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Claude Courty


Franc-tireur de la pensée libre. Lanceur d'alerte démographique.
Humaniste rationaliste, dénataliste ; chercheur indépendant en sociologie, agnotologie, écologie, pauvrologie.
Fondateur de la “Pyramidologie sociale”.
Les certitudes sont les vérités des sots, dont chacun porte sa part selon sa crédulité et sa liberté de pensée ; les pires de ces certitudes étant érigées en dogmes, dans le déni de réalités factuelles et chiffrables concernant les fondamentaux de la condition humaine, pourtant accessibles au premier venu. C'est ainsi que d’une extrême à l’autre, l’immense majorité des croyances, doctrines et idéologies dans lesquelles baigne l’humanité, s'obstinent dans la poursuite de ce déni de réalité.
Pour me joindre : Formulaire de contact figurant en bas de la page d'accueil du blog 
https://pyramidologiesociale.blogspot.com/ ou en commentaire des articles qui y sont publiés.

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  • Premier article le 02/09/2011
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Derniers commentaires



  • Claudec 16 août 2016 09:55

    Refus du travail ou refus de l’effort ?

    Nous pouvons par exemple faire l’effort : d’apprendre à lire et à écrire, pour éviter de dire n’importe quoi n’importe comment ... et de changer son style lorsqu’on change de pseudo. Est-ce du travail ?
    Quoi qu’il en soit, ci-après quelques lignes (ayant déjà fait l’objet d’une publication de ma part ici-même) qui devrait vous intéresser, pour autant que vous soyez disposé à faire l’effort de le lire.

    J. Fourastié - Pourquoi nous travaillons - P.U.F. – 1959

    Extrait :

    « Une certaine conception du monde place dans le passé l’âge d’or de l’humanité. Tout aurait été donné gratuitement à l’homme dans le paradis terrestre, et tout serait au contraire pénible et vicié de nos jours. Jean-Jacques Rousseau a donné une couleur populaire et révolutionnaire à cette croyance, qui est restée vive au cœur de l’homme moyen [pour gagner celui du Bobo] : ainsi l’on entend parler de la vertu des produits “naturels” [devenus “bio”] et bien des français [ils ne sont pas les seuls] croient que la vie d’autrefois était plus saine qu’aujourd’hui.

    En réalité, tous les progrès actuels de l’histoire et de la préhistoire confirment que la nature naturelle est une dure marâtre pour l’humanité. Le lait “naturel” des vaches “naturelles” donne la tuberculose, et la vie “saine” d’autrefois faisait mourir un enfant sur trois avant son premier anniversaire. Et des deux qui restaient, dans les classes pauvres, un seul dépassait, en France encore et vers 1800, l’âge de 25 ans. (…)

    Toutes les choses que nous consommons sont en effet des créations du travail humain, et même celles que nous jugeons en général les plus “naturelles”, comme le blé, les pommes de terre ou les fruits. Le blé a été créé par une lente sélection de certaines graminées ; il est si peu “naturel” que si nous le livrons à la concurrence des vraies plantes naturelles il est immédiatement battu et chassé. Si l’humanité disparaissait de la surface du sol [Ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses dans bien des domaines], le blé disparaîtrait moins d’un quart de siècle après elle ; et il en serait de même de toutes nos plantes “cultivées”, de nos arbres fruitiers et de nos bêtes de boucherie ; toutes ces créations de l’homme ne subsistent que parce que nous les défendons contre la nature ; elles valent pour l’homme ; mais elles ne valent que par l’homme.

    À plus forte raison les objets manufacturés, des textiles au papier et des montres aux postes de radio, sont des produits artificiels, créés par le seul travail de l’homme. Qu’en conclure sinon que l’homme est un être vivant étrange, dont les besoins sont en total désaccord avec la planète où il vit ? Pour le bien comprendre, il faut d’abord comparer l’homme aux animaux, et même aux plus évolués dans la hiérarchie biologique : un mammifère, cheval, chien ou chat, peut se satisfaire des seuls produits naturels : un chat qui a faim ne met rien au-dessus d’une souris, un chien, rien au-dessus d’un lièvre, un cheval, rien au-dessus de l’herbe. Et dès qu’ils sont rassasiés de nourriture, aucun d’eux ne cherchera à se procurer un vêtement, une montre, une pipe ou un poste de radio,. L’homme seul à des besoins non naturels.

    Et ces besoins sont immenses [et vont croissant, inéluctablement]…

    … la planète sur laquelle nous sommes, sans trop savoir pourquoi ni même s’il y en a d’autres moins inhumaines, est assez peu adaptée à nos aspirations, à nos facultés d’agir, à nos besoins. Elle satisfait libéralement et sans travail à un seul de nos besoins essentiels : la respiration. L’oxygène est le seul produit naturel qui satisfasse entièrement et parfaitement l’un des besoins de l’homme [Pour combien de temps encore ?]. Pour que l’humanité puisse subsister sans travail, il faudrait donc que la nature donne à l’homme tout ce dont il éprouve le besoin comme elle lui donne l’oxygène. L’eau, il faut déjà la puiser, la pomper et souvent la filtrer.

    Cela étant… nous travaillons pour transformer la nature naturelle qui satisfait mal ou pas du tout les besoins humains, en éléments artificiels qui satisfassent ces besoins : nous travaillons pour transformer l’herbe folle en blé, les merises en cerises et les cailloux en acier puis en automobiles. »



  • Claudec 14 août 2016 17:55

    @Zolko
    « il n’y a aucune raison qu’on soit obligés ici, en Europe ... »


    Faux ! Aucun pays ou continent ne pourra s’exonérer de son implication dans les conséquences d’un déséquilibre social planétaire auquel il a nécessairement contribué, et ceci d’autant moins qu’il est riche. Et il ne s’agit pas de ce sentiment de repentance aussi stupide que sommaire, mais simplement du fait que au-delà de toute réaction humanitaire interdisant de laisser mourir de faim et de misère quiconque, sans tenter et encore moins accepter de lui porter secours, aucun barrage ne peut arrêter un flot lorsqu’il devient trop puissant ; il finit par submerger les digues qui lui sont opposées et envahit tout espace, non sans violences, désordres et autres réactions barbares dont nous avons déjà une petite idée.
    Je me répète, mais pensez à Calais, à titre d’infime exemple, et aux innombrables camps, murs, palissades, barbelés, ... vainement érigés partout dans le monde pour tenter de stopper ce que l’un de nos anciens Présidents de la République avait qualifié de submersion. Lire à ce sujet : Un monde de camps – de Agier & Lecadet – La Découverte2014


  • Claudec 14 août 2016 04:55

    @Zolko

    Devons-nous pour autant laisser faire en attendant d’assister au spectacle d’un continent mourant de faim, (avec tous les désordres et violences qui en résulteront partout ailleurs et dont les plus pauvres seront les premières victimes) ou devons-nous l’aider à limiter les dégâts en l’alertant et l’encourageant, par tous les moyens éthiquement acceptables, à contrôler sa démographie, avant qu’il ne soit trop tard ?


  • Claudec 14 août 2016 04:41

    @Zolko

    Je considère que le processus de mondialisation est inéluctable parce qu’il résulte, moins de la volonté de qui que ce soit que de progrès scientifiques, technologiques et techniques (notamment dans les domaines des transports et des communication, avec ce qui en résulte concernant la disparition de facto des frontières) que rien ne pourra plus arrêter. Il en est comme d’un flot qui fait céder les digues l’ayant longtemps contenu.
    Dès lors, comment nier que le problème de surpopulation soit planétaire ? Il suffit de penser aux flux migratoires qui ne sont que la manifestation de débordements démographiques en provenance de tous les pays surpeuplés vers d’autres qui le sont moins et avec lesquels ils partagent leur misère (beaucoup plus facile à partager que la richesse).
    La démographie de l’Europe est stable et même en légère mais constante augmentation, du fait d’un apport étranger résultant de ces flux, qui compensent la faiblesse des taux de natalité des nationaux. Sans cela, plusieurs pays européens seraient en déficit de population. Depuis des décennies nous allons chercher dans les pays pauvres les travailleurs qui acceptent de faire les travaux que nous ne voulons ou ne pouvons plus faire, faute d’effectifs suffisants. Après que le problème ait été réglé à l’échelle européenne, par immigration en France de pauvres excédentaires en Italie ou en Pologne par exemple, il l’est dorénavant à l’échelle mondiale. Ce sont des populations qui fuient l’Afrique, le moyen-Orient et l’Asie que nous accueillons, et qui s’invitent de mille manières en se jouant des frontières, lorsque notre accueil n’est pas suffisant, venant aggraver les problèmes d’emploi (et bien d’autres) de tous les pays d’accueil européens.
    Et toutes les rodomontades politiques et politiciennes n’y changeront rien. La coupe mondiale est trop pleine et déborde là où elle peut. La jungle de Calais est le symbôle, en France, de cet état de fait planétaire. Combien de camps, de murs et de barrières tentent vainement d ’endiguer le flot surpopulatoire, partout dans le monde ?


  • Claudec 13 août 2016 22:52

    @JC_Lavau

    Tous les pouvoirs se fondent précisément et prospèrent concurremment sur ces réalités que vous avez raison de qualifier de « militaires », dont ils attendent qu’elles leur fournissent, non seulement la chair à canon, mais à impôt et à boulot nécessaire à leurs ambitions de développement et de conquête.
    Le cauchemar de Erdogan est aussi celui d’israël face à la palestine (et réciproquement, les deux partis se livrant une véritable guerre des utérus - cf. Compte à rebours de Alan Weisman, Flammarion 2014), et d’une manière générale de l’occident, depuis que Boumedienne à proclamé à la tribune de l’ONU que l’Islam triompherait par le ventre de ses femmes (propos repris par d’autres leaders), ou encore du monde entier face à une Afrique qui comptera à elle seule le tiers de la population mondiale d’ici un siècle.
    L’instrumentalisation de la natalité à laquelle n’ont cessé de se livrer tous les pouvoirs, politiques et religieux, depuis qu’ils existent, est le pire affront qui soit fait, non seulement à la dignité humaine mais à l’équilibre de la société. Mis à part ceux qui sont entraînés par leur misère à y contribuer, ceux qui ne comprennent pas çà ne sont ni fous ni idiots, ils sont bien pire que cela.

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