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aberlainnard

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  • aberlainnard 21 août 2012 21:07

    Encore beaucoup de confusion entre climatologie et météorologie, entre moyenne mondiale et température locale ou régionale.



  • aberlainnard 20 août 2012 20:03

    Mon précédent message s’adresse aussi à l’auteur : Rcoutouly.

    Pour la vidéo voir l’explication sur le système productif selon J.M. Jancovici à la 14ème minute et quelques secondes.



  • aberlainnard 20 août 2012 19:37


    El Nasl

    D’accord avec vous.

    La thèse développée par J.M. JANCOVICI selon laquelle la production de richesse est le produit RESSOURCES-TRAVAIL (Travail Humain + Travail Machine), plutôt que CAPITAL-TRAVAIL, comme les cours d’économie classique nous l’enseignent, explique bien mieux comment fonctionne l’économie réelle. Le Capital étant seulement une boucle interne au système de production.

    Une tension sur les ressources (matériaux et/ou énergie) implique une diminution des richesses produites et donc une récession. Aux chocs pétroliers successifs correspondent effectivement les périodes de récession que nous avons connues qui ont, du coup, engendré le recours au crédit et l’accroissement de la dette.

    Voir à ce sujet, son intervention (très intéressante à maints égards) devant la commission d’enquête du Sénat sur le coût réel de l’électricité. Il explique très bien cette relation entre Ressources et Travail  :

    http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html



     

     



  • aberlainnard 18 août 2012 22:44

    Je ne dis pas quelque chose de fondamentalement différent.

    Les infrastructures actuelles sont complètement inadaptées à la mutation imposée à terme à notre société. Mais nombreux sont ceux qui sont encore mal ou insuffisamment informés de la réalité des problèmes liés aux différentes sources d’énergie et à notre trop grande addiction à celles-ci.

    D’où ma conviction de la nécessité que le plus grand nombre possible soit incité à s’informer correctement et prenne au sérieux ce que signifie concrètement la fin de l’énergie abondante et bon marché. Une fois correctement informés, alors les citoyens pourront valablement se prononcer  et participer aux décisions dans les choix de société qui s’imposent.

    Sans cela, ça risque de se traduire par des émeutes parce que la plupart des gens ne comprendra pas ce qui leur tombe subitement sur la tête ! .




  • aberlainnard 18 août 2012 11:50

    L’énergie devient un vrai problème pour l’humanité du 21ème siècle après avoir été une réelle révolution dans le mode de vie d’une petite fraction des terriens avec une accélération fulgurante au cours du dernier demi-siècle. C’est vraiment très récent à l’échelle historique. Notre addiction est telle que nous voilà désemparés quand nous réalisons qu’il va falloir apprendre à nous passer des énergies fossiles qui couvrent 80% de nos besoins et qui ont structuré l’essentiel de la société telle que nous la connaissons aujourd’hui. Grâce à elles, les progrès de productivité dans tous les secteurs, agriculture, industries, services et transports, ont permis des gains de temps, les congés payés et les acquis sociaux. Les statistiques sont éloquentes. Le déclin commence déjà à toucher la production pétrolière de nombreux champs, suivie de la production de gaz et, dans une génération, la production du charbon au rythme où nous exploitons ces ressources. Et dans un monde où la population poursuit sa croissance, cela signifie que la quantité d’énergie disponible par tête a déjà commencé à diminuer. L’important n’est pas de savoir quand ces ressources seront complètement épuisées mais comment nous allons gérer, dès maintenant, leurs déplétions respectives et de quelle manière nous allons pouvoir réorganiser les infrastructures, les villes, les moyens de transports, tant que nous en avons encore les moyens. 

    Cela nécessitera des choix, et des choix avisés d’autant plus douloureux que les données essentielles sur ce sujet, pourtant disponibles pour qui veut bien s’en donner la peine, sont peu connues, mal comprises ou ignorées des milieux médiatiques et politiques, y compris dans les milieux dits « écologiques ».

    La première des priorités est probablement d’inciter les citoyens à consacrer le temps nécessaire à étudier les données du problème et le contexte dans lequel tout cela se joue. Les données brutes sont une chose, mais elles sont insuffisantes tant que l’on ne prend pas conscience des ordres de grandeur et du rapport au temps dans lesquelles doivent être analysées et comprises.

    Des exemples ? Nous sommes pratiquement au plafond techniquement possible de la production de pétrole avant déclin inévitable, sauf à avoir recours aux non-conventionnels très chers ou à transformer du charbon en carburant à grand frais ; 98% des transports, sur lesquels reposent tous les échanges de marchandises, utilisent du pétrole. Existe-t-il une énergie capable de le supplanter en qualité et en volume transposable en une ou deux décennies ?

    Les énergies renouvelables à la mode que sont l’éolien, le solaire, les agrocarburants (qui exercent déjà une réelle pression sur le prix des denrées alimentaires) ne représentent actuellement à peine 2% des ressources en énergie primaire. Est-ce raisonnable de penser, à supposer que nous en ayons la volonté et les moyens, que leur développement pourra remplacer à terme les 80% d’énergies fossiles sur lesquelles repose notre organisation sociale et économique ? 

     Le citoyen a un vrai devoir d’information et de réflexion à remplir pour prendre conscience des enjeux réels et participer activement aux choix de civilisation en toute connaissance de cause.

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