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Cosmic Dancer

Cosmic Dancer

"Lire est considéré comme un acte d’amélioration de soi."

Tableau de bord

  • Premier article le 17/04/2007
  • Modérateur depuis le 23/07/2008
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Derniers commentaires



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 29 mai 2007 17:35

    @ El-Max

    Votre commentaire me touche, parce que finalement, lorsque vous dites que pour vous Noir Désir est mort et que si B. Cantat devait apporter à l’humanité une nouvelle pierre, il le ferait plutôt mieux en retournant à l’anonymat, nous disons un peu la même chose : nous parlons de la mort. Celle de M. Trintignant, en premier lieu, celle du chanteur de ND en second lieu, mort à lui-même et mort en lui suite à son acte - j’ai toujours pensé que si l’on tue quelqu’un, on meurt soi-même. C’est une partie de ce que je tente d’exprimer ici, lorsque j’évoque la dignité qu’il y aurait à ne pas demander cette réduction de peine. A accepter la lourdeur de ce châtiment, puisque ç’en est un, quitte à faire hurler trop de bonnes consciences ici même. L’accepter en tant que tel, comme une charge à porter, comme une responsabilité à assumer jusqu’au bout.

    Sur le fait que la justice a tranché et qu’elle offre la possibilité de sortir de prison avant la fin de la peine prononcée, je m’autorise juste à considérer que cette remise de peine serait franchement mal venue quand au même moment il est question de durcir la loi sur les violences.

    Je sais, cette prise de position, que d’aucuns prennent pour un désir de vengeance (faut-il avoir l’esprit borné !) ne paraît pas spécialement généreuse. Mais ôter une vie et en briser plein d’autres est un acte trop grave pour que l’on puisse, à mon avis, considérer « avoir payé », comme dit l’auteur, après quatre ans d’abnégation. Et à quoi correspond cette « générosité » qui voudrait ignorer le temps ? Ce temps symbolique, justement, vécu en cellule, en repli, en marge de la vie de tous les jours qui fut enlevée à l’autre ?

    Quand bien même il paraît évident que la douleur de B. Cantat le pourchassera à vie.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 29 mai 2007 16:54

    @ Lambertine

    Je ne considère pas personnellement Marie Trintignant comme une sainte, mais comme une femme morte suite aux coups portés sur elle par son compagnon.

    Pour ce qui concerne sa psychologie, je laisse aux commentateurs la qualifiant d’hystérique le soin d’en juger, puisqu’ils semblent détenir des vérités que pour ma part je ne connais pas. Pas plus que sur Bertrand Cantat. Leur histoire dramatique m’a toujours semblé suffisamment terrible et triste pour que je refuse le jeu du psy qui semble être le lot et admis comme l’argument suprême de la plupart des internautes sur ce fil. Et quand bien même elle eût été exaspérante...

    Pour ce qui est des familles recomposées, il ne me semble pas que l’on fasse grief aux veufs de reconstuire une famille, peut-être avec une femme ayant eu des enfants, auquel cas il peut y avoir, dans une même cellule, deux mères et deux pères et au final trois couples géniteurs. Ou que le simple fait d’avoir des enfants de ne serait-ce que deux femmes différentes dérange nos contemporains et valent à ceux-ci de se faire analyser comme des « instables » borderline (surtout s’ils aiment boire des pintes ou des canons).

    Mais il semble, à lire les louanges adressées à l’auteur, dont j’apprécie souvent l’esprit des articles, que pas une question ne peut être posée d’ordre juridique ou métaphysique, à travers l’exemple de B. Cantat, qui est le sujet du papier, sans déclencher les foudres des admirateurs de celui-ci, persuadés d’avoir non seulement le monopole du coeur et de la conscience, mais aussi celui du goût littéraire.

    Un peu pénible, tout ça.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 29 mai 2007 14:41

    @ Sandro

    « Vous étes excessive, donc insignifiante », « Vous étes une blogueuse, point barre », dites-vous, pour ensuite affirmer « je ne juge pas, moi ». Décidément, vous ne manquez pas d’humour ! smiley smiley

    Mais bon, puisque vous détenez LA vraie question et que vous êtes vachement un vrai dur de la morgue, je vais pas aller débattre avec vous, surtout en écoutant Lalanne...

    Qu’est-ce qu’il faut pas lire ! Merci, on se tord de rire, de ce côté-ci de l’écran, au moins, ça fait comme une brise.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 29 mai 2007 14:21

    @ Phlbest

    Je reprécise donc que d’une part je ne considère pas Bertrand Cantat comme un monstre, ce que nous pouvons tous être (les guerres en sont la preuve manifeste), ni comme un « pervers narcissique violent » (en quoi je n’approuve pas Lio bien que je comprenne qu’elle soit très hérissée sur le sujet étant donné sa propre histoire). Que d’autre part je suis contre la peine de mort. Que je sais très bien qu’il existe des hommes battus et ne réserve pas mon empathie aux seules femmes dans cette situation. Que j’estime qu’il est essentiel qu’un jugement soit ordonné face à de tels drames, et que la justice a rendu le sien en l’affaire. Que ce délai me semble court est une option toute personnelle qu’on a le droit de me contester. Que ma question porte sur la réparation symbolique que constitue l’effectivité de la peine prononcée. Autant pour le prisonnier que pour les autres, tous les autres, pas seulement les survivants du drame (les familles). Et qu’enfin l’autre question, d’ordre plus intime, concerne la conscience même du condamné qui selon moi, s’il a profondément fait sienne toute la douleur de cette histoire, ne doit pas réclamer à la justice l’allègement qu’elle peut accorder. Ni plus, ni moins.



  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 29 mai 2007 13:49

    @ Hesoneofus

    Le pardon ne s’effectue que dans la justice. Tout le monde n’est pas Jésus Christ. Et la société encore moins, qui délègue le devoir de jugement. La question posée est double : conscience-remords, allègement des peines-durée des peines.

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