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Daerel

Daerel

Enseignant.

Tableau de bord

  • Premier article le 27/02/2009
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Derniers commentaires



  • Daerel Daerel 22 mai 2009 20:22

    Hummmm... ce commentaire et cet article me turlupinent.

    Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points : ♦ Les gosses overbookés par des tas d’activités péri-scolaires sont des gosses condamnés au stress et victimes du très parental « c’est pour ton bien, moi j’aurais aimé... blabla » ou du non moins parental « C’est pour ton épanouissement personnel ! Blabla » ♦ Le concours du CAPES est d’une stupidité abyssale. ♦ La formation professorale en IUFM est une forfanterie sans nom ! ♦ L’Inspection sur une heure de cours est d’une bétise... Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela relève de l’escroquerie ! Et plus amusant, on peut refuser une inspection.

    Par contre, je ne partage pas du tout deux points :

    ♦ Un bon professeur est un professeur qui connaît son champs de connaissances sur le bout des doigts et qui en sait même beaucoup plus ! Je parle couramment anglais, espagnol, je maîtrise le latin et je suis un passionné de biologie et d’astrophysique tout en étant à la fois historien et géographe. Le savoir est un tout. Sans savoir, vous ne pouvez enseigner car vous ne saurez donc dès lors pas de destructurer son savoir pour pouvoir le mettre à portée des plus petits ou des plus en difficulté. Expliquer par exemple l’hégémonie athénienne basée sur la thalassocratie sans maîtriser le sujet. De même expliquer les flux entre les différents pays sans avoir étudié sérieusement ce qu’est la géographie. Le secret de la pédagogie est de pouvoir voir avec du recul son savoir et voir par quel cheminement on peut le faire acquérir. Dès lors, le savoir et la réflexion sur « comment transmettre ? » ne peuvent aller l’un sans l’autre. Or, trop souvent, comme ici, on les oppose.

    D’ailleurs, vous parlez de charisme... Mais vous vous fourvoyez ! Il ne s’agit pas de tchatche quand on qualifié un professeur de charismatique. Il s’agit de passion. Un bon professeur est un professeur qui transmet sa passion pour sa discipline aux élèves. J’ai connu une professeure de mathématiques tout bonnement incroyable. Elle étudiait les théorèmes et les équations les plus dingues chez elle car elle adorait ça, et elle toute menue avec ses petites lunettes et sa robe noire année 60 faisait vibrer ses classes de ZEP sans soucis alors que ses formateurs iufm ne lui donnaient pas l’ombre d’une chance ! De même, j’ai connu des professeurs charismatiques qui aimaient plaire... le drame scolaire ! Les gamins ne retenaient rien car cette catégorie de professeurs aiment plaire et se mirer dans les yeux de leurs élèves... rien de pire ! On est loin de l’émancipation par l’enseignement !

    Je raconte souvent aux jeunes professeurs qui arrivent dans leur première année de titulaire que la base de leur autorité en classe est à 80% dans un cours bétonné scientifiquement et pédagogiquement. La pédagogie ne peut aller sans le savoir. Les 20% restant étant d’être le loup dominant de la meute qu’est leur classe et d’être juste avec les gamins.

    Par contre, je reconnais que beaucoup de champions en culture scientifique sont des brêles pédagogiques.

    C’est une subtil et difficile équilibre entre savoir et pédagogie qu’un enseignement réussi. Mais de grâce, n’allez pas croire qu’enseigner peut se faire sans une formation disciplinaire solide et approfondie !

    Par contre, ce qui est vrai, c’est que beaucoup d’enseignants ne se cultivent que pour réussir leurs études. Une fois professeur, ils arrêtent la lecture des nouvelles concernant leur discipline .

    De même, vouloir mélanger 2 disciplines pour alléger et faciliter l’emploi du temps élève ! Mais allons-y ! Cela se fera au détriment du savoir et donc, de facto comme je l’affirme plus haut, de la pédagogie !

    Et puis d’ailleurs, merci de signaler Français-Gistoire-Géographie... Cela existe encore (en LEP, les professeurs de lettre-histoire et je tire mon chapeau à ces héros car enseigner ces trois disciplines sans oublier l’éducation civique). Et en plus, l’histoire-géographie, ce sont deux disciplines différentes déjà associées. Allez enseigner la géogrpahie avec les mêmes méthodes que l’histoire ! Et filmez-moi ça que je rigole un peu !

    Ensuite, quelle est cette idée que de nombreux professeurs sont devenus enseignants car ils ont raté quelque chose ? C’est craché à la figure des ces centaines de milliers de professeurs devenus enseignants par vocation (c’est mon cas). Oui, c’est vrai, une partie des enseignants sont devenus professeurs pour la sécurité de l’emploi, pour les vacances ou car ils ne pouvaient pas faire autre chose ayant raté ce qu’ils visaient en premier... mais nous ne sommes pas tous ainsi !

    Je finirais par ajouter une chose : selon moi, tous les enseignants devraient aller enseigner en ZEP à intervales réguliers de leur carrière ! Que ce soit en début, en milieu ou en fin de carrière ! C’est l’une des expériences les plus formatrices pour un enseignant !

    Et bazar, si vous n’êtes pas d’accord avec moi et si vous parvenez à démolir ma prose, tant pis ! J’y crois et j’essaie de l’accomplir !

    Ras le bol qu’on tire toujours sur ma profession ! D’ailleurs, j’en ai aussi marre de tous ces pseudo-experts qui n’ont jamais enseigné venant m’expliquer comment je dois enseigner ! Vais-je expliquer à un plombier comment réparer mes tuyaux ? Ou à un médecin comment m’ausculter ? Les profs forment la seule profession où on leur dénie la compétence fondatrice de leur métier. Il n’y a qu’à voir que l’avis des professeurs en conseil de classe n’est plus que consultatif puisqu’au final, c’est le principal qui décide.

    Et je n’ai qu’une chose à dire : Mot de Cambronne (pour ne pas avoir à dir eune grossièreté pouvant invoquer la peste noire comme me l’a appris South Park !) !

    Daerel.

    PS : Oui, j’écris « professeure », une collègue féministe m’en a convaincu et je le fais pour lui faire plaisir ;)



  • Daerel Daerel 19 mai 2009 06:54

    Mais bazar, vous vous trompez lourdement !

    Ce sont dans les collèges dits tranquilles que l’administration et les professeurs gauchistes mènent l’Education nationale au désastre.

    J’ai été enseignant 5 ans en ZEP à Sarcelles et maintenant je suis dans un collège de centre-ville d’une commune huppée des Yvelines... Et quel changement ! J’hésite quasiment à retourner en ZEP dont je regrette vivement la qualité du travail professoral.

    Je n’ai jamais vu autant de contestation parentale sur les notes, de refus de remise en cause des professeurs ayant 30 ans de métier (dans le même établissement), de petits chefs professoraux soumis à l’administration, de « le niveau baisse » de professeurs qui ne font rien pour le monter ce niveau et de rappels à la soumission à l’administration que depuis que je suis dans un collège dit normal. Ah, et je n’ai jamais vu un tel mépris pour les collègues arrivant de ZEP de la part de ces dinosaures.

    ALors qu’en ZEP, ça bossait dur chez les professeurs. Il y avait une vraie solidarité professorale, une vraie recherche de comment les faire bosser les gamins et dès qu’il y avait un dérapage que l’administration refusait, on débrayait ilico. Résultat : il y avait moins d’incidents graves dans mon ancien collège ZEP malgré une population d’élèves difficiles que dans mon collège tranquille.

    EN 5 ans de ZEP : je n’ai vu aucune agression de professeurs, aucun incendie et aucun de mes élèves n’a partiicpé aux émeutes de 2005. Par contre, les conseils de discipline pour coup et blessures sur un autre élève, introduction d’armes dans l’établissement, insolence... étaient légions. Et les élèves appréciaient car comme ils disaient :« Vous vous faîtes respecter et vous nous apprenez ».

    Là, depuis que je suis dans mon établissement dit normal dans une banlieue cossue, j’ai vu : une introduction d’armes non-punie (vous comprenez, c’était un jouet) et une utilisation d’armes non punie (vous comprenez, cela n’a fait qu’un bleu), des menaces sur professeur et des violences en classe (table balancée) non sanctionnées, un incendie déclenché par 3 élèves (là, il y a ENFIN eu conseil de disciplines), absentéisme constaté et prouvé répétitif sans sanctions...

    Et je suis considéré comme un réactionnaire car je veux des sanctions et des professeurs me considèrent comme un huluberlu démagogique car j’emploie des méthodes de travail peu usuelles (oh mon dieu, j’ose faire du travail de groupe et des exercices plus difficiles que la moyenne comme le tableau de synthèse suivi d’un texte structuré pour expliquer les informations retirées d’un dossier documentaire) et je n’ai aucun souci de discipline même avec les classes surnommées poubelles !

    Ras-le-bol de voir que ma profession est entre le mains de politiques et de gens se moquant de la transmission du savoir.

    Une de mes collègues dinosaures a osé un jour en conseil pédagogique me critiquer sur le fait que j’avais changé d’avis sur une pratique (elle était contre cete pratique dpeuis le début)... Je lui ai vertement répondu que j’aimerais savoir pourquoi le sélèves bons restent bons chez elle et les élèves en difficultés aussi ? Ajoutant : quelle est ta plus-value enseignante dans cette classe ? En quoi, toi, en tant que professeur as-tu changé les choses pour ces élèves ? Ou alors es-tu interchangeable ? Cela n’a pas plu. Mais c’est la triste réalité. Trop de professeurs s’en tiennent à apprécier les bons (sans les stimuler au passage car beaucoup s’ennuient en classe) et à traiter d’abrutis les élèves en difficultés ou refusant le travail. Résultats : les copies blanches se multiplient. Et on me demande commet se fait-il qu’étant professeur principal d’une classe au potentiel décrié au début de l’année, j’aie maintenant la classe de 6e la plus tranquille, à la meilleure ambiance et sans aucun rendu de copie blanche dans aucune matière... Ah oui, on pense que je suis démagogique ! Et huluberlu !

    Devrais-je ajouter que mon collège n’a pas encore fait de projet d’établissement depuis 6 ans... La principale et mes estimés collègues installés depuis toujours ne trouvant pas le temps et estimant qu’au final c’est une perte de temps.

    Rhaaaaa... Je suis en colère.... Pas bon ça !



  • Daerel Daerel 21 avril 2009 15:23

    Sans parler du baccalauréat, je donnerai mon expérience en tant que correcteur du DNB (diplôme national du brevet si ça n’a pas encore changé de nom depuis le temps que je n’ai pas lu les circulaires au format atroce qu’on me fournit tous les jours dans mon casier).

    En histoire-géographie, les notes corrections indiquent qu’il faut « VALORISER » les réponses où les mots attendus étaient présents. Cela m’a marqué, c’était en 2007, car le sens de la phrase des notes de corrections indiquait que si la phrase était mal faite ou incompréhensible, il fallait valoriser les éléments de réponses corrects sans tenir compte des difficultés de construction de phrase. Cela a fait mal à mon petit coeur d’amoureux du français.

    Dans la même veine, le décompte conseillé des points est tel qu’il est quasiment impossible de ne pas avoir la moyenne au brevet d’histoire géographie.

    Un exemple de mémoire pour l’exercice du paragraphe argumenté (exercice aberrant jouant entre la dissertation et le commentaire de document, impossible pour les gamins à concilier sans une bonne dose d’exercices pratiques et de mantras à leur faire apprendre par coeur sans comprendre).

    La paragraphe argumenté a plusieurs exigences :
    - L’élève a 3 documents sur lesquels des questions ont été posées (donnant 8 points). Il peut utiliser ces documents pour illustrer ou argumenter son propos dans le paragraphe argumenté (sur 10 points) sans toutefois n’utiliser qu’eux ou faire de paraphrase.
    - L’élève doit construire son paragraphe avec une introduction, un développement en 2 ou 3 parties et une conclusion.
    - L’élève doit fournir des connaissances personnelles pour argumenter son propos.
    - Il faut évidemment répondre à la question en 20 lignes environ.

    Mes conseils de correction (donnés gentiment avec mes copies dans les grandes salles remplies de professeurs) sont souvent :
    - si l’élève a tenté de structurer son propos avec des parties : 1 point.
    - Si l’élève a utilisé les documents : 2 à 4 points.
    - Si l’élève a fait une introduction : 1 point.
    - Si l’élève a fait une conclusion : 1 point.
    - Si l’élève a utilisé des connaissances personnelles : 1 à 2 points.
    - Si l’élève s’est exprimé clairement : 1 point.

    C’est un exemple fictif mais cela démontre bien l’esprit de ces corrections avant HARMONISATION. Un élève qui ne sait rien et rabache les documents et fait un vague plan a déjà 4 à 6 points... Aucun commentaire de ma part, cela fait longtemps que j’explique cyniquement à mes élèves comment arriver à avoir son brevet sans souci en histoire.

    Après, évidemment, il y a l’harmonisation... qui peut monter les notes de 2-3 points (si votre moyenne de notes est inférieure à celle de votre centre de correction, harmonisation, si la moyenne du centre est inférieure au département, on monte, si la moyenne de département est inférieure à l’académique, on monte et si l’académique est inférieure à la nationale, on monte.... résultat une copie notée 9 peut se retrouver à 12). Et je ne vous parle pas des directeurs de centre de correction qui demandent à des collègues de renoter les copies de collègues connus pour être sévère (vu qu’une fois cependant, ça m’a fait halluciner).

    En bref, chaque année, je me dis : je mets 12 à toutes mes copies, ça revient au même... ET chaque année, je me dis : soyons pro, et je note en fonction des qualités réelles des copies en mettant des annotations d’aide qui ne seront jamais lues.

    Je devrais mettre 1Z à toutes mes copies moi... mais j’y arrive pas, trop de remords de pas bien faire mon boulot !



  • Daerel Daerel 17 avril 2009 12:18

    Les violences conjugales (physiques ou verbales) ont toujours existé, qu’elles touchent les hommes ou les femmes.

    Le phénomène est surtout massif contre les femmes... mais les hommes en sont souvent victimes.

    Comme d’habitude, une chose qu’on oublie est que la personne battue (homme ou femme) aime la personne qui le bat. Le sentiment amoureux a cette force de tout faire endurer. Quand on voit un film où un homme ou une femme affronte la mort pour sauver l’être qu’il aime, on trouve ça normal... Or, c’est la même pulsion qui fait accepter les insultes et les coups dans le couple. Les gens sont amoureux.

    Surtout que les coups viennent après une manipulation psychologique des plus perverses, proches de celles que font les gourous de certaines sectes : destruction de l’ego de la personne, création du sentiment que la victime est coupable, désocialisation de la victime...

    Imaginez un jeune champion de boxe légère qui se fait frapper par sa compagne. Racontez ça et pas mal de gens rigolent jusqu’au moment où vous poserez cette question : Et s’il avait répondu, vous croyez qu’elle serait dans quel état la femme ? Souvent, les hommes battus ont peur de se défendre car ils craignent de blesser leur compagne.

    Il y a un mythe dans notre société qui est le suivant : la femme est douce et fragile. Elle ne peut faire de mal.

    C’est un présupposé sexiste qu’on vérifie tous les jours.

    Ensuite, les enfants sont souvent les victimes suivantes. Comme dans le cas d’une femme battue, l’homme battu acceptera d’être frappé pour préserver ses enfants.

    La violence n’a pas de sexe et j’avoue halluciner sur les propos tenus par certains ici. Les femmes battues sont le gros des troupes des victimes des violences physiques conjugales, mais il y a aussi des hommes. Et si une loi oublie ça ou si notre société oublie ça par « machisme » ou « féminisme » (et oui, le policier qui rit de voir qu’un homme se fait battre a une vision machiste de la société et voit les femmes comme des inférieures, faut pas se voiler la face), il y a un réel souci pour notre avenir.

    De toute façon, qu’un homme ou une femme se fasse battre, les deux doivent avoir la même réaction : se barrer avec les enfants et porter plainte, peu importent les réactions stupides des gens.



  • Daerel Daerel 15 avril 2009 10:52

    Ah tiens, l’accusation d’islamophobie, je ne m’y attendais pas à celle-là ! oO

    Cela montre surtout que vous ne m’avez pas lu. Dommage, cela montre qu’on ne peut discuter avec vous. Je vous laisse avec les malades qui appellent aux bombes.

    Enfin bref, la piraterie n’est pas excusable quelle qu’en soit les causes. La condition humaine est que face à toutes les ituations, nous avons notre libre-arbitre : construire et espérer ou détruire et désespérer autrui. Ces pirates, face à une situation désespérée, ont fait le choix de propager la destruction et le désespoir.

    Ainsi tourne (mal) le monde !

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