DSK était le candidat de l’ appareil du P.S mais pas celui des militants de base ni le candidat des gens de gauche, de la vrai gauche, ce que le P.S. n’est plus.
Il semble que les gens soient fatigués de voir et d’entendre des « politiques » qui occupent l’espace médiatique (audiovisuel et papier) depuis des dizaines d’années et constater le résultat en 2011. Faut-il vraiment persuader les électeurs que sans ces acteurs imposés de la politique spectacle imposée par la mondialisation financière il n’ y a pas d’autre choix ?
Des millions de chômeurs, des milliers d’agriculteurs désespérés, pas d’avenir pour la jeunesse européenne, la remise en cause systématique des acquis sociaux par le F M I, l’écologie, le réchauffement climatique, la concurrence mortelle entre les banques, l’ absence du « peuple » dans les discours des élites (politiques, économiques, médiatiques) françaises, le holdup des banques avec la complicité des chefs d’état européens, les paradis fiscaux en pleine forme, la dévalorisation des « savoirs », etc...semble des sujets secondaires pour la majorité des « journalistes » sauf pour quelques indépendants.
DSK fait vendre et augmente l’ audimat mais quand la mayonnaise sera retombée, serons-nous vraiment mieux « éclairés » pour choisir une ou un candidat en 2012 ?
Jusqu’à quand, les média dominants vont nous vendre DSK homme de gauche ? Parmi les militants P.S quelques uns voulaient l’ exclurent du parti, pour une bonne idée c’était une bonne idée. Mais les banquiers sont-ils d’accord ? Il semble que non, vaut mieux avoir deux candidats de droite sur le feux des présidentielles.
Peu de gens parlent de cet aspect des choses. Effectivement, les personnes au RSA consomment peu mais consomment et entretiennent la machine. C’est à ces détails que l’on peut constater le « cynisme » de l’ U M P.
Imagine t-on un instant la situation de la France et des français si demain des petits génies de la politique supprimaient le R S A , les indemnités de chômage, les allocations familiales, la sécurité sociale, les aides au logement, et aux énergies (chauffage, éclairage, etc...), les resto du coeur, le secours populaire, l’ école gratuite, etc... Le total de tout cet argent permet aux rentiers de vivre assez confortablement via la consommation et les charges incompressibles (loyer, transport, téléphone, eau, gaz électricité, etc...)
L’ U M P parle toujours de ce que coûte ces aides ou subvention (solidarité serait + juste) mais jamais de ce que cela rapporte aux financiers. Contrairement à ce que l’ on nous dit, il faut que le pays soit très riche pour entretenir la pauvreté.
Wauquiez, en proposant au personnes percevant le RSA, ne fait qu’anticiper une situation qui sera bientôt votée à Bruxelles dans la plus grande discrétion. les populations ne doivent pas savoir.
A lire, c’est instructif.
Le
processus d’adoption de la nouvelle « gouvernance économique » fait son
chemin. Du côté du Conseil, le « Pacte pour l’euro » engage les
gouvernements sur la voie de politiques d’austérité renforcées. Le
Parlement européen devra quant à lui se prononcer début juin sur le
paquet de « gouvernance économique » qui comprend les principales
mesures du nouveau dispositif.
Pour
ceux qui n’auraient pas suivi le feuilleton, la « gouvernance
économique », en deux mots, c’est cet ensemble de mesures qui
renforcent la surveillance et les contraintes sur les dépenses et
l’endettement publics (voir : l’UE-topie des marchés, par le Corporate Europe Observatory).
Concrètement, ce renforcement de l’« orthodoxie » budgétaire devrait
s’accompagner mécaniquement de son lot de mesures d’austérité dans tous
les pays de l’UE : réduction de l’emploi public, avec éventuellement
blocage des salaires, coupes dans les services publics et
privatisations, réductions des pensions et financiarisation des
retraites, réformes du droit du travail pour faciliter les
licenciements, mise en place d’une fiscalité « business friendly »…
Mais si les plans d’austérité font le malheur des populations, ils
ont tendance à faire rougir de plaisir les marchés financiers. Or que
ne ferait-on pas pour ces pauvres banquiers et investisseurs,
scandaleusement présentés comme les responsables de la crise, et jetés
à la vindicte populaire ? Heureusement, les instigateurs de la nouvelle
gouvernance économique, Commission et gouvernements européens, n’ont
pas cédé pas au populisme ; car d’aucuns voulaient les mettre à
contribution, et que leurs pratiques - certes parfois audacieuses -
soient sévèrement encadrées. Voire, que leurs créances soient
restructurées.
Non ; les dirigeants européens, dans leur sagesse jean-monnesque,
ont bien saisi les causes de la crise de la dette : salaires trop
élevés, services publics sur-subventionnés et inefficaces, systèmes de
protection sociale trop « archaïques » et droit du travail pas assez
« flexible ». Du coup histoire d’être sûr que ces salauds de
fonctionnaires, de syndicalistes et d’assistés ne nous fassent pas
replonger une seconde fois dans la crise, ils ont prévu des sanctions
pour les gouvernements qui ne se plieraient pas à la « discipline » de
la nouvelle gouvernance économique.
La question qui restait en suspens, c’était de savoir dans quelle
mesure serait partagée cette conclusion certes audacieuse, mais pas
forcément à la portée du péquin moyen. Fort heureusement depuis
Bruxelles, il est toujours plus facile de la mettre à l’envers, en loucedé,
aux salauds de fonctionnaires, d’assistés et de syndicalistes, toujours
prompts à dégainer leurs mouvements sociaux sur la scène nationale. La
jouer discrète, et exit les fâcheux, donc.
Restent les parlementaires européens. Ceux-là ne sont pas farouches.
Et si les belles expertises, et toute la conviction des lobbyistes
(incrustés au Parlement européen comme des moules sur un rocher), ne
suffisent pas à se les mettre tous dans la poche, il reste que la
majorité du Parlement européen penche vers la droite ; or par
coïncidence de ce côté là de l’échiquier politique, on ne voit pas du
tout d’un mauvais œil qu’on fiche quelques coups de pieds au cul bien
placés à l’Europe d’en bas.
De fait, les amendements aux propositions de la Commission qui ont
été votés le 19 avril par le comité des affaires économiques et
monétaires (ECON) du Parlement européen ont même renforcé certaines
dispositions contraignantes de surveillance des budgets, tout en
laissant délibérément de côté la question de la régulation financière.
Au point que les Verts et le Parti socialiste européen, au risque de
rompre avec le « consensus » cher aux institutions européennes (ce qui
est très sale et malpoli, vous en conviendrez), se sont finalement
opposés à l’adoption des rapports d’amendement.
De leur côté, au Conseil européen du 24 mars, les gouvernements se
sont mis d’accord sur un « Pacte pour l’euro ». Celui-ci définit les
grandes lignes de la future « gouvernance économique », qui devrait
principalement viser à [1] :
S’assurer d’une diminution du coût unitaire de la main d’œuvre (ça s’appelle la « compétitivité » chez les gens bien élevés, la « nique aux salariés » chez les autres)
Réformer le droit du travail et le marché du travail pour plus de flexibilité et réduire les charges fiscales sur l’emploi (grosso modo : moins d’impôt pour les riches, plus de pression au travail sur les pauvres)
Assainir les finances publiques
(saisis : les riches paient moins d’impôts, donc il faut trouver de
l’argent ailleurs... juste un petit coup de canif dans ton assurance
maladie et ta retraite)
Assurer la stabilité financière
(non, non tu t’égares. On va pas surveiller les banquiers et les
marchés financiers. On va surveiller les dépenses publiques... qui sont
responsables de la crise, quoi ! Faut suivre, un peu)
En attendant la mise en œuvre des dispositions de gouvernance
économique, en cours de ratification, les gouvernements se sont livrés
au cours du sommet à une sorte de braderie des droits sociaux, chacun
étant sommé d’apporter sur la table les mesures d’austérité qu’il a
d’ores et déjà pris et qu’il pourrait prendre à court terme dans son
pays. Côté français, Sarkozy n’a pas été en reste, il a notamment
proposé l’inscription dans la Constitution du principe d’équilibre des
budgets publics, et l’application de la réforme des retraites votée fin
2010 [2].
Ce à quoi il aurait pu ajouter la suppression 31000 postes de
fonctionnaires en 2011 (non remplacement d’un fonctionnaire sur deux),
et la non-indexation des salaires des fonctionnaires [3].
Désormais, la balle est du côté du Parlement européen. Celui-ci
devrait se prononcer en session plénière, du 6 au 9 juin à Strasbourg,
sur le paquet de « gouvernance économique », dans des conditions assez
exceptionnelles : le principe d’une procédure accélérée d’adoption
ayant été actée au forceps par la majorité de droite au sein du comité
ECON, les représentants des partis européens vont négocier avec le
Conseil - de manière tout à fait opaque - un texte qui pourra être
adopté en plénière.
Il y a fort à parier, vu la composition du Parlement européen, que
le texte sera bel et bien adopté en plénière début juin, même sans le
soutien des sociaux-démocrates et des verts. Ceux-ci se retrouvent
cependant au pied du mur, devant deux options : d’une, épouser
délibérément et explicitement les contours d’un néolibéralisme le plus
brutal et le plus accompli. De l’autre, s’engager sur la voie d’une
rupture qui remette en question certains réflexes automatiques
vis-à-vis de la construction européenne.
Un autre enjeu concerne l’émergence d’une véritable mobilisation
populaire dans les pays européens, face à ce que le président de la
Commission appelle lui-même une « révolution silencieuse [4] ».
Face à cette révolution, il est essentiel d’allumer des contre-feux. Et
d’organiser, au plus tôt, une véritable contre-offensive coordonnée à
l’échelle européenne.
Julie Morange
PS : Le Corporate Europe Observatory et le réseau des Attac d’Europe
organisent une pétition à destination des députés européens pour les
enjoindre à voter contre la nouvelle « gouvernance économique »
européenne. Ça se passe ici : http://www.france.attac.org/non-au-...
Quand on sait que l’ apprentissage chez les enfants se fait essentiellement, dans un premier temps par mimétisme des adultes, cette histoire de français qui ne seraient pas tout à fait français pour telle ou telle raison a un impacte sur les enfants.
A 7 ans, la couleur de peau du meilleur copain n’ a absolument aucune importance, il faut que les adultes viennent gâcher « cette spontanéité » à cause du fric. Là est le scandale.