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alceste

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  • alceste 21 juillet 2008 09:39

    @ Caleb,

    Vous analysez très bien l’état d’ébullition permanente de l’actualité, qui ne nous laisse guère le temps de prendre toute la mesure des diverses informations issues du gouvernement actuel ; il y a aussi beaucoup de médias qui considèrent qu’il s’agit du style personnel de celui que la presse a baptisé l’ "hyper-président", et d’autres encore mettent ce jaillissement au crédit de ses six cerveaux. Cette personnalisation ridicule contribue à brouiller les cartes.
    Ces mêmes médias, qui ont tout intérêt à ce régime de "coups" permanents, remuent aussi le bouillon de l’opinion publique par une cascade de sujets polémiques auxquels à propos desquels on se sent une obligation de réagir.
    Il faut souligner aussi que l’opposition taraudée par ses crises intestines semble avoir perdu de vue la notion d’intérêt public et ne joue pas le rôle qu’elle devrait jouer. 
    La technique est au point, bon nombre de mesures très discutables passent finalement fort bien, mais le réveil sera pénible.



  • alceste 21 juillet 2008 08:39

    @ Armand,

    Désolé d’arriver un peu tard sur le fil ( sans compter que je ne sais toujours pas comment on distingue la réponse à un commentaire de la réponse à un article ! ) pour vous remercier de vos encouragements ; le rapprochement avec "l’école selon Blair "est judicieux, car quand on mise plus sur la pédagogie des bons sentiments que sur l’étude des faits - ce qui peut apparaître comme une démarche pragmatique et efficace - on bâtit sur des sables mouvants...



  • alceste 20 juillet 2008 12:50

    @ Eric,

    Je rejoins tout à fait votre thèse, comme dans vos précédents articles ; du moment où on a entrevu que l’enfant pouvait avoir un intérêt publicitaire - comme en témoignagne déjà Zola dans "Au bonheur des dames", où les petits se voient offrir des ballons rouges à l’enseigne du magasin, et deviennent donc des bébés-sandwiches - le commerce n’a eu de cesse d’en faire un prescripteur, puis un consommateur. Comme les notions antiques d’autorité, de hiérarchie et de répression - associées au Père - ont subi ensuite un discrédit dont elles ne risquent pas de se relever tout de suite, le commerce fondé sur le désir à l’état pur a décollé comme une fusée. Par la force des choses, l’Instruction Publique, trop austère, les "maîtres" trop sévères et même les instituteurs ( trop quoi ? trop ringards ? pas cool ? ) ont évolué de sorte que l’Ecole, sanctuaire vieillot et respectable* , est devenue un "lieu de communication", amplement ouvert sur "la vraie vie". On s’étonne ensuite que le commerce s’y engouffre sans vergogne, http://ecolesdifferentes.free.fr/GBSPONSORS.htm 
    http://impassesud.joueb.com/news/usa-l-ecole-publique-au-service-de-la-consommation
     et on déplore que la violence y sévisse...
    * les cours n’étaient pas goudronnée, il y avait de vrais marronniers, aucun distributeur automatique de quoi que ce soit, ni de dispositif ludique peint de couleurs vives... la préhistoire, quoi.



  • alceste 19 juillet 2008 14:39

    merci Olivier pour cet article, le cynisme et le mépris de certains dirigeants est une insulte à l’égard de tous ceux qui s’usent pour leur procurer toujours plus de bénéfices.



  • alceste 19 juillet 2008 12:37

    @ Taïké Eilé,

    Je pense que vous avez raison de questionner l’actualité sur ces deux "affaires", parce qu’il ne devrait pas y avoir de sujets hors de tout questionnement ; l’interview de Jean Robin et la thèse qu’il soutient sont également intéressantes, bien que je ne trouve pas le personnage de Dieudonné très convaincant.
    Pour avoir fait l’expérience de travailler - entre autres - sur des récits comme "Si c’est un homme" ou des documents comme "Le Code noir" il y a une bonne vingtaine d’années, voilà ce que j’ai constaté : plus on médiatisait le "devoir de mémoire" et les horreurs de l’esclavage, plus le public devenait réticent à analyser et à comprendre les témoignages dans une perspective historique : à la limite, les textes eux-mêmes et leur contexte n’avaient plus d’intérêt, l’actualité et les "bons sentiments" prenaient la place de la réflexion. Et, malheureusement, plus les antagonismes et la "concurrence victimaire" se faisaient jour , au point de rendre tout débat impossible. Vers la fin, j’ai vu surgir parmi les participants jeunes des discours et même des invectives racistes et antisémites. C’est une des raisons pour lesquelles la thèse de Jean Robin me paraît intéressante ; elle montre le danger qu’il y a à instrumentaliser l’histoire et à imaginer que le rabâchage médiatique peut remplacer la connaissance. Il est évident aussi qu’il y a bien d’autres causes à l’intérieur ou à l’extérieur de la société française qui contribuent aux dérives communautaristes les plus virulentes et les plus dommageables.

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