Vu l’inertie des
dirigeants de ce monde et l’inconscience, non pas des individus mais du
comportement collectif de la société, le sombre tableau que vous brossez de
notre avenir est tout simplement plus que probable.
Vous écrivez :
"Les mathématiciens du M.I.T., à la demande du Club
de Rome, démontreront début mars 1972 que si l’Occident continue sur sa lancée
et incite les peuples du Tiers-Monde à faire de même, tout s’écroulera de façon
catastrophique vers 2030. Début 2012, lors de la commémoration des 40 ans de ce
Rapport au Club de Rome au Smithsonian Institute à Washington, son principal
auteur, Dennis Meadows, a été encore plus pessimiste."
Le Rapport Meadows
étudiait cependant 12 scénarios montrant différents modes de développement de
l’humanité entre 1900 et 2100 et proposait notamment dans le scénario 9 les
orientations à prendre pour éviter un effondrement et parvenir à un monde
stabilisé à peu près satisfaisant.
Dennis Meadows et son
équipe sont malheureusement toujours critiqués, surtout par ceux qui n’ont pas
lu son rapport dont le commanditaire était le Club de Rome.
Nous n’avons plus
d’excuse depuis qu’est sortie, le 25 mai 2012, la traduction française du
Rapport Meadows actualisé « The Limits to Growth » écrit à l’origine en
1972 par Donelia, Dennis Meadows et Jorgen Randers.
Ce sont ces gens du MIT
qui avaient prédit très précisément ce qui est en train de se passer de nos
jours sous nos yeux.
Lecteurs d’AGORAVOX, si vous
n’avez pas le temps de (ou ne voulez pas) lire le livre, prenez au moins
connaissance de ceci :
« Ils » nous répètent sans cesse que les charges
sociales et les impôts en France atteignent des niveaux insupportables et
portent atteinte à notre compétitivité, qu’il faut donc nécessairement faire
des coupes sombres dans les budgets des services publics aussi importants que
sont la santé, l’éducation et les dépenses de solidarité.
Le problème ne serait-il pas plutôt, qu’ailleurs, une part
insuffisante de la richesse produite n’y soit consacrée ?
Quel modèle la collectivité humaine doit-elle se donner ?
Ramener les conditions de vie de l’ensemble des citoyens à celles que
connaissent les peuples qui fabriquent nos biens à bon compte ou, au contraire,
lesélever à celles des pays les plus
avancés dans le domaine social.