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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 7 septembre 2012 19:46

    @ Calmos

    Je vais vous expliquer en revenant à l’échelle de ma bonne ville de Rouen.
    Ce palais des sports Kindarena qui fait l’objet de l’article a coûté 52,4 millions au contribuable. Or , l’agglomération de Rouen présente une caractéristique très désagréable, c’est d’avoir un réseau de pistes cyclables consternant : certes, il existe dans de nombreuses rues de l’agglomération des voies théoriquement réservées au cyclistes, mais qui ne sont nullement en site propre, ce qui fait que la ligne discontinue qui les délimite est à peine visible ( en particulier par temps de pluie ) et que les voitures et camions mordent allègrement sur la chaussée théoriquement réservée aux cyclistes. Il n’existe dans l’agglomération que deux zones cyclables dignes de ce nom , l’une entre le rond point des Bruyères et le Zénith, et l’autre dans la banlieue aisée de Mont Saint Aignan.
    Evidemment, ceci ne permet en aucun cas par exemple d’aller à son travail en vélo en toute sécurité.
    Or, pour 54 millions d’euros, il y aurait eu largement de quoi doter l’ensemble de l’agglomération d’un réseau de voies cyclables permettant aux gens d’aller travailler en vélo.
    Or, qu’est-ce qui favoriserait le plus la santé des citoyens rouennais : des déplacements quotidiens domicile travail en vélo, ou bien un palais des sports permettant aux rouennais de rester deux heures assis à regarder un match de tel ou tel sport ?
    Que fait le ministère des sports sinon de dépenser son considérable budget au profit exclusif ou presque du sport de haut niveau ? Si l’exercice quotidien est très bénéfique pour la santé, il n’en est certainement pas de même du sport de haut niveau. Il suffit pour s’en convaincre de regarder l’état actuel du boxeur Cassius Clay (a.k.a. Mohamed Ali ).
    Par ailleurs, le sport de haut niveau est le règne du dopage. Le dopage a toujours des longueurs d’avance sur la lutte anti-dopage, et donc il est fort possible que de nombreux médaillés des JO 2012 aient été dopés par des techniques actuellement indétectables.
    A mon avis, le budget du Ministère des sports devrait se résumer à celui de la lutte anti-dopage, le sport de haut niveau devant maintenant être considéré comme une entreprise privée et purement lucrative ( l’idéal d’amateurisme de Pierre de Coubertin a fait long feu depuis longtemps ).
    Par conséquent, pourquoi devrait il y avoir un ministère pour financer une activité à but purement lucratif comme le sport de haut niveau ? Laissons aux sponsors privés le soin de financer cette activité privée.



  • docdory docdory 7 septembre 2012 18:03

    @DenisSzalkowskiLa véritable question est la suivante : Rouen, modeste ville de 106 000 habitants au sein d’une agglomération de 450 000 habitants avait-elle besoin de dépenser 52,4 millions d’euros pour un palais des sports ?

    Ça fait quand même plus de 100 euros par habitant de l’agglomération pour cette coûteuse fantaisie.


    Il y avait déjà des équipements sportifs surabondants dans la ville et dans l’agglomération ( une piscine olympique à Rouen et plusieurs autres dans l’agglomération, une patinoire olympique, divers grands stades ( Robert Diochon, Mermoz, le stade Saint Exupéry, le grand stade de Sotteville-lès-Rouen, le Gymnase des Cotonniers et j’en passe ... ). On ne voit donc guère l’utilité de ce dispendieux palais, surtout dans une ville où l’intérêt pour le sport n’est peut-être pas la caractéristique principale des citoyens !


    Les 4,6 millions d’euros qui seront fournis par la société Ferrero ne sont qu’une goutte d’eau dans la mer du coût pharaonique de cet édifice et du coût astronomique de fonctionnement annuel de cette structure. Mais c’est quand même mieux que rien.


    Alors que ce palais des sports s’appelle « kindarena » au lieu de rejoindre la cohorte des stades « Pierre de Coubertin » « ou »Jacques Anquetil" , peu me chaut !


    Une question annexe mais qui mérite d’être posée : et si l’on supprimait le ministère des sports ? Il semblerait qu’il ait coûté 430 millions d’euros à l’état en 2011. Est-ce bien raisonnable ?





  • docdory docdory 7 septembre 2012 16:18

    @ Antoine Diederick

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas chez les adeptes des religions circonciseuses.
    Pourquoi nombre d’entre eux tentent-ils de faire rembourser par la sécurité sociale, c’est à dire par les cotisations sociales des non-adeptes de leur religion, une coutume spécifique à leur religion ?
    A t-on déjà vue des catholiques tenter de se faire rembourser par la sécurité sociale les hosties et les aubes de communiants ? Non, bien sûr !
    A t-on également déjà vu des bouddhistes tenter de se faire rembourser par la sécurité sociale l’achat de moulins à prière, ou des adeptes du vaudou se faire rembourser les poulets à sacrifier ? Non, bien entendu ! Les raëliens ont-ils réclamés de faire rembourser par la sécu leurs tentatives de clonage humain ? Non, et pourtant ils pourraient alléguer d’avoir besoin de médecins pour mener à bien cette procédure, qui pour eux est un des fondements de leur religion.
    Donc, il faudra bien un jour que les adeptes des cultes circonciseurs se posent honnêtement la question : de quel droit s’autorisent-ils à magouiller pour faire rembourser par les autres assurés sociaux leurs cruelles pratiques cultuelles ?



  • docdory docdory 7 septembre 2012 14:51

    @ Antoine Diederick

    Merci du lien.
    Il y a chez certains urologues français une façon indirecte de contourner la législation sur la fraude à la sécurité sociale : ils demandent au parents d’amener une lettre du médecin traitant disant que leur enfant souffre de phimosis, et ensuite font rembourser l’opération par la sécurité sociale, en montrant la lettre au médecin conseil en cas de contestation.
    Autrement dit, ils refilent la patate chaude aux généralistes dont certains vont céder abusivement aux pressions familiales en attestant par lettre l’existence d’un phimosis imaginaire ( en particulier ceux qui ont une opinion religieuse en faveur de la circoncision ).
    Inutile de dire que j’ai toujours refusé d’entrer dans cette combine.
    Il conviendrait que l’Ordre des médecins tape du poing sur la table, comme il l’avait fait lorsqu’il avait pratiquement interdit aux médecins de rédiger des certificats de virginité.


  • docdory docdory 7 septembre 2012 14:15

    @ Hommelibre

    En France, la circoncision est en général pratiquée soit par un membre du clergé des religions juives et musulmanes, soit par un médecin ( ou plutôt par un chirurgien, la plupart des médecins généralistes ne sauraient pas la pratiquer )
    Donc, il y a deux situations juridiques :
    1°) Soit la circoncision est faite par un non-médecin, qu’il soit rabbin ou imam, et dans ce cas elle constitue clairement un délit d’exercice illégal de la médecine.
    En effet, ce délit est juridiquement défini ainsi :
    « L’article 4161-1 du code de la santé publique dispose « exerce illégalement la médecine toute personne qui prend part habituellement ou par direction suivie, même en présence d’un médecin, à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladie congénitale ou acquise, réelle ou supposée, par acte personne, consultation verbale ou écrite ou par tous autres procédés quels qu’ils soient, ou pratique l’un des actes professionnels prévus dans une nomenclature fixée par arrêté du ministre chargé de la santé pris après avis de l’Académie nationale de médecine sans être titulaire d’un diplôme, certificat ou autre titre mentionné à l’article L 4131-1 et exigé pour l’exercice de la profession de médecin ou sans être bénéficiaire des dispositions spéciales mentionnées aux articles L 4111-2 à L 4111-4, L 4111-7, L 4112-6, L 4131-2 à L 4131-5,… 
    Ainsi, pour que les non médecins puissent être recherchés pour exercice illégal de la médecine, il faut prendre en considération les éléments constitutifs du délit qui sont essentiellement l’exécution d’un acte médical, d’un diagnostic ou d’un traitement, l’habitude ou la direction suivie et enfin le défaut de qualité de l’auteur. »
    La circoncision est l’un des actes chirurgicaux prévus par la nomenclature. Un imam ou un rabbin n’ont pas qualité pour exercer un acte médical ou chirurgical, donc , chaque fois qu’ils pratiquent une circoncision, ils sont coupables d’exercice illégal de la médecine.
    A noter que des parents qui confieraient leur fils à un rabbin ou à un imam pour le faire circoncire se rendraient coupables ipso facto de complicité d’exercice illégal de la médecine.

    2°) Soit la circoncision est faite par un médecin. Dans ce cas, il y a deux possibilités 
    - a ) soit il s’agit d’une circoncision pour des motifs rituels, et dans ce cas c’est l’article 16-3 du code civil qui s’applique :
    « Il ne peut être porté atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne ou à titre exceptionnel dans l’intérêt thérapeutique d’autrui.
    Le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement hors le cas où son état rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle il n’est pas à même de consentir. »
    Donc dans ce cas , il n’y a ni nécessité médicale, ni recueil du consentement de l’intéressé, donc une telle intervention est clairement illégale.
    Par ailleurs, si jamais cette circoncision se trouve remboursée par la sécurité sociale, suite à une fausse déclaration du chirurgien, il s’« agit d’une fraude à la sécurité sociale, définie ainsi :  »la fraude à la sécurité sociale est définie juridiquement comme « toute irrégularité, acte ou abstention ayant pour effet de causer un préjudice aux finances publiques, commis de manière intentionnelle ». 
    Dans ce cas, la sécurité sociale se retrouve à rembourser, suite à une fraude, un acte cultuel non justifié médicalement, ( ce qui,de plus, constitue accessoirement une subvention indirecte à l’exercice d’un culte, interdite par l’article 2 de la loi de 1905 ).
    - b ) soit la circoncision est faite pour des raisons médicales.
    Chez l’enfant, il n’y a qu’une seule raison médicale à la circoncision, c’est le phimosis ( rétrécissement du prépuce empêchant le décalottage ).
    Or, il existe actuellement d’autres traitement du phimosis, qui doivent être impérativement essayés avant toute circoncision :
    - l’application sur le prépuce de crèmes contenant un dérivé de la cortisone, traitement non traumatisant qui vient à bout de 80 à 90 % des phimosis,
    - une intervention qui s’appelle la « plastie préputiale » , qui est maintenant l’intervention de référence en ce qui concerne le phimosis, intervention qui consiste à élargir chirurgicalement le prépuce sans l’enlever, ce qui à l’avantage de conserver au gland son fourreau protecteur !
    C’est seulement au cas exceptionnel où les deux procédures précédemment décrites auraient échoué que l’on peut proposer une circoncision, autrement dit presque jamais.
    On peut même supposer qu’un chirurgien qui pratiquerait d’emblée une circoncision pour un phimosis sans avoir essayé les deux techniques sus-mentionnées pourrait se voir reprocher par un juge sourcilleux une infraction au code de déontologie, qui stipule : «  Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le médecin s’engage à assurer personnellement au patient des soins consciencieux, dévoués et fondés sur les données acquises de la science, en faisant appel, s’il y a lieu, à l’aide de tiers compétents. »

    En résumé, oui, la circoncision rituelle est une violation caractérisée de nombreuses lois que s’est donné le peuple, donc , oui, elle est contraire à la démocratie.
    Maintenant, que faire pour faire cesser ce scandale ?
    Sachant qu’en France, il ne faut en général guère compter sur les juges pour faire respecter la loi je vois deux mesures immédiates à prendre :
    - poursuivre systématiquement pour exercice illégal de la médecine tout imam ou rabbin qui pratiquerait une circoncision, et pour complicité d’exercice illégal de la médecine tout parent confiant son enfant à un imam ou un rabbin pour circoncision.
    - déremboursement total par la sécurité sociale de la circoncision, sauf en cas d’échec médicalement documenté de l’application de crèmes cortisonées et d’une plastie préputiale. 
    Ces deux mesures simples seraient de nature à faire disparaître quasi-totalement en quelques années la circoncision rituelle du territoire français.




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