"alors, la titrisation c’est emetrre de la dette (emprunter) en adossant l’emprunt a des actifs futurs, par exemples des paiments futurs sur des prets immobiliers."
Titriser, c’est vendre un actif, quelqu’il soit. Titriser "de la dette" (il s’agit de la dette contractée par l’emprunteur auprès de la banque), c’est revendre une créance en totalité ou en partie (ie : le droit de la banque sur l’argent prêté à l’emprunteur). Ce droit vendu peut être soit une partie de l’amortissement de la créance et des intérêts sur cette créance, soit un intérêt qui dans ce cas est supérieur aux intérêts de la créance (sinon, personne n’achetrait le titre). Dans ce dernier cas, la titrisation de la dette devient une forme d’emprunt sur le marché de la part de la banque.
Je ne vois pas où vous casez l’adossement sur des actifs futurs....
"ce n’est pas la vente qui a cree la baisse mais l’annonce des difficulte de l’entreprise. "
Les deux en fait.
Techniquement, la valeur est déterminée par la rencontre entre des acheteurs et des vendeurs sur un prix donné qui realise l’échange maximale en volume de titres (pas en valeur).
Si le nombre de titres en vente augmente plus vite que le nombre de demandes d’achat, alors les acheteurs proposeront une valeur moindre à l’achat, donc la rencontre se fera plus bas, le titre chute. Donc la vente crée la baisse.
Si des rumeurs ou des annonces officielles sur la société, ou des éléments potentiellement impactant la société, laissent entrevoir des difficultés pour l’ets, alors statistiquement le nombre de vendeurs va croitre très fortement et le nombre d’acheteurs se restreindre. Donc l’annonce favorise la (sur)vente, qui crée la baisse.
Maintenant, il faut remettre les choses à leur place. La vente en masse d’un titre par un actionnaire n’est pas possible sur le marché. De plus, la vente de titre en vue de faire chuter le titre pour le racheter, c’est de la manipulation de cours, et c’est très très sévèrement puni dans tous les pays (mais surtout aux US). De même que les actions de concert, ou plusieurs intervenants se mettent d’accord pour contourner les règles (par exemple pour éviter de devoir déclencher une OPA, ou d’annoncer à l’avance une opération portant sur un grand nombre de titre, ou pour manipuler les cours de manière à ce que l’intervenant final ne soit pas l’intervenant initial, ce qui serait puni de manipulation des cours, ...)
"Il faudrait être débile pour croire réellement qu’on a là des augmentations de capitalisation réelles."
En fait si. Il y a augmentation réelle de la capitalisation, c’est à dire de la valeur "NB de Titres * Valeur instantanée du titre". Ce qui, comme vous le soulignez ne signifie pas que les investisseurs ont plus d’argent qu’avant.
Capitalisation ne signifie pas capital ! le capital investit ne varie qu’au débouclage (vente) de la position.
Ce qu’il faut retenir, c’est que comme vous l’avez dit, c’est que toute variation en bourse reste virtuelle tant que l’argent ne sort pas de la bourse.
On va reprendre, parce que c’est du droit de première année en France, et si la réponse de votre amie avocate précisait explicitement que le droit européen est prioritaire sur la constitution francaise, elle devrait réviser son droit.
Si un texte européen est supérieur juridiquement à la Constitution, alors il peut la modifer. Est-ce le cas ?
On va être plus précis : est-ce qu’un traité européen peut annuler les pouvoirs du Roi en Belgique (pouvoir qu’il détient DE PAR LA CONSTITUTION) ?
Si vous répondez non, un texte européen n’a pas plus de valeur que la constitution, puisqu’il ne peut pas la modifier !
Est-ce qu’un texte européen peut être inapplicable parce que non conforme à la Constitution ? Ce que cette phrase signifie, c’est que dans ce cas, il est nécessaire soit de refuser le traité soit d’amender la constitution pour rendre le traité applicable.
Si vous répondez oui, alorsla constitution est bien de force supérieure à un traité européen.
C’est le cas en France (désolé pour votre amie avocate, il faut qu’elle révise son droit). Et selon ce que je lis de la constitution belge, il semble bien que la constitution permette de refuser un traité, alors qu’un traité ne peut modifier la constitution.
En Droit, cela signifie que la constitution est de force supérieure. Lorsqu’un texte doit êter validé devant un autre texte, c’est que le second est plus fort que le premier, c’est la hiérarchie du droit qui est à la base de l’Etat de Droit. C’est pour cela qu’une loi ordinaire doit être validée devant la constitution (donc ne pas l’enfreindre), ou qu’un texte européen doit être ratifié. Si je lis les publications de l’université de Liège (c’est la seule qui apparement met une partie de ses cours en ligne, mais je dois avouer que je ne sais pas où chercher, je ne connais pas les facultés belges), c’est confirmé par l’enseignement du droit en Belgique (les cours de droit précisent que la constitution est de force majeure).
Je déduis de votre réponse que les cours de l’université de Liège sont faux, erronés, pire ils mentent. C’est décevant d’apprendre qu’on enseigne des énormités aux futurs avocats en Belgique.
Demandez à votre amie si un texte européen passe AVANT la constitution, et pas AVANT le droit national (je vous ai dit que le droit national concerne les lois ordinaires, et celles-ci sont bien inférieures aux traités). Si elle confirme, je pense qu’elle devrait alors afficher son analyse en fac de droit parce que les cours français, eux aussi, sont erronés.