Photographe professionnel. Passionné par l’actualité, le corps humain, les paysage urbains et les métiers de l’image. Je suis hostile à toute forme de cynisme ou de renonciation. L’Homme se définit par ses actes. Et en matière d’humanité, je suis convaincu que tout reste à faire.
Merci pour l’article.
Je ne vous trouve pas si « décliniste » que ça puisque vous semblez déplorer la situation et souhaitez, même si le biais est loin d’être évident, que la tendance s’inverse.
Ce que vous décrivez se constate tous les jours, c’est simplement affaire de bon sens. Le temps de retirer ses oeillères et de cesser de se prendre pour le nombril du monde.
La théorie selon laquelle seuls les milliardaires quittent la France avec leur yacht et jet privé sous le bras est fausse et faussement rassurante.
Je suis à la fois surpris et navré de voir Marsupilami y adhérer.
@ Marsu :
Des jeunes entrepreneurs se barrent, de même que des étudiants en fin de cycle ou des futurs chercheurs... Et ce ne sont pas des grands patrons en haut-de-forme.
Contrairement à ton commentaire, ce n’est pas l’épaisseur du portefeuille qui justifie cette décision. J’ai l’exemple d’une amie partie enseigner le FLE (Français Langue Etrangère) à Séoul pour un an, et qui ne se voit plus revenir en France. Elle a un petit salaire qui est un chouia plus intéressant là-bas mais surtout... Etant asiatique élevée en France, elle ne subit plus le racisme des branlos à capuche au quotidien. Elle peut traverser la capitale à pied là-bas, de jour comme de nuit, sans risquer une agression, des insultes, des mains au cul ou des crachats en pleine tronche (si, si : c’est du vécu). Et comme le soulignait l’auteur, au-delà du pognon, c’est déjà une motivation.
Je vois aussi des amis, jeunes entrepreneurs de 22 ans, qui ont réussi (et très bien réussi) en France, songer à quitter le pays au vu des réactions de jalousie violente, quand ce n’est pas de haine que leur succès suscite ici.
De quoi se poser quelques questions tout de même, sur la mentalité profonde du pays qui déteste les gagnants et les bosseurs.
Je ne sais pas si je suis antiraciste « à chaux et à sable » mais l’expression m’a fait rire et je vous en remercie.
En ce qui concerne les antiracistes forcenés (dans lesquels vous me classez peut-être, mais à tort), je pense qu’ils ont été particulièrement nocifs dans les années 80-90. Notamment en participant à la culpabilisation d’une population qui prenait dans la figure les problèmes d’intégration dont il n’était pas encore permis de parler.
Quand aux troubles dans les banlieues, je crois que vous faites la confusion entre une poignée d’abrutis fouteur de merde et l’ensemble de la population arabe. L’amalgame est peut-être tentant, surtout si on est directement victime, mais il reste erroné.
Pour ces charmants garçons, je suis partisan de la taule pour les français, de la reconduite à la frontière pour les autres. Si on veut vivre par le pavé, il faut savoir en assumer les conséquences.
L’intérêt étant que cette fermeté permettrait justement de faire le tri entre la majorité, qui n’emmerde personne, et une minorité très active qui ne rêve que d’en découdre.
Donc pour vous répondre, je ne suis pas membre de la secte angéliste qui pense que tout va bien dans le meilleur des mondes. Même par commodité.
Je parle dans mon texte de la situation française. Et les bonnes idées ne sont pas transposables en l’état n’importe où, c’est évident.
Mais votre raccourci est facile... Je n’irais EVIDEMMENT pas prétendre aujourd’hui que le premier soucis au Rwanda ou dans l’ex-Kosovo, est celui de la liberté d’expression.
Et dans la rubrique faits divers, je ne suis pas sûr de savoir ou vous voulez en venir mais de façon évidente, la place des « virtuoses du surin », de chez nous ou d’ailleurs, est en taule.
Le plus important n’est peut-être pas de combattre le racisme en tant que thèse, mais en tant que « solution ».
A celui qui est raciste, je n’ai pas envie de parler de génétique. Excusez mon pragmatisme...
J’ai plutôt envie de lui dire que même si son voeux se réalise et qu’on « fout tous les arabes dehors », il ne se retrouvera pas demain avec en France le plein emploi, le SMIC à 3000 € et le rasage gratis.
Ca me parait plus efficace au final, pour combattre des thèses bidons, de montrer qu’elles ne mènent nulle part.
Mon intention n’est pas de dire que la liberté d’expression appliquée plus largement aurait pour mission d’éradiquer le racisme, ou l’intolérance, ou la xénophobie.
Je veux simplement montrer que faire taire les intolérants n’aide en rien à faire avancer les choses, au contraire.
La liberté d’expression réellement appliquée aurait à mon sens l’intérêt de faire sortir le loup du bois. Et de pouvoir l’affronter à découvert.
Sur le FN, je ne vous rejoins pas du tout. Ce n’est pas la politique du FN qui est appliquée. A mon sens, le FN n’a pas réellement de projet politique structuré. Par contre, il y a des problèmes de société auquel nous sommes confrontés, et que le FN était le seul à dénoncer - pour mieux les instrumentaliser. Et maintenant, contraints et forcés, d’autres forces politiques sont obligés de venir sur ce terrain (problèmes liés à l’immigration et à l’intégration). Sauf le PS qui continue à jouer la politique de l’autruche et à user de la méthode Coué : « tout va bien, dormez tranquille... »
Je ne pense pas qu’une bonne argumentation « finisse toujours par avoir raison du racisme ». Le racisme est une posture idéologique. Celui qui la choisit ne changera d’avis que s’il le veut bien.
Par contre, une bonne argumentation peut démonter la vacuité des thèses xénophobes. Et SURTOUT, une bonne argumentation peut démontrer la nullité des projets politiques basés sur le racisme.