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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 31 mai 2007 15:43

    Bonne observation. Nous savons que la pub n’est pas affaire de philanthropie, et il est évident que l’évolution des pubs soit suis ou précède une tendance. En l’espèce elle est indicative d’une vision futuriste d’une tendance envisageable permettant de s’attirer un maximum de clientèle. L’incertitude et l’inquiétude de l’avenir sont des facteurs conduisant à la rechercher de socle de stabilité ; et nous avons entendu les discours de ces derniers mois nous réconforter autour de valeurs connues, travail famille patrie. Est-ce que « l’égologisme » aura disparue pour autant, cela se mesure par les comportements au travers des « solidarités égoïstes » où l’adhésion à des compagnies d’assurances à but lucratif, ou il y a d’un côté ceux qui ont une vue holistique de l’existence incluant l’individuation, et ceux qui n’ont qu’une vue individualisatrice excluant holisme. Mais la réalité n’est pas aussi tranché et mélange les genres de telle manière que l’on se retrouve devant le paradoxe que tu mets en évidence. Les banques qui sont et deviendront de plus en plus les grandes ordonnatrices de notre existence, donc résolument tournée vers le pouvoir à venir et qui s’accommode parfaitement d’un retour de normes du passé car elles sont rassurantes pour ceux qui a leur corp défendant n’ont pas eu accès aux moyens d’acquérir par l’étude, la connaissance des codes complexes et d’évolution permanant de ce que l’on regroupe sous le vocable de sciences humaines. Ainsi nous sont présentés comme futuriste des valeurs plus que millénaire source de tous les conflits de notre nature animale. La comparaison par cliché est superbe.

    Pour sourire je t’en offre une où c’est la femme qui est debout.

    Nous savons que l’apprentissage culturel dans bien des pays est diffusé par la femme au sein du foyer, que son rôle est primordial, même si nous avons développé un monde machiste dans lequel elle recouvre une place, sa place. Une place dont le mâle l’a exclue il y a bien longtemps, à l’époque ou elle faisait l’objet de vénération car elle donnait, dans l’incompréhension, la vie. Pour illustrer mon propos je prendrai l’exemple dans le « moyen âge grec » qui commence vers le II ième siècle AV. J.C, comprenant la Crête et les Achéens qui se partagent le monde Gréco égéen, et la Grèce archaïque que les historiens situent entre le VIII ième et V ième siècle. Les origines du monde sont évoquées par le Chaos sans attribut, Gaia la terre définie « par son large sein », Gaia « au grand sein », donc capable de donner la vie à d’autres vies, relayée par le mythe en déesse qui est à la fois première, la plus ancienne, incroyablement vaste, et qui peut à elle seule, sans mâle, par ses propres forces et secrètes vertus, donner la vie. En troisième lieu Éros, l’amour. C’est l’amour qui n’aime pas, la représentation d’un surgir », d’un « apparaître ». La mer, voie d’eau dans la réalité économique gréco-égéene engendre une déesse de la mer vénérée, Amphitrite, dont le nom apparaît historiquement avant celui resté célèbre dans notre éducation « patriarcale », Poséidon, dieu de la mer. Poséidon est d’origine Asianique, une des religions antiques du Moyen-Orient. Amphitrite l’épouse dans la version de la Théogonie d’Hésiode datant du VI ième siècle. C’est là, la réalité d’une culture « gynéocratique » qui subira de lentes et visibles transformations. Ensuite dans la version -1970, plus récente, ce fut Amphitrite qui fut prise pour épouse par Poséidon. Les positions se sont donc totalement inversées signe d’une modification culturelle. Cet exemple parmi certainement beaucoup d’autres, indique clairement une inversion des rôles par acculturation d’influence, et à la longue, une mise sous silence du rôle politique et religieux de la femme qui n’en a pas moins poursuivit, secrètement ou non, son influence au travers des désirs dont elle faisait l’objet. Il a fallu attendre l’activité des femmes protestantes, avec Sarah Grimké en 1838 qui publia aux États-Unis un manifeste féministe : « nu on the Esquality of he sexes and the condition of Women » ; en Angleterre Elisabeth Cady humaine avec sa « Women’s bible » en 1890, et une autre protestante française Sarah Monod qui devint présidente du conseil national des femmes à sa création en 1901, pour qu’elles revendiquent leur place. Entre Amphitrite et Sarah Monod il n’y a pas moins de 3000 ans. Dire que c’est seulement l’histoire religieuse qui leur a usurpé leur place, serait déplacer le problème des organisations sociétales à leurs représentations . Représentations dont les rôles ont été de les maintenir en l’état en fonction de l’adaptation évolutive à l’environnement géohistorique, et auxquelles elles ont largement contribué par inculture ou tradition au travers de l’apprentissage, tout comme nous le faisons aujourd’hui pour perpétuer les organisations qui nous asservissent. Pour qu’il en soit autrement, il faut avoir un choix même restreint, et pour qu’il existe il faut avoir le temps d’y réfléchir la tête remplie de connaissances. Et dans cette connaissance rien ne nous interdit d’envisager qu’une société matriarcale ne serait pas meilleure que la notre. A condition que nous n’ayons pas fabriqué des femmes hommes. Car, quand au nom de l’égalité nous envoyons des femmes faire la guerre, et tuer ce à quoi elles donnent la vie, je crois que nous avons atteint là aussi le point d’un absolu dans le raisonnement d’hommes qui veulent se prétendre civilisés. C’est aussi exact pour les hommes, mais cela fait tant de millénaires que nous pratiquons l’exercice de nous entre tuer que c’est devenu une banalité, et il est bien inutile de l’étendre aux femmes. Ce qu’il ne faut pas interpréter comme signifiant qu’il devrait y avoir des secteurs réservés. Bien sur nous trouverons mille et une raisons de justifier qu’il en soit ainsi, au nom de la patrie, du droit de se défendre, de lutter pour un idéal. Et si nous pensons qu’il y a une espérance de voir un jour la guerre régresser, ce n’est pas en poussant le sexe humain le plus apte à soutenir ce point de vu à la guerre que nous avancerons vers l’hominisation. Car c’est dans cette matrice maternelle que nous avons une chance d’inscrire dans le conscient profond de l’enfant l’horreur de la guerre. Bien évidemment je conçois toute la difficulté d’une telle démarche qui s’oppose à notre culture guerrière et compétitrice, mais surtout à l’aptitude innée de sauvegarder son existence y compris dans une confrontation qui peut être accidentellement mortelle. Sinon pourquoi avoir combattu et supprimé l’anthropophagie qui a caractérisé une étape vers cette hominisation. Aucun groupe culturel n’aime particulièrement se rappeler cet état de fait où par nécessité, par pénurie alimentaire les hommes n’hésitaient pas à manger femmes, enfants, vieux et captifs, et dont nous avons conservé des rituels cultuels : les offrandes. Aujourd’hui pour disposer du nécessaire alimentaire, industriel ou territorial nous faisons des guerres avec les mêmes morts sauf que nous ne les mangeons plus, est-ce cela être civilisé ? Dans l’étude de nos mœurs il ne manque pas de scènes rapportées où la femme fait cuire des morceaux d’humains, doit-on encore lui demander de le faire, même si l’image est recomposée. La comparaison peut choquer et même paraître inopportune voire déplacée. Pourtant nos ancêtres ne trouvaient pas leurs pratiques barbares, tout comme nous nous ne trouvons pas barbares les nôtres qui conduisent à la même finalité, pour les mêmes raisons, sauf que nous, aujourd’hui nous maintenons cette raison parce qu’elle donne un but à l’existence, cela bien que nous disposions des moyens qu’il en soit autrement (ce qui n’était pas le cas de nos ancêtres). Ainsi peut-être, que si les femmes n’endossent pas le manteau de plomb des hommes, pourront-elles imaginer d’autres organisations sociales. Non pas parce qu’elles seraient investies d’un quelconque pouvoir, car l’histoire nous livre aussi des communautés où elles se montraient aussi cruelles qu’un homme. Mais parce qu’elles font ce qu’aucun homme ne peut connaître, enfanter notre espèce ; et cela lui donne bien le droit de redéfinir une « image du père » pour une finalité meilleure que celle que leur proposent les hommes de puis des millénaires, en mangeant ou en envoyant à la guerre sa progéniture. Si nos ancêtres avaient éventuellement l’excuse de ne rien savoir de leur origine, avec le développement des sciences nous n’avons plus cette excuse, si ce n’est celle de refuser d’apprendre.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 22:59

    Est-ce la sympathie pour ce groupe, ou l’empathie pour ce drame, toujours est-il que chacun ignorant la réalité des faits assaisonne à partir de sa propre existence et de sa sensibilité le feuilleton médiatique qui à fait un excellant tabac et a tenu en haleine tous nouveaux venus à « Détective » cette revue spécialisé dans les affaires criminelles. Cette revue ne concernait qu’un nombre relatif de lecteurs, tout comme il n’y a qu’un nombre relatif d’accro aux assises. Sauf que depuis l’avènement d’un discours politicien sur l’insécurité il ne sait pas passé une année sans que les gouvernants ne souscrivent à cette tendance paranoïaque de donner en pâture médiatique une affaire émotionnellement sensible pour justifier de leur efficacité dans la lutte contre l’insécurité. Ainsi au fil des années une rubriques des faits divers a été créée et existe sur toutes les chaines télévisuelles, les radios et les journaux. Tous relatent la même information en boucle, comme s’il n’y avait sur les trois millions et plus de crimes et délits que celui qui est présenté. Naturellement aucune information complémentaire permettant un jugement circonstancié n’est donné, car ils ne sont pas chargé d’éduquer la population mais de faire de l’audimat pour recevoir le maximum d’argent publicitaire ; sinon pourquoi sur la quantité de faits, choisir le même (au cas où vous seriez perspicace il en est de même en politique et autres, c’est unicité de l’information avec une pluralité de « diffuseurs » et cela ne donne pas la pluralité de l’information). De la sorte l’auditeur ou lecteur reconstitue ce qui l’arrange à la hauteur des ses connaissances ou de ses ignorances, à hauteur de son "moi ». Il faut savoir que dans la perception d’une souffrance la partie du cerveau qui s’active n’est pas la même pour celui qui la vit et celui qui en exprime l’empathie. Ainsi donc pas une surenchère constante les gouvernants depuis plus d’une vingtaine d’année accroissent les systèmes punitifs pour répondre aux souhaits des associations de victimes. Victimes qui sont bien fondées dans leur souffrance, mais ce n’est pas d’elle qu’il faille attendre une clarté de jugement, car lorsqu’elle réclame justice il faut entendre vengeance. Ainsi donc la mort est devenue un feuilleton dramaturgique journalier rentable où il est difficile de faire le trie entre, l’entrainement théâtral médiatique, et la réelle empathie.qui ne trouve sa source que dans l’existence de chacun, et peu caché d’autres raisons qui trouve dans cette dramaturgie son expression. Ainsi ce drame passionnel le plus banal du monde n’est devenu l’objet de débat que du seul fait de la tendance voyeuriste et de charognards que nous développons par tous les « réalities shows ». Nous allons Même chercher les morts à l’étranger quand il n’y en a pas assez chez nous. Naturellement dans cette structuration de l’information il ne faut pas être dupe, ce n’est pas un acte gratuit, mais bien le rappel permanant d’une insécurité qui en appelle à l’acceptation de force de police voire à la constitution d’un état policier. Compte tenu de la permanence de l’information dramaturgique, où chacun peut considérer que le même événement peut lui arriver, s’il nous fallait vivre avec cette angoisse de tous les risques que nous côtoyons, ce ne sont pas les risques qui nous tueraient, mais l’angoisse. Ainsi cette information comporte sa propre nocivité en véhiculant une information paranoïaque où elle invite chacun à se sentir concerné, parfois à se reconnaître dans l’événement par une théâtralisation au plus prés de la réalité. Il en fut donc ainsi aussi pour le drame d’une passion amoureuse sauf que si Roméo à échappé à la mort il n’a pas échappé à la connerie humaine des suiveurs bêlants médiatiques où beaucoup trop se sont crus devoir ajouter une tirade dans le grand théâtre « audimatique ». Heureusement que les prisonniers sortent car lorsqu’ils ne re présente plus un danger pour la société il n’y a aucune raison de les maintenir dans un milieu criminogène, sauf à être un potentiel criminel qui cache son désir mortel derrière son désir de justice en voulant voir occire ceux qui leur ont nuis, et dénis une humanité aux autres. Il en oublie parfois, ce qui est humain (ce serai trop long à expliquer le mécanisme cérébral), que laisser libre cours à la haine qui les habite à un moment donné, ferai de certain d’entre eux des criminels pires que ceux qu’ils condamnent. Le crime n’est que social et punir le criminel ne supprime pas les événements l’ayant engendré. J’ai trouvé ton article plein de bon sens et de justesse, ce qui manque généralement le plus aux passionnés et c’est bien normal. Ton article me donne l’occasion d’en écrire un qui est l’objet d’un chapitre d’un de mes essais Science et violence. Tu pourras le lire si tu le désires.



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 00:01

    deuxième partie suite. 2° lettre. Depuis mon dernier courrier Hélène m’a dit qu’à la lecture de mon essai tu l’as fait parvenir à la confédération, j’espère qu’elle trouvera un intérêt à sa lecture. Depuis lors, le référendum a donné le refus de cette constitution majoritaire et il ne manque pas de débats sur le sujet ; je les regarde parfois, mais ne m’apportent rien sur le fond dans l’immédiat. Si ce n’est qu’une fois de plus les bons penseurs désignent des vainqueurs et des perdants. Pourtant choisir quel type d’organisation sociale une population souhaite n’est qu’un acte minimum dans une démocratie, mais ils semblent que tous les acteurs politiques n’ont pas la même approche de la démocratie ; surtout quand ils sont dans la sphère des « dominants systémiques » qui organisent la compétition du moins disant. Pourtant ce non à la constitution en France est à distancier. S’il n’est pas un refus de l’union européenne des peuples pour les « européanistes » il l’est pour les souverainistes et nationalistes. Si ces derniers peuvent se satisfaire de leur refus, les européanistes n’ont aucune garantis de la prospérité de leur refus s’ils ne trouvent pas une traduction politique au refus de la majorité des français, même souverainistes et nationalistes, à l’Europe de la loi du marché Pour deux raisons :
    - La première est que le monde dans sa grande majorité s‘est mis à la loi du marché impulsé par une vision idéologique de la richesse car basé sur la conviction d’une croissance exponentielle dans la production de biens et services. De telle manière que tous les acteurs sociaux et les populations, même quand ils refusent cette vision idéologique, y concourent par leurs actes quotidiens de consommateurs et de producteurs. Ce qui de fait renforce les tenants de la loi du marché, car ils savent qu’ils n’ont qu’à attendre puisqu’il n’existe pas d’opposition effective formalisée et structurée en une puissance de contre-poids ou de contre-pouvoir. Qu’il n’existe aucune forme de pensé nouvelle source d’une utopie créatrice. Ils savent très bien que même si leurs opposants accédaient au pouvoir ils ne trouveraient aucun appui international puisque tous les anciens pays non alignés se sont ouverts à la loi du marché, et pratiquent dans leur ensemble une politique monétaire identique fondée sur une monnaie forte qui contraint et limite l’action régulatrice des États.
    - La deuxième est qu’il y a eu une inversion des valeurs qui brouille les grilles de lecture de la plupart des citoyens. Déjà dans le milieu des années 80, à partir des années 85 les salariés se sont arc bouté sur la défense de leur acquis et devenaient de fait au fil du temps conservateurs, tandis que le patronat réclamait la remise en cause de ces acquis et des allégements fiscaux : c’est a dire qu’il revendiquait. Ainsi la base traditionnelle de la grille de lecture sociale dans une économie capitalisatrice c’est inversé. Les salariés de revendicatifs sont devenus conservateurs et le patronat de conservateur est devenu revendicatif. Ceux qui revendiquent sont classés comme modernistes ou réformateurs et les autres comme des réactionnaires. Or dans cette inversion des comportements la disponibilité du salarié est classée comme une modernité, tout en fustigeant les coûts sociaux générés par l’incertitude de la compétition. Compétition où l’on confond guerre économique et émulation commerciale. Et l’on peut comprendre que si les salariés français conçoivent que nous puissions nous trouver dans une guerre économique vis à vis des autres pays du monde, ils puissent trouver anormal qu’au nom de la paix entre les pays d’Europe l’union européenne propose une compétition économique entre-eux dont ils ne seront pas les bénéficiaires. Ceci d’autant plus que dans son discours de bonne année le président de la république a mentionné dans ses vœux pour l’Europe que nous nous dirigerions vers une moyennisation, sans en préciser la nature, ce qui est inutile quand l’on sait lire entre les lignes. Ainsi si ce non sépare politiquement les citoyens sur ses fondements, il les relie dans leur opposition au système libéral de la loi du marché et c’est là une difficulté qu’il ne faut pas voiler. Ceci car dans la monté du fascisme d’avant 40 également les difficultés générées par le système libéral d’alors se trouvaient pointées du doigt, et ceux qui avaient la même analyse économique n’avaient pas les mêmes buts politique. Si dans les années trente les bolcheviques étaient l’ennemie extérieur, aujourd’hui l’ennemie extérieur c’est l’immigré et les pays musulmans, je ne recherche pas à savoir en l’espèce si c’est fondé ou non ; quarante neuf pour cent des français le pensent. Ce qui laisse penser que s’il doit dans la suite de ce non y avoir des manifestations d’opinions ou de revendications, les syndicats et les parties nationalistes n’ont pas le même but, et nous risquons de nous retrouver dans une situation analogue à celle de 1934 avec la CGT d’alors qui s’opposait au fascisme rampant. Ce non n’apporte aucune solution dans l’immédiat, d’autant plus que les partisans du oui sont à leur encontre plutôt méprisant d’après les débats que j’ai pu suivre. Et la réponse du chef de l’État sera inefficiente car il ne dispose pas des moyens budgétaires pour satisfaire la demande sociale, et si jamais le débat se poursuit dans la rue, la nomination de Sarkozy est très indicative de ses intentions, en plus de servir ses intérêts de présidentiable. Et sur le sujet la France est un des pays spécialisé dans la formation de la coordination des forces de police anti-émeute. Elle s’y est mise après les émeutes anti-mondialiste qui avaient suivi une des réunions de Davos. Un ami avec lequel je travaille sur mes essais a été avec son maître de conférence observateur d’une séance d’entraînement de coordination des forces de police française anti-émeute. Comme je te l’avais écrit dans mon précédent courrier, cela serait bien si les difficultés que rencontre le PS pouvaient déboucher sur une nouvelle formation politique. Une formation qui soit capable d’utopie afin de regrouper et refondre tous les partis socialisants qui restent accrochés à leurs vestiges, qui, s’ils demeurent pertinents dans leur analyse ils ne le sont pas dans leur aboutissement politique. Car ils ne reformulent pas de propositions qui ne soient pas inscrite dans le processus de la loi du marché via la conversion de la demande qui est suggéré par la recherche d’une croissance qui nourri le système qu’ils dénoncent. De plus je ne vois pas Fabius être le leader de cela, à moins qu’il soit touché par la grâce de la conversion comme Mathieu le collecteur d’impôts, car je ne crois pas qu’il ait été un jour Socialiste. Donc à partir de ce non peut émerger une nouvelle « sociale utopie » qui replace au travers du libéralisme l’individu au centre de ses préoccupations et non pas l’argent et peut-être rappeler que libéralis signifiait homme généreux et qu’être libéral signifie aussi être tolérant. Ce qui me paraît être deux valeurs qui ont totalement disparu du langage de ceux qui justement se disent être des libéraux, et ne proposent comme réalité que l’acceptation de la guerre économique qui est là. Là aussi il y a eu un glissement linguistique qui caractérise les quiproquos qu’entretiennent les discours politiciens. Car le libéralisme était censé sortir les êtres du statut d’esclave ou de sujet et de fait nous le sommes devenus de l’argent et qui plus est avec les accords de Maastricht c’est la Banque européenne qui détient le pouvoir sur la monnaie. Il est donc difficile de penser que ces accords n’aient pas eu une influence sur la dégradation des conditions de travail et de rémunération, sinon pourquoi les avoir faits. Ce n’est pas ce non qui va changer cela, sauf s’il se structure et prend une dimension internationale et s’appuie sur les courants alter mondialiste. Je ne pense pas que le pouvoir de la rue soit de nature à transformer les structures financières, pour cela il faut disposer du pouvoir politique. Or ce dernier a organisé la séparation du pouvoir politique et du pouvoir financier, ce qui oblige les gouvernants à alourdir les prélèvements pour disposer d’une marge de manœuvre, et ne pas faire du déficit, tout en promettant la réduction des charges et des impôts. Ce qui laisse comprendre qu’une tranche moyenne de la population soit plus particulièrement pressurisée car les plus démunies sont exonérées et les plus riches dont les grands groupes sont incités aux créations d’emplois via des mesures de dégrèvement et d’exonération ; ce qui laisse la charge des prélèvements sur les autres. Cette situation, sauf tour de passe passe a transformé les chômeurs en précaire du travail partiel, n’a pas d’issus en dehors d‘un choc qui viendra de la cherté du pétrole et de l’aggravation de la pollution mondiale, ou du glissement vers une Europe fascisante déjà en cours. Mais même si les « nonistes »sont montrés du doigt comme de vilains petits canards, cela a relancé un débat de société ou j’espère que l’action syndicale trouvera sa place pour resituer l’homme au centre de ses préoccupations, et non pas le client. Et peut-être même, maintenant que le communisme totalitaire est mort, on peut imaginer dans le futur une réunification d’un certain nombre de syndicats. Cela serait d’autant utile que comme dans l’URSS communiste il fallait penser communiste, peindre communiste faire du spectacle communiste ; nous il nous faut tout faire « libéral » sous-entendu dirigé vers un rapport financier, y compris dans la culture de masse qui s’abêtisse de plus en plus, car l’audimat = argent, les jeux=appels téléphoniques=argent ; les communistes ne voyaient pas leur totalitarisme comme nous nous ne percevons pas le nôtre.

    Est-ce bien regrettable que par ce non disparaisse l’ébauche d’un gouvernement européen, l’ébauche d’un pouvoir politique européen ? Ceux qui affirment vouloir se battre ou lutter de l’intérieur contre l’Europe du marché pour une Europe sociale, avec ou sans texte, pourront toujours le faire. L’action syndicale est là, sauf à ce qu’elle ne relaie que les politiques des partis, ce qui est le lot de beaucoup trop d’entre-elle.



  • ddacoudre ddacoudre 29 mai 2007 00:00

    Bonjour.

    je serai tenté de te dire, de qu’elle gauche tu parles. J’étais encore au PS quand il décida de s’ouvrir au centre pour conquérir le pouvoir, depuis ce centre la absorbé. en 1993 j’étais de ceux qui voulaient qu’après le changement de cap vers le libéralisme l’on change aussi de sigle pour ne pas entretenir de confusion. si nous avions fait cela tu n’aurais pas posé cette question « quel avenir pour la gauche ». J’ai lu l’ouvrage de J.Attali « Une brève histoire de l’avenir ». Un excellant et courageux ouvrage d’une lucidité linéaire. Pour autant avoir un programme politique n’est pas s’inscrire dans les traces des événements que nous avons suscités. Si nous ne disposons pas de la maitrise de notre existence, nous pouvons par la mémorisation et l’apprentissage des évènements passés émettre des options pour le futur. Mais ces options ne trouveront une réalité que lorsqu’ils deviendront des comportements effectifs ayant une réelle efficience. Et pour l’instant la majorité des français, comprenant bien-sur des socialistes prônent des valeurs de droite voire pétainiste ; l’effondrement des repères de classe auquel à contribué le PS n’y ai pas pour rien, et la répétitivité médiatique univoque pour baucoup. Sans retourner vers les totalitarismes gauchisants l’on peut espérer autre chose que l’attente de l’apogée du capitalisme. Je te joins deux lettres que j’avais écrite à un ami au durant la période du vote référendaire sur la constitution Européenne. Elles te renseigneront sur ma vision de la gauche de demain. Celle qui est entrain de naitre dans les cités comme au bon vieux temps de Casimir Perrier en 1897, qui s’écriait les barbares cernent les portes de nos villes. C’est chez ces barbares que sous l’impulsion d’hommes convaincus ils ont acquis une conscience de classe et contribués à fabriquer les petits bourgeois d’aujourd’hui qui les rejettent. 1° lettre. « Je te fais cette petite lettre car j’aimerais connaître le point de vue de l’organisation dans le débat sur la constitution européenne. Je regarde peu les informations mais j’ai entendu, il y a quelque temps que la cgt, du moins son bureau confédéral, s’était prononcée pour la constitution européenne et que cela avait fait quelque remue ménage. Comme je n’ai eu aucun écho concernant le point de vu de l’organisation FO, et qu’aucun débat tardif ne m’ont été rapporté où il aurait été entendu quoi que ce soit en ce sens. Si tu pouvais m’en dire un peu et me dire comment est l’ambiance générale toi qui tourne beaucoup et côtoie de fait aussi beaucoup de monde.

    Pour ma part j’ai à ma disposition la constitution que j’ai lue et dont si tu le veux bien tu pourras lire ci-suivant mes commentaires. Dans un premier temps j’ai qualifié cette constitution, de constitution du totalitarisme Entreprenarial. Ceci parce que la constitution pose, confirme et entérine comme socle de son édifice central « la loi du marché ». Ceci rend de fait anti-constitutionnel toutes autres organisations économiques qui pourraient poindre, naître pour mettre en échecs les conséquences néfastes qui découlent de la concurrence sans limite qui y est confirmée sous l’égide de la libre concurrence. Cette précision enterre de fait toute aptitude aux citoyens via leurs mandants de disposer d’une possibilité d’orientation infléchissant cette loi du marché, car toutes activités s’organisent autour d’elle. Toute tentative de régulation par les pouvoirs publics (donc les citoyens) devient anti-constitutionnelle, par exemple une politique libérale keynésienne serait illégale si elle venait à minimiser les effets du libre échange. De fait tous les pro-Keynésien se trouvent hors la loi. Ensuite c’est pour moi la confirmation de la suprématie d’une élite qui se refuse à prendre des décisions politiques qui s’opposeraient aux détenteurs du pouvoir économique. Pouvoir économique dont la régulation par la monnaie a été confiée depuis longtemps à la banque européenne. Et dont la mission est claire, ne pas donner les moyens financiers à un état de mener ses projets politiques à terme en dehors de la dites « loi du marché » auquel il faut que les pouvoirs politiques se plient pour disposer des fonds dont ils auraient besoin pour financer leurs projets politiques. D’autant plus que dans mon premier essai, j’avais écrit que le changement de sigle du patronat français en Mouvement des entreprises était la confirmation d’une suprématie Entreprenariale qui n’a fait que se confirmer et qui maintenant réclame sa reconnaissance sociétale, avant peut-être de fournir d’authentiques hommes politiques du sérail, pour remplacer ses hommes de paille. Ainsi quand je vois que la suprématie du capitalisme moderne est érigée en socle fondateur, je ne peux pas ne pas songer à ce qui est le passé de notre organisation syndicale qui a trouvé ses fondements dans la lutte contre le capitalisme du XIX et XX siècle avec des hommes comme Fernand Pelloutier et Pierre joseph Proudhon. Si effectivement dans le monde ouvrier, devenu salarial par le jeu de la dialectique, ils demeurent inconnus, à nous qui les connaissons et connaissons leur histoire c’est un enterrement définitif de première classe du « socialisme utopique » qu’ils ont défendu par l’intermédiaire du combat syndical et de leur désir d’émancipation de la classe ouvrière. Si la nécessité de lutter contre le totalitarisme communiste nous a conduits à collaborer avec les employeurs et les gouvernants ce n’a pas été pour livrer les salariés corvéables à merci, ce que nous demande cette constitution entre les lignes. Qui peut croire que ce que l’Europe n’a pas pu faire à dix, elle va pouvoir le faire à vingt-cinq. Durant plus de trente années nous n’avons même pas pu élaborer l’ébauche d’une convention collective interprofessionnelle européenne. Pourquoi les patrons qui s’y sont opposés hier l’accepteraient aujourd’hui ; Maintenant qu’ils disposent en plus du pouvoir politique par l’intermédiaire des contraintes que fait peser sur les choix politiques la banque européenne, de leurs hommes de main, et que le syndicalisme n’a jamais été aussi peu puissant. Je pense que pour des militants issus de l’anarcho-syndicalisme il y a une certaine décence à dire que l’on ne peut pas être pour une constitution qui institue la victoire du capitalisme même si c’est dans sa forme moderne. Que la cgt y trouve son compte cela les regarde mais la CGT dont est issue Force Ouvrière ne peut pas collaborer à mon sens par son silence à cette mascarade de constitution totalitariste. Totalitariste car en plus elle ne prévoit aucun textes qui pourraient envisager une quelconque modification constitutionnelle, comme cela existe dans un État qui se dit démocratique. Ainsi l’on nous colle ad vitam- aeternam comme seul rapport ou relation économique celle de l’exploitation de l’homme par l’homme. Justement ce que dans nos statuts de la charte d’Amiens nous combattons. C’est pour cela que tu peux comprendre pourquoi je te demande quelle est la position de l’organisation. Je ne pense pas que devant une telle constitution malgré le souci Européaniste qui est celui de Force Ouvrière l’on puisse avaler n’importe quelle couleuvre. D’autant plus que notre constitution française prévoit le droit au travail, au logement, à la sécurité sociale etc. acquis par la lutte. Alors que la constitution européenne dit qu’elle devra œuvrer pour le plein emploi ce qui n’est pas la même chose. Déjà en Allemagne sur Internet via ebay un programme de dumping job a été lancé. Cela signifie qu’il y a une vente aux enchères du travail, et c’est le plus offrant qui l’emporte ; soit qu’il accepte les plus bas salaires soit il paie pour l’avoir, comme des cas qui ont existé en France du côté de Marseille dans les années début 90. Un reflet de la place de Grève au XIX siècle, mais bien sur avec les moyens modernes de l’information. Primo Levi attirait jadis l’attention sur un comportement qui annoncait la funeste venu de la Shoah, par la négation de la réalité des comportements. Aujourd’hui il y a une négation à vouloir nier les dégâts engendrés par la loi du marché, tant les individus y sont incorporés par leurs comportements au quotidien. Si bien qu’ils ne voient pas les risques que comporte cette idéologie économique. Idéologie économique qui d’ailleurs refuse de se présenter comme telle en laissant croire qu’elle est une science. Pourtant au travers de cette constitution elle a glissé dans le dogmatisme en ne tolérant plus aucune autre forme de relations économiques. Malheureusement ses dégâts sont bien présents et les salariés, sans culture de classe, ont fini par accepter toutes les fractures. Dégâts dont au début je te rappelais les noms de ceux qui les avaient combattus.

    Ensuite je l’ai appelé le testament de l’union européenne car elle confirme la permanence d’un développement basé sur la croissance. Or toutes les études environnementales confirment que nous ne pourrons pas durablement poursuivre notre développement sur la base de celui qui est le notre aujourd’hui. Plus inquiétante une étude prospective pour les cinquante années à venir situe la France au quinzième rang des pays riches mettant en tête la CHINE et l’INDE. Résultat qui repose bien sur un développement énergétique basé sur les centrales nucléaires. De fait, si l’on reste sur les bases d’un développement économique axé sur la seule relation de l’exploitation de l’homme par l’homme au travers de la loi du marché, dans le futur il semble inévitable que les groupes oligarchiques (ou autres formes « capitalistes ») qui dirigeront l’Inde ou la Chine, si ceux-ci continuent leur croissance explosive actuelle, n’aient aucun intérêt à vendre quoi que ce soit à moins de quelque quatre cents millions d’Européens. Et cela que l’on vote oui ou non à cette constitution car les dés sont jetés depuis longtemps. Et il n’y a aucune possibilité de retour en arrière car le passé n’existe que dans notre esprit et pas dans la réalité. De plus aucun des partis en lice en Europe n’est capable de fournir des idées de transitions, car dans ce domaine elles ne s’inventent pas elles naissent du conflit. Je ne vois pas l’UMP innover en ce domaine si ce n’est dans la répression policière sous prétexte d’attentats, même s’ils sont une réalité. Les souverainistes de tous poils restent dans une indépendance raciale contre toute réalité de circulation des personnes et des confessions, même si elles ne plaisent pas aux uns et aux autres. Les petits partis d’obédiences marxistes sont toujours aussi stériles à répéter un type d’organisation économique qui a fait la démonstration de son échec ; ceci en ayant lui aussi eu recourt au totalitarisme. Les socialistes sont devenus officiellement les bons apôtres du libéralisme économique de marché, même s’il l’affuble de soi-disant politique sociale. Il ne me reste plus que l’espoir de voir dans cette fronde du non et éventuellement dans une « espérante » scission du PS, le renouveau ou l’émergence d’un nouveau parti politique. Parti qui puisse renouveler le débat d’idées et regrouper les opposants à la loi du marché pour trouver ou fonder de nouvelles valeurs humaines face à la constante nécessitée de produire des biens et des services pour vivre et non pas pour en mourir. Quant aux verts je n’ai aucune idée pour laquelle ils sont pour la constitution européenne, qui en dehors des professions de foi et de l’affichage de bonnes intentions qui vont de soi dans ce type d’exercice ne vont pas dans leur sens (déclaration de foi dont nous avons pu mesurer la portée sans un rapport de force réel dans l’application de celles contenues dans les conventions collectives).

    Enfin ce qui m a fait sourire c’est que ce qui ont écrit cette constitution n’ont pu s’empêcher de découvrir leur visage de mégalo. Ceci en écrivant qu’ils oeuvraient pour sauvegarder la planète, alors même qu’ils fixent les règles constituantes de la poursuite de sa pollution par la croissance de biens pour tout horizon. Cela me fait toujours rigoler. C’est comme si une puce disait vouloir sauver la vie d’un éléphant. La planète n’existe pas pour nous, nous sommes dessus sans savoir pourquoi. Ce qui est important ce n’est pas de sauver la planète, mais de sauvegarder l’espèce humaine et d’autres qui y vivent parce que nous sommes entrain de la peler pour faire du fric. La planète qu’elle soit recouverte d’ammoniaque de gaz carbonique ou d’oxygène elle n’en a rien à foutre dans quelques milliards d’années avec ou sans nous elle ira rejoindre le trou noir au centre de la galaxie. Mais nous nous avons besoin d’oxygène pour vivre et ce n’est pas pareil. Alors je préférerai à être mégalo que cette constitution dise qu’elle s’engage à préserver l’espèce humaine. Et ceci ne va pas forcément avec la forme actuelle de la loi du marché, sans tomber pour autant dans l’angélisme. Pour autant « la loi », même celle du marché, n’est que le résultat de l’activité des humains qui la font ou la subisse. Alors s’ils veulent en changer, il conviendrait qu’ils changent eux aussi ; mais comment changer quand l’on n’a pas la conscience de ce que l’on est. F. Pelloutier y avait répondu par l’émancipation ; aujourd’hui il faudrait dire par la compréhension d’un monde particulièrement complexe. Mais ceci exige non de subir la loi du marché dans ce qu’elle a de guerrier, mais d’en avoir une philosophie humaniste, sans que cela empêche de s’enrichir. " Dans mes essais j’ai mis beaucoup de soucis à ne pas franchir la barrière du délire. Mais quand dans une constitution je vois des gens qui représentent notre élite écrire « qu’ils veulent sauver la planète » ; alors eux ils ont franchi cette barre du délire, et de plus c’est eux qui nous dirigent. la deuxième dans un autre message.

    cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 28 mai 2007 20:32

    exellant article. J’espère que tu n’en resteras pas là. je crois que sans sous estimer la lettre que Sarkosie veut faire lire dans les écoles en mémoire d’un jeune martyre de la dernière guerre, geste parfaitement médiatique comme tu l’expliques si bien. il serait bien plus utile de faire apprendre de La BOETIE « discours de la servitude volontaire ». Pour autant nous n’enfinierons pas des diverses représentations de l’ëtre providentiel, car nous sommes éduqué et élevé dans une sociétée « judéo chrétienne » ou l’image du Père ordonnateur et trés forte. il ne faut donc pas être surpris qu’une majorité le rechercheou le reconstitue sous diverses formes. dans un esaisj’ai appelé ce mécanisme, « LE DOMINANT SYTEMIQUE » car pour accéder au pouvoir du « Père » il n’est pas nécessaire d’être le meilleur, mais le plus adroit dans l’utilisation des processus médiatiquo promotionnel. Mais il en est ainsi et cela demeurera car pour exister et vivre il n’est pas utile de posséser un DEA d’histoire, mais cela aide quand il faut porter une appréciation sur son quotidien ; mais qu’est-ce face à la récurance de l’impact unicolore de l’information qui entre volontairement ou non dans l’esprit des populations qui y sont soumises. c’est ainsi que les valeurs de la gauche socialiste ont glissé à droite car ceux qui forment les militants de la gauche vivent et raisonnent de plus en plus comme des gens de la droite. Il est important de savoir que biologiquement nous sommes des êtres conditionnables, c’est pour cela que ceux qui détiennent l’information détiennent le pouvoir. Mais l’histoire que tu connais bien, montre qu’il se lève toujours des êtres comme toi pour inverser ce qui nous paraît indéfectible. car le temps n’existe que dans notre esprit et sans nous en rendre compte nous générons au quotidient les évènements qui nous conditionnerons demain. je te joins un extrait d’un essai que j’ai écrit en 2000 ou je décortique un peu ce temps aprés lequel on cours.

    ...c’est quoi le temps ?...

    Comme cet exemple le démontre, il surgit une contrainte rigide, celle du temps, du temps social ou conventionnel (simple paramètre culturel qui permet d’ordonner les événements), que nous gérons sur notre planète. C’est quoi ce temps ? Pour en gagner, nous pouvons toujours imaginer des voyages cosmiques à la vitesse de la lumière permettant d’apprendre dans un laps de temps qui s’écoulerait moins vite que sur la planète. Mais c’est là, plus une prospective futuriste due à notre ignorance, qui fait, que si tout le monde a entendu parler de la relativité générale d’Einstein, peu d’entre nous sont capables de l’expliquer. De fait nous vivons par nécessité avec une mesure de temps structurant dont nous nous accommodons, sauf, entre autres, dans l’utilisation de systèmes de navigation basés sur les signaux de satellites, car sans tenir compte de la Relativité, les calculs en seraient faux. De sorte que sur le temps structurant nous ne pouvons rien gagner, hormis l’aménager. Pourtant dans notre quotidien il n’est pas rare que nous nous querellions au cours de la perception d’un événement autour du temps. Je pense aux alignements litigieux du hors jeux au football. Est-ce que nous allons le mesurer à 299 792 458 mètres par seconde ? (Vitesse de la lumière en étalon historique normalisé, le mètre social, alors que nous, nous percevons une image entre 180 et 360 millisecondes, et nous, en sommes conscients entre 540 et 720 millisecondes) Même si nous pouvions le faire, pour avoir la même vision, il faudrait que tous les spectateurs soient à la même place, et que nous soyons assurés que la perspective ne déforme pas notre vision. Et la télévision ? Elle nous renvoie son temps, et elle nous trompe en exigeant de nous, que nous fassions notre le sien, au nom de l’impartialité télévisuelle, alors que ce n’est que celui du cadreur ; à qui, il est tout aussi impossible de saisir l’instant réel qui va trancher le litige. Ensuite nous ferons appel à la technique pour résoudre le litige. Cette même télévision ne nous explique-t-elle pas qu’elle nous fait vivre en direct instantané des événements qui se produisent à l’autre bout du monde. Naturellement c’est faux. Nous n’avons ni l’odeur ni la sensation ni une vue personnelle car il s’agit d’un langage commercial sélectif, d’une réalité partielle, dont chacun tire l’émotion qui l’arrange. Ceci parce que l’information nous arrive dans un temps que nous ne pouvons pas mesurer consciemment. Cette réalité ne nous est pas perceptible du fait de nos limites, mais l’intelligence peut la connaître et tenir en compte, au-delà des luttes d’images émotionnelles. Je m’explique, je veux dire que l’image télévisée, n’est qu’une suite de photos. Autant nous avons conscience qu’une photographie fixe un événement passé, et suscite l’imaginaire, autant nous perdons cette réserve de vue, à cause du mouvement qui est donné à la succession de photographies qui défilent, parce qu’elles ressemblent à un instant de vie proche. Un événement retransmis n’est qu’un fragment de vie, il est partiel et partial, il n’a toute sa valeur de réalité qu’à partir du moment où vous l’avez vécu, ou que vous connaissez l’histoire des événements qui l’ont emmené. Sinon le film d’un événement reste des photos qui nous parlent, comme nous disons improprement, car le dialogue c’est nous qui le faisons avec notre imaginaire. Nous en oublions trop souvent, que les médias et la télévision en particulier sont un commerce d’audience. Ils sont une loupe grossissante, tant ils sont le reflet de la notoriété qui est sous-jacent en nous. Ainsi, le seul fait d’avoir réduit le temps à sa plus petite expression nous fait entrer dans la vie virtuelle des autres, dont nous gardons le plus souvent des caricatures. Sauf que nous, nous croyons connaître la vérité parce que nous en avons vu des fragments. Ce phénomène n’est pas nouveau puisque c’est là nos limites. De tout temps les hommes ce sont distribués des bribes d’informations, qu’ils ont reliées pour en tirer une suite historique dont leurs connaissances et leur propre imaginaire ont comblé les blancs, quand par soucis politiques, ils ne les ont pas mystifiés. Mais par l’information médiatique, nous sommes entrés dans une tendance à l’anticipation par soucis de gain de temps dans une concurrence à l’information, qui conduit les commentateurs et spécialistes à donner leur avis sur les événements avant même que soit connu les éléments ayant concourus au développement de l événement survenu. Cela n’est pas sans incidence sur l’appréciation de l’événement sociétal, car parfois il devient plus dangereux de corriger une contre vérité que de laisser s’en développer la rumeur. D’autres fois nous sommes déçus d’avoir cru que l’anticipation est une science sûre (statistiques), ou nous nous glissons dans la peau de l’anticipation, confirmant de fait ce qui n’était qu’une interprétation. Nous passons ainsi d’un outil de lecture à un outil qui nous dirige.

    Ainsi la perception du temps et son utilisation va organiser aussi notre réflexion, et par elle nos relations sociales.

    j’ai regardé ton blog c’est bien. bon courage.

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