Sélection d’articles, morceaux choisis, sans doute révélateur de ce qu’une partie de la presse US pense dans certains de ses papiers, en ne tenant compte que ce vers quoi vous pointez avec beaucoup d’autorité.
Cher auteur, vous me coupez le sifflet, proprement.
Vous ne voulez pas comparer, juste généraliser, en arguant de vagues concepts de tendances. Soit.
Moi, je vous dis que vous ne pouvez pas vous retrancher derrière cette analyse sommaire de distributeur de bons points aux uns et de mauvais aux autres, sur de simples tendances ! Cela reviendrait à refuser des ajustements à la baisse qui seraient mérités, et à glorifier l’augmentation de la dépense publique pour le principe que plus, ce serait mieux. je trouve ça tout simplement aberrant, et franchement pas logique...
Cher auteur, j’aimerais que l’on compare ce qui est comparable, car je ne pense pas que les situations de départ soient similaires,entre par exemple les services publics boliviens et les services publics français. j’aurais spontanément et peut être à tort, tendance à penser que ce que nous proposons AUJOURD’HUI est très loin devant ce que propose la Bolivie AUJOURD’HUI.
Et mettre la Chine et la France sur un même plan, c’est à peu près aussi fin que de comparer l’Inde et les USA, au prétexte que ce sont deux démocraties géantes.
Cher auteur, j’avoue ne pas être certain que l’on puisse aborder ce vaste sujet sans faire preuve de partisianisme et de subjectivité, malheureusement, quelle que soit la bonne volonté que l’on y mettra. A commencer par moi même
En effet, vous voudriez mettre plus d’état pour résoudre ce que vous percevez comme la fragmentation de la société. Je pense moi que l’on devrait y mettre plus d’humain, recréer de la relation et du sens, volontairement, plutôt que de contraindre par je ne sais quelle alchimie les gens à s’intéresser à leur environnement et sortir de leur repli sur eux mêmes.
Depuis des années, des décennies, l’on substitue au volontariat individuel-bénévolat des structures étatiques qui remplacent l’individu (et aussi tout ce qui était religieux dans le principe de charité, rappelons-le). A mon sens, cela a largement déresponsabilisé le vulgus pecum de tout simplement se soucier de son prochain puisque ses impôts servent à ça. Puis les tendances lourdes de nos sociétés à vivre dans sa petite bulle confort, en ignorant les ravages d’un extérieur agressif, qu’on ne veut surtout pas affronter, ça nuit au confort.
Est-ce que plus d’état, ça permettra au tout venant de se souvenir de son voisin ? Est-ce que ça permettra de ne plus se faire regarder bizarre en saluant les gens que l’on croise ? Je ne le pense pas.
la solidarité, la VRAIE solidarité, celle qui coûte plus que ses impôts (directs et indirects),c’est la seule chose qui fera que les éléments se remettront en place. Et je peux vous garantir que mettre plus de fonctionnaires, cela ne fera rien pour recréer cette solidarité ; juste renforcer le sentiment que l’on peut ne pas prendre soin de ses voisins, puisque l’Etat s’en occupera.
Cher auteur, j’entends bien vos arguments, sur l’impérieux besoin de services publics, mais comme le faisait remarquer un autre commentateur dont le nom m’échappe, je pense qu’il y a gaspillages et aberrations, et que ces deux fléaux méritent d’être traités avec rigueur et vigueur.
Plus que le nombre de fonctionnaires, il y a surtout leur affectation : combien n’ont aucune valeur ajoutée, et pourraient être utilement employés à faire autre chose ? Difficile cependant de « reverser » un fonctionnaire, donc on choit de ne pas remplacer des départs à la retraite, afin d’en diminuer le nombre. Ce que je ne sais pas, ce sont les arbitrages qui sont fait, le cas échéant. Par exemple, l’on ne remplacera qu’un départ sur 5 à la retraite aux Finances, tandis que l’on remplace tout le monde dans les hôpitaux. Qui sait, peut être même que ceci permettrait de pouvoir embaucher de nouvelles personnes dans des secteurs en déficit ? La balance globale reste qu’un départ sur deux seulement est remplacé, mais avec de fortes disparités en fonction des administrations concernées.
J’ai aussi une question à vous poser : combien y avait il de fonctionnaires dans la France de 1945 ? Combien pesaient-ils dans la population ? Je l’ignore, mais j’imagine que c’était peu, et en tout cas moins qu’aujourd’hui. De plus, je ne suis pas convaincu que l’explosion de la fonction publique sur les 25 dernières années ait contribué en quoi que ce soit à la grandeur de la France ; je ne me souviens plus de combien de fonctionnaires nous avons hérité sur ce laps de temps, mais j’avais été choqué de la fulgurance de la progression de leur nombre.
Enfin, je ne pense pas que taire ou occulter les faits soient une politique responsable ; nous ne sommes juste pas d’accord sur lesdits faits, ni sur leur interprétation, et je crains que ce ne soit également le cas sur les solutions