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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 24 mai 2011 15:16

    Dans toutes les églises on recourt au galimatias, dans la vôtre aussi.


    Cf. vos propres hiéroglyphes

    «  »«  »«  »«  »« Maintenant, il faut exposer de manière claire et précise l’hypothèse scientifique permettant d’interpréter cette expérience et de la théoriser. D’un côté nous avons la gravitation physique qui, combinant la cosmologie relativiste et la théorie quantique, perd son statut de force mécanique pour devenir une force entropique, autrement dit une puissance informative, une force formatrice, donnant une expression à l’univers étendu tout en jouant du principe holographique. La force de gravitation qui s’exerce en un point massique correspond alors à une tendance poussant cette masse à rejoindre sa place assignée par la « trame cosmique universelle » (voir Leonard Susskind, La guerre des trous noirs, Robert Laffont, ou mieux encore, les recherches récentes d’Erik Verlinde, présentées ici ). L’attraction de la tige vivante sur son support est causée par un processus de même nature que celui qui produit la gravitation. Autrement dit, c’est un processus entropique, de mise en forme, obéissant à une finalité, mais dont le déroulement se fait par une puissance entropique autonome, inhérente à la plante, dont les cellules contribueraient à cet hypothétique « calcul entropique holographique ». Le monde végétal crée des formes mais ne se déplace pas. Il répond à la seconde catégorie ontologique de Jean Scot Erigène, celle du monde créé qui crée, alors que l’univers physique inerte est un monde créé qui ne crée pas (auxquels s’ajoutent l’incréé qui ne crée pas et l’incréé qui crée) Le végétal façonne sa force entropique en jouant sur la gravitation entropique, autrement dit, il transgresse la gravitation pour la dériver en vue de sa finalité propre qui est de trouver un support pour s’enrouler et supporter le poids du feuillage et des fleurs »«  »«  »«  »«  »«  »




    Le verbe n’a pas été inventé pour dire la vérité mais pour enfumer. Quand il est très simple, il vise tout de même le direct « J’ai faim, j’ai soif, j’ai vu un mammouth à une heure ». Mais plus il est complexe, plus il enfume.
    Et la fumée, nous l’aimons.
    Nous en avons besoin pour dissimuler la perspective très simple, très irréductible et très déprimante de notre mort.



  • easy easy 24 mai 2011 12:57

    «  »«  »«  » Pourtant, dans l’actualité désolante de ces derniers jours, personne ou presque n’a pensé à faire un parallèle entre la situation existante et des événements passés«  »«  »«  »«  »«  »

    Il y a déjà tant à dire sur DSK !

    Mais contrairement à ce que vous affirmez, j’ai déjà entendu plusieurs personnes évoquer le cas Moshe Katsav. Même BHL l’a fait. Et quand il parle, il y a toujours du monde pour l’entendre et répéter ce qu’il dit.

     



  • easy easy 24 mai 2011 12:30




    «  »«  »«  »«  »«  »" À la différence du système français, on ne cesse depuis huit jours de le répéter, ce sont les parties en cause qui mènent l’enquête : la victime supposée doit apporter les preuves de l’agression subie et l’agresseur supposé les réfuter : le juge arbitre.

     
    Il va de soi qu’à ce jeu, comme on le voit aussi, du reste, devant un tribunal français, ruiner le crédit de l’accusateur est un angle d’attaque qui permet à l’accusé de ruiner l’accusation. Il n’est pas rare qu’un accusateur soit un affabulateur ou qu’il ait des raisons personnelles de mettre en cause un innocent.«  »«  »«  »«  »«  »« 



    Je ne suis pas d’accord.
    Qu’il puisse y avoir disons un complot (dieu sait quelles enveloppes offre ce mot) pourquoi pas.

    Mais on se retrouverait avec la problématique du serpent et du fruit défendu.
    S’il existe une responsabilité du serpent, il y en a une à celui qui se saisit du fruit qu’il sait défendu.
    Dans une tournante par exemple, chacun sait que c’est interdit mais chacun se retrouve tenté par le serpent que forment les copains. Chacun devrait résister or la plupart du temps, chacun succombe (plus la masse de copains est grande plus le serpent qu’elle forme est conséquent) 
    Dans une tournante ou dans le fait de faire partie d’un peloton d’exécution d’un mutin, chaque individu présent doit considérer le risque pour lui, s’il ne participe pas, de se faire tuer. On peut donc considérer que tous les participants d’une tournante, sauf l’initiateur, ont subi une menace.

    Dans les cas DSK, il était peut-être face à des serpents mais que risquait-il s’il refusait le fruit défendu ? Strictement rien.

    Quand on est face à une personne, à l’exclusion de toute autre témoin, on ne subit que ses dilemmes internes.

    Même s’il était établi que cette femme de chambre avait servi de chèvre, DSK devrait répondre sur sa manière de gérer ses dilemmes internes.

    Dans l’ordre, DSK devrait donc d’abord considérer ses entières responsabilités et ensuite, très accessoirement, rechercher s’il y a eu ou non un serpent. Il y aurait alors un tout autre procès envers ce serpent. Un tout autre procès.



    A cette heure-ci et selon ce qui est publié, il ressort bien plus d’éléments prouvant une éjaculation vers cette femme de chambre qu’une absence de relation. Or une relation sexuelle avec une femme qu’on n’a jamais vue, sauf à ce qu’elle soit la violeuse, établit une vision assez brutale ou reptilienne de la sexualité (exit le sentiment d’amour, de don de soi et de partage, exit toute mutualisation ou fusion) 

    Parce que les preuves s’accumulent que cette relation soudaine a bien eu lieu, DSK devrait aller, s’il était noble, bien davantage à creuser son intériorité que la crédibilité de ses malheureuses partenaires.

    Il va sans dire qu’il aurait été noblissime s’il n’avait pas attendu cette accumulation de preuves pour s’interroger sur lui-même.




    Cela dit, je trouve que l’épée de Damoclès qu’on lui a soudainement montrée sur sa tête est si effrayante qu’il y a parfaitement de quoi paniquer. Et la panique n’est certainement pas ce qu’il y a de mieux pour s’interroger sur lui-même, pour s’analyser. 

    Je veux dire qu’on aurait pris DSK, on aurait bavardé avec lui sans le menacer de quoi que ce soit, on l’aurait probablement convaincu de se remettre en question (quitte, évidemment à mettre alors en cause son vécu, son enfance, le rôle des uns et des autres, de son père, de sa mère, de la Shoah, de Mitterrand, que sais-je)

    Hélas, on lui a au contraire jeté »Si votre culpabilité est avérée, vous allez passer des années dans l’enfer dont nous, les Hommes, avons le secret" . Enfer moral + enfer physique, le tout en étant interdit de réaction ni même de défense (en prison) constituent une perspective qui bloque complètement les menacés et les empêche d’aller de manière humaine vers l’aveu.

    L’inhumanité, la violence qu’on lui propose pour ses 75 ans à venir et dont on vient de lui donner un aperçu ne peuvent pas l’inciter à faire preuve d’humanité et de tendresse envers qui que ce soit. A moins d’un miracle.


    En ce sens et parce que la solution que proposent nos sociétés avec cet enfer que constitue la prison sous la forme actuelle est tout simplement délirante, il serait bien logique que DSK recherche et propose de panière plus privative une autre solution, par exemple en argent et directement à cette femme.

    La société qui a besoin d’égorger des coupables sur ses autels n’y trouvera pas son compte mais les deux protagonistes trouveront la solution humaine.



  • easy easy 24 mai 2011 11:29


    Concernant la mère de Tristane, elle se retrouvait, entre autres paramètres, face au dilemme (que des illustres écrivaient dilemne). Le PS est une église, un dieu, sur lequel bien des gens ont projeté une part parfois importante de Nousnarcisisme. Et ce PS était incarné par quelques personnes dont DSK. Briser l’image idéale de cette religion est une immense responsabilité. Dans la balance il y a des millions d’intérêts narcissiques d’un côté et de l’autre celui de sa seule fille. Tant de soldats ont donné leur vie pour un Nousnarcissisme, tant de Christ se sont sacrifiés sur l’autel d’un Nous qu’il y a de quoi en rester à considérer que l’intérêt collectif prévaut sur celui de sa fille. Pourvu qu’elle en convienne.

    Concernant Tristane.
    Au fond, en parlant de cette scène chez Ardisson, tout en ne portant pas plainte officielle, elle avait fait l’essentiel.
    Elle avait d’une part fait acter son sacrifice pour une église (c’est un point que d’autres sacrifiés ont préféré régler par la discrétion absolue et le silence)
    Et d’autre part elle avait ainsi proposé à DSK d’avouer. Elle lui avait laissé la responsabilité du choix. Il était assez logique de sa part à elle, de considérer (même inconsciemment) que DSK était mieux placé qu’elle pour décicer si oui ou non il convenait de démolir l’église (pour mieux la refonder car l’Homme ne saurait se passer d’église).

    Et DSK n’a pas relevé cet éclat chez Ardisson.

    Alors, aux yeux de Tristane, la messe était dite.


    A quoi bon porter plainte si à l"évidence DSK allait nier.

    Lorsqu’on porte plainte pour un fait de ce genre, on renvoit au géant qui a abusé, la responsabilité de casser ou pas l’église qu’il incarne. Et galérer contre un capitaine qui refuse que son navire sombre avec tout le monde à bord, peut forcément paraître indigne ou orgueilleux ou Jenarcissique.
    A moins que dans ce combat pour la vérité, on se retrouve à incarner ou servir une autre église.

    Ainsi, je trouve que la mère (qui défendait une grande église) et la fille (qui ne défendait pas une autre église) ont fait ce qu’elles avaient à faire.
    Toute la responsabilité, tout le cas de conscience revenant alors à DSK.



    Accessoirement.
    DSK était-il un grande architecte du PS, un de ses grands prêtres ? A mon sens non, loin de là. Il était devenu son présidentiable pour tout un tas de raisons sauf celle d’avoir construit ou nourri le PS.
    A mon sens, lorsque DSK s’est retrouvé face au cas Tristane-Ardisson, il ne pouvait pas se dire, honnêtement qu’il était le Pierre de l’église PS et qu’en tant que tel, il devait privilégier le déni de sa faute. En ne relevant pas cette déclamation de Tristane, il n’aura agi que par souci strictement personnel ou limité à un cercle restreint.
    Mais le plus grave, c’est qu’il aura continué à agir de la sorte.



    Aujourd’hui que l’église France, l’église PS et l’église FMI ne reposent plus sur lui et lui survivent, DSK se retrouve dos au mur. Il ne peut plus faire semblant de considérer la gravité de la chute de ces églises pour dénier. Désormais, il voit plus clairement que jamais qu’il ne dénie plus que pour se protéger lui de l’effondrement d’image (éventuellement sa famille et ses amis)

    En fait, ce dernier cercle est d’une très grande importance dans la décision que doit prendre DSK à la date du 6 juin.
    Si ce dernier cercle, si ce petit Nous de son Nousnarcissisme, lui demande de dénier (ce que semblent réclamer ses amis qui se sont déclarés surpris, décontenancés, humiliés)
    alors DSK trouvera des raisons de nier et même de lancer des chiens contre ses accusatrices.


    Si au contraire, ce dernier Nous admet qu’il faut tout casser pour tout refonder en mieux, alors il avouera (il dira sa version, nécessairement différente, mais n’insultera pas la parole de ses accusatrices). Pour en arriver là, il lui faut, alors qu’il est cul-par-dessus-tête et extrêmement dépendant d’Anne comme de sa fille, entrevoir l’existence d’une église dont jusque là personne n’a jamais parlé et que personne, pas même Jésus n’a incarné. C’est l’église du sublime et nous assisterons au miracle jamais vu dans l’Histoire où enfin un princissisme reconnaît, en risquant les pires tortures dont l’Humanité est capable, que la parole d’une servante vaut la sienne.

    Sur ce point, il y a division ou déchirement inéluctable. On peut en effet convenir de bâtir ou nourrir une nouvelle église où jamais un prince ne cherchera à discréditer la parole d’une bonne (où nous cesserons de nous injurier les uns les autres) mais il est nettement plus difficile de convenir dans le même temps que le principe de la prison avec son jeu fourbe et hypocrite de triple violence à laquelle un prisonnier est soumis, est valable.



    Le rôle incommensurable du princissisme DSK est donc à la fois d’ouvrir l’église de l’égalité de la parole où la plus grave des fautes consiste à discréditer la parole d’autrui et dans le même temps à dénoncer le système carcéral actuel qui n’est pas du tout sincère ou qui l’est autant qu’une poubelle à couvercle.




  • easy easy 24 mai 2011 11:25


    Concernant la mère de Tristane, elle se retrouvait, entre autres paramètres, face au dilemme (que des illustres écrivaient dilemne). Le PS est une église, un dieu, sur lequel bien des gens ont projeté une part parfois importante de Nousnarcisisme. Et ce PS était incarné par quelques personnes dont DSK. Briser l’image idéale de cette religion est une immense responsabilité. Dans la balance il y a des millions d’intérêts narcissiques d’un côté et de l’autre celui de sa seule fille. Tant de soldats ont donné leur vie pour un Nousnarcissisme, tant de Christ se sont sacrifiés sur l’autel d’un Nous qu’il y a de quoi en rester à considérer que l’intérêt collectif prévaut sur celui de sa fille. Pourvu qu’elle en convienne.

    Concernant Tristane.
    Au fond, en parlant de cette scène chez Ardisson, tout en ne portant pas plainte officielle, elle avait fait l’essentiel.
    Elle avait d’une part fait acter son sacrifice pour une église (c’est un point que d’autres sacrifiés ont préféré régler par la discrétion absolue et le silence)
    Et d’autre part elle avait ainsi proposé à DSK d’avouer. Elle lui avait laissé la responsabilité du choix. Il était assez logique de sa part à elle, de considérer (même inconsciemment) que DSK était mieux placé qu’elle pour décider si oui ou non il convenait de démolir l’église (pour mieux la refonder car l’Homme ne saurait se passer d’église).

    Et DSK n’a pas relevé cet éclat chez Ardisson.

    Alors, aux yeux de Tristane, la messe était dite.


    A quoi bon porter plainte si à l’évidence DSK allait nier.

    Lorsqu’on porte plainte pour un fait de ce genre, on renvoie au géant qui a abusé, la responsabilité de casser ou pas l’église qu’il incarne. Et galérer contre un capitaine qui refuse que son navire sombre avec tout le monde à bord, peut forcément paraître indigne ou orgueilleux ou Jenarcissique.
    A moins que dans ce combat pour la vérité, on se retrouve à incarner ou servir une autre église.

    Ainsi, je trouve que la mère (qui défendait une grande église) et la fille (qui ne défendait pas une autre église) ont fait ce qu’elles avaient à faire.
    Toute la responsabilité, tout le cas de conscience revenant alors à DSK.



    Accessoirement.
    DSK était-il un grande architecte du PS, un de ses grands prêtres ? A mon sens non, loin de là. Il était devenu son présidentiable pour tout un tas de raisons sauf celle d’avoir construit ou nourri le PS.
    A mon sens, lorsque DSK s’est retrouvé face au cas Tristane-Ardisson, il ne pouvait pas se dire, honnêtement ;, qu’il était le Pierre de l’église PS et qu’en tant que tel, il devait privilégier le déni de sa faute. En ne relevant pas cette déclamation de Tristane, il n’aura agit que par souci strictement personnel ou limité à un cercle restreint.
    Mais le plus grave, c’est qu’il aura continué à agir de la sorte.



    Aujourd’hui que l’église France, l’église PS et l’église FMI ne reposent plus sur lui et lui survivent, DSK se retrouve dos au mur. Il ne peut plus faire semblant de considérer la gravité de la chute de ces églises pour dénier. Désormais, il voit plus clairement que jamais qu’il ne dénie plus que pour se protéger lui de l’effondrement d’image (éventuellement sa famille et ses amis)

    En fait, ce dernier cercle est d’une très grande importance dans la décision que doit prendre DSK à la date du 6 juin.
    Si ce dernier cercle, si ce petit Nous de son Nousnarcissisme, lui demande de dénier (ce que semblent réclamer ses amis qui se sont déclarés surpris, décontenancés, humiliés)
    alors DSK trouvera des raisons de nier et même de lancer des chiens contre ses accusatrices.


    Si au contraire, ce dernier Nous admet qu’il faut tout casser pour tout refonder en mieux, alors il avouera (il dira sa version, nécessairement différente, mais n’insultera pas la parole de ses accusatrices). Pour en arriver là, il lui faut, alors qu’il est cul-par-dessus-tête et extrêmement dépendant d’Anne comme de sa fille, entrevoir l’existence d’une église dont jusque là personne n’a jamais parlé et que personne, pas même Jésus n’a incarné. C’est l’église du sublime et nous assisterons au miracle jamais vu dans l’Histoire où enfin un princissisme reconnaît, en risquant les pires tortures dont l’Humanité est capable, que la parole d’une servante vaut la sienne.

    Sur ce point, il y a division ou déchirement inéluctable. On peut en effet convenir de bâtir ou nourrir une nouvelle église où jamais un prince ne cherchera à discréditer la parole d’une bonne (où nous cesserons de nous injurier les uns les autres) mais il est nettement plus difficile de convenir dans le même temps que le principe de la prison avec son jeu fourbe et hypocrite de triple violence à laquelle un prisonnier est soumis, est valable.



    Le rôle incommensurable du princissisme DSK est donc à la fois d’ouvrir l’église de l’égalité de la parole où la plus grave des fautes consiste à discréditer la parole d’autrui et dans le même temps à dénoncer le système carcéral actuel qui n’est pas du tout sincère ou qui l’est autant qu’une poubelle à couvercle.


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