Fedora est la version "open" et laboratoire de la Red Hat alors que Ubuntu dérive de la Debian. L’arborescence n’est pas identique. Mais ces deux distributions sont excellentes et bien fournies en logiciels."
Merci de la précision, mais c’est justement ce jargon qu’il vaut mieux éviter, je crois, si on veut toucher un maximum de gens. N’oublie pas que pour une majorité d’entre nous, l’ordi est un outil. On peut se servir d’une bagnole sans rien connaître à la mécanique...
Carla Bruni ? Tu charries !
Je t’explique ma réflexion, après tu en fais ce que tu veux.
De temps en temps (ça se fait rare ces temps-ci...) émerge de la masse des créatifs telle qu’elle a toujours existé quelqu’un qui ne se contente pas d’être un ego, qui a quelque chose de plus que du talent et du charisme. Un virtuose des mots et de la composition, avec un syle bien à soi, le sens de la mélodie et de l’arrangement, du texte que l’on retient, que l’on a envie de partager. Quelqu’un dont on sait, au moment où on l’écoute, qu’il est un monument.
Dans le genre, pour rester franco-français, on a eu Vian, Gainsbourg, Ferré, Piaf, Nougaro, Barbara... apparus dans un contexte il est vrai favorable à l’éclosion de ce qui demeure, à mon sens, une élite indépassable.
Ces gabarits-là, envisagés par les maisons de disques comme des concepts, ont donné lieu ensuite, vu leur succès, à la création de sous-produits de consommation courante bâtis sur le même modèle. C’est ce que j’appelle les sous-fifres. Exemples, Michelle Torr, Georgette Lemaire et Mireille Mathieu comme clones dégénérés d’Edith Piaf, Sanson comme sous-produit de Barbara, Lavilliiers "suivant les traces" de Ferré, Le Forestier et Renaud "s’inspirant" de Brassens. Sans que jamais l’élève n’arrive à la cheville du maître.
Bruni, dis-tu ? Une sous-sous-sous version de solderie de Soeur Sourire. Comme Obispo n’est jamais qu’un sous-Polnareff. Comme quoi ce n’est pas facile de créer vraiment, aujourd’hui plus que jamais, semble-t-il, en ce que de toutes parts ne surgissent que de pâles imitations de ce qui fut... il y a déjà vachement longtemps, et cela s’ajoute aux reprises de reprises de reprises de reprises à l’infini...
Moi idem, il me barbe Le Forestier, avec ses bons sentiments z’humanitaires qui ne mangent pas de pain, et sa gratte baba qui chevrote comme un moteur de bus Volkswagen. Je me le souviens quand j’étais minot et qu’ils étaient quelques-uns comme lui à jouer les affranchis barbus ou pas, Fugain, Yves Simon, Moustaki, Lavilliers, Renaud, l’air d’avoir tout pigé, brandissant l’imminence de la Révolution, enfonçant les portes grand ouvertes, balançant de ces "vérités qui ne servent à rien" (Brel dixit) dont ils ont fait leur fond de commerce, et les voilà encore aujourd’hui et aujourd’hui encore à ronronner leur compil annuelle pour les Restos du Coeur, le Sidaction, les gosses perdus des favelas, la Caisse des Anciens Combattants de la Mutualité, les Vétérans de la Sorbonne, que sais-je, et à nous ressortir chaque année un opus en tout point semblable au précédent, assorti de temps en temps d’une énième reprise de reprise de reprise de Léo Ferré... dont on aura bientôt oublié qu’il n’avait besoin de personne, Léo, pour dire ce qu’il avait à dire, et qu’il avait écrit, sur sa musique à lui, symphonque s’il vous plaît, composée par ses soins (et qu’il dirigeait avec moins de bonheur), sur des plages de parfois plus de trente minutes, comme Led Zeppelin, les Pink Floyd ou Isaac Hayes sur un autre registre. Tant qu’à être ringard, je préfère me référer à l’élite, pas aux sous-fifres qui s’en réclament, s’en revendiquent, s’y réfèrent faute d’être capables de vraiment créer autre chose que... de la chansonnette.
Je dirais même de LA politique, telle qu’elle est devenue ordinaire dans ce que d’aucuns qualifient encore de notre république. Pasqua est un truand. Pasqua est un ancien terroriste d’Etat. Pasqua est l’un des symboles vivants de notre Etat-Voyou. Quelques post autorisés nous rappellent ce que fut en réalité ce gaullisme qu’on nous décrit parfois comme un paradis perdu. Rassurons-nous en nous disant qu’aujourd’hui, même sous Sarkozy, un massacre tel que celui de la rue de Charronne ne pourrait passer inaperçu et disparaître comme par enchantement de la mémoire collective. Que l’assassinat de Malik Oussekine, même sous Sarkozy, entraînerait des conséquences incalculables. Grâce au web, grâce au journalisme citoyen, grâce à la citoyenneté responsable et vigilante dont nous devons nous prévaloir ici sur Agoravox, en face sur Rue89.
Mais rien n’est joué. Tout est toujours à faire, en la matière. Un Etat-Voyou, ça se surveille comme du lait sur le feu. Un individu aussi sombre, sournois et nuisible que Charles Pasqua, j’ai nommé Brice Hortefeux, est pressenti pour le poste de ministre de l’Intérieur.
Tout, alors, deviendra possible.
TOUT.
J’ajoute un truc qui me paraît important : un ordi vendu 500 euros n’en coûterait plus que 300 sans la vente liée du Vista qui en est équipé, et dont on ne nous fournit même pas le DVD d’installation.