Je vous rappelle pour mémoire que c’est la droite qui est au pouvoir depuis 9 ans, et que la gauche n’ a eu le pouvoir (majorité à l’assemblée) que 10 ans depuis Mendès France il y a environ 60 ans (ça ne nous rajeuni pas, j’étais loin d’être né).
Donc si les responsabilités sont partagées, elles ne le sont pas à parts égales.
Je ne perçoit aucun décollage du FN dans l’opinion. Peut-être plus de gens qui étaient des frontistes honteux osent se dire frontiste, mais c’est tout. Le FN qui est peut-être le parti qui profite le plus de l’abstention (ses électeurs se déplacent), à fait un score minable aux dernières cantonales, n’a eu que peu d’élus et aucun canton alors que le taux d’abstention a été de plus de 50% ! C’est minable alors que les deux principaux partis sont en pleine déliquescence !
Vos ouvriers et employés qui rallieraient en masse le FN, ça fait parti de la propagande du FN : « on est un parti populaire, voyez qui vient nous rejoindre », mais je ne le constate ni autour de moi, ni dans les résultats électoraux, et je ne crois pas aux bidouillages que l’on appelle sondages.
Par contre, un décollage du FN dans sa médiatisation, oui : la fille à papa est partout dés qu’on allume la télé ou ouvre un journal, une bande de monomaniaques fait sa promotion en continu sur le net, s’imaginant être nombreux alors que ce sont les mêmes avec des pseudos différents suivant les forums... mais ce n’est pas un vote.
Au contraire, le virage à gauche du FN n’est pas crédible, il me semble que son assise s’étiole, et que ça se verra de plus en plus.
Et les électeurs de gauche qui rallieraient le FN, non, c’est vraiment très marginal. Pas plus que les anciens frontistes qui rallient le Front de Gauche. Ça fait parti du bruit de font quantique, en quelques sortes.
Par contre, des gens de plus en plus sensibles à ce que dit Mélenchon, oui, ça je le perçoit, y compris chez des électeurs de droite plutôt centristes. Avouez quand même que Mélenchon est plus crédible à gauche que Marine Le Pen. Et le score du Front de Gauche au dernières élections locales est plus qu’honorable, sachant que c’est un parti tout neuf et que certaines sections du PC lui ont lancé quelques jolies peaux de banane.
de toutes façons, la campagne électorale sera déterminante, pas les pseudos-sondages pifométriques dont on nous abreuve.
Mais là où je vous accorde que le FN peut ramasser pas mal de voix, c’est à la droite de l’UMP. Ça, c’est bien possible. A gauche, ça existe surement, mais c’est très marginal.
C’est sûr, « lepen », c’est la vraie gauche, pas vrai ? Tandis que le Front de gauche et le PC sont un ramassis d’ultra-libéraux thatchériens ?
Vous avez prix vos pilules ce soir ?
Un second tour Mélenchon/Le Pen, il n’y a pas photo : Mélenchon gagne. 80% des français ne voteront JAMAIS Le Pen, et préféreraient n’importe qui d’autre. C’est une donnée de base.
Le FN, le parti des anciens collabos et des nostalgiques de l’Algérie Française reste le FN même après son soit-disant recentrage. Une immense majorité le conchie à raison. Il peut perturber le jeu électoral, emmerder le monde tant qu’il peut, mais il lui est impossible de gagner.
Le FN ne dépassera jamais 20% de l’électorat, abstentionnistes compris, c’est son plafond. Soit en pariant sur une forte abstention pour un second tour, 30 à 35% des voix. Il ne peut pas faire mieux, une immense majorité des Français, de droites comme de gauches, s’accordent sur au moins un point : la détestation du FN.
1) Les Bouches du Rhône, ce n’est pas la France (même si c’est un département très peuplé). 2) C’est votre interprétation. Je ne vois pas ce que des socialistes écœurés (et il y a lieu de l’être) iraient faire au FN. S’abstenir, voter écolo ou front de Gauche, c’est logique pour un socialiste écœuré. Voter FN, c’est vraiment pas logique ! C’est comme si vous me disiez que les électeurs UMP écœurés par Sarkozy se rallient en foule à Lutte Ouvrière... Ne prenez pas vos désires pour une réalité. 3) On verra ce qu’il restera de votre « vague bleue marine » au printemps prochain après une campagne électorale qui promet d’être sanglante, avec en plus les pures et dures du FN qui n’acceptent pas le soit-disant virage à gauche de fifille qui lui lanceront des peaux de banane à qui mieux mieux (Karl Lang a déjà commencé, et ce n’est qu’un début), et surtout aux vues des immenses compétences de fifille elle-même.
Ce n’est pas une évidence du tout. C’est surtout un lieu commun répété en boucle. Si le FN a effectivement récupéré une partie du vote populaire, et donc du vote PCF, l’immense majorité a basculé du côté de l’abstention.
Le gros de l’électorat du FN n’est pas constitué d’anciens gauchistes, mais d’électeurs des classes moyennes qui ont peur du déclassement. Le vote ouvrier y est minoritaire, et largement.
C’est la raison de l’offensive « sociale » du FN : celui-ci ne gagnera plus rien du côté des classes moyennes et supérieurs, et il l’a bien compris. Tout ceux qui ne votent pas FN dans ces catégorie de la population, où l’on s’abstient très peu, ne le feront jamais.
Par contre, il existe une catégorie sociale qui fait le gros de l’abstention et ou il y a peut-être quelque chose à gratter : devinez laquelle ?
D’où la grosse offensive des bataillons internets du FN contre le Front de Gauche et Mélenchon qui vient perturbé ses plans.
Ceci dit, je ne crois pas à un ras de marré FN aux présidentielles. Le virage à « gauche » du FN est vraiment téléphoné, et fifille n’a pas les talents d’orateur de son géniteur : elle parle à peine mieux français que Sarko (ça semble une manie chez certains avocats...). Martinez, un cacique du FN tendance canal historique « obsession libéral-reaganien antifiscaliste », qui a été son prof à la fac de droit, l’a qualifié d’« à peine francophone ».
Ça va être dur pour l’entreprise familiale de crédibiliser son virage à gauche avec une oratrice sans talent, qui n’a pas inventer l’eau chaude, et qui l’illustre très bien en magnant la langue de Molière à sa façon.
Quant à Mélenchon ralliant le PS, rien ne l’indique. A moins que vous ayez égorgé un poulet pour y lire l’avenir ? Mélenchon fait campagne pour gagner, pas pour gagner des postes. Son objectif est clair : que ce soit la gauche du PS qui vienne lui mendier des marocains. Mélenchon pense que le PS n’a rien compris et que le vent de l’Histoire souffle dans le sens de ses idées. C’est son calcul, et sa conduite et ses propos l’illustrent parfaitement. La question d’un ralliement au PS ne se pose même pas pour lui et ses partisans. Leur problématique est ailleurs.