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aberlainnard

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  • aberlainnard 8 août 2012 13:25


    rhea

    Connaissez-vous cette intéressante intervention à la Commission d’enquête sur le coût réel de l’électricité qui s’est tenue au Sénat en mars dernier ?

    http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html

    Cela va dans le sens de votre commentaire.



  • aberlainnard 8 août 2012 12:59

    Rhea

    Les 3 dernières lignes de votre commentaire pointent la cause la plus probable de la crise.
    Moins d’énergie disponible, chute du taux de croissance, récession, chômage, recours à la dette des États et des ménages, crises successives, tentatives de relance économique qui ne sont rien d’autre que des techniques de « cavalerie ».
    Ces dernières se terminent en général assez mal.
    Et nos économistes ne s’en sont pas encore rendu compte !



  • aberlainnard 4 août 2012 21:42

    à C’est Nabum

     Merci pour le compliment.

    Béotien, dites-vous ? Ne vous sous-estimez pas ! Vous avez une vision claire des choses et de l’absolue nécessité de changer le mode de vie et le fonctionnement de la société.

    Quant aux données que j’ai utilisées, je les ai piquées à Jean Marc Jancovici, ingénieur conseil et ancien élève de l’École Polytechnique que vous connaissez sans doute.

    Ce très controversé Jean Marc Jancovici, a le tort faire reposer son discours sur des chiffres dont les sources sont vérifiables et une analyse claire et cohérente.

    Une fois ces informations acquises, il est possible d’ouvrir un vrai débat. Ça devient alors un problème de choix politique entre différentes solutions dont il faut assumer les conséquences.

    Il a pris part, comme invité et ingénieur conseil, aux récents Travaux de la Commission d’Enquête sur le coût réel de l’électricité du Sénat (mars 2012) dont on peut trouver les vidéos des différents intervenants et les comptes rendus à cette adresse :

    http://videos.senat.fr/cgi-bin/vidrech.cgi?r=Commission%20d%20enqu%EAte%20sur%20le%20co%FBt%20r%E9el%20de%20l%20%E9lectricit%E9&p=1

    Son intervention est visible là : http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html

    Je vous encourage à la visionner dans son intégralité pour les conclusions parfois surprenantes auxquelles une analyse logique peut conduire.

     Une autre approche plus générale est celle de la conférence donnée par lui à L’École Normale Supérieure :

    http://www.youtube.com/watch?v=ujMeB7irXcs

     Pour aller plus loin, (16 heures de cours), il a aussi donné des cours sur l’énergie et le changement climatique à l’École des Mines de Paris.

    http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

     Son site est une mine d’informations.

    http://www.manicore.com/

     


    Un des rares personnages politiques qui ait une bonne conscience des problèmes et qui l’exprime publiquement est Yves Cochet. On trouve facilement sur le net les vidéos dans lesquelles il intervient sur ce sujet. Comme par hasard, lui aussi vient du monde des maths et des sciences puisqu’il a été enseignant-chercheur à l’INSA de Rennes.

    Côté journalistes, on peut citer Matthieu Auzanneau qui s’exprime dans son blog Oil Man du journal en ligne Le Monde.

    Voilà, en résumé, quelques éléments qui permettent d’aller un peu plus loin que ce qu’on nous sert dans les médias.

    À noter que l’on trouve sur Wikipedia pas mal d’informations tout à fait correctes.




  • aberlainnard 4 août 2012 16:05

    Votre analyse est malheureusement juste et le dernier paragraphe de l’article décrit bien ce vers quoi une bonne compréhension de l’écologie devrait raisonnablement nous conduire collectivement.

     Quand vous dites :

    "J’ai pu constater une fois de plus combien l’écologie pouvait déclencher de haine et de propos absurdes, de mépris et de remarques délirantes« 

     Cette constatation se vérifie qu’on se place du côté des pro ou du côté des anti. Ça n’est pas étonnant. D’un côté comme de l’autre, les opinions sont, le plus souvent, assises sur des affects plutôt que sur la connaissance et l’analyse des données physiques.

    Or, la plupart de nos concitoyens ne disposent pas forcément du temps et des données objectives nécessaires à une bonne compréhension des enjeux auxquels l’humanité est confrontée.

    Leurs sources se limitent souvent à ce qu’en disent les journalistes et les politiques, lesquels ne se donnent pas plus la peine de d’approfondir la question car leurs préoccupations à cours terme sont à cent lieues du sujet.

    C’est là où ces deux corporations manquent à leur devoir d’information et de pédagogie envers les citoyens.

    S’informer sérieusement n’est pas une mince affaire. Cela nécessite discernement et bon sens pour accéder aux sources fiables et objectives. De plus, la collecte de données correctes n’est pas suffisante.

    Une des plus grandes difficultés pédagogiques est de faire prendre conscience des ordres de grandeur des données et de l’échelle des temps historiques dans lesquels les problèmes étudiés doivent être replacés. Notamment la formidable accélération des variations des grandeurs dont il faut tenir compte, au cours des deux derniers siècles.

    La consommation mondiale d’énergie primaire en Mtep (Millions de tonnes équivalent pétrole) est passée de presque rien en 1860 à environ 14 000 Mtep en 2005. À l’échelle historique, c’est un changement considérable et extrêmement brutal de la pression exercée sur l’environnement.

    En 2010, l’énergie primaire consommée mondialement peut se décomposer comme suit :

     Énergie d’origine fossile, autour de 80% (charbon, pétrole et gaz confondus), plus 4,9% de nucléaire,

     Énergie renouvelable 15,8% dont biomasse 8,9%, hydraulique 5.7% et autres 1,2% (vent, soleil, géothermie)

    Miser sur le développement des 1,2% actuels provenant des éoliennes et des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques pour compenser et accompagner le déclin des 80% d’énergies fossiles n’est probablement pas réaliste en terme d’ordre de grandeur. Nous extrayons quatre fois plus de pétrole que nous en découvrons.

    Le raisonnement qui vaut pour la raréfaction des énergies fossiles est valable pour les ressources en minerais métalliques disponibles.

    Autre paramètre à prendre en considération : la population. Passée de 5 millions à 250 millions en 10 000 ans, de 250 millions à 1 milliard entre l’an 1 et 1800, puis de 1 milliard à 7 milliards en seulement 212 ans depuis 1800. Ça change beaucoup de choses en terme de pression exercée sur l’environnement !

    Autrement dit, les mathématiques nous montrent que nous disposerons en moyenne de moins en moins de ressources naturelles par habitant, et que le génie humain, ne pouvant aller contre les lois mathématiques, ne peut être utiliser qu’à gérer et partager au mieux ces réalités physiques.

    Refusant un comportement conforme à une écologie bien pensée, eux, les « anti-écolos », c’est sûr, nous précipitent à terme vers le retour "à l’âge de pierre, la bougie et le refus de toute modernité".

     



  • aberlainnard 2 août 2012 14:24

    pour le P.S. , il s’agit de consommation mondiale d’énergie primaire

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