, de gérer leur dette.
"Ma proposition est de taxer au mêmes taux et sans préjuger de leur
progressivité tout les revenus et pas uniquement ou presque le revenu
du travail salarié."
Ou dit plus simplement que la totalité des revenus soit déclarer dans la même case, peu importe l’origine.
(ce qui évite de confondre avec la poll tax ou la flat tax)