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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 1er juin 2011 11:29


    L’équipe d’Avox connaît forcément le site Doctissimo où le forum bat tous les records d’activité. L’objectif des créateurs de site est de parvenir à une visibilité commerciale. Il leur faut non seulement de l’activité, des nombres de visite mais aussi des passages de mots clefs diversifiés et rares. Sans mots clefs, pas de valeur.
    Mais un site est également considéré par les annonceurs ou prédateurs-acheteurs de sites, par les re-visites, par la fidélité des visiteurs donc.
    Enfin il est considéré par la réactivité des visiteurs aux bannières publicitaires.

    Un site comme Wiki, s’il est très visité, si des millions de gens y ont participé, traduit une certaine qualité de visiteurs mais ces visiteurs n’y expriment pas quelque profil consumériste. Sur Doctissimo, ce profif consumériste est nettement plus marqué ne serait-ce que sur le plan des produits de santé. Les visiteurs s’y échangent des recettes de médocs, des adresses de thérapeute, des ouvrages...

    Que cherchent les concepteurs d’Avox ?
    Je l’ignore, mais j’ai idée qu’ils cherchent à ce qu’un jour quelqu’un leur propose des millions pour racheter leur bébé et qu’en attendant, des annonceurs trouvent intéressant de s’y montrer. 

    Il va de soi que chaque site a intérêt à se singulariser, à acquérir une identité propre (et la stabilité est un facteur d’identification). Un site ne doit donc pas copier un « site qui marche ». Mais il doit forcément s’en inspirer, détecter ce qu’il pourrait récupérer et inclure dans son identité.

    Sur Doctissimo, le principe des forums est très attirant, très excitant pour les visiteurs-habitués. Mais, contrairement à Avox, il n’a pas l’allure d’un magazine, Il ne présente pas d’éditorial. 

    A mon sens, Avox devrait intégrer le principe du forum Doctissimo derrière sa présentation magazine. 

    Les choses se passeraient à peu près ainsi : 

    En accueil, il y aurait la même page qu’actuellement.
    Quand on est non inscrit, on lit mais on n’est pas suivi, on ne bénéficie d’aucune aide de lecture-suivi.

    Quand on est inscrit, le robot suit nos lectures et nous affiche par un symbole si tel article a été ou non lu par nous. Il affiche aussi si nous y avons papoté ou non et si une réponse à notre intervention nous y attend ou non. 
     
    A l’instar de Doctissimo, le classement des interventions forumiques serait au plus ancien en bas et plus récent en haut (en tête de gondole donc. Plus d’obligation de cliquer sur la 300 page pour le découvrir comme c’est le cas actuellement)


    Ainsi, sous l’article qu’on vient de lire, apparaîtra d’abord une fenêtre de commentaires, puis, immédiatement en dessous, le dernier commentaire posté à son sujet. Ainsi donc que des symboles nous indiquant si quelque part dans les profondeurs de la discussion, quelqu’un a commenté notre commentaire et s’il y a donc une suite à donner.

    A partir du moment où nous sommes systématiquement avertis, y compris par mail, que quelqu’un a commenté notre commentaire, le sujet reste donc, POUR NOUS, LECTEUR SINGULIER, un sujet d’actualité.

    Cela revient donc, peu ou prou, à ce que chacun de nous se retrouve avec une page d’accueil personnalisée. En ouvrant la page d’AVox, chacun de nous verrait certes l’édito du jour mais aussi son panel des sujets qu’il aime suivre. La question que pose aujourd’hui notre ami Pierre Régnier est donc résolue par ce point.

    (Sur Doctissimo, un sujet de départ donné, reste en tête de gondole tant qu’il est commenté et s’enfonce dans les profondeurs lorsqu’il se retrouve moins commenté que d’autres. Mais il suffit qu’on ajoute un nouveau commentaire à une discussion vieille de 4 ans pour qu’elle réapparaisse en tête de gondole)

    Et si je consulte la carte de visite d’un autre intervenant, je me retrouve à voir sa page d’accueil personnalisée.

    Quant aux cascades, escaliers ou tiroirs des réponses que nous nous faisons les uns aux autres, afin de savoir qui répond à qui, on peut s’inspirer du principe de 123 Auto.

    Enfin, concernant les possibilités d’écriture, d’inclusion de photos, d’images, de vidéos, d’édition, de réédition etc, il y a tout à faire puisqu’actuellement, sur AVox, c’est le zéro absolu. (c’est certainement le site qui bat tous les records de frugalité)



  • easy easy 28 mai 2011 16:47



    Le don de soi (dans l’amour conjugal, dans l’amour patriotique, dans l’amour humanitaire) consiste en réalité en une projection de soi dans quelque chose qui a plus de chance de vivre plus longtemps que soi. Le sublime est surtout la seule solution métaphysique et psychologique à l’angoissante perspective de notre mort (à laquelle on ne pense plus trop quand on est ivre de sublime)

    Sans solution de sublimation, nous ne savons pas étouffer notre angoisse de mort. Mais comme le sublime est fou et conduit à bien des folies, il crée une angoisse secondaire « serais-je capable de tout donner à mon enfant, à mon amour ? Serais-je capable d’aimer l’Autre éternellement et plus que moi ? » (Les moines de Tibhrines eurent à se poser cette question quelques jours avant leur mort car, la menace étant très forte, il leur avait été proposé et même ordonné de fuir)

    Le sublime étouffe une angoisse de mort primordiale (même si je ne fais rien, quoi que je fasse, je meurs donc j’échoue) et engendre une angoisse de performance qu’on appelle pression de la réussite (dans tous les domaines). Là il ne s’agit plus de ne pas mourir physiquement, il s’agit surtout de ne pas échouer à la performance du dépassement de soi dans sa relation aux autres. L’angoisse du sublime est alors plus sociale.



    Le PCRA représente un havre possible entre ces deux angoisses. Une sorte de point mort ou plutôt de point neutre. Et ce point de repos étant autorisé par le verbe, il peut sédentariser.

    Avec le PCRA, on n’est plus seul face à la mort, on n’est pas complètement abandonné, on peut être aidé, mais on n’est pas non plus dans un engagement infini, irréversible envers un Autre (Saint Exupéry affirmait qu’on est responsable à tout jamais de ce qu’on a apprivoisé)

    Le PCRA peut donc plus facilement conduire ses adeptes au désespoir mais pas à de folles et souvent très dangereuses performances conjugales, familiales, sociales.

    Avec le PCRA, pas de guerre de Troie, pas de meurtre familial, pas de kamikaze.


    D’autre part, le PCRA permet une stratégie de vie inédite.
    Jusqu’alors, face à la problématique de la vieillesse, chacun s’assurait à la fois de la piété filiale de ses enfants et de l’attachement de son conjoint (qui vieillissait aussi)
    La vieillesse était donc aidée par elle-même et par la jeunesse de ses propres enfants (le tout dans un esprit de reconnaissance et de chaîne intergénérationnelle, parfois d’héritage

    Désormais, chacun semble moins compter sur son conjoint vieillissant, moins compter aussi sur ses propres enfants, mais davantage sur la Force Sociale pour les problèmes lourds et sur des conjoints plus jeunes pour les problèmes plus bénins.
    Les Cougouars montrent que des femmes vieillissantes préfèrent avoir un compagnon jeune (renouvelable), plutôt que des enfants et un conjoint vieillissant.

    Le PCRA s’inscrit dans cette tendance. Bien qu’il convienne à des couples de jeunes, il convient encore mieux à des couples vieux / jeune qui ne peuvent en aucune manière accéder au sublime du « A toi pour toujours ». Pablo Picasso et Françoise Gilot auraient disposé du verbe qui en supporte désormais la formule, ils auraient été enchantés d’autoriser leur relation sous couvert du PCRA.

    La formule PCRA aurait été verbalisée plus tôt, Liliane Bettancourt se serait facilement autorisée sa relation spéciale avec Banier et sa fille Françoise n’aurait pu que ronger son frein.

    Ah ouichhhh c’est que dans tout ça, dans les choix que nous faisons, il y a aussi la question du pactole, de la succession qui joue. Sans officialisation de la relation, pas de droits automatique au pactole du défunt. 



  • easy easy 28 mai 2011 12:26

    Il y a les faits, et il y a le verbe qu’on met dessus. Et le verbe, à force de définir les faits, les fait.

    Même pour l’amour courtois, le fait qu’il y ait des mots dits à son propos, à son époque, influait sur sa forme. Il est sans doute né d’une brume et comme il avait semblé faire florès, des mots avaient été mis dessus. Et c’est ainsi qu’il avait été identifié, que les gens de l’époque ont pu en parler entre eux et que le phénomène a été inscrit dans l’Histoire.

    En l’occurrence, concernant l’amour courtois, à ce que j’en sais, le verbe qui était mis dessus était positif, admiratif ; louangeur, sublimant. La transcendance que créait ce verbiage positif à son sujet formait une transcendance pleine d’espérances. Et plus ce verbe se développait, plus il sur chantait la réalité de la chose, plus il incitait les gens à performer. Ainsi, des milliers de gens s’étaient efforcés d’explorer au plus loin possible cet espace devenu célèbre et médiatique qu’était l’amour courtois verbalisé.

    Les plus zélateurs du mouvement tentaient carrément l’assag absolu mais d’autres trouvaient à s’occuper rien qu’en verbaliser la chose. Certains en parlaient plus qu’ils ne le pratiquaient tant ils gagnaient en plaisir et autorité à le verbaliser. (L’histoire aura mieux retenu les noms des chanteurs de l’amour courtois que les noms de ses meilleurs pratiquants) 
     


    Plus ça va plus on s’éloigne de l’amour courtois et l’on se débrouille autrement. Dans les efforts que font les gens pour essayer de trouver une solution viable, se dessine un mainstream (peut-être du type PCRA) et dès que du verbe est posé dessus, dès que des gens peuvent mettre des mots sur ce qu’ils sont en train de faire, dès qu’ils peuvent se raconter, ils s’autorisent, ils paraissent sûrs d’eux et du coup ce mainstream attire du monde. 

    Si ce verbe est négatif, comme c’est le cas ici, quand il n’est en tous cas pas sublimant, quand il n’invente pas quelque transcendance, il relègue la tendance à la casse, il annonce déjà qu’elle ne survivra pas. Cette tendance va certes se marquer davantage grâce à ce verbe, (des gens ensemble diront aisément qu’ils sont en PCRA puisqu’ils seront alors compris en un éclair. Ce disant, ils se conformeront encore plus à la définition qu’en donneront Marie-Claire ou Doctissimo) mais elle sera alors déprimante (Punk, gothique, étaient des mouvements qui avaient aussi sollicité un verbe, lui aussi déprimant) 

    Les adeptes du PCRA vont à la fois se sentir autorisés et voués à n’être que les représentants d’une page désespérée de notre Histoire.



    Le sublime n’est pas facile à inventer. Bien des commissaires d’expositions s’échinent pour proposer des sublimes mais si certains s’y embarquent, la grande majorité refuse et dédaigne.
     
    Il me semble que le méta sublime, la matrice première d’où naîtraient les autres sublimes se situe au niveau de l’amour qu’on porte pour sa mère, pour son père. Si déjà envers eux on n’a pas éprouvé de sentiments sublimes, on a peu de chances d’en éprouver ensuite. Et on n’est donc pas porté à accomplir des gestes sublimes. (Mettre au monde un enfant, s’en occuper, s’inquiéter plus de lui que de soi, c’est aller au-delà de soi, c’est sublime)



  • easy easy 26 mai 2011 20:13

    Le nazisme n’a qu’une seule particularité Historique : il a énormément exterminé et d’une manière industrielle correspondant exactement à son époque.
    Quant à ses ressorts, ils sont ceux de notre reptile, depuis toujours. L’esprit nazi a toujours existé. Le voir aujourd’hui ici ou là, devrait nous interroger sur notre reptile fondamental non sur notre nostalgie ou notre goût pour la répétition.

    Non seulement ça ne conduit à rien de ramener tout ce que nous voyons de normaliste au nazisme mais c’est même totalement contre productif. « Tiens là c’est pareil / Ah oui mais là c’est différent » 

    On voudrait s’épuiser à parler pour rien, on ne pourrait mieux faire


    Travaillons sur notre reptile hors toute question d’époque. Considérons-nous identiques aux Spartiates, New-yorkais ou Gaulois et réfléchissons par exemple au point suivant : Lorsqu’on dit qu’on veut bâtir une église pure est-on vraiment dans la vision d’une église pure telle que réalisée ou dans celle du virage-combat à mener pour la réaliser, donc dans la vision de l’opération à conduire pour purifier, karchériser.

    Où se situe exactement notre plaisir : passer le karcher ou contempler notre terrasse purifiée ; sculpter un bloc de marbre ou contempler notre oeuvre terminée, chasser le tigre ou regarder son cadavre ?


    Analysons bien ce que les créateurs d’église pure ont fait et dit, essayons de voir ce qu’ils ont vraiment pensé.

    Si nous déduisons de cette étude que c’est la vision de l’église achevée qui les a animés, alors nous ne saurons jamais désavouer les entreprises.
    Si au contraire nous en déduisons que c’est le virage, le changement, la bousculade, le renversement, les paniques, les hystéries, les larmes et les cris les souffrances, les sacrifices qui les ont intéressés, alors nous saurons stopper toute les nouvelles imprécations normalistes « Ce n’est pas le résultat que vous visez mais le choc, le combat » « Ce n’est ni l’état ni l’Etat nazi qui vous intéresse mais la nazification de l’état et de l’Etat »

    Force est de constater que personne ne se lance dans l’analyse du véritable objectif des meneurs. J’en viens donc à croire que pour le compte de son reptile, chacun se préserve la possibilité de réaliser de frapper.

    Noter ami Bernard Dugué inclus qui n’a pas de mots assez durs pour désigner des gens à rejeter.


    Foin d’analyse des pensées des normalistes, il suffit de plonger aux tréfonds
     de notre propre pensée pour découvrir qu’en effet, nos visions vont bien plus nettement aux virages, aux changements, aux modifications à faire qu’à la chose faite. On projette de chasser, on projette de capturer, on projette de dépecer, on projette de faire du feu, on projette de cuire, on projette d’ajouter des petits oignons. On projette, on avance dans la réalisation, on projette la suite, on avance encore, on projette la suite puis, enfin on passe à table et là le cerveau ne projette plus rien sur ce sujet de la bouffe, les pensées tournent à vide et dix minutes après, repus, on rote et on sieste.

    Au réveil, on échafaude un nouveau projet.

    Nous avons un mal fou à jouir de la chose accomplie qui n’est en rien excitante ou dont l’excitation ne dure guère. C’est le projet, le changement ; le virage, les accélérations, les frottements, les frictions, les va-et-vient qui nous excitent.



  • easy easy 26 mai 2011 15:12


    Au sujet de tout pays, on pourrait dresser un inventaire dithyrambique et de la part d’un Castro au sujet de la Libye, ça n’a rien d’étonnant.

    Posons plutôt que concernant la Lybie et le régime de Kadhafi, il y ait du blanc et du noir.

    Il faut forcément du noir interne, y compris en Tripolitaine, pour que des Libyens en viennent, au risque de se faire flinguer, à vouloir chasser le maître et sa clique.
     
    Que Kadhafi ait été assez malin pour faire ressortir quelques blanches particularités, comme Ceausescu et Castro ou Mao ont su le faire, c’est certain. Qu’il ait su comme Kim Jong Il ou la Junte Birmane constituer un réseau de fidèles gâtés, c’est évident. Qu’il ait su, comme Ceausescu, Hitler, Saddam ou Napoléon, inventer quelque service public original et avancé, c’est également certain. Mais comme toujours, cette politique de l’exploit avait des revers.



    Concernant notre soutien et même notre participation aux côtés des révoltés de Libye, nous avons trois grosses raisons à examiner.
    Celle du pétrole, celle du terrorisme très personnel de Kadhafi et aussi celle de la blessure d’orgueil.

    Quand je vois que nos chefs du genre Bush, Blair ou Sarkozy ne ressentent en réalité aucun souci pour nos nations, quand je vois qu’ils sont bien plus préoccupés par leurs intérêts et conforts personnels, je ne peux pas du tout croire que la composante pétrole ait été réellement considérée par eux.

    Si Kadhafi avait eu, à l’égard de nos chefs, une attitude similaire à celle de Shah Pahlavi ou plus récemment de Ben Ali, nos chefs auraient foncé pour mater la rébellion au lioeu de la soutenir.



    Aussi bien pour l’Irak quand Saddam faisait son fier à bras, que pour l’Afghanistan ou les chefs Talibans faisaient les originaux, que pour la Libye où Kadhafi jouait un autre jeu, le public aura régulièrement convenu que derrière les premiers prétextes avancés, se cachait des intérêts pétroliers (Même pour l’Afghanistan)

    Alors qu’à mon sens, les géostratégies de ressources n’ont jamais animés les reptiles de nos chefs. C’est le nerf de l’amour-propre de leur seule grande, très grande, immense personne puisque représentant tout un peuple, qui les a motivés sur l’oreiller.

    A mon sens, les guerres ne sont que des guerres de chef. Tout ce qui est invoqué et discuté d’autre, dès le niveau de leur état-major, ne l’est qu’en raison du collectivisme auquel le verbe oblige.


    Il y a quelques siècles, il y avait des guerres. Jamais pour des raisons énergétiques. Jamais pour des raisons vitales, toujours pour des raisons d’orgueil entre chefs. Comme la question du pétrole ne se posait pas, on invoquait alors, derrière les raisons officielles, de collectivistes raisons de voies maritimes, d’Eldorado, de tombeau à délivrer, d’alliance.

    Cet arrière-plan collectif satisfait les exigences de la rhétorique qui sait qu’il existe toujours une arrière-pensée à nos dires. Il la satisfait suffisamment pour qu’elle n’éprouve plus le besoin de dénicher l’arrière-arrière-plan, celui de l’orgueil des chefs, cet objet que nous sommes incapables de partager, de collectiviser. 

    Le verbe a été inventé pour bavarder de collectivitudes. Quand nous parlons entre nous, même d’arrière-plan, nous devons recourir à une rhétorique collective. La religion, le pétrole, les OVNI, les crop circle, le terrorisme, la drogue, le sida, l’immigration, ça nous parle de manière collective. Alors nous en restons à ces prétextes collectivisables tant il est difficile de gloser uniquement sur l’orgueil d’un chef (Sur Tapie, nous savons dire mille choses sur tout ce qu’il peut y avoir de collectivisable dans son cas, par exemple l’argent. Mais nous ne savons pas discuter entre nous de sa personnalité, de son orgueil)

    Nous, citoyens lambda, qui décidons et agissons pourtant à partir de notre orgueil tout en invoquant des raisons familiales ou d’entreprise ou d’église, nous ne parvenons pas à papoter sur l’orgueil de nos chefs sans objet ou médium collectif. Le cas échéant, nous pourrions aller jusqu’à papoter qu’il fait la guerre parce qu’il est papa (c’est une collectivitude) mais nous ne saurons jamais papoter qu’il la fait parce qu’il est Nicolas Sarkozy et qu’il ne peut pas blairer Kadhafi (Nous parvenons à penser vaguement cela mais notre pensée muette reste alors pauvre. Une pensée a besoin d’être verbalisée donc collectivisée pour devenir riche et formelle)

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