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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 21 mai 2011 15:30

    Ce sujet du sublime m’intéresse au plus haut point.


    Dans un tout premier temps, peut-être parce que trop choqué, trop menacé (il aurait pu être tué pendant la perp walk) DSK n’a pas semblé accorder la haute place qu’un homme pétri de noblesse aurait accordé à la parole une personne de petite condition au détriment de sa propre gloire ou crédibilité (geste sublime qui, à ma connaissance n’a jamais été réalisé par qui que ce soit sur Terre, pas même par Jésus) 

    Mais à partir de maintenant où il peut davantage réfléchir et où il est entouré de personnes lui prouvant un attachement sublime, il est dans de meilleures conditions pour faire ce geste extraordinaire que j’espère voir depuis toujours.

    Si dans les jours qui suivent, j’observe que ce princissime continue de chercher à décrédibiliser la parole de cette petite femme, je resterais profondément déçu de l’Homme.

    Il peut et doit dire sa manière de voir les choses, il peut dire sa différence, il peut la contredire. Mais s’il a une grandeur d’âme, s’il est exceptionnel, il ne doit rien faire pour discréditer son accusatrice, pour la faire passer pour une folle ou une menteuse

    J’attends donc beaucoup de lui.





    Mais déjà, j’ai des doutes. 

    Sa sortie de route, profonde ou pas, était quelque chose qu’il devait forcément imaginer puisqu’il était plutôt du genre à rouler trop vite, à griller des stops et il l’aurait même déjà dit envisager l’accident.

    Je ne sais pas vous, mais moi, quand je roule, c’est très souvent que je me dis, si je dérape, je ferais ceci ou cela. De sorte que si l’accident se produit, je réagis quasiment comme prévu (deux fois déjà, sur la vraie route, j’ai évité la cata grâce à un réflexe pré acquis) 

    Si donc DSK avait eu une forte éthique allant à considérer que « Si un jour une petite se plaint, je ne chercherais pas à la discréditer » ce jour où la Police était venue le cueillir dans l’avion, le temps d’arriver au commissariat, il se serait dit « Bin voilà, ce grand jour est arrivé et je vais tenir la promesse que je m’étais faite, je ne vais pas chercher à casser mon accusatrice. D’autant qu’elle est la plus minuscule de toutes les petites dont j’ai abusé »
     

    Nous verrons bien ce qu’il fait dans les prochains jours, mais je crains que son entourage, que ses soutiens ne le poussent à conserver son attitude première allant à discréditer la petite accusatrice. 

    Car au fond, il est tout de même plus facile pour un homme se retrouvant complètement seul de se dire « Bof, après tout, je n’ai plus rien à sauver socialement et familialement. Je peux donc faire une folie éthique et accorder la meilleure place à mon accusatrice » 

    Or s’il existe des sorties de route qui isolent complètement un homme (sorties de route exécutées par lui en sorte d’acte manqué réussi) DSK a choisi (consciemment-inconsciemment) une sortie de route certes déchirante et sidérante mais non complètement isolante. Il bénéficie encore d’énormément de soutiens.

    Ainsi, DSK ayant (consciemment-inconsciemment) choisi une sortie de route le laissant encore entouré, il « voulait », dans la pire des situations, devant le plus grand problème de conscience, subir l’influence de très proches. Il a « voulu » rester dépendant de pressions en « fais-ci, ne fais pas ça ».
    C’est là une attitude plutôt normale, non extraordinaire, non isolationniste, offrant peu de chances à un geste sublime. 

    Pour faire quelque chose de sublime, il faut certes en avoir toujours eu envie et il faut, quand l’occasion se produit, se retrouver absolument seul pour ne plus subir la moindre pression partisane, pour décider en son âme et conscience et non selon la volonté de son entourage.

    Hormis le cas d’un éventuel complot, cette femme de chambre avait immédiatement porté plainte et ne cherchait alors à défendre que sa seule dignité. Il faudrait qu’en face, DSK n’ait à défendre que sa seule dignité, celle de personne d’autre. Et cela quelles que soient les coagulations unilatérales qui ne manquent pas de se produire sur chacun des deux protagonistes.
    Surtout dans une affaire de sexage, chaque protagoniste devrait se retrouver seul face à l’autre. En interdisant à quiconque de profiter de l’occasion pour régler quelque compte par procuration.




    A part ça, toujours sur registre du sublime, il manque bien du Monde à l’appel.
    A priori, DSK aurait fait l’amour avec beaucoup de femmes. Dans des conditions peut-être variables mais certainement parfois correctes ou équitables. Où sont-elles ces partenaires qui pourraient témoigner que DSK n’est pas constamment un violeur ? Je parle ici de leur propre conscience à ces dames. Je parle de ce qui aurait pu être pour elles une occasion de faire quelque chose de sublime « Bin oui j’ai couché avec lui pour 100 balles ou pour un job ou par pur plaisir de coucher avec un dieu, mais c’était équitable. Je ne me suis pas sentie violée » 

    Chacun pourrait, s’il était romantique, chercher constamment l’occasion de faire un geste sublime. Ces dames qui auront couché avec DSK tiennent cette occasion. Mais rien, on ne voit absolument rien dans le genre. Aucune ex partenaire ne se sera découverte en cette occasion (ni en pour ni en contre) Chacune préférant se taire et se terrer.
    Si donc DSK voulait fournir la preuve qu’il n’a pas violé à chaque fois, il lui faudra supplier ces ex partenaires. 

    Pour l’instant le seul sublime c’est sa femme Anne et sa fille Camille qui l’ont fourni en osant s’afficher aux côtés du « perpetrator ». (Pour autant, j’espère qu’elles n’encourageront pas DSK à briser la crédibilité de la petite accusatrice)



  • easy easy 21 mai 2011 12:45

    Bonjour Valerianne,

    C’est vrai, j’ai essayé de profiter de votre regard déjà plus distancié que la moyenne pour dire ma très grande frustration de n’avoir jamais assisté à une scène sublime.

    En considérant tout ce qui se produit sur la Planète, ce qu’il y aurait de plus sublime serait que sans aucune preuve matérielle contre lui, un prince dise que la parole d’un petit ou d’une petite vaut autant que la sienne. Et qu’il risque alors très gros, voire sa vie pour avoir dit cela.
     
    En fait, je donnerais ma propre vie pour voir au moins une fois une telle scène.

    Trop vite traîné dans le caniveau, trop choqué, DSK a donc raté sa première chance de se comporter de manière sublime.
    Mais maintenant que la Justice lui a accordé de se retrouver dans des conditions de vie un peu plus dignes, maintenant qu’il est entouré de gens qui lui prouvent un attachement sublime, j’attends de voir s’il saisit sa seconde chance.

    Si je vois que par le truchement de ses avocats il cherche à décrédibiliser la parole de cette femme de modeste condition, à fouiller dans son passé pour sortir des saletés la discréditant, alors je serais totalement désespéré de l’Homme.

    Je comprendrais très bien que DSK donne une autre version des faits s’il les a vus différemment. Mais s’il était noble, en aucune manière il ne devrait donner à penser que son accusatrice, surtout parce qu’elle est socialement petite, n’est pas crédible.

    On accorde à Jésus d’avoir eu des gestes sublimes comme celui consistant à laver les pieds de gueux. Mais Jésus n’avait pas rang de prince, loin de là, et surtout, il n’y a aucune scène où il offre plus de hauteur ou de crédit à la parole d’un autre. Au contraire, il n’a eu de cesse de jouer les prophètes.

    Ainsi, depuis la nuit des temps, il n’y a jamais eu d’exception, chacun aura toujours cherché à faire valoir sa propre parole.

     (Voltaire aurait éventuellement accordé à l’autre le droit de s’exprimer mais il ne sera jamais allé jusqu’à accorder à son adversaire, pas même Rousseau, pas même pour rien, une parole crédible, aussi crédible, voire plus crédible que la sienne)

    (Victor Hugo avait fait très fort en accordant beaucoup de vertus à des gens de petite condition mais il n’est pas allé jusqu’à proposer une scène où un prince offre la meilleure place à la parole d’une petite. Et pour ce qui concerne sa propre vie, je ne vois pas où il aurait permis à une petite de passer devant lui)

    Merci de m’avoir donné l’occasion, en abusant certainement de vous, d’exprimer ce qui me tient à coeur.



  • easy easy 21 mai 2011 08:54

    Vous avez cherché à voir de la noblesse dans le comportement de DSK. Je pense que c’est une excellente démarche.

    J’ai très envie de trouver de la noblesse dans l’Humanité, mais je dois dire que je reste sur ma soif.

    L’occasion était extraordinaire, DSK l’a ratée. Quand on est le princissime du Monde et qu’on est accusé par une femme de chambre, on devrait, si l’on était pétri de noblesse, admettre que la parole de la petite est de valeur.

    Il y a deux façons de voir sa propre condition de prince. Soit on se dit qu’on est prince parce qu’on a eu de la chance, soit on se dit qu’on l’est parce qu’on vaut plus que les gueux.

    A mons sens, la noblesse exige qu’un né prince place son manteau sous les pieds d’une soubrette.
    En ce sens, c’est surtout d’un né prince que j’exigerais une noble attitude. Je ne suis pas surpris qu’un DSK qui a beaucoup oeuvré et manoeuvré pour devenir prince se sentît plus méritant, plus valable et plus précieux qu’une bonne.

    Mais j’aurais été archi comblé qu’un DSK qui s’est fait prince en vînt un jour à dire « Mah après tout, malgré ce que j’ai grandement fait, je ne vaux pas plus qu’une bonne et je ne dois en rien écraser sa petite parole. Surtout pas en cette affaire où je me suis comporté de façon plutôt sauvage ».

    Si je pardonne à DSK d’avoir raté cette sublime occasion de reconnaître la parole d’une petite, c’est parce que je considère qu’il a subi un très violent déplacement vers le bas par la Police.

    Dès les premières minutes de son saisissement par la Police, il n’était déjà plus un prince. Il a été trop violemment jeté au caniveau sur le plan de sa parole justement. Il aurait fallu un miracle absolu pour qu’ainsi réduit à une merde, ainsi menacé de lynchage médiatique et physique (il aurait pu se faire descendre pendant la perp walk) , il dise « Ma parole ne vaut pas plus que celle de la petite, faites-lui confiance » 

    Et encore, cette fois-ci il y a quelques preuves matérielles qu’il s’est produit une relation sexuelle. Le prince ne peut donc pas nier absolument tout. Mais j’aurais tant aimé voir un prince, confronté à une accusation sans aucune preuve matérielle, dire tout de même et d’emblée « La petite dit la vérité » 



  • easy easy 21 mai 2011 08:01

    LOL

    Vous remarquerez que dans le premier cas, il suffit de ressentir ce sentiment d’amour pour que la chose soit. Sublime et concluante.


    Dans le second cas, il faudrait agir pour qu’elle soit. Avec force machettes et insultes. Et même une fois accomplie, la chose ne serait pas concluante.





  • easy easy 20 mai 2011 13:24



    Il y a toutes sortes d’agressions.
    Considérons ici les seules agressions très soudaines où tout depuis le A jusqu’au Z se produit en quelques minutes sans qu’en aucune manière la victime ait été préparée.

    Le plus important est alors qu’elle puisse réclamer. Ce qui implique qu’en aucune manière, aucune plainte ne devrait être entravée d’office, même si elle émane d’une personne réputée folle.


    Et dès qu’une plainte est enregistrée, selon, le niveau de conséquence que la Police peut estimer, il est aussi important que l’accusé (appelons un chat un chat) soit disponible à la Justice et le reste jusqu’à ce que tout soit éclairci.

    Mis à la disposition de la Justice c’est quoi ? Et bien c’est tout ce qu’on voudra sauf un prélynchage et sauf réduire ses capacités à se défendre. Or un accusé placé en prison, exposé menotté, isolé de ses capacités et relations habituelles n’est pas dans les conditions normales pour se défendre.

    Il faudrait que tout en étant disponible à la Justice, un accusé soit traité de la même manière que son accusateur qui lui, reste totalement libre et dans le cours de sa vie normale.

    Ce qui n’a évidemment pas été le cas dans l’affaire DSK. On a clairement vu, surtout en France, qu’il a été immédiatement accusé de toutes sortes d’autres choses, dans tous les domaines, ce qui prouve bien que dès qu’un individu est ainsi maltraité, fondent sur lui toutes sortes de vautours.


    Qui sont les vautours ?
    Des gens qui s’ennuient, des gens qui sont jaloux, mais aussi des gens qui ont souffert quelque part d’une injustice. Ces derniers sautent sur toute occasion pour refaire leur procès mais par procuration cette fois.
    Ce n’est pas parce qu’on a été victime du fisc, du chômage, d’un cambriolage ou d’un viol, qu’on doit fondre sur un DSK en maille avec une autre personne.C’est pourtant ce qui se fait. Chaque victime d’autres drames, et il y en a des milliards, tient à balancer sa pierre sur quelque méchant qu’on aurait chopé.
    C’est le principe du pilori où des centaines de gens n’ayant jamais eu affaire à un condamné, profitent de ce qu’il est à terre pour lui pisser dessus.

    Il est barbare de permettre aux gens de se venger par procuration. Non seulement ça aboutit à ces scènes de lynchage physique qu’on constate régulièrement, y compris en France, mais ça vole à l’accusateur, la disponibilité ou la réservation qu’il réclame à celui qu’il accuse.

    On irait un tout petit peu plus loin dans ces manières de prélynchage, par exemple en livrant DSK aux détenus de la prison, son accusatrice du Sofitel n’aura plus en face d’elle que des restes de DSK.


    D’autre part, il faut défantasmer de la Justice talionique. Il faut cesser d’en faire une divinité, une valeur absolue, La solution à tout. Car elle échouera toujours à couper deux têtes à une personne qui en a coupé mille et ne sait pas résoudre un Fukushima en électrocutant son responsable.


    Aucune prison, aucune guillotine, aucun bûcher n’a résolu quoi que ce soit. Aucune agitation humaine ne nous délivrera de notre angoisse fondamentale, celle de notre mort certaine, celle de l’absurdité de notre vie. Pire même, toutes ces expressions de Violence par la Force Publique, loin de nous être rassurantes et profitables, nous rendent individuellement plus ridicules encore.

    Alors on peut certes pratiquer la Justice, comme le travail, l’esthétique, le vélo, la philosophie et le verbe mais avec mesure, avec distance, sans espérer d’elle aucun miracle.

    A défaut de miracle vrai, le seul dieu qui nous permet à notre âme de léviter jusqu’au bout malgré les turpitudes de la vie, c’est celui de l’amour qui part de soi.


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