Implicitement, dans notre démocratie ne sont reconnus pour représenter la volonté du peuple, les électeurs qui sont inscrits et qui se déplacent pour voter. Ensuite sur ce nombre de votants un pourcentage sera pour le camp A ou B ou C, c’est le camp qui a reçu le plus de voix qui gagne quelque soit le nombre d’inscrits. Pour les européennes, 60% d’inscrits ne se sont pas déplacés, d’office quelque soit le résultat, peut-on dire que le parti qui a reçu le plus de voix est représentatif de toutes les catégories sociales qui composent le peuple. Les 60% qui ne se sont pas déplacés en France ont compris que le pouvoir des « lobbyes », des « banques » et des élites qui nous gouvernent ont confisqué le droit et le pouvoir de chaque peuple des 27 pays.
Vous avez raison de souligner le manque de maîtrise de la langue française de Sarko, ce qui expliquerait son refus de tenir des conférences de presse. Il aime avoir des journaleux qui ne sortiront pas des chemins balisés qu’il impose car son manque évident de culture et tout simplement d’intelligence devient de plus en criant. Il confond le savoir-faire avec le savoir-être.
Si l’Europe doit devenir qu’un Etat de plus étasunien, la France une région, la société qui se développe actuellement n’a pas besoin d’être trop instruite, voyez le système scolaire U S A et les résultats. Par contre ce qui est sûr, les enfants des élites ne fréquentent pas les mêmes établissements scolaires que ce soit en Europe ou aux U S A. Le ministre Luc Chatel n’est qu’une marionnette, il exécute les consignes et il argumente pour faire admettre l’inadmissible.
Cette
démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le
terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que
sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ;
elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes
pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir
assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le
reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel
et plus démocratique.
Guy DEBORD
Maintenir sous perfusion un système qui s’écroule et qui est voué à l’échec n’est jamais qu’une forme de totalitarisme. Les peuples n’ont plus les moyens de décider de quoi que ce soit. Les banques décident, les états exécutent, les peuples acceptent de plus en plus l’inacceptable.
Chez les écolo, comme dans les autres partis politique il y a certainement des gens bien et moins fatigué de la politique que des gens de la génération de Daniel Cohn-Bendit. Les appareils politiques ne laissent pas émerger facilement des nouvelles têtes. Quand on fait le tour, quelque soit le parti, on voit les leaders dans les média depuis environ une trentaine d’années. (je ne parle des jeunes pousses qui ont émergé à la suite des élections européennes) Aujourd’hui, l’urgence ce n’est pas de savoir si Cohn-bendit peut-être élu mais de stoper au plus vite l’ultra libéralisme qui sévit et qui emporte tout : les ressources naturelles, l’environnement et la majorité des humains qui subissent cette folie.