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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 17 mai 2011 16:12

    De plus, nous avons à vivre une confrontation de deux cultures de la Justice. Nous avons certes à découvrir la Justice Américaine (Qu’un DSK devait mieux connaître que nous) et à y réfléchir, à réfléchir à la nôtre mais aussi à la défendre, la nôtre, en attendant de l’américaniser si ça nous chante.


    J’avais pourtant cru comprendre qu’ici nous étions nombreux à refuser l’américanisme de NS. Mais nous voilà, sous toutes sortes de prétextes, à boire comme du petit lait, le système américain. Tout en laissant, comment faire autrement, DSK se démerder avec la Justice du pays où il avait trouvé intéressant de princer, nous pourrions indiquer par quelques signes, même silencieux, que nous ne jouons pas le même jeu qu’eux. Nous ne l’avons pas fait et c’est du Coca Cola qui coule dans nos veines.


    Lorsque j’étais gamin, j’ai vécu dans un pays chaotique et j’ai vu des horreurs. Les livres, les films, représentaient alors des fenêtres ouvertes sur des alternatives (souvent idéalisées). Je ne me souviens plus dans quel film ou livre, j’ai découvert une idée qui m’a fasciné.

    En gros, une femme avait été condamnée, pour je ne sais quelle raison, à subir une exhibition nue. La foule, extraordinairement généreuse et noble, s’était révoltée contre cette humiliation et a alors tourné le dos à la scène protégeant ainsi la pudeur de cette condamnée.

    Dans l’affaire DSK, nous avons clairement raté l’occasion d’en faire autant puisque nous avons été nombreux à reproduire les images de cet homme humilié en préalable à tout débat.

    Les occasions de donner, comme Saint Martin, la moitié de nos vêtements pour protéger la pudeur d’autrui, existent. Nous ne les saisissons pas.




  • easy easy 17 mai 2011 15:30

    La réaction de Badinter est élitiste.

    Que la roche tarpéienne soit haute, c’est dans la logique de la hauteur du Capitole.
    Oui l’on tombe de plus haut quand on est célèbre, mais c’est cette hauteur qui attire les ambitieux et elle est donc intégrée dans leur jeu. Un capitole ne serait plus un capitole s’il était au niveau de la rue.

    Le spectacle auquel on a eu droit par la grâce de la Police ou Justice de New York réjouit et régale certains. Ils le disent clairement et je ne suis pas étonné qu’il y ait toujours des gens pour aimer les lapidations.

    Il y en a d’autres, pas forcément socialistes ou Français, que ce spectacle a révulsés. Ceux-là ont tendance à réagir à la manière de Badinter « Comment peut-on faire subir ça à un homme si important ! ». A l’instar de Badinter, ils vont à dire qu’un gueux peut subir ça parce que son humiliation est sans portée (comme s’il n’avait pas de fierté ou de dignité à sauver, y compris dans la manière de mourir) mais qu’un prince ne peut pas supporter l’épreuve.

    J’en ai lu pas mal des commentaires, partout. Je n’ai encore vu personne réagir de manière plus basique en disant que fondamentalement, personne, pas même un gueux, pas même un vulgaire latinos, ne devrait subir quoi que ce soit qui verse dans le lynchage explicite (comme celui qu’on vient de voir) ou dans le lynchage hypocrite, celui où l’on permet à des tiers de massacrer la cible dans un recoin, en ne regardant pas, en n’assurant pas vraiment sa sécurité)

    Il y a, dans le traitement des accusés ou condamnés (très souvent des gueux) tant aux EU qu’en France, un principe d’humiliation infligé non par une personne, non par un Goliath, mais par une masse indéfinie et indiscernable. L’individu accusé ou condamné (coupable ou innocent) se retrouve non pas face à une personne mais face à ce qui est alors une meute.

    Si nous trouvons que le lynchage est une bonne chose, autant le dire franchement et clairement. Mais il ne faut pas jouer les « Non non non surtout pas de lynchage » et en réalité les laisser se produire de toutes sortes de manières.

    Sur les forums, j’ai relevé que non seulement beaucoup ne se retenaient pas pour jeter une pierre mortelle à DSK, ne tenant alors aucun compte que la cible se retrouve alors sous des millions de pierres, chacun tenant à lancer la sienne, mais j’en ai également vu qui priaient pour que DSK se retrouve coincé par 10 bandits sans foi ni loi, par des enragés donc.

    Encore une fois, je n’ai aucun espoir de changer les choses et mon idée sur l’Homme est faite. Mais je tiens à dire que nous sommes très nombreux (pas forcément majoritaires) à être lyncheurs, à vouloir sur-tuer de plein droit, peut-être par dépit de ne pouvoir sur-vivre.

    En tout démocratisme bien compris.




    Concernant la dignité à mourir dont j’ai parlé plus haut. Il existe presque toujours, chez celui qui monte sur l’échafaud, un souci de sauver ce qu’il peut sauver de sa dignité. C’est bien entendu de principe qui opère à plein dans le seppuku japonais. Et assez souvent, les bourreaux ou exécuteurs accordent au condamné de faire donc ce qu’il peut en ce sens. Mais dans les cas d’action en meute, le condamné ne peut strictement rien sauver. La meute se constitue lorsque quelques personnes tiennent à éliminer toute trace de dignité chez leur cible, comme par dépit de n’en avoir pas elles-mêmes.



  • easy easy 17 mai 2011 13:51

    C’est vrai, et alors ?

    Si vous avez une théorie pour que l’humanité puisse exister sans capitoles, surtout dites-le.

    Même les dieux virtuels ont parfois fini par décevoir tant ils ont laissé se produire d’incendies et de pestes.
    Alors les dieux humains, les Zidane et autres Louis...

    Plutôt que se moquer de l’Homme, il vaut mieux en avoir pitié. 
    Parce que nous sommes conscient de l’absurdité de notre vie et qu’il nous faut donc des dieux, des objets ou sujets de sublimation, notre sort est le plus délirant et le moins enviable du règne du vivant.





  • easy easy 17 mai 2011 13:22

    C’est Anne Sinclair qui a écrit ce billet ou c’est vous « Journal de personne » qui l’avez écrit à sa place ?



  • easy easy 17 mai 2011 12:01


    L’Oulipo, Vous me rangez dans l’Oulipo ?
    Ahhhrr ! J’en suis meurtri.

    Vous n’avez pas compris ?
    Logique.
    Vous ne sortez pas de votre bulle. On ne vous voit pas intervenir dans les bulles des autres.

    Jusque là vous suivez ?



    Dans votre bulle, il y a un dépit énorme de n’être pas reconnu et donc une jalousie de ceux qui le sont. Vous employez donc votre énergie à deux fins : l’une consiste à essayer de produire quelque chose qui vous vaudra reconnaissance, l’autre consiste à vous gausser de ceux qui prennent la lumière et semblent se l’accaparer.

    Là vous comprenez ce que je dis ?

    Par ailleurs et pour moi qui avais maraudé sur les mêmes bancs que vous avant de virer très manuel, pour moi qui ai constaté la mort du dieu travail (au sens stakhanoviste), j’ai toujours espéré que des dieux surgiraient de la pensée universitaire. Puisque dans ma jeunesse, seuls les profs de fac m’avaient implanté des débuts de rêve dans le domaine de l’entreprise, de l’action, de l’ambition professionnelle. A l’époque, il n’y avait pas de Bill Gates et Rothschild me donnait une impression de vieille poussière. Je surfais donc sur les dieux que Marie-Curie avait sinon inventés, au moins consolidés. La côte de baleine, la tranche de séquoia de l’entrée Cuvier du Jardin des Plantes constituaient mes autels.


    Mais il y a eu tant de désillusions par la suite. Tant de tremblements-de-terre qu’on n’a pas su prévoir, tant de marées noires, tant de bébés phoques ensanglantés, tant de Tchernobyl et de lait à la mélamine que mes idéaux se sont effondrés.
    Oh, c’est constamment que je jette quand même un coup d’oeil du côté du Collège de France, mais il n’en sort rien, désespérément rien. Toujours pas le moindre début de lévitation ou de mouvement perpétuel.

    Ici, vous êtes le seul représentant déclaré de l’Université. Et c’est très souvent que vous vous efforcez de démarrer une mayonnaise susceptible d’être adorée. Je vous lis donc souvent. Mais bon...elle ne prend pas. Vos essais sur le tropisme des apex végétaux sont encombrés de termes pseudo savants prouvent que vous ne tenez rien, que vous faites de la fumée et que vous gossez des crottes de nez.

    Je vous en veux donc d’échouer à me faire rêver à nouveau. C’est forcément injuste de ma part tant la mission que je vous impose est difficile mais vous vous posez en savant, n’est-ce-pas. 

    Le plus grave n’est pas exactement votre échec à inventer un dieu. C’est que je vous vois contaminé par le dieu Fric. Non pas que vous l’encensiez, non, vous vous en gaussez. Mais justement, Marie-Curie ne se serait pas égarée à parler de DSK ou du système qui fait les DSK. Nez dans le guidon, elle en serait restée à ses athanors. Strictement à ses athanors. Haroun Tazieff aussi.

    Ce n’est pas en s’épuisant à cracher sur un dieu inintéressant qu’on fabrique un dieu intéressant.


    Là vous comprenez mieux ?

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