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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 12 mai 2011 09:56

    Vous mêlez la problématique de l’enterrement de Ben Laden avec tout le reste.
    Or ces questions de rites, d’une culture ou religion à une autre, doivent se comparer entre elles.
    Pour ne pas s’égarer, il vaudrait mieux en rester à « OK, vous reprochez aux US de ne pas avoir respecté vos rites mais lui, Ben Laden, avait-il respecté les rites de mort des Américains ? »
    Ou alors plus largement « Est-ce qu’entre combattants à mort, le question du respect des rites de mort de l’ennemi est à considérer ou non ? »

    Rien que cette question du respect du rite de l’ennemi est déjà énorme et entraîne déjà très loin, en particulier quand on utilise des explosifs qui volatilisent les corps. C’est déjà si complexe depuis que l’on tue en éparpillant les morceaux (Rudyard Kipling n’avait jamais pu retrouver le moindre morceau de son fils) qu’il vaut vraiment mieux éviter d’ajouter en plus toutes les considération du « pourquoi tuer » ou « pourquoi la guerre »


    En en restant uniquement à ces considération-comparaisons sur le respect du rite de mort de l’ennemi, on a déjà à constater la mauvaise volonté ou foi des ennemis qui vont, le plus souvent, à tuer l’adversaire en ambiance ultra chaude ou urgente alors que parfois, pas toujours, il serait possible de le réduire dans une ambiance plus calme et réfléchie comme ça avait été le cas pour Saddam Hussein. 

    Concernant ce choix que les adversaires ont parfois entre ambiance chaude et ambiance plus calme, on peut par exemple -ce n’est pas exhaustif- constater qu’assez souvent, les extrémistes ou révoltés qui conduisent leur combat sous le signe d’Allah, Les talibans par exemple, égorgent (ce qui n’est pas encore une insulte au rite de mort de l’ennemi) dans une ambiance calme où ils ont tout le temps de réfléchir, mais ensuite, refusent de rendre le corps (Cf Le Polonais égorgé en février 2009) ou alors seulement contre une rançon (2 500$ dans le cas du Polonais)


    Très, très complexe serait déjà un débat centré sur la seule question du respect des rites de l’adversaire (On aura à considérer le cas d’Achille, fou de rage, traînant le cadavre d’Hector sous les yeux de sa famille et des Troyens, mais finalement, le rendant aux siens, contre rançon)

    Débattre d’éthique sur des sujets de guerre peut paraître vain mais l’Histoire prouve que ça a été souvent et toujours possible. Des conventions de guerre, c’est délicat à traiter mais ça se traite. Tout en restant à retraiter régulièrement. 

    S’il y a des aspects de la guerre que nous pouvons admettre par habitude et assimilation-intégration (sans quoi nous ne fabriquerions pas d’armes, nous n’aurions ni bombes ni porte-avion) il y en a certains qui nous révulsent. Alors on peut profiter du cas de l’immersion de Ben Laden pour en discuter.

    En évitant d’aborder les questions partisanes pour ne pas produire une fumée de plus.

    Par exemple, nous pourrions entamer une discussion allant à proposer une convention interdisant, en cas de guerre-révolte-résistance-terrorisme de tuer autrement que par arme blanche ou par balle. Nous viserions ainsi la fin des bombes, missiles et autres mines.
    Ces demandes ne seraient pas si utopiques qu’elles en ont l’air puisque pour l’instant, c’est à partir de ce genre de discussion qu’est née l’interdiction des armes chimiques. Ceux qui auront outrepassé ces interdictions ou n’en auront pas signé les conventions auront été alors systématiquement considérés comme lâches et irrespectueux.

    Pourvu que l’on puisse continuer de tuer en situation de guerre-résistance-terrorisme, il n’est pas utopique de réclamer qu’on le fasse en respectant un cadre.
     
    (En ce sens, un assassinat civil, un crime civil, qui serait commis avec soustraction du corps, sera alors considéré comme particulièrement grave. Dans le cas de Katyn comme dans bien d’autres du genre, on aura reproché aux auteurs le côté systématique et ample de leur massacre en occultant du coup le côté dissimulation et soustraction des corps)


    Quant à ne plus tuer du tout, on verra ça après, bien après cette première étape.
    Pour l’instant, si certaines manières de tuer nous répugnent parfois, nous sommes encore bien trop impirés par le meurtre. Rien qu’hier, au sujet des notaire, juges et avocats de France, l’un d’entre nous voulait déjà les guillotiner. C’est 30 fois par jour que sur Avox nous exprimons notre envie des uns et des autres de tuer, de pendre par le cou ou les couilles (les femmes et les enfants n’étant pas en reste dans cet enthousiasme meurtrier).




  • easy easy 11 mai 2011 20:04

    Oh mais je ne mets pas en cause vos réquisitoires.
    Pas du tout.

    Je vous demande seulement si vous consentez à vous contenter de leur crever les yeux car, je vous l’ai dit, des motifs tout aussi valables des autres Français d’exécuter eux aussi quelques milliers de personne, ça pose un petit problème d’approvisionnement.

    Alors les yeux, ça vous suffirait ou vous tenez vraiment beaucoup aux cous ?



  • easy easy 11 mai 2011 19:36

    Chaque Français ayant au bas mot 100 000 coupables à guillotiner, il ne suffira pas de la population mondiale pour les satisfaire. 
    Le mieux serait alors que l’on coupe les coupables par petits morceaux plutôt que par le cou, pour en laisser aux autres.

    Vous seriez d’accord pour vous contenter de crever les yeux des vôtres ?



  • easy easy 11 mai 2011 19:26

    S’il s’agit de l’invalidité des diplômes des notaires depuis trois ans, comme ils ont depuis, quasiment toujours travaillé pour le compte d’un office comportant un « vrai » notaire et que ce dernier peut être considéré comme couvrant les signatures de ses clercs, ça ne devrait pas aboutir à des invalidations d’actes.



  • easy easy 11 mai 2011 15:19

    Je suis bien d’accord.

    Et encore, là vous partez de cas où l’on pourrait agir APRES si l’on était réellement responsables. Et agir c’est très déculpabilisant.

    Mais dans la plupart des drames, il n’y a plus grand chose à faire APRES et il n’y aurait alors qu’à encaisser soi-même le prix de la casse en comprenant que nous sommes tous responsables. Et bien même là, c’est le jeu du renvoi des responsabilités à d’autres qui l’emporte. C’est toujours les autres qui doivent payer.

    Ce principe du défaussement est certes archi classique mais il me semble que depuis Internet, il est beaucoup plus à la portée de tous et c’est des millions de gens qui se sont découvert des talents à la Cicéron. Il y a 30 ans nous ne pouvions pas jouer aux procureurs sans frais comme c’est le cas maintenant.

    Je me demande alors si le fait que tant de jeunes commettent des actes d’une grande violence sans sembler s’en rendre compte, ne vient pas de ce qu’ils auront toujours entendu les adultes dire que c’est de la faute aux autres.

    Ce n’est pas agir, ce n’est pas soigner, ce n’est pas soulager la souffrance humaine que de renvoyer la faute à d’autres.


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