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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2009 12:05

    bonjour rakosky

    excellent article écrit avec humour, mais l’observation du commentaire de delarue, est une réalité qui se précise de plus en plus, car c’est le seul domaine sur lequel les Hommes ont une maitrise, alors que d’autres dont dépendent leur existence leur échappent « l’économie ».

    nous avons vu se développer les thématiques récurrentes santé sécurité comme préoccupation essentielle des politiques, correspondant inversement à leur incapacité a contrôler les politiques économiques qui les génèrent.

    l’effondrement du débat idéologique, la peur, la pensé unique, la recherche de la facilité commercialisable, et le développement de la sous culture du à l’incapacité pour tous de comprendre une société de plus en plus complexe, recentre les individus sur des thèmes accessible à leur actions et compréhension, cela s’appelle de la régression, sauf que nous nous en faisons une orientation vers la modernité, il devient moderne d’être « con » c’est consternant.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2009 11:34

    Bonjour dugué

     

    J’ai bien aimé ton analyse, mais je crois que cela a commencé il y a longtemps, le caractère disproportionné que tu constates dans les champs que tu cibles sont les signes d’un espèce de perte de repères du à la peur pour l’essentiel, il s’affronte deux champs sur un quiproquo « la mondialisation. La mondialisation n’est qu’un expansionnisme capitalistique des relations de production qui engendre et structure des comportements sociaux dont l’inquiétude, qui naît de son contrôle surdimensionné qui échappe aux individus, crée les manifestations de peurs se manifestants diversement, ou conduisant à ne plus s’interroger devant la complexité.

     

    Cette impossibilité à comprendre la complexité pour tous, génère la régression qui se manifeste par la recherche d’espace rassurant (y compris celui du dictateur). En 1999 j’essayé d’aborder le sujet sur un plan « névrotique ».

     

    « …..Bien que j’aie expliqué le caractère « fictif » de la monnaie, et reconnu sa fonction essentielle, nous la regardons tellement avec des yeux de Chimène, qu’elle est devenue notre prison. Cela, comme si sans elle, il n’y avait plus de monde.

    Oser imaginer que notre intelligence pourra prendre conscience de ses capacités socialisantes paraît relever du fantasme, tant notre violence « culturalisée » nous effraie, et même imaginer un monde sans monnaie, c’est frôler l’asile psychiatrique.

    Ceci comme si sans monnaie, nous ne pouvions plus apprendre, plus produire, plus créer, plus aimer ou détester. C’est là toute la limite, entre utiliser un outil (le langage économique), et croire ne dépendre que de cet outil jusqu’à en faire un guide spirituel.

    Mais, c’est là aussi une source de névroses individuelles ou collectives. Individuelle pour tous ceux qui peuvent ou bien ne peuvent accéder à la monnaie, et qui se construisent des univers personnels. Collective pour des sociétés entières qui s’opposent des schémas culturels auxquels ils voudraient que les autres adhèrent, dont l’histoire récente de l’Iran est l’exemple type.

    Il me semble important de définir brièvement ce que j’entends par névrose.

    L’homme, comme toutes les autres espèces, communique avec son environnement. Son environnement n’est pas seulement la planète terre avec ses habitants mais tout l’univers, et nous réagissons comme un émetteur récepteur. Donc notre bon fonctionnement dépend de ce que nous puissions parfaitement émettre et recevoir. Ainsi chaque fois qu’une partie de ces fonctions est altérée, il y a dysfonctionnement et « dyscommunication » ou dysharmonie (bruits).

    L’altération peut provenir aussi bien de notre environnement que de nos semblables, que de la culture développée par les sociétés que nous formons (leurs normes, et la diversité culturelle fermée et exclusive).

    Ainsi, « bien réussir sa vie comme nous le disons », dépend de notre faculté à concevoir un langage qui est l’expression de nos sens (émetteur), qui peut être reçu sans distorsions (récepteur), et réciproquement.

    Donc, chaque fois que nous émettons un message qui n’est pas reçu, compris, refusé ou déformé nous le refoulons, et son intériorisation constitue une névrose entraînant le repli sur soi qui déforme les messages émis ou reçus avec l’environnement.

    Un nombre important de névroses ou une profonde névrose entraîne une tendance à se créer un monde à soi, à s’isoler.

    Pour Sigmund Freud, « la névrose est caractérisée par le fait, qu’elle donne à la réalité psychique le pas sur la réalité de fait, qu’elle réagit à l’action des idées avec le même sérieux avec lequel les êtres normaux réagissent devant les réalités ». A la longue, ces dysfonctionnements provoquent d’authentiques complexes d’infériorité, de culpabilité ou /et des angoisses, qui consument une plus grande quantité d’énergie interne sans en recevoir de l’extérieur par le relationnel, et conduisent à de graves maladies (paranoïa et schizophrénie). 

    En conséquence je peux dire que pour les sociétés ou les États il en est presque de même, c’est l’incommunicabilité des diversités culturelles. Cette incommunicabilité entraîne la perception de l’autre comme étranger, l’obsession de l’agression, l’hégémonie comportementale, l’isolationnisme.

    Ces comportements névrotiques dus à la peur engendrent les guerres qui consument l’énergie de ces États ou ces Sociétés. Énergie que sont les vies humaines, pour conduire à une maladie grave, la misère. Pourtant dans encore beaucoup d’esprits grégaires la guerre et la misère sont présentées comme une régulation « naturelle », là, où il n’y a que les conséquences de la recherche d’une conquête économique et la préservation de sa richesse.

    Pourtant qui aujourd’hui ose dire à nouveau que la multiplicité des langues et dialectes sont un frein à la communication des êtres entre eux et un facteur de violence. Nous traînons ce boulet comme symbole d’une identification culturelle et nationale. Alors qu’il n’est plus aujourd’hui où tout circule de par le monde, que l’expression du refus de s‘ouvrir aux autres par l’apprentissage d’une langue commune universelle. Puis reste le refuge de ceux qui ont peur par ignorance de ce qui se trouve au-delà de leur horizon de compréhension, et qui l’exprime en justifiant la nécessiter de recouvrer leur racine. Ceci en réduisant au plus petit espace leur communauté linguistique dans celle du passé, ceci porte un nom, cela s’appelle une régression. La nécessité pour l’individu de disposer d’une langue, pour échanger et se reconnaître dans son semblable sa famille son groupe son genre, ne devraient être que des étapes, des sous-ensembles rassurants, pour aller en toute confiance vers l’espèce. De structurer son psychisme dans un espace limité et tranquillisant, pour pouvoir s’ouvrir aux autres, au monde.

    Tant qu’à faire pour être certain de retrouver nos origines il suffit de ne pas apprendre à parler.

     

    Une autre conséquence de la peur, et celle de la « policiarisation de proximité ». Cela peut se comprendre, d’une part, depuis que les espaces frontaliers ont été ouverts, car l’activité de contrôle et de filtre qui était le leur, si elle doit être effectuée, s’effectue dorénavant au niveau de chaque individu dans leur quotidien. Cela entraîne une multiplication de contrôles de la vie privée (papier et vidéo). D’autre part, cela se comprend surtout par le « phénomène d’insécurité » d’une société qui est névrotique. En l’espèce, je ne veux pas développer un point de vue naïf, ignorant des besoins de sécurité, d’un État, du civil et du pénal. Mais, je veux m’attarder sur le phénomène de la perception du besoin de sécurisation constant, comme indicateur d’un symptôme d’une sociabilité « socio-économique » qui évolue mal.

    Évolue mal, puisqu’elle sécrète ses propres agents agresseurs (quelle qu’en soit la cause), et suffisamment pour que la communauté désire que sa sociabilité s’exerce sous le contrôle des forces de coercitions, police, justice ou en si auto protégeant. Ceci, non plus comme l’exercice de la correction d’un taux inévitable de violences et de déviances inhérentes à toute société dans le cadre de concomitances d’événements probabilistes. Mais, comme force de compensation, d’une société ayant une tendance à générer de la violence, comme caractéristique d’une absence ou d’une diminution de ses capacités à communiquer, sous son autorité de fait, par son désintérêt pour l’exercice de sa citoyenneté socio-économique de ses relations socialisantes, et qui se sent en permanence menacée dans son égoïsme, courant le risque de l’enfermement, de l’isolationnisme, et de la paranoïa….. »

     

    Cordialement.

     



  • ddacoudre ddacoudre 28 décembre 2009 10:31

    bonjour pierre

    merci pour les liens que j’ai lu et que je partage.

    je te copie deux extrait de ce que j’écrivais en 1999.

    « …..Nous pouvons convenir que lorsqu’un particulier prend l’initiative d’un investissement créatif, il est normal qu’il dispose des revenus et profits de ce dont il est le propriétaire.

    Mais lorsque son projet doit utiliser l’aide de tiers, alors c’est lui qui est demandeur ; et c’est une évidence que de comprendre que sans ces aides, il ne parviendrait pas à ses fins.

    De fait une collaboration s’impose, et si le propriétaire veut être le maître absolu de ses décisions, s’il veut disposer du fait du prince, alors il doit rester seul. Dans tous les autres cas il y a une collaboration à imaginer pour que le propriétaire conserve les profits de son investissement et atteigne ses buts, sans s’approprier ceux générés par les tiers. L’histoire de l’impuissance collective a conçu des maîtres plutôt que des guides. Le reconnaître ne la rend pas irréductible ; et si le code civil a analysé en 1804 la « marchandisation » de la force de travail comme du « louage de service », donc du marchandisage, je pense que depuis 1804, il est intervenu bien des événements culturels (développement des sciences) qui nous permettent de concevoir notre activité de travail complexes entre adultes culturalisés, comme une relation humaine, et non un conflit d’intérêt.

     

    Cela naturellement nécessite une approche plus éducative de ce que j’ai appelé le « collectivisme fractal », ou entreprendre avec les autres…… »

     

    « ….Pourtant, le point de rencontre de cet antagonisme, entre salarié et entreprise, est quand l’un et l’autre sont des clients, chacun voulant faire une acquisition au moindre coût. Nous tournons donc dans une spirale de flux circulatoire à la recherche d’un perpétuel équilibre, (qui ne peut pas exister au sens strict du terme, sauf de manière transitoire, l’équilibre stationnaire, l’égal du stade ultime où il n’y a plus de mouvement, où c’est la mort de toute chose), qui génère des « crises ». Des crises variant au gré de leurs ajustements de l’équilibre général, à la recherche de l’équilibre revenu dépense, de l’équilibre monétaire, de l’équilibre de l’emploi et de l’équilibre extérieur. C’est donc une ineptie que d’avoir l’obsession de la recherche d’un équilibre. Crises que nous avons toujours surmontées par des politiques d’intervention publique, budgétaires ou « exonérantes », parfois les deux à la fois, donc par un déséquilibre. Ceci, parce que le Libéralisme ne peut conserver son ordre que dans une communauté organisée, vers laquelle il se tourne toujours en dernier ressort, parce que les exigences de l’existence Humaine s’imposent de fait à une existence d’équilibre comptable, et dont, il a besoin de la force coercitive de l’État démocratique ou non pour réguler les dérapages d’exigences humaines qui se manifeste çà et là. …. »


    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 27 décembre 2009 22:09

    bonjour pierre

    merci de cet article qui fait la démonstration de l’archaïsme social de ce pays.
    c’est ce qu’il m’arrivait de dire quand je rencontrais des homologues syndicaux de ce pays, ils me répondaient toujours par la couverture conventionnel d’accord d’entreprise, qui prévaut effectivement dans des situations de plein emploi, qu’ils se fixaient toujours et qu’ils n’atteignaient jamais, c’était assez curieux de ne jamais leur faire admettre un chômage structurel qui s’installait durablement, alors qu’ils en avaient conscience. ce paradoxe devait tenir à leur culture dogmatique du libéralisme.

    mais il semblerait à ton article que ce ne soit pas tout cuit, j’avoue que j’aimerais bien savoir où se situe la AFL-CIO sur ce plan.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 27 décembre 2009 21:33

    bonjour alain

    les rats ne sont que les animaux choisi pour l’étude, des étude sur les humain ont été réalisé dans des espace concentrationnaire comme les hôpitaux psychiatriques. nous y retrouvons sous d’autres formes le même type « dérégulation ».

    les rats sont assez indicatifs de la destruction d’un processus de procréation, nous retrouvons son corolaire dans la bible quand il est dit aux hébreux de ne pas se comporter comme les égyptiens et dans la destruction de Sodome. Les effets jugés « délétères » de la concentration humaine étaient connu depuis fort longtemps, et les rituels religieux sont l’organisation systémique édité pour en sortir.

    ce n’est pas aussi simpliste que ce que je l’écris.

    cordialement.

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