Eh bien nous y voilà enfin ! Et nous sommes bien d’accord !
« le méthane qui sort de la bouche ou du cul des vaches n’est pas récupérable »
Mais alors du coup, votre formulation initiale, que voici, tombe évidemment à l’eau :
« Les énergies renouvelables sont multiples, et sans s’attarder aux expérimentations, mais en utilisant seulement les énergies pour lesquelles nous avons les preuves de leur efficacité, voici un plan applicable demain. Commençons par le méthane qui est l’un des principaux responsables du réchauffement de la planète si on le laisse s’échapper sans l’utiliser. Une vache en produit 100 kilos par an. »
Mais enfin, vous reconnaissez vos erreurs, et j’apprécie le geste.
Pour terminer, vous dites :
« estimation du méthane récupérable dans ces conditions : 92,5 millions de tonnes équivalent pétrole par an »
les Verts sont capables de faire croire aux gens qu’ils auraient de l’eau radioactive dans leurs radiateurs. Ca s’est paraît-il produit il y a déjà pas mal de temps (dans les années 70, mais je n’ai pas de certitude) à Grenoble où un projet semblable avait été envisagé,
Vous avez prétendu ci-dessus, à propos de la production de méthane causée par les vaches (et d’une façon générale, par les ruminants) :
« le méthane est évacué non pas par la bouche, mais par un autre trou, il a un nom délicat, l’anus »
Je passe sur le ton ironique qui accompagnait votre réponse, mais je suis navré de vous contredire une nouvelle fois, la dite production de méthane résulte bien de l’activité de fermentation dans le rumen (ou panse) et s’exhale par éructation.
Pour votre information, voici donc un extrait d’un document de l’INRA, organisme qui possède, j’espère que vous conviendrez, quelque compétence sur le sujet.
Les ruminants sont des herbivores. Ils présentent l’extraordinaire capacité de pouvoir digérer de manière efficace les fourrages et plus précisément les parois des cellules végétales constituées principalement de cellulose. La digestion de la cellulose se fait essentiellement dans le rumen (ou panse, compartiment digestif très volumineux de 100 litres pour une vache adulte, et situé avant l’intestin) grâce à une population microbienne dense (plus d’un milliard de cellules/ml) et variée (bactéries, protozoaires et champignons). Au cours du processus de digestion de ces substrats végétaux, les microorganismes trouvent le carbone et l’énergie nécessaires à leur développement et produisent en contrepartie dans le rumen 1) des molécules énergétiques (acétate, propionate...) et des protéines nécessaires à l’animal, et 2) des gaz (400 à 600 litres par jour de méthane et 600 à 900 litres par jour de gaz carbonique en moyenne pour une vache) rejetés dans l’atmosphère par éructation (rots). Outre la perte énergétique pour l’animal (7% de l’énergie ingérée), le méthane éructé par les ruminants contribue au réchauffement de la planète. Une partie des recherches développées à l’INRA a pour objectif d’étudier la digestion des aliments par les microorganismes du rumen et les moyens de réduire les émissions de méthane en donnant aux animaux une alimentation adaptée.
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Remarquez au passage que les chiffres avancés par l’INRA sont 4 à 6 fois supérieurs aux vôtres (vous parliez de 100 litres par jour), mais vous n’êtes pas à une approximation près. A propos du nombre de cancéreux en France, vous avez fait bien mieux.
De toute façon, que le méthane sorte d’un côté ou de l’autre, vous ne m’avez toujours pas expliqué comment on pouvait récupérer cette manne énergétique. J’attends vos expplications.
Dans ce domaine, comme en divers autres, je constate hélas que votre culture est bien superficielle. Pour un auteur aussi prolifique sur AV, c’est bien regrettable.
je connais le concept R-shift-R, qui n’a rien à voir avec ma remarque. Une fois de plus, je vois que vous répondez à côté de la plaque quand on vous pose une question précise. Dommage.