Vous omettez me semble-t-il un paramètre important : en 2010 le PIB en France se répartit comme suit (source) :
agriculture : 1,76%
industrie : 19,03%
services : 78,21%
or les exportations sont essentiellement industrielles. Si on suit votre calcul, pour ce qu’il vaut, on doit comparer une centaine de milliards à 20% du PIB, soit 380 milliards.
Ce qui donne effectivement sauf erreur de ma part un sur quatre...
C’est cool, l’honnêteté intellectuelle, remettez m’en une tranche, je ne m’en lasse pas
C’est récent et sans importance. L’important, c’est que beaucoup de gens à droite — pas tous — et beaucoup de gens à gauche — pas tous non plus — n’auraient aucune difficulté à soutenir le projet de Bayrou.
vous demandez : si bayrou est élu, il s’alliera à qui pour gouverner ?
C’est indiscutablement une bonne question mais je crois que la réponse est assez simple. Si Bayrou est élu, il est probable que ni l’UMP ni le PS n’y survivront sous leur forme actuelle. Convenons qu’à l’intérieur de chacun de ces deux partis on trouve un large éventail de sensibilités. A l’heure actuelle le PS est sensiblement plus verrouillé que l’UMP et les dissidences y sont — en ce moment — peu audibles. Elles existent cependant, il suffit pour s’en convaincre de se remémorer le congrès de Reims.
Un scénario possible serait que des candidats, dont des sortants UMP et PS, fassent campagne sous l’étiquette ’majorité présidentielle’, étiquette qui pourrait leur être accordée à des conditions nettement moins infamantes que celles signées par le Nouveau Centre à sa création. A cet égard, Bayrou est très clair et n’aime pas le mot ralliement, lui préférant celui de soutien. De même qu’une bonne partie de la droite sociale serait bien moins malheureuse sous une présidence Bayrou que sous celle de Sarkozy, il y a évidemment des gens au PS qui sont tout aussi persuadés que FB de la nécessité impérieuse de réduire le déficit public, et franchement les priorités produire et instruire ne sont pas clivantes.
Bayrou a l’avantage de ne pas être le candidat d’un parti (même si le Mouvement Démocrate est bien évidemment derrière lui). Il n’est pas plombé par un bilan négatif, et n’est pas captif d’intérêts d’appareil. De fait, bien que la droite claironne depuis longtemps que Bayrou c’est la gauche, et que la gauche claironne à l’inverse que Bayrou c’est la droite (au mépris de toute analyse de son programme et de ses propositions), son programme réalise une synthèse de l’exigence budgétaire de moins d’état d’une part, et de plus de justice sociale d’autre part, le tout sans démagogie et avec un calendrier clair de réduction des déficits. Je suis surpris que personne à gauche ne réagisse à la création d’une tranche d’imposition à 50% (en sus du relèvement de celle de 41% à 45%).
La bipolarisation a réduit le jeu politique à l’affrontement nécrosant de deux blocs godillots : toujours pour, ou toujours contre, à l’exception de quelques problèmes de société comme le mariage homosexuel. On peut avoir la nostalgie d’une époque où il existait une constellation de partis politiques indépendants, et où les majorités se construisaient projet par projet. Cela n’avait rien d’infamant, ni en fin de compte d’inefficace.
Parce que après 10 ans de pleins pouvoirs (président + assemblée + sénat) à droite, le moins qu’on puisse dire est que le résultat n’est pas brillant. Je ne crois nullement que la situation s’améliorerait avec pleins pouvoirs (président + assemblée + sénat + collectivités locales) à gauche.
Je pense que ces sujets seront approfondis lors du 4eme et dernier forum programmatique (le 25 février prochain, détails ici).
ça montre en tout cas que les sois-disant distinctions droite/gauche ne sont pas forcément aussi évidentes qu’il n’y paraît. Et que comme Bayrou est le seul à proposer un plan sérieux de suppression du déficit public, cela le fait sortir des grilles usuelles d’analyse.
@epapel, qui dit c’est un truc pour bobos avec des moyens.
Les soutien-gorge Lejaby ne sont sans doute pas achetés par la moitié de la population qui a des fins de mois difficiles. Si une partie de l’autre moitié accepte de payer les quelques euros supplémentaires (de mémoire 2 ou 3 euros pour un prix de vente de 80), Lejaby peut conserver sa production en France. Ca me semble valoir la peine d’essayer.
Il semble qu’aucune mesure qui ne s’adresse pas directement aux plus nécessiteux ne trouve grâce à vos yeux. Essayez d’enlever vos œillères.