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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 16 mai 2011 14:35

    Votre assertion est fausse et tendancieuse. Elle cherche à faire accroire que nul ne se soucie de cette femme.



    Le bruit que fait cette affaire est typique du fonctionnement normal des choses dès lors qu’elles sont médiatisées/ transmises d’une personne à une autre, même entre deux individus.

    Nous parlons les uns aux autres avec des outils sémantiques faits pour communiquer, pour transmettre un sentiment. Si je raconte à un Martien ce qui est arrivé à mon chien hier soir, il ne va rien piger du tout. Le sachant, je vais en tenir compte et je vais alors lui raconter uniquement ce que je crois qu’il est susceptible de piger et de ressentir.



    Dans une affaire de type DSK, il est évident que nous allons décharger notre choc en déversant nos sentiments dans la basse-cour (du Net par exemple). Nous allons utiliser les biais les plus convenus, ceux qui coaguleront le plus les esprits. Et le nom de DSK est clairement plus coagulateur que celui d’une femme de chambre dont l’existence indifférait tout le monde jusque là. 

    Que plus tard, le nom de Lewinsky devienne à lui seul coagulateur et permette des vidages de sac, c’est possible. Mais sur le coup, c’était celui de Clinton avec sa personnalité très connue et sur laquelle chacun avait un avis, qui avait permis de papoter.

    Sur le coup, il est tout à fait normal que nous vidions sur le seul nom de DSK. Mais déjà, beaucoup cherchent à savoir qui est cette femme de 32 ans. Et chaque minuscule info sur elle est immédiatement versée dans la cour de récréation afin que progressivement, chacun puisse communiquer sur elle.
    N’empêche que DSK restera, comme Bill, le personnage principal de l’affaire.



    Il est spécieux de faire croire que c’est le côté méchant ou gentil d’une personne qui fait le focal point.
    Le Pape avait été victime d’un tireur, JFK aussi, Lincoln aussi, Gandhi aussi. Mais l’Histoire n’aura pas retenu le nom des méchants. Elle n’aura retenu que les célébrités de fond.

    Que Sarko soit le méchant ou le gentil d’une affaire, ce sera toujours lui qui sera retenu -pour le papotage- en cas d’embrouille avec quelqu’un.
    Idem pour Bill ou DSK.


    Ce qui arrive à une personnalité comme DSK, concerne, parfois pour infinitésimale part, chaque Français et même chaque Terrien. Quoi qu’il ait fait, victime ou bourreau, il est logique que nous coagulions sur son nom. Alors que ce qui arrive à cette femme de ménage ne concernait aucun d’entre nous jusqu’à hier.

    Parmi les Terriens, il y a des gens ayant été victimes de viols qui ressentent en ce moment une communauté de turpitude avec la femme de ménage (On serait simplement femme de ménage, même jamais violée, on se sentirait déjà une communauté de situation avec elle). Que ces Terriens aient envie de communiquer d’avantage sur la problématique du viol, c’est logique, mais c’est manquer d’empathie de leur part de ne pas comprendre ni admettre que ceux qui n’ont pas ces priorités là, trouvent plus logique de bavarder sur DSK.
    Lorsqu’un journaliste interroge un politique sur l’affaire DSK, ce politique se voit attendu en politique. Il croit devoir livrer une sémantique de masse pour la masse. Et une sémantique politicienne doit aller au-delà des cas individuels.

    On ne doit pas reprocher à N Sarkozy de bavarder depuis une haute tribune sur des drames particuliers et reprocher aux hommes politiques interrogés sur le cas DSK de ne gosser que sur lui en écartant de discuter sur la femme de ménage.

    (La victime supposée de DSK serait célèbre, on aurait immédiatement parlé autant d’elle que de lui)


    Je pense que les politiques seraient plus avisés de préambuler par
    « En tant que politique, je trouve que DSK...Et en tant qu’individu, je trouve que cette femme de ménage.... »

    Protester qu’on ne parle pas assez de la femme de ménage, ce n’est pas de l’empathie. L’empathie c’est ressentir ce qu’une personne nous dit ressentir, par exemple « Ouille » ! 

    Imaginer ce qu’une personne ressent alors qu’elle ne nous a rien dit, c’est de la projection égocentrique.

    La confusion entre projection de nos propres émotions sur une personne et les véritables ressentis de cette personne est constamment faite. La preuve que nous confondons se trouve dans le fait que nous parlons très souvent au nom de gens pour dire leur douleur ou détresse, alors que nous n’écoutons que très rarement les gens en souffrance. Nous parlons en leur nom tout en les fuyant. Nous jouons les porte-paroles des victimes tout en ne les fréquentant pas.


    Nous pratiquons tous la projection égocentrique sur des personnes silencieuses, parfois de manière assez juste, parfois de manière assez fausse.
    Par exemple, si nous avons horreur des araignées, nous allons nous imaginer, en voyant une personne face à une araignée, qu’elle panique. Alors qu’elle peut très bien trouver ça banal parce qu’elle n’a pas cette phobie. Nous irions jusqu’à lui en vouloir qu’elle ne hurle pas comme nous le ferions à sa place ;

    Il n’y a probablement que sur la douleur physique que nous sommes à 95% semblables. L’empathie sur la douleur physique est assez juste. 

    Quant au moral, c’est affaire de personnalité, de goûts et de couleurs et nos soi-disant empathies sont généralement fausses. Malgré la nécessité de coaguler qui nous oblige à recourir à un vocabulaire et à une sémantique convenus, chacun de nous a ses sensibilités psychologiques propres et incomparables. C’est pour ça que ceux qui veulent exprimer ce qu’ils ressentent vraiment sont obligés d’écrire des livres et des livres sans jamais accepter d’en rester à ce que les autres, pas même leur conjoint, disent comprendre d’eux.




  • easy easy 16 mai 2011 13:00




    «  »«  »«  »«  » Pour une fois, la remarque la plus intelligente est venu d’un intellectuel, Jacques Attali, qui fit savoir que nul n’est irremplaçable et que l’inculpation de DSK n’est pas un drame, sauf pour le PS et les médias qui savent s’y faire pour mettre en scène ce mélodrame de boulevard alors que du côté de l’Elysée, on doit être sacrément agacé, pas tant par DSK que par l’irruption inopinée d’une affaire qui comme la mort de Ben Laden, mobilise les médias et de ce fait, empêche l’annonce d’un heureux événement que l’imprudent Woody Allen s’est maladroitement chargé de divulguer à Cannes où le festival devient bien subsidiaire face au DSKate qui arrange quand même le candidat français malheureux à l’Eurovision qui sera soulagé de ne pas voir la meute de journalistes le questionner «  »«  »«  »«  »

    Bourrer un sac poubelle de coqs et d’ânes fait partie de ces « savoirs que vous maîtrisez correctement ou plus »



  • easy easy 16 mai 2011 11:05

    Vous sauriez démontrer que Le Pen est le meilleur choix, vous n’auriez pas besoin de convoquer tant de gens pour démontrer votre seul droit de choisir.



  • easy easy 14 mai 2011 12:20

    Afin de passer de la force individuelle à la force sur-humaine que constitue une masse, il faut le verbe, même rudimentaire mais il faut du verbe.

    Le verbe est l’outil de coagulation aux bonnes comme aux mauvaises idées.


    Une syntaxe riche est élitiste ne semble ne pas viser la coagulation massive, populaire. Mais elle coagule tout de même une élite qui, par essence, tient les pouvoirs. Elle fait accroire que la qualité de l’outil et la dextérité à s’en servir, fait la qualité de la pensée, du raisonnement, des sentiments.


    Populaire ou élitiste, le verbe est redoutable, toujours manipulateur, jamais innocent.







  • easy easy 14 mai 2011 09:16

    Les lanceurs de bouteille avaient joué de la foule. On se planque dedans, on lance un objet sur la vedette, lui donnant alors l’impression que c’est tout le public qui proteste. C’est lâche mais le principe de l’arène implique que chaque spectateur fasse tout son possible pour donner à la vedette l’impression que « tout le public pense que... »
    Même quand on applaudit, on joue de ce principe, chacun se fait « nombreux »

    Il est donc logique que dans les ambiances d’arène, en face de l’effet « masse satisfaite » que chaque spectateur s’efforce de produire, il y ait la tentation de quelques mécontents s’efforçant de produire un effet de « masse mécontente »

    Mais nul n’est dupe de ces effets de masse ou d’unanimité. Aussi bien la vedette que les contents que les mécontents.

    Alors, lorsque des mécontents ratent leur effet de masse négative et que la masse positive se retourne massivement contre eux, ils sont pris à leur propre turpitude.

    En l’occurrence, les trublions de ce concert ont eu beaucoup de chance de s’en sortir à si bon compte.

    Ici La Fouine qui avait à défendre son massisme positif a très bien su isoler ses contestataires. Saddam Hussein l’avait fait lors de cette réunion où il avait cité les noms des opposants immédiatement embarqués et liquidés. Sarkozy excelle aussi à ce jeu là (Cf. la fois où devant un parterre de journalistes, il avait isolé Laurent Joffrin).

    Inversement, à la Scala en 2006, Roberto Alagna n’avait pas su isoler les persiffleurs. Ils n’étaient qu’une poignée mais avaient réussi à écraser le jeu positif de la majorité de la salle. 


    Ce ne sont pas les jeux de mains qui sont vilains mais les jeux de masses. Qu’ils soient positifs ou négatifs, ils sont sur-individuels, sur-puissants et sont donc dangereux.





    A part ça, le recours au qualificatif « prédateur » me semble peu objectif et dénote, à mes yeux, d’une intention de jouer de l’effet de masse.











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