Il semble nous dire dans sa présentation qu’il a plein d’idées de droite qu’il n’arrive pas à exprimer sur Agoravox à cause d’une censure.
Mettons donc en exergue l’idée de droite ici présentée : faut pas brûler la clio à Emilie sinon elle ne pourra pas se payer son appart. Bon, c’est son opinion, c’est son droit après tout. Et fondamentalement, il a raison. Rien à dire.
Maintenant, on sait qu’il y a des idées à droite. Il y en a d’autres ?
Enfin c’est déjà pas mal. Des fois que quelqu’un pensait que c’était sympa de brûler la clio à Emilie... Heureusement qu’il y a des gens de droite pour nous faire savoir que c’est pas gentil de mettre le feux aux voitures et que y’en a que ça gène. Tien, rien que pour ça, je ne vais pas bruler de voiture aujourd’hui.
"le libéralisme, pourvoyeur de libertés et de
responsabilités individuelles, humanistes respectueux des différences
dans la diversité humaine, autant que des valeurs égalitaires en droit et devoir pour assurer la cohésion sociale«
Ce libéralisme existe-t-il ? C’est qui, c’est quoi ?
Dans cette tirade, je remplace libéralisme par n’importe quoi en »isme" et on trouvera quelqu’un qui s’en réclame... C’est bien ce qui fait perdre la boussole dès qu’on théorise trop.
Je m’y retrouve mieux avec des acceptions plus pratiques, par exemple réguler ou déréguler tel ou tel secteur. Contrôler ou non la création de monnaie. S’endetter ou pas...
Smith considère que l’Etat doit protéger chacun contre l’injustice de tout autre. Or, de nos jours, l’argent est à la fois un outil de mesure des injustice, un outil pour les créer et un outil pour les réduire.
On ne peut pas vouloir à la fois le libre choix de l’individu et le libre usage de l’argent le paradoxe est déjà à ce niveau.
L’erreur n’est-elle pas d’appliquer le libéralisme à autre chose que la vente et l’achat de produits ?
L’achat et la vente de vies humaines, de temps humain, doit absolument être régulé par une puissance supérieure au marché.
Si on garanti les droits fondamentaux humains par une puissance supérieure au marché, alors capitalisme et libéralisme ne posent plus de problème. Si on ne le fait pas, on est assuré que ces droits n’ont rien de fondamentaux et sont voués à devenir une variable comme une autre.
Je n’arrive pas à suivre l’article, trop savant. Mais les notions et principes de base sont extrêmement simple et corrélées avec la vie de tous les jours.
Le capitalisme n’a rien d’une abstraction, il dirige effectivement nos vies. Le libéralisme est un mot utilisé et accommodé à toutes les sauces, on luit fait dire ce qu’on veut, et ce n’est pas d’hier. C’est souvent un nuage de fumée utilisé pour légitimer le capitalisme et lui donner tous pouvoirs.
Tout ceci semble dit de façon très compliquée et en utilisant des mots menteurs.
Est libéral au sens premier celui qui aime donner, peut-on être capitaliste sans aimer prendre ?
Le libéralisme allié au capitalisme est tout sauf libéral car il prive de toute liberté celui qui n’a pas un rond.
On ne sait pas, hélas, garantir le respect d’un minimum de droits humains sans règles, et les quelques pauvres règles en la matière que l’on réussit à édifier sont principalement attaquées, sabotées, perverties, corrompues et détournées dans des buts de profits par et pour ceux qui ont l’argent et voudraient en plus avoir tous les droits.
C’est très caricatural, je sais, il ne suffit pas d’être pauvre pour être honnête etc.
Ceux qui ont l’argent ne sont pas des démons vicieux. Mais ils agissent pourtant ainsi. L’idée n’est pas de jeter la pierre, c’est ce qu’on constate tous les jours.
Tout le monde agit ainsi : pour son propre intérêt, dans les limites et en composant avec les limites des règles existantes.
Mais plus on a de l’argent, plus on dispose de moyens pour « tricher » (et si la seule règle du jeu est de s’enrichir, il s’agit uniquement de jouer). Un libéralisme véritable n’est donc tolérable que si le système garanti mécaniquement à chacun un niveau de richesse suffisant pour ne pas être réduit en esclavage.
Rappel : un esclave est par définition privé de liberté, de choix. Ce n’est pas un gars qui a conclut un marché. Ce n’est pas non plus quelqu’un qui choisit de l’être.
L’esclave ne fait pas le maitre, le maitre ne fait pas non plus l’esclave. Mais sans autre règles que la liberté, il serait difficile d’éviter l’esclavagisme.
Enfin bon, moi, ce que j’en dis, c’est vu du caniveau. Vous avez l’air tous tellement savant...