@Decouz C’est juste une tendance générale que je souligne, un autre aspect, c’est qu’à partir de la Renaissance, certains artistes ont acquis une célébrité individuelle et sont devenus des « vedettes » rompant avec l’esprit d’anonymat et de travail collectif (relatif car on connait certains noms) du Moyen-Age, cet esprit étant à mon avis mieux conservé en terre d’islam (la nouveauté, et le scandale inversement favorisant les individus).
@sylvain J’allais dire, l’état est laïc, mais quand même. Cependant le Caravage exposait ses amants et des prostituées (par nécessité car les romaine n’avaient pas le droit de poser).
A l’époque de la Contre-Réforme par exemple, il y avait le commanditaire qui décidait et payait, l’artiste qui exécutait, mais en dernier ressort c’est la papauté qui donnait l’autorisation ou non de montrer l’oeuvre au public, elle devait respecter les codes théologiques.
La situation est bien différente puisque c’est l’état français qui décide après avis de la commission spéciale. Bien sur on n’imagine pas qu’il puisse autoriser une oeuvre choquante.
"Les vitraux avec les mosaïques, les fresques, les tableaux, les
statues ont contribué à l’interprétation d’un dogme catholique unique
quand les rabbins dans les Talmud et les imams avec les hadith,
arrangeaient au fil des siècles des interprétations contradictoires" Je ne crois pas que ce soit exact sur le plan de l’art, l’art chrétien a évolué au fil de l’histoire, Antiquité, Moyen-Âge, Renaissance, époque moderne, ce sont des conceptions esthétiques différentes, alors que les mosquées que l’on construit actuellement ne changent pas les modèles fondamentaux, architecturaux et décoratifs (cathédrale d’Evry vis à vis de la mosquée Hassan II à Casablanca).
Le dogme chrétien a également évolué alors que la croyance musulmane est toujours identique, quelles que soient les opinions sur les diverses attitudes possibles en la matière.