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  • xa 7 août 2008 17:46

    Sisyphe, une dernière petite, mais toute petite chose. Allez lire l’interview de Greenspan, vous verrez qu’elle est très loin de votre position.

    C’est bien de citer un article de Ruffin, mais il faudrait lire les sources de Ruffin pour, déjà, se rendre compte de son report des citations qu’il fait, en omettant le contexte. C’est le travail d’un journaliste, me direz vous, mais c’est aussi un biais dans l’information rapportée. Si vous n’en êtes pas conscient, c’est très dommage. Idem

    Je simplifie. En gros Greenspan explique que la productivité décale l’origine de la richesse vers le capital (mécanisme de base dans une économie donnée), et qu’il est logique et nécessaire pour les relations sociales d’en reverser une partie aux salariés, ce que les entreprises américaines n’ont pas fait. Idem concernant le point de vue de la BRI (qui insiste sur le besoin de rééquilibrer un peu les choses pour faire retomber la grogne sociale). Cela dit, c’est logique puisque dans les membres à l’origine de cette déclaration on trouve ... Greenspan.



  • xa 7 août 2008 17:37

    "La productivité du TRAVAILLEUR français a augmenté"

    Excellent ! Qu’est ce qui mesure la productivité du travailleur uniquement ?

    Un mot en plus ou en moins dans une phrase, et le sens change complètement.  La productivité mesurée par l’OCDE, par l’insee, par Eurostat, est celle du travail en général, et cela inclut le travail des machines.

    Donc vous trouvez normal qu’une entreprise capable de produire autant avec 10 salariés au lieu de 100 verse à ces 10 salariés le salaire de 100 salariés. Très bien. Moi ca ne me parait pas normal.



  • xa 7 août 2008 14:05

    "Et de deux, on ne saurait mieux avouer la logique et le cynisme du système tel que vous le décrivez : les richesses produites par les salariés augmentent, mais ça n’est pas du tout pour eux ; c’est pour le bénéfice des patrons.
    Les salariés, eux, normal que leur salaires diminuent ; qu’est-ce qu’ils croient ; qu’on les emploie pour leur faire plaisir ?"

    Bravo pour votre brillante diversion. Elle m’a beaucoup fait rire.


    Cette logique est celle qui a conduit, par exemple, à donner ... des congés payés, une reduction des horaires de travail (passage de 48 à 39h, on met les 35h à part, parce que c’est vraiment le bordel ce truc). Peut etre contester vous le fait qu’en échange des gains de productivité, les salariés aient eu des congés payés ? Non, ce n’est pas ce que vous dites ? Pourtant ca y ressemble fortement.

    Je n’ai jamais dit que les salariés n’avaient aucun droit à une part de ces gains, mais qu’on ne pouvait pas légitimer l’attribution de la totalité de ces gains aux salariés.

    "
    Et d’une, puisque les gains de productivité augmentent, il ne faut pas "reverser l’intégralité" de ces gains, pour que le la part des salaires ne diminue pas ; il suffit d’en reverser la part légitime (un pourcentage, en somme, n’est-ce pas ) "

    Non justement. Si les gains de productivité permettent de produire 1000 voitures avec 10 salariés, alors qu’il en fallait 100 avant, pour maintenir la part des salaires, il faut que les 10 salariés touchent autant que les 100 précédents. Donc on a transféré la totalité des gains de productivité vers les salaires.

    Si on ne transfert que 50% des gains (ce qui est loin d’être le cas), alors les 10 salariés toucheront l’équivalent de salaire de 50 salariés anciens, donc la part des salaires aura quand même chuté !



    Les gains de productivité créent une déplacement de l’origine de la richesse créée. Cela permet de produire autant avec moins de salariés. Il est légitime que les salariés bénéficient d’une part de ces gains, mais pas de 100% des gains. Sinon, on cesse de chercher à faire ces gains.

    Par ailleurs, si vous estimez si promptement que les gains de productivité soient répercutés vers les salariés, accepteriez vous que les pertes de productivité le soient aussi (ce qui signifierait une perte de salaire en proportion des pertes de productivité) ?



  • xa 7 août 2008 13:51

    Hallelujah, il a compris.

    "La seule chose VRAIE, c’est qu’il y a toujours au moins autant de salariés (sinon plus), que la productivité augmente, que, donc, les richesses produites sont de PLUS EN PLUS IMPORTANTES, et que la part des richesses revenant, donc, au même nombre (au moins) de salariés a diminué de 9,3% en France en 20 et quelques années, pour aller AU CAPITAL."

    C’est exactement ca. La productivité augmente, donc la part de richesses issue du seul travail diminue. Comme ces richesses se répartissent en travail et capital ....

    Comme quoi, quand vous le voulez, vous comprenez.




  • xa 7 août 2008 12:26

    Eloi

    Primo le commentaire précédent était pour sisyphe (mais vous vous en doutiez :))

    "ce que je regrette c’est que le dimensionnement de l’appareil productif (autrement dit la taille du capital) est faite a priori, sur quelques estimations statistiques"

    Oui, mais c’est le principe même de l’investissement. On suppose un retour sur investissement, donc on investit en fonction  de cette supposition. Ex : sii Ford n’avait pas estimé pouvoir vendre autant de voiture, il n’aurait pas investi autant dans la production de voiture.

    Si l’investisseur se trompe (on pensera à tous les produits qui ont fait un flop), il mange son chapeau et perd son investissement. S’il a raison, il gagne beaucoup d’argent.


    En fait, et un autre de vos commentaires le dit, vous plaidez pour une utopie : l’homme qui ne chercherait qu’à répondre à son besoin réel, et qui le ferait par entraide. On est plus sur Homo Sapiens Sapiens, mais sur Homo
    Sapiens Sapiens Sapiens Sapiens Sapiens Sapiens. Il faudrait qu’il soit très très très très sage. On en est très loin je crains.


    "
    Ce que je conteste, c’est le principe du flux poussé : il entraîne des dérives désastreuses en terme de gaspillage, mais le pire est qu’il force à la consommation"

    Encore une fois, je suis globalement d’accord, mais c’est le fonctionnement du commerce. Ensuite, pour contrebalancer, il n’y a que deux choses, à mon sens : l’éducation et la régulation.

    La régulation, par exemple, ce serait limiter raisonnablement les protections (brevets (il n’est pas normal de pouvoir rebreveter u médicament parce qu’on a changé laforme galénique sans apporter d’innovation thérapeuthique), droits d’auteurs (Il n’est pas normal d’étendre la protection de 70 à 90 ans puis à 110 ans parce que sinon Mickey serait dans le domaine public), ...), de contrer le gaspillage en forcant la taxation de ce gaspillage (suremballage et publicité papier invasive par exemple dont les contribuables payent les retraitements, et les "fournisseurs" une toute petite partie), encadrer les pubs (en particulier les allegations foireuses) .........

    MAis le ressort principal reste l’éducation. Personne ne nous oblige à acheter le dernier téléphone/appareil photo et tous pleins de choses pour uniquement téléphoner. Personne ne nous force à acheter le dernier lecteur Blueray pour remplacer le lecteur DVD, ou à "acheter" les 225 chaines de télé cablée, ..............


    Encore une fois, il faudrait qu’on fasse preuve d’un peu plus d’intelligence, qu’on soit moins mouton !

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