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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 19 mai 2011 12:42



    Les complots, ça existe. Un complot pour faire tomber DSK par le biais du sexe, ça aurait pu exister (mais les comploteurs auraient alors prévu des enregistrements)

    Or, complot ou pas, DSK nie, a priori, tout. Alors à mes yeux, il ment.

    On peut très bien avoir été victime d’un complot visant à nous choper la main dans le sac. Mais on doit commencer par admettre avoir mis la main dans le sac, quitte à dire ensuite qu’il y a eu complot.
    Tout nier en bloc c’est mentir.

    Il y a le serpent qui a certes une responsabilité quand il tente mais il y a aussi l’individu qui succombe alors qu’il devrait, idéalement, résister.

    Ce n’est évidemment pas bien de jouer le tentateur. Mais c’est encore moins bien de succomber et c’est pire que tout de nier avoir succombé, surtout dans une affaire où c’est sa parole de prince contre la parole d’une simple femme de chambre.

    Nier en bloc (en tous cas dans un premier temps) une relation sexuelle qui a eu lieu (si elle a bien eu lieu) c’est prouver qu’on l’a réalisée sans aucun amour et au contraire dans le mépris.


    Qu’il y ait eu ou pas serpent, si DSK avait touché au fruit défendu, même en abusant de force mais s’il avait dès sa mise en cause, sans aucune preuve contre lui, conscient que ce n’était plus que parole de prince contre parole de bonne, reconnu avoir succombé, je l’aurais trouvé admirable.
    (j’aime que nous avouions notre faiblesse humaine, j’aime que nous avouions n’être pas idéaux, j’en ai plein le cul des illusions)

    L’assertion attribuée à Voltaire « Je ne suis pas d’accord.... » est pas mal mais elle vaut que quelques cerises. Ce qui vaudrait de l’or à mes yeux, serait que dans une doléance d’alcôve, sans aucun témoin, sans aucune preuve, un prince soutint publiquement la parole d’une soubrette contre lui. (Je n’ai jamais observé ce cas dans l’Histoire, pas même dans l’histoire de Jésus). Le suicide social et volontaire d’un prince pour sauver la parole d’une petite, c’est mon fantasme absolu (A ma connaissance, aucun auteur de littérature ou de film, pas même Hugo, n’a proposé ce cas)


    Serpent ou pas, DSK n’est pas le héros que j’aurais espéré voir surgir d’une pareille situation si j’avais eu encore quelque espoir en l’Humanité.






    Mais attention, si un complot tentateur avait été organisé dans le cas DSK, ça n’aurait rien à voir avec le supposé complot du 11 septembre.
    Dans le premier cas, le serpent ne fait que tenter le diable pour que le drame se réalise, dans le second cas, et selon la théorie des Re0penistes, le serpent aurait entièrement réalisé le drame (et mis sur le dos d’un tiers).

    Je ne sais pas si le terme de complot convient à ces deux sortes de cas ni à quel cas il convient le mieux.





  • easy easy 19 mai 2011 11:16


    D’un point de vue plus psychologique.

    L’angoisse de mort, donc de vieillir est le propre de l’Homme, à cause de sa conscience. 
    Cette angoisse a toujours poussé les uns et les autres à rechercher des solutions dont la plus évidente consiste à faire en sorte que les jeunes soutiennent les vieux qui les avaient soutenus.

    Sans aucun doute, dans toutes les cultures, on retrouve un fonds éthique qui tend à ce que ce principe existe et soit respecté. Lorsqu’il est fermement respecté les angoisses fondamentales se réduisent et la société est calme. Lorsque pour mille et une raison ce principe s’étiole, les angoisses montent.

    Concernant la première étape, celle où les parents soutiennent les jeunes, elle est très fortement réalisée et même de plus en plus si l’on se fie à deux points : Le premier est le fait que les études se sont considérablement allongées depuis 150 ans et qu’un enfant qui travaillait autrefois dès ses 10 ans ne commence à travailler aujourd’hui qu’à partir de 30 ans. Le second est le point de l’héritage qui nulle part au Monde, ne va à reculer (je ne parle pas du volume, je parle du principe).

    Depuis 150 ans, les adultes soutiennent donc largement plus que jamais la jeunesse. Ce qui immanquablement augmente leurs charges, leurs devoirs, leurs responsabilités parentales (de plus en plus judiciarisées)

    Dans le même temps, la durée de vie des gens tend à s’allonger. Ce qui crée automatiquement une plus grande inquiétude chez les jeunes qui ont l’impression qu’ils ne pourront jamais soutenir leurs vieux pendant tant d’années.

    Et là dessus, l’emploi vient souvent à manquer tant aux séniors virés du travail dès leurs 45 ans qu’aux juniors qui ambitionnent de beaux jobs.

    Enfin, comme pour essayer de résoudre cet effet de ciseaux, on a collectivisé les efforts, on a constitué des coopératives, des pots communs, des caisses, des dispositifs collectifs.

    Alors qu’avant 1850 ces angoisses et problèmes devaient se résoudre au sein d’une famille, il est proposé depuis de les résoudre par le biais collectif.
    Or ce biais collectif souffre exactement des mêmes limites que les individus. Ce n’est pas en collectivisant 1000 finitudes pour suppléer à 1000 autres finitudes, qu’on invente l’infinitude.

    En revanche, ce que la collectivisation des finitudes a réussi, c’est à dépersonnaliser, à défocaliser. Grâce à la collectivisation chacun peut très aisément se défausser de ses responsabilités affectives et se planquer dans la masse. Tous les biais permettant aux jeunes de dénoncer leurs devoirs envers leurs vieux se développent et font florès. Le biais judiciaire étant l’un d’eux, les procès de jeunes contre leurs vieux deviennent légions. Ce n’est pas Françoise Bettancourt qui dira le contraire.
    « Parents toxiques » est là pour soutenir les jeunes dans cette dénonciation des liens affectifs.

    Les jeunes se libèrent donc de leurs obligations en reconnaissance ou gratitude envers leurs parents mais se retrouvent alors mis à mal par leurs propres enfants quand à leur tour ils en ont. En effet l’observance d’une culture de soutien aux parents est quelque chose qui se réalise au fil des générations et sous le plein regard des plus jeunes.

    Les jeunes parents qui aujourd’hui font toutes sortes de procès contre leurs vieux pour se décharger du devoir de soutien et les envoyer à la fosse commune, vont se retrouver avec dix fois plus de procès sur le dos de la part de leurs enfants dans les années à venir.

    « Parents toxiques » est un tire de livre qui ne donne pas dans la dentelle ni la nuance. On pouvait difficilement faire plus stigmatisant. Des titres de ce genre, nous en faisons des dizaines chaque jour, sur ce forum. Mais comme chacun de nous est ici auteur, puisqu’on est entre nous, nos titres excessifs sont de peu de portée ou conséquences.

    Alors qu’un livre vendu dans tous les supermarchés et titrant « parents toxiques » a un impact schismatique considérable au sein des familles. 
    Autant écrire un livre « Lait maternel toxique » ou « Mère mortelle » pendant qu’on y est. 

    Les psys qui écrivent des choses aussi renversantes, aussi destructrices de valeurs sont irresponsables et ne visent que la gloire, le buzz, le fric.

    Lorsqu’Hervé Bazin écrivait tout le mal qu’il pensait de sa mère, tout était personnalisé. Chacun pouvait découvrir son histoire, ses souffrances et considérer que c’était son cas à lui Hervé Bazin. Nul n’était invité à considérer que sa propre mère était une telle peste.

    Alors que Suzan Forward invite au contraire chacun de ses lecteurs à regarder ses propres parents à travers le prisme du rejet.

    Autrefois, il existait, quasiment dans chaque famille, un enfant qui se sacrifiait ou qui était sacrifié pour s’occuper des parents (un autre enfant se dévouant à l’église, un autre à la guerre). Ces personnes dévouées sont mortes dans le dévouement et n’avaient pas songé à s’en plaindre. Destin. Résignation.
    Mais depuis Freud, les psys se font de l’or en vendant le rêve selon lequel il est anormal de se dévouer, de se sacrifier pour ses vieux ou pour les orphelins de la famille. Les maisons de retraite, la DASS, l’ASE, y pourvoiront. L’individu doit s’éclater, profiter de l’existence sans se charger de la moindre croix, de la moindre charge.
    Comme si c’était vraiment possible.
    Comme si c’était vraiment viable.




  • easy easy 18 mai 2011 23:24

    Nonobstant tout jugement, il y avait au départ, de la part de Pierre Perret, un minime profit éventuellement tiré de son affirmation. Profit vraiment microscopique.

    Par contre de la part de Sophie Delassein il y avait, un profit conséquent à tirer d’un profond discrédit jeté sur Pierre Perret.

    Pour moi, d’emblée, il n’y a pas photo : elle abuse de catilinaire 

    Nous cherchons tous à tirer profit des élasticités de l’histoire. Ce sont bien souvent des profits de kedal, ne valant rien sur le marché et en tous cas ne nuisant à personne, pas même aux morts.
    Mais chacun de nous cherche aussi bien trop souvent à planter très gravement des gens qui auraient grapillé une place de parking ou une minime faveur du chef.

    Notre sévérité envers les fautes d’autrui est délirante.
    Cicéron certes, Zola, peut-être Saint Just, nous aurons trop donné le goût de l’accusation. Nous en sommes vraiment dingues. Et comme nous en venons à le pratiquer tous, c’est à celui qui accuse le premier.


    Putain d’index !



  • easy easy 18 mai 2011 22:46

    Soit. Profitez donc du chaos mais ne chocolatez pas avec le moralisme sur le point de la compassion pour la jeune femme et celui du respect de la présomption d’innocence.

    Un véritable anar ne s’excuse pas de péter et ne fait pas de courbettes au concierge. 

    (100% des gens qui ont déclarés avoir de la compassion pour cette présumée victime n’ont pas su écrire plus d’un mot sur elle mais on su en écrire 1000 sur DSK. Une pellicule de chocolat pour dissimuler un reptile)





    Il est faux de dire que l’on ne peut rien pour les protagonistes. Physiquement certes, nous ne pouvons rien. Mais puisque nous savons salir avec les mots, avec les pamphlets, ça veut dire que si nous le voulions, avec d’autres mots et un autre état d’esprit, nous pourrions livrer du baume à la place de la cigüe.




  • easy easy 18 mai 2011 21:43

    Une jeune femme aurait été violée, on dit avoir de la compassion pour elle mais on s’étend surtout sur la jouissance qu’on retire du fait exceptionnel qu’un prince de peut pas bénéficier du soutien de son réseau et se retrouve humilié avant tout jugement.
    Pour autant, on ne manquera pas de répéter qu’on respecte le principe de la présomption d’innocence.

    Dans les films, on observe parfois des scènes assez limites. Il y a deux gars qui se promènent. Un gus passe, tire sur l’un d’eux qui s’effondre. Le copain se retrouve alors à devoir choisir entre secourir son poto ou courser le méchant pour obtenir justice-vengeance. Et que fait-il 9 fois sur 10 ? La réponse vous la connaissez.

    Alors autant que je vous le dise d’avance, les amis, si un jour un type tire sur moi, je vous en conjure, occupez-vous uniquement de moi, faites tout ce que vous pourrez pour me sauver et ne vous occupez pas de l’autre. D’accord ?


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