"Pour la
première fois dans l’histoire de l’Humanité, nous sommes trop nombreux pour les
ressources dont nous disposons : matières premières, terres agricoles,
terres constructibles, alimentations. Nous atteignons le plafond de verre de
nos ressources."
Tout est là.
Tout irait bien si nous
vivions dans un monde infini. Manque de pot, notre vaisseau la Terre est dotée
de ressources en quantité finie et non renouvelables pour certaines. Nous
n’avons cessé de puiser aveuglément de façon croissante dans un stock donné une
fois pour toutes et nous nous étonnons de découvrir que les rayons du magasin
se vident un à un.
Mieux que cela, nous sommes parvenus à consommer des ressources qui
avaient le bon goût de se renouveler, plus vite que leur rythme de
renouvellement naturel.
Et que nous clament
économistes, politiques, financiers pour résoudre la « crise » ?« Croissance ! Produisons plus ! Consommons
plus ! Croissance ! Croissance ! …."
Faut-il qu’ils soient
fous à lier, ces prétendues « élites » élevées hors sol, ces
saltimbanques du 20 h, pour ne pas comprendre que la croissance n’est pas la solution mais
le problème !
Au lieu de les railler
bêtement, mieux vaudrait écouter de temps en temps les scientifiques qui
détiennent de vrais outils d’analyse qui s’appellent mathématiques et lois physiques
pour nous remettre les idées en place.
Ce n’est pas faute de
nous n’avoir pas avertis depuis longtemps.
Il y a ce géophysicien
Marion King Hubbert qui avait prévenu, dès les années 50, que la chute de
production du pétrole aux États-Unis interviendrait autour de 1970. On s’en est
moqué… et pourtant, c’est bel et bien arrivé !
En 1972, il y a 40 ans,
le rapport pour le club de Rome rédigé par Dennis Meadows et son équipe du
M.I.T. avait remarquablement décrit , avec les faibles moyens de l’époque, ce
que nous sommes en train de vivre sans encore bien nous en rendre compte.
À 40 ans de distance, ces
scientifiques avaient vu juste, y compris concernant la date probable à
laquelle l’exploitation débridée des richesses naturelles par des humains
commencerait à poser plus de problèmes qu’elle n’apporterait d’avantages.
Le lien suivant résume
les travaux du M.I.T. des années 70. C’est un document qui mérite d’être étudié
avec attention.
Une chose est sûre ; si
j’avais à faire construire un bâtiment à structure métallique, je
n’attribuerais certainement pas le marché à des architectes « experts »
assez fous pour soutenir la thèse de l’effondrement des tours selon la "version
du complot" officielle. J’aurais trop peur qu’il s’écroule au premier feu
de corbeille à papier.
On ne peut qu’approuver
les idées présentées dans cet article.
En effet :
« l’économie ne peut être dissociée de son environnement. » Et il faut
redéfinir le terme de croissance mesurée par les économistes classiques par le
P.I.B. , indicateur trompeur qui ne reflète en rien la richesse réelle
produite.
Il ne comptabilise pas,
par exemple, la destruction de l’actif des ressources naturelles utilisées pour
produire un objet. À l’inverse, le marché de l’immobilier crée du P.I.B. à
chaque mutation, (plus-value, frais d’agence, frais notariés, taxes, etc…)
alors que la valeur réelle de l’actif reste inchangéedans le meilleur des cas, et qu’il faudrait plutôt appliquer
un coefficient de vétusté tenant compte de la dégradation du bien en fonction
du temps.
Peut-être, pour éviter
toute ambiguïté, faudrait-il éviter le mot « croissance » et préférer,
par exemple, le terme de développement ou activité soutenable eten même temps imaginer un indicateur plus
approprié que le P.I.B. pour mesurer l’activité économique.
Cet article est un bon
exposé de ce qu’a été Rio +20.
Colère et consternation,
tels sont les sentiments que les citoyens du monde dotés d’un minimum de sens
commun peuvent ressentir en face de l’attitude irresponsable des dirigeants de
ce monde.
En plus du changement
climatique qui s’est invité pour compliquer les choses, nous aurions toutes les
bonnes raisons de lever le pied sur le rythme auquel nous exerçons notre
prédation inconsidérée sur le milieu naturel.
Alors que,
quotidiennement, toutes les données du problème s’accumulent sont sous nos
yeux, l’humanité s’engage avec un mélange d’incrédulité et d’inconscience déconcertant
dans un scénario qui ne peut que la conduire vers des lendemains de plus en
plus douloureux.
Ce n’est pas faute
d’avoir été averti depuis longtemps.
En 1972, il y a 40 ans,
le rapport pour le club de Rome rédigé par Dennis Meadows et son équipe du
M.I.T. avait remarquablement décrit , avec les faibles moyens de l’époque, ce
que nous sommes en train de vivre sans encore bien nous en rendre compte. À 40
ans de distance, ces scientifiques avaient vu juste, y compris concernant la
date probable à laquelle l’exploitation débridée des richesses naturelles par
des humains commencerait à poser plus de problèmes qu’elle n’apporterait
d’avantages.
Rien n’y fait. Nous
refusons toujours de prendre cet avertissement au sérieux. Sans doute parce que
la vérité est dérangeante et insupportable. Ce qui nous est présenté comme une
crise plus ou moins passagère ne constitue probablement que les prémices d’une
évolution pas très sympathique du sors de notre espèce.
Le lien suivant résume
les travaux du M.I.T. des années 70. C’est un document qui mérite d’être étudié
avec attention.
Et en plus ce « modèle » de distribution n’est plus adapté à la société de demain qui va devoir s’adapter à la contrainte exercée par le coût des carburants dans le budget des ménages. Faire plusieurs dizaines de kilomètres pour faire ses courses appartiendra bientôt au passé. Le commerce local de centre ville va vraisemblablement connaître une nouvelle jeunesse.