Madame Royal a été réélue haut la main aux dernières régionales, sans doute à cause de tous ses défauts. Elle met les mains dans le cambouis pour sauver des emplois. Il y a belle lurette que j’ai constaté que le P.S n’était plus à gauche mais est-ce une raison pour ne pas admettre des qualités à certains membres de ce parti.
La tolérance est un état d’esprit qui se pratique. Elle a du courage car elle a du passer outre les moqueries, le machisme ordinaire de ses collègues hommes (pas tous, bien sûr).
Je n’ai pas sympathie particulière pour madame Ségolène Royal mais il faut lui reconnaître une bonne dose de courage et de persévérance, qualités qui s ne sautent pas aux yeux lorsque l’on regarde les autres candidats du P.S. et de bien d’autres partis.
Son courage et sa persévérance s’alliant à une intelligence aiguë sont suffisant pour se faire descendre dans une société où la vulgarité et l’ignorance sont largement valorisé.
Dans quel état les finances de la France et de l’Europe étaient -ils en 45 ? Pire qu’aujourd’hui.
Cependant, les décideurs de l’époque on fait en sorte d’appliquer le programme du C N R.
A cette époque, les banquiers n’avaient pas tout pouvoir sur les états. Ce sont les états qui dictaient leur loi. L’avenir pour notre jeunesse est donc d’être flexible, bien conditionné, pas trop gourmand question salaire et peut-être, peut-être auront -ils le droit de travailler en CDD de trois mois à mi temps généreusement payé au SMIC.
Les paradis fiscaux , les rentiers, les banquiers, inflexibles sur la quantité de bénef à faire en 6 mois ou 1 an diront que nous vivons au dessus de nos moyens, que les services publiques sont pas assez rentables, les fonctionnaires (les pas trop gradés) toujours trop payés, les travailleurs ne travaillant jamais assez.
A travers toute l’histoire, il y a un point aveugle jamais évoqué lorsque l’on parle des femmes ou de la condition féminine, c’est l’aspect économique.
Une anecdote ; Quand napoléon 1er a formé le corps de gendarmerie, il était question que ces messieurs soient entretenus de manière collective. Les beaux képis ont fait leur calcul et ils ont compris une chose : le salaire d’un gendarme, plus l’entretien, (linge, chaussures, repas, locaux, etc...) coûterait cher à l’état. Ils ont décidé que leur femme résiderait avec eux dans de petites brigades, en apportant une dote et en entretenant monsieur et le logement mis à disposition. Les femmes de gendarme n’avaient pas le droit de travailler jusqu’ à la fin des années 1970.
Quand à la tête d’ une société, les décideurs estiment que la part de travail domestique d’une femme n’ a droit à aucune reconnaissance car cette part de travail va de soi, il ne faut pas s’étonner que les inégalités se pérennisent. C’est ce qu’ Ivan Illich appelle « Le travail fantôme ». Quand une femme lave sa salade, fait une quiche ou une pizza sans
passer par les produits industriels, elle ne rapporte rien à l’économie
de marché, tandis que celle qui achète tout en produits finis, les
boursicoteurs en tire un profit.
Il est évident qu’une mère qui a connu durant des années des semaines de 70 heures en moyenne va encourager ses filles à devenir autonome sur le plan financier afin d’être capable de se loger et de subvenir à ses besoins.
Le problème majeur des femmes dans notre société est bien celui du manque de travail pour tous, donc pour les jeunes filles et les femmes, et quand elles ont un travail, leur salaire ne suffit pas à payer un loyer et son entretien (sans faire de folies). Parler de la condition féminine sans parler des problèmes généraux de la société c’est parler de l’arbre qui cache la forêt.
Dans mon entourage, celles qui s’en sortent le mieux sont celles qui ont acquis une indépendance économique. Elles ont pris le temps de vivre avant de se mettre en couple et d’avoir un enfant. Mais ce type de couple deviendrait ingérable pour la société s’ il se généralisait. Comment payer à temps plein et avec un salaire décent 50% de la population active ? Actuellement, l’entretien d’un salarié marié est assumé majoritairement sa femme (même s’il donne un petit coup de main par ci par là) et ne coûte rien à un patron. Cette même femme si elle veut avoir quelqu’ indépendance économique doit travailler. Mais le conditionnement par la publicité est telle que l’achat de l’indispensable télé ou bagnole dernier modèle passe avant la réflexion sur l’organisation de la société. Quand ces messieurs réaliseront que le travail de leur femme a pour finalité de permettre aux possédants de les exploiter encore plus un grand pas en avant dans notre civilisation sera fait.
Ces messieurs heureux de se faire servir par les femmes ce qui satisfait leur égo, ne soupçonnent pas un instant que par ce moyen, ils sont eux mêmes exploités dans la plus grande majorité des cas.
Je précise que je ne fais que donner mon avis, rien de plus.