• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Bovinus

Tableau de bord

  • Premier article le 04/10/2011
  • Modérateur depuis le 25/08/2012
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 7 732 533
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 70 43 27
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique










Derniers commentaires



  • Bovinus Bovinus 24 novembre 2014 21:47

    @ Piotrek
    -
    Au risque de vous surprendre, je ne suis pas pro-poutinien. Ce qui ne m’empêche pas de considérer qu’il est probablement le meilleur dirigeant russe depuis Staline (vu l’assortiment de guignols et de traîtres qu’on a eu, c’est pas bien dur).
    -
    Moi je vous parle d’un fait simple, évident, historiquement et idéologiquement indéniable (la russification, le touillage de peuples débutés bien avant la 2nd guerre mondiale) Et vous vous allez chercher dans ma psychologie, des indices historiques, des excuses stratégiques...
    -
    Staline est tout à fait critiquable comme dirigeant et comme individu, en toute honnêteté. Par contre, on ne peut ignorer qu’en plus d’avoir été un dirigeant et un individu, il est aussi devenu le symbole de toute l’URSS et aujourd’hui de la Russie. De ce point de vue-là, il est n’est pas critiquable, et il me semble que c’est la position que vous avez adopté. Navré si j’ai fait erreur.
    -
    Il y avait une collusion évidente entre l’Allemagne nazie et l’URSS de Staline. L’invasion synchronisée de la Finlande et de la Pologne... l’inefficacité de la défense soviétique face à la trahison nazie qui s’en suit à peine deux ans après la signature Molotov-Ribbentropp.
    -
    Excusez-moi, mais là, je ne vous suis pas. L’objet de la guerre soviéto-finlandaise était pour l’URSS de sécuriser Léningrad, qui était juste la deuxième ville du pays. Ce qui fut accompli, en dépit de lourdes pertes pour l’armée soviétique. Si cette guerre n’avait pas été déclenchée, Léningrad aurait sans doute été prise.
    -
    Ensuite, l’inefficacité de la défense soviétique, je ne pige pas ce que vous voulez dire. Vous êtes tout de même au courant que la Wehrmacht surpassait largement son adversaire soviétique dans de nombreux domaines en 1941 (commandement, efficacité de l’infanterie, interopérabilité ...) ?
    -
    Voici les chiffes Ouikipédia concernant l’engagement du Reich en juin 1941 : « 3 800 000 soldats, 4 300 chars, appuyés par 4 389 avions ». Vous imaginez ce que ça représente ? Vous réalisez que avec de telles capacités offensives, il est infiniment plus aisé d’attaquer que de défendre ? L’attaquant sait où et quand il va frapper, tandis que le défenseur ne le sait pas, ce qui l’oblige à étaler ses unités dans l’espace.
    -
    Vous savez que l’Axe a laissé sur toute la durée de la guerre plus de 5 millions d’hommes sur le front dit « de l’Est » (1 tiers de morts, 1 tiers de blessés et autant de prisonniers et disparus) ? et vous me parlez d’ « inefficacité »...
    -
    La surprise évidente de Staline est documentée si elle ne vous semble pas évidente par les faits.
    -
    Ben ouais, c’est bien ce que je disais plus haut. Si il n’avait pas été pris par surprise, les nazis auraient été bien mieux « reçus » en 1941. On peut savoir qu’on va être attaqué dans un avenir indéterminé, mais pas forcément quand exactement. Pourquoi, en ce cas, ne pas faire le maximum possible pour retarder l’échéance le plus longtemps possible ?



  • Bovinus Bovinus 24 novembre 2014 17:52

    Pour une fois que vous ne mentez pas, ça mérite d’être souligné.
    -
    C’est tout à fait exact, et d’ailleurs, il le fait de manière extrêmement discrète. Le fait est, cher atlantiste, que du point de vue russe, critiquer Staline, c’est critiquer non seulement le projet soviétique, mais aussi, la victoire soviétique sur le nazisme et au-delà, la Russie entière en tant que phénomène historique et civilisationnel.
    -
    Sur Staline, voir ce que j’ai répondu à Piotrek plus haut.



  • Bovinus Bovinus 24 novembre 2014 16:11

    @ Piotrek
    -
    L’URSS avait beaucoup d’ennemis et plutôt puissants. Or, les « revendications nationalistes », sont très faciles à instrumentaliser (d’ailleurs, elles le furent sans la moindre vergogne par les Allemands, notamment en « Ukraine »). Staline connaissait très bien la théorie du marxisme, donc il ne pouvait ignorer ce fait.
    -
    Il y a un autre dossier dans ce genre, que vous ressassez à la moindre occasion (ça se comprend, du fait de vos origines, mais cela nuit à votre objectivité) : le pacte Molotov-Ribbentropp. Ce que vous refusez de comprendre dans cette affaire, c’est que le moindre mois comptait. Vous n’ignorez pas, je suppose, que dès 1939, l’URSS défait le corps expéditionnaire japonais en Mandchourie. Ces mêmes unités ont été rapatriées juste à temps pour la défense de Moscou en 1941. Sans la signature du pacte germano-soviétique, la situation aurait été beaucoup plus tendue.
    -
    Enfin, je vous rappellerai simplement que ce pacte est la suite logique de Münich et des nombreuses « concessions » accordées par la France et la Grande-Bretagne au Reich hitlérien (annexion de la Tchécoslovaquie, Anschluss, réoccupation de la Ruhr...). Bref, c’est l’hôpital qui se moque de la charité.
    -
    Alors, certes, on peut raconter ce qu’on veut sur le méchant, l’horrible, le sanguinaire Staline (qui, n’oublions pas, dévorait un nouveau-né à la sauce moutarde au petit-déj’), on ne peut ignorer le simple fait qu’il reste le personnage historique de très loin le plus populaire en Russie (qui, je le rappelle, n’est pas uniquement peuplée de Russes), et ce, depuis les années 1970 au moins. Oh, mais oui, c’est bien connu, ces gens sont idiots et masochistes. C’est ça, ouais.



  • Bovinus Bovinus 20 novembre 2014 22:18

    Lloreen, je sais pas pourquoi, mais ça sent bon la secte anglo-saxo-baptiste, ton truc. Rien qu’au langage employé, ça se voit. Bourré d’acronymes anglais à la con, mauvais français laissant transparaître une traduction faite par un anglophone (du Pakistan) à la va-vite, arguments juridiques débiles et bidon à peine croyables, même si on a Alzheimer...
    -
    Moralité : Work harder.



  • Bovinus Bovinus 20 novembre 2014 21:10

    @ Pierre
    -
    Sinon c’est vrai, l’empire tsariste, l’URSS et surtout la Russie actuelle ont manifesté une grande tolérance pour leurs minorités cultuelles mais quand-même pas absolue. Je crois que la langue russe était imposée partout et qu’on enseignait Tolstoï et Dostoïevski dans le fin fond de la Yakoutie. C’est vrai qu’à la même époque, les Français enseignaient « Nos ancêtres, les Gaulois »au Cameroun.
    -
    C’est là que je voulais en venir. Vous jugez d’après vos catégories (d’occidental), et vous vous plantez (normal, la Russie n’est pas l’Occident). La grande différence, entre les Yakoutes et les Camerounais, c’est que les Yakoutes ont les mêmes droits que les Russes, et tous les citoyens de l’URSS. Les Camerounais étaient-ils des citoyens français ? Avaient-ils les mêmes droits que le soldat ou l’administrateur venu de la métropole ? Non. C’est l’une des grandes différences entre un empire occidental (colonial) et le monde russe.
    -
    Dans ces conditions, il est normal que le citoyen de l’Empire Russe (et plus tard, celui de l’URSS) sache parler la langue officielle, dont l’apprentissage était en effet imposé, mais pas avant un certain âge pour les peuples non-russes. Ils ne désapprenaient donc pas leur propre langue par ailleurs. Et, si ils étudiaient Tolstoï à l’école, l’État soviétique subventionnait la publication de livres d’écrivains et de conteurs Yakoutes qu’ils pouvaient lire en VO. Il leur a aussi par ailleurs appris l’écriture (dans le cas de peuples qui n’avaient pas d’alphabet).
    -
    Vous préférez quoi, être à la place du Camerounais ou du Yakoute ?

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv