"To protect and to serve"... En Californie, Etat dirigé par Swarzie, Républicain on ne peut plus réactionnaire, tu peux dire ce que tu veux à un flic sans craindre d’être inculpé pour outrage, cela entre dans le cadre de la liberté d’expression, valeur qui aux Etats-Unis a autrement plus de sens que chez nous.
Pour le reste, quand un cop te demande des comptes outre-Atlantique, arrange-toi tout de même pour être de type caucasien (Blanc dans le jargon policier US), pas trop fauche et de préférence ni athée ni agnostique. Surtout dans les Etats du Sud.
Ah, le cinoche ! Quel merveilleux outil de propagande. Il est vrai que nos flics du petit et du grand écran, avec leurs tronches de piliers de PMU et leur Pigeots de livreurs de bibines ne sont pas de taille à rivalier avec Will Smith, Bruce Willis et David Caruso, melting-pot de super-héros, de cascadeurs et de chevaliers des temps post-modernes.
Mais la réalité flicarde est la même partout. Disons qu’elle se vit avec plus d’acuité pour certains par rapport à d’autres, selon les degrés concommitants de misère planifiée et de vérolerie des politicards en place. Un Etat qui se sent clean au regard de ses propres agissements n’a rien à redouter de ses administrés, et ses flics n’ont pas besoin de faire étalage de force et d’arbitraire pour imposer le respect. Heureusement, et l’Histoire est là pour nous l’enseigner, la vérolerie et la répression finissent par se payer du déboulonnage avec perte et fracas de ceux qui s’en réclament. Et quand ça ne vient pas de l’"ennemi intérieur", ça peut venir, hé, qui sait, de l’allié extérieur dans ce qu’il peut avoir de souterrain, à défaut de bienveillance.
@ Fano :
Non ce n’est pas acceptable, et indépendamment de ton honnêteté de flic, que je ne mets pas en doute tant elle transparaît dans ton propos, tu es en train de nous démontrer à quel point tu es contaminé par l’idéologie malsaigne qui règne désormais dans les services.
Ce fonctionnaire est certes "présumé innocent jusqu’à preuve du contraire", mais le raisonnement peut aussi s’interprêter à l’inverse, peut-être pas juridiquement mais au niveau de l’opinion publique, dont nous sommes ici les modestes représentants. Jusqu’à preuve incontestable de l’innocence de ce fonctionnaire, dans l’affaire ici évoquée, celui-ci n’aurait jamais dû être réintégré. Etonne-toi après de ce que tu lis dans ce forum. Etonne-toi de ce qu’on se méfie à ce point des flics. Etonne-toi de ce que certains les assimilent à des terroristes d’Etat. Et ça ne va pas s’arranger, crois-moi, quand Hortefeux, qui est un danger public, remplacera MAM à l’Intérieur. Autant enclencher le mécanisme d’une bombe à retardement. Ni vous, flics, ni nous, citoyens, n’aurons à y gagner.
La situation risque de s’aggraver, n’en déplaise à la mère Boutin.
> J’évoquais hier le RSA, censé dissoudre la misère dans le travail précaire. Problème : du travail il n’y en a plus trop, même précaire, et les Caisses d’Allocations Familiales, qui seront chargées de calculer le revenu servi aux bénéficiaires du RSA mois après mois, sont cruellement en manque de personnel. Les dossiers traînent, ils vont traîner d’autant plus qu’entre le "bénéficiaire" du RSA et les CAF, organisme payeur, les dossiers devront passer par les fourches caudines d’une pléthore d’intermédiaires (commissions d’insertion, référent, ANPE) eux-mêmes en sous-effectif.
> Les fermetures de lits des services psychiatriques dans de nombreux hôpitaux, et la raréfaction des psychiatres de secteur font que l’accueil des populations marginalisées relevant de la psy de secteur ne pourra plus être assuré partout. Les Centres Médico-Psychologiques et autres accueils de jour, destinés à ces publics, voient sans cesse leurs crédits revus à la baisse, et on ne forme plus de personnel spécialisé (les infirmiers en psychiatrie n’existent officiellement plus, ils sont remplacés par des DE sans formation ad-hoc). Cela veut dire que ces publics qui jusqu’à présent faisaient l’objet de suivis de réinsertion passant notamment par l’attribution de logements de type appartements thérapeutiques, se trouveront bientôt livrés à eux-mêmes. C’est déjà le cas dans nombre de petites villes, ce sera vrai demain dans les grandes villes.
> Les MDPH (Maisons des Personnes Handicapées), qui selon la loi Handicap de 2005 ont remplacé les Cotorep, se voient à nouveau menacées d’un allègement des crédits dont elles bénéficient. Problèmes prévisibles dans les renouvellement de dossiers (de nombreuses personnes marginalisées perçoivent l’Allocation Adulte Handicapé) à partir de 2009 où chaque demande devra être accompagné d’un "bilan professionnel" destiné (ce n’est pas dit mais c’est sous-jacent) à mettre sur le marché de l’emploi, au titre du RSA, des "travailleurs handicapés" que par ailleurs on ne se donne pas les moyens de former efficacement (l’Agefifp, structure en charge de la formation et de la réinsertion professionnelle des travailleurs handicapés s’est vu sucrer une grosse par de ses crédits, et il en va de même pour l’AFPA). En filigrane, on pressent la volonté du gouvernement en place de faire disparaître les filets de sécurité que sont les minima sociaux tels que le RMI et l’AAH... pour les remplacer par des "emplois" qui n’existent même pas sur le papier.
La prison à douze ans... Ton fils, ta fille, ton neveu, ta nièce servant de poupée gonflable à quelque caïd dans l’indifférence des matons, le silence complice de l’administration pénitenciaire française. Pourquoi crois-on qu’on se suicide, dans ces prisons de France qui n’ont rien à envier à leurs homologues du Moyen-Orient ? Pensez-y, les ramollis du bulbe, au prochain fait-divers où il sera question de gosses violés, vous serez justement ulcérés mais c’est la même chose qui se produit dans les prisons de France, couvert par l’administration pénitentiaire, et demain ça sera votre gosse qui passera à la casserole. Pour une pécadille. Par exemple, pour "outrage à représentant de la force publique", c’est très en vogue actuellement.