"L’homme et la planète s’adapteront comme ils
l’ont toujours fait."
Oui, comme par exemple, la famine, les épidémies, la guerre
et autres cataclysmes... Autant d’excellents moyens dont « la planète »
dispose pour ajuster la population à un niveau soutenable. Avec 7 milliards
d’individus, elle a du pain sur la planche, « la planète ».
« ….comme ils l’ont toujours fait. »
Ah oui ! ? En fait, la phrase appliquée à une situation unique que
l’humanité n’a jamais connue auparavant, n’a aucun sens. Elle
sert principalement à alimenter les discussions de bistrots et rassurer les
clients.
En 1970, le Club de Rome
(groupe de personnalités industrielles, économiques et scientifiques),
a chargé une équipe de chercheurs américains du M.I.T. dirigée par Dennis
Meadows, de faire une étude sur l’évolution possible de l’humanité dans ses
aspects démographiques, économiques et environnementaux sur deux siècles (1900
– 2100), lequel a publié le résultat de ses travaux en 1972 sous le titre
"The limits to Growth – A Report for THE CLUB OF ROME’S Project on the
Predicament of Mankind"
Malheureusement, beaucoup
de bêtises ont été dites et écrites sur ces travaux.
Le 25 mai 2012, est
sortie la traduction française du Rapport Meadows actualisé et augmenté en
2004.
"Les limites à la
croissance (dans un monde fini)"
Donella Meadows, Dennis Meadows, Jorgen Randers
Editions Rue de
l’échiquier, 40 rue de l’échiquier75010 PARIS
ISBN :978-2-917770-35-1Dépôt légal : mai 2012
Prix : 25 euros
Si l’on a pas le temps de
lire le livre, on peut au moins lire ceci, qui est un bon résumé du bouquin
d’origine de 1972 :
Mais enfin, Messieurs les « économistes » géniaux, qui peut encore croire que la sortie de crise
passe par un retour à la « croissance » sur cette planète où la
population croît encore de façonquasi-exponentielle et de laquelle on puise à un rythme accéléré
toujours plus d’énergie et de matières premières issues d’un stock fini ?C’est crétin !
Même les ressources dites renouvelables ne le seront bientôt
plus à force de les prélever plus vite que leur rythme naturel de
renouvellement.
Dans quel monde de chimères vivent donc ces
« économistes » distingués de télé réalité, tellement formatés par des
dogmes fumeux, qu’ils ne s’aperçoivent pas de l’absurdité de leurs bavardages ?
Que dire de l’inconscience des hommes et femmes politiques adorateurs
intégristes de la« Croissance » qui oublient jusqu’aux règles élémentaires de
l’arithmétique qui leur ont été enseignées à l’école républicaine et laïque
quand ils étaient petits garçons et petites filles ?
Ne se souviennent-ils pas que, plus il y a d’élèves à
partager le même gâteau, et plus les parts sont petites ; et que la baignoire
pleine finit par se vider tôt ou tard quand le débit du robinet est inférieur à
celui de la bonde qu’on a ouverte ?
Est-ce l’ivresse des études à l’ENA qui les a rendus
immatures et irresponsables ?
Que dire aussi de la logique de ces banquiers, accros des
jeux de casino à la bourse, mais qui ont tellement horreur du risque qu’ils
prêtent aux États les plus fragiles à des taux si élevés qu’ils organisent leur
insolvabilité ?
Pouce !Nous,
Citoyens, nous ne voulons plus jouer avec ces gens-là ! Mais comment s’y
prendre pour faire sécession et organiser la dissidence ?
La dette et le PIB sont des concepts créés par l’homme qui
n’ont plus aucune relation avec la réalité d’une économie concrète.
Lâchons-les. Rebâtissons une nouvelle « éco-sophie ».
Ici et là, se
multiplient des micro-expériences locales d’économie résiliente, créant les
bases possibles de nouveaux modes de production et d’échange de biens et de
services. Souhaitons qu’elles prospèrent, s’organisent en réseaux et
parviennent à maturité avant l’effondrement et la décomposition de la
civilisation FMI – OMC.
Selon LE MONDE Planète| 22.06.2012 à 15h18 • Mis à jour le
22.06.2012 à 15h18
"Selon les chiffres de Shell, l’exploitation du
bassin pétrolier guyanais, à 6 000 mètres de profondeur, pourrait produire 300
millions de barils."
Si le chiffre de 300 millions rapporté par Le Monde est vrai, c’est un
gisement minuscule !
Au regard de la consommation mondiale de pétrole (environ 90
Mb par jour), ce gisement de 300 millions de barils est dérisoire. C’est 3
jours, quelques heures et quelques minutes de consommation mondiale ou 6 mois
de consommation française.
Pour atteindre cet or noir il faut franchir 2 000 mètres
d’eau et 4 000 mètres de croûte.
Cela montre que l’on est prêt à prendre n’importe quel
risque pour récupérer les dernières gouttelettes de pétrole et gagner un sursis
ridicule avant l’après pétrole.