Le chrétien se veut universel, mais l’islam est présent aussi bien en Chine qu’en Afrique et il est maintenant majoritairement asiatique, où il est arrivé sans guerre de conquête.
Pour moi les vitraux « grisaille » sont des vitraux effectivement sans intérêt artistique, on en voit dans les églises, ce sont de simples fenêtres avec quelques motifs. Mais cela n’implique pas que des vitraux à motifs géométriques soient laids pour autant, d’autant que la figuration réaliste et imagée qui était avec la peinture et la sculpture un mode d’enseignement a perdu une partie de son opportunité. Une chose qui a changé avec le temps c’est aussi l’apparition de l’éclairage électrique, le rapport à la lumière est différent, avant des cierges, des chandeliers la nuit, le jour les vitraux.
@Jean Keim non il y a d’autres possibilités, qui sont d’ailleurs contenues dans le texte. Je ne vais pas développer, mais ce que dit le bouddhisme de la vacuité des formes est inscrit littéralement dans le Coran, vacuité des formes, mais également nécessité des formes, avec leurs variations selon les époques et les peuples, tout ça figure dans le texte, la discussion chez les gens intelligents porterait plutôt sur la survivance effective d’une possibilité de réalisation dans les autres religions.
@Decouz Bien entendu le soufisme est dénigré par certains, je dirais qu’il y a (pour simplifier) deux approches dans ce courant, à ce que j’ai connu : -certains se concentrent sur la méditation et le dhikr essentiellement ils pratiquent la charya je dirais par sagesse, mais c’est le dhikr (invocation) qui est le principal, et qui est le noyau de l’islam. -d’autres suivent en fait la perspective d’Ibn Arabi ont une approche intériorisée et intellectualisée de la charya, c’est à dire ils vivent chaque rite dans son aspect intérieur et symbolique. On ne peut pas réellement séparer les deux tendances, ce sont juste des accentuations.
@Jean Keim Je me suis intéressé à toutes les religions et j’ai rencontré des maitres de ces religions, il y a un courant initiatique en islam, qui donne une approche actualisée de la religion, et une méthode de réalisation intérieure. Paradoxalement c’est après avoir rencontré le soufisme que j’ai pu vraiment goûter la lecture des pères de l’Eglise, en fait pas paradoxal, si on connait par ex la doctrine d’Ibn Arabi. Maintenant j’étudie tout ce qui se rapporte à la Chine, en étudiant la langue et les différents courants, bouddhistes et taoïste principalement.